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Un travail formidable et émouvant. Nous sommes plongés dans l’histoire incroyable des guérilleros avec des témoignages très touchants.
Un documentaire magnifique avec les témoignages des acteurs directs, cubains, boliviens et américains.
Avec cette histoire, les anecdotes, les paysages sud-américains, il y aurait eu de quoi faire un super film documentaire, mais c'est très linéaire, la photo et les dessins sont affreusement ternes, Lindon, qui continue visiblement à se fantasmer en prolo, est lénifiant à souhait malgré une sympathie perceptible pour la cause.
A voir, mais sur arte suffit amplement...
A voir, mais sur arte suffit amplement...
Avant-première au cinéma Le Rex de Nogent-le-Rotrou dans le cadre d’un film surprise
On ne sait pas ce que l’on va voir. Des images en noir et blanc arrivent sur l’écran. C’est le Che, mort, en sang, posé sur une table en bois, surplombé par un militaire. Le film commence où tout s’arrête. La vie d’Ernesto Guevara, le prosélytisme révolutionnaire, les tentatives des guérilleros cubains de libérer la Bolivie du joug militaire.
Des hommes âgés, chacun dans leur fauteuil dans leur salon quelque part dans le monde racontent. Ils racontent comment, il y a plus de 60 ans, le Che s’est fait coincer puis assassiner par les boliviens et comment eux s’en sont sortis au terme d’un périple hallucinant (et par moment sans doute halluciné). Comment ils ont été sauvés par un paysan et par de Gaulle, par leur ténacité et leur inconscience (l’histoire du chien est géniale), tenus debout par leur loyauté à leur idéal de Justes et à leurs camarades. C’est très beau, le tressage archives/dessin animé/interviews fonctionne parfaitement. Ce film dit quelque chose de triste et de précieux sur le sens d’une vie flambée à l’idéal.
On ne sait pas ce que l’on va voir. Des images en noir et blanc arrivent sur l’écran. C’est le Che, mort, en sang, posé sur une table en bois, surplombé par un militaire. Le film commence où tout s’arrête. La vie d’Ernesto Guevara, le prosélytisme révolutionnaire, les tentatives des guérilleros cubains de libérer la Bolivie du joug militaire.
Des hommes âgés, chacun dans leur fauteuil dans leur salon quelque part dans le monde racontent. Ils racontent comment, il y a plus de 60 ans, le Che s’est fait coincer puis assassiner par les boliviens et comment eux s’en sont sortis au terme d’un périple hallucinant (et par moment sans doute halluciné). Comment ils ont été sauvés par un paysan et par de Gaulle, par leur ténacité et leur inconscience (l’histoire du chien est géniale), tenus debout par leur loyauté à leur idéal de Justes et à leurs camarades. C’est très beau, le tressage archives/dessin animé/interviews fonctionne parfaitement. Ce film dit quelque chose de triste et de précieux sur le sens d’une vie flambée à l’idéal.
Christophe Réveille raconte une histoire extraordinaire et méconnue : celle des compagnons du Che, qui après sa capture le 8 octobre 1967 dans un vallon perdu au fin fond de la jungle bolivienne, lui ont survécu, ont traversé le pays au nez et à la barbe (!) de l’armée bolivienne et ont réussi à regagner Cuba.
"Les Survivants du Che" a une immense qualité et un énorme défaut.
Il nous raconte une histoire exaltante. Certes, on sait depuis le début, puisqu’on les voit témoigner bien vivants plusieurs dizaines d’années plus tard que Benigno, Pombo et Urbano ont survécu. Le suspense qui s’attache à leur destinée en est diminué d’autant. Mais leur odyssée de 2400km contient suffisamment de rebondissements pour nous tenir en haleine. Elle m’a fait penser à l’évasion en 1941 d’un groupe de prisonniers du goulag soviétique et leur fuite à travers l’Himalaya portés à l’écran en 2010 par Peter Weir dans "Les Chemins de la liberté".
