Ce que j'ai surtout apprécié dans ce film, c'est qu'il n'est pas traité "à l'américaine : pas de spectaculaire, ni dans les scènes d'action, ni dans les relations mère/fils. J'ai vraiment eu le sentiment d'être immergée dans la vie quotidienne de cette femme, les dangers partout présents générant une certaine paranoïa légitime. J'ai appris beaucoup de choses sur une période et un pays que je connaissais peu. Bérénice Bejo est remarquable
Film très intéressant sur les choix personnels que doivent prendre les militants politiques et a fortiori ceux qui vivent dans la lutte armée clandestine. Bérénice Bejo est très bien.
César Diaz pose la question du prix à payer pour affronter une dictature quand on est mère et son film nous donne le courage de faire face à la réponse. On en sort le cœur plein et le