Le problème est que cette histoire incroyable se déroule dans un contexte bien particulier : celui de la révolution mondiale initiée par Fidel Castro et son bras droit Che Guevara. Ce contexte là est à peine évoqué. Et, s’il l’est, aucune distance critique n’est établie. Au contraire, c’est l’image idéalisée d’un Che christique qui a consacré sa vie à la révolution et est mort en héros qui porte ce documentaire. Un peu de distance aurait été bienvenue. La lecture de la biographie de référence de Jon Lee Anderson ou celle du chapitre que Frederic Martel consacre au Che dans son dernier livre, "Occidents", révèle les faces d’ombre de ce personnage trop idéalisé.
"Les Survivants du Che" a une immense qualité et un énorme défaut.
Il nous raconte une histoire exaltante. Certes, on sait depuis le début, puisqu’on les voit témoigner bien vivants plusieurs dizaines d’années plus tard que Benigno, Pombo et Urbano ont survécu. Le suspense qui s’attache à leur destinée en est diminué d’autant. Mais leur odyssée de 2400km contient suffisamment de rebondissements pour nous tenir en haleine. Elle m’a fait penser à l’évasion en 1941 d’un groupe de prisonniers du goulag soviétique et leur fuite à travers l’Himalaya portés à l’écran en 2010 par Peter Weir dans "Les Chemins de la liberté".
Le problème est que cette histoire incroyable se déroule dans un contexte bien particulier : celui de la révolution mondiale initiée par Fidel Castro et son bras droit Che Guevara. Ce contexte là est à peine évoqué. Et, s’il l’est, aucune distance critique n’est établie. Au contraire, c’est l’image idéalisée d’un Che christique qui a consacré sa vie à la révolution et est mort en héros qui porte ce documentaire. Un peu de distance aurait été bienvenue. La lecture de la biographie de référence de Jon Lee Anderson ou celle du chapitre que Frederic Martel consacre au Che dans son dernier livre, "Occidents", révèle les faces d’ombre de ce personnage trop idéalisé.
Exécuté par l'armée bolivienne à La Higuera le 9 octobre 1967, Le Che était avec quelques guérilleros, certains cubains, certains boliviens, dans les jours qui ont précédé sa capture. Une demi douzaine de ces guérilléros ont échappé à cette capture et, poursuivis par l'armée bolivienne, ils ont entamé un long périple avec le premier but d'arriver à sortir de la Bolivie et le but ultime de rejoindre Cuba. Miraculeusement, Christophe Dimitri Réveille a réussi à rencontrer certains de ces guérilléros dont les interviews montrent, des dizaines d'années plus tard, qu'ils gardent un souvenir extrêmement précis de tout ce qui s'est passé entre La Higuera et La Havanne. Le réalisateur a également rencontré et mis en scène un cubain anti-castriste exilé aux USA et recruté par la CIA, présent lors de l'arrestation et la mort de Ernesto "Che" Guevara. Si on ajoute la participation de Régis Debray qui fut lui aussi arrêté en Bolivie à peu près à la même époque que le Che, des images d'archive très riches, des séquences d'animation venant compléter le discours des guérilléros et la voix de Vincent Lindon qui commente le tout, "Les survivants du Che" est un documentaire passionnant, très enrichissant sur un pan d'histoire très peu connu, et souvent très émouvant.
Un documentaire exceptionnel. Dans ce film, qui mêle témoignages, archives, images animées, on découvre le récit des compagnons d’armes du Che Guevarra les jours après la mort du révolutionnaire. Livrés à eux même dans un territoire hostile, ils vont pendant plusieurs mois tenter d’échapper à l’armée bolivienne pour rejoindre Cuba. La force de ce film, c’est les témoignages des survivants. Un récit fort, drôle et bouleversant qu’il est passionnant de pouvoir transmettre par ce documentaire.
En suivant le
spoiler:
parcours des survivants du groupe de guérilleros qui accompagnaient Che Guevara au moment de sa capture en Bolivie,
ce documentaire questionne la révolution et ce qu'elle advient.
Le rôle de De Gaulle et de la France survient là où l'on ne l'attendait pas. Finalement à bien y réfléchir résistance et spoiler: révolution ne sont pas très éloignées l'une de l'autre, du moins pour ceux qui la font, se reconnaissent émotionnellement. Ce son
t ceux prêts à payer de leur vie pour leurs valeurs et leur Idéal.
Finalement c'est à eux que rend hommage ce film très réussi qui m'a passionné !
Vu aux Sept Parnassiens
ce documentaire questionne la révolution et ce qu'elle advient.
Le rôle de De Gaulle et de la France survient là où l'on ne l'attendait pas. Finalement à bien y réfléchir résistance et spoiler: révolution ne sont pas très éloignées l'une de l'autre, du moins pour ceux qui la font, se reconnaissent émotionnellement. Ce son
t ceux prêts à payer de leur vie pour leurs valeurs et leur Idéal.
Finalement c'est à eux que rend hommage ce film très réussi qui m'a passionné !
Vu aux Sept Parnassiens
Excellent et captivant Documentaire sur un sujet méconnu porté par une forme originale et audacieuse puisqu'en partie animée pour illustrer les propos !
Ai vu le film documentaire « Les survivants du Che » de Christophe Réveille qui signe ici un premier film très maitrisé et qui a été présenté en séance spéciale lors du Festival de Cannes 2026. Ce documentaire très bien mis en scène mélange des images d’archives, des interviews (très touchantes), des vues actuelles des paysages concernés, des films animés et la voix off (idéal Vincent Lindon). Dès les premières images nous sommes captivés par la narration et la teneur de cette odyssée palpitante des 6 derniers guérilleros qui à la mort du Che en 1967, doivent parcourir à pieds des milliers de kilomètres à travers la Bolivie et le Chili pour rejoindre Cuba sans se faire arrêter et tuer. 60 ans plus tard, certains de ces révolutionnaires sont devenus de vieux messieurs plein d’énergie, de passion, de conviction qui nous confient avec coeur cette épopée. Pédagogiquement le film est très bien fait tout en sachant maintenir en permanence le suspens. Le passage entre les différentes matières cinématographiques est extrêmement fluide et le montage très acéré nous permet d’enchainer des images d’archives à des plans fixes sur des paysages lunaires sublimes à un dessin animé de la plus subtile des manières. Le film nous plonge dans la nostalgie d’une époque (tout comme « La bataille De Gaulle ») où résister, désobéir, espérer et défendre ses idéaux était pour certains vital. Un film foncièrement et avant tout politique qui fait un bien fou. D’ailleurs dans la salle pratiquement pleine, le public essentiellement féminin pour la séance à laquelle j’ai assisté, de tous âges, de toutes couleurs n’a pas quitté son fauteuil dès le début du générique de fin et surtout est rester pour applaudir chaleureusement la mémoire de cette page d’histoire un peu oubliée et magnifiquement ressuscitée.
Octobre 1967, Bolivie. Le Che vient d'être exécuté et six de ses compagnons cubains fuient, avec toute l'armée aux trousses. Christophe Dimitri Réveille a passé plus de vingt ans à reconstituer leur cavale de cinq mois vers le pays natal. Son film se suit comme un thriller haletant, où l'un des fuyards laisse la vie. Cette enquête obstinée, presque folle, ne néglige aucun détail. Les témoignages des survivants, la voix grave de Vincent Lindon et les séquences animées donnent corps à la traque. Une mélancolie profonde s'en dégage : ces révolutionnaires pourchassés semblent porter les utopies brisées du siècle dernier. Captivant.
Le documentaire possède plusieurs qualités : il s’agit d’abord, d’une histoire méconnue où la réalité dépasse la fiction qu’aurait pu imaginer des scénaristes d’Hollywood, une sorte d’Odyssée revisitée, où Ulysse [l’Argentin Ernest Guevara dit Che Guevara (1928-1967), parti en Bolivie en novembre 1966 pour répandre la Révolution en Amérique latine] est exécuté à La Higuera, le 9 octobre 1967 par l’armée bolivienne (qui l’avait capturé la veille),et ses compagnons révolutionnaires [3 Cubains (Pombo, Begnino et Urbano, peu politisés avant de rejoindre Fidel Castro) et 3 Boliviens (Inti, El Ñato et Dario)] tentent de quitter la Bolivie pour rejoindre Cuba. Leurs pérégrinations (
spoiler:
5 mois, via La Paz, l’Altiplano bolivien, le Chili, Pâques, Tahiti, Nouméa, Sydney, Paris, Prague, Moscou
) sont mises en perspective dans le contexte des luttes révolutionnaires des années 1960’, coïncidant avec la décolonisation en Afrique et en Asie et la lutte contre les dictatures sud-américaines, soutenues par la CIA (Central Intelligence Agency), agence de renseignements états-unienne. spoiler: Il n’est pas inutile de rappeler le rôle de la France en Bolivie pendant cette période : un de ses ressortissants, l’écrivain Régis Debray, 37 ans à l’époque, emprisonné en Bolivie car conseiller de Che Guevarra, a vu sa peine capitale commuée en prison avant d’être libéré (en décembre 1970) sur intervention du Gal de Gaulle, conseillé par son ministre de la Culture, André Malraux (qui avait participé à la guerre civile espagnole, du côté des Républicains), en appui des intellectuels comme Jean-Paul Sartre. Sans oublier que c’est la France qui affréta un avion à Papeete pour reconduire les 3 Cubains dans leur pays.
Outre les interviews des protagonistes et l’inclusion d’images d’archives, le réalisateur est retourné sur les lieux où se sont déroulés les événements décrits (commentés par Vincent Lindon) et a choisi d’illustrer les scènes racontées par de l’animation, loin d’être redondante et qui leur donne plus de force. Seul bémol (mineur), un encart, par exemple lors du générique, aurait été le bienvenu pour signaler que Che Guevara n’était pas un enfant de chœur, ni un héros romantique et humaniste (médecin de formation et mort à 39 ans) dont la tête a orné longtemps les t-shirts de la jeunesse, car responsable (entre autres) de la mort de centaines de personnes à Cuba, faisant sien l’adage « la fin justifie les moyens » pour créer un Homme nouveau, et adopté par de nombreux régimes totalitaires d’inspiration marxiste. Les goulags et autres champs de la mort sont là pour témoigner de la dérive des mouvements révolutionnaires.
) sont mises en perspective dans le contexte des luttes révolutionnaires des années 1960’, coïncidant avec la décolonisation en Afrique et en Asie et la lutte contre les dictatures sud-américaines, soutenues par la CIA (Central Intelligence Agency), agence de renseignements états-unienne. spoiler: Il n’est pas inutile de rappeler le rôle de la France en Bolivie pendant cette période : un de ses ressortissants, l’écrivain Régis Debray, 37 ans à l’époque, emprisonné en Bolivie car conseiller de Che Guevarra, a vu sa peine capitale commuée en prison avant d’être libéré (en décembre 1970) sur intervention du Gal de Gaulle, conseillé par son ministre de la Culture, André Malraux (qui avait participé à la guerre civile espagnole, du côté des Républicains), en appui des intellectuels comme Jean-Paul Sartre. Sans oublier que c’est la France qui affréta un avion à Papeete pour reconduire les 3 Cubains dans leur pays.
Outre les interviews des protagonistes et l’inclusion d’images d’archives, le réalisateur est retourné sur les lieux où se sont déroulés les événements décrits (commentés par Vincent Lindon) et a choisi d’illustrer les scènes racontées par de l’animation, loin d’être redondante et qui leur donne plus de force. Seul bémol (mineur), un encart, par exemple lors du générique, aurait été le bienvenu pour signaler que Che Guevara n’était pas un enfant de chœur, ni un héros romantique et humaniste (médecin de formation et mort à 39 ans) dont la tête a orné longtemps les t-shirts de la jeunesse, car responsable (entre autres) de la mort de centaines de personnes à Cuba, faisant sien l’adage « la fin justifie les moyens » pour créer un Homme nouveau, et adopté par de nombreux régimes totalitaires d’inspiration marxiste. Les goulags et autres champs de la mort sont là pour témoigner de la dérive des mouvements révolutionnaires.
Ce film nous permet de mieux connaître l’histoire du CHE et de ses compagnons de lutte. Par contre la voix du narrateur, Vincent Lindon est trop atone et nuit au bon déroulement du récit.
Un documentaire totalement fou, fascinant et poignant tant l’opiniâtreté des compagnons du Che se sont dévoués à leur cause jusqu’au bout. Une vraie leçon d’engagement.
Bien que je ne partage pas les opinions politiques des protagonistes, et bien qu'elles soutiennent tout le fil du documentaire, je dois reconnaître à ce travail une qualité cinématographique exceptionnelle, une rareté de ton et une capacité à nous émouvoir qui justifient le déplacement.
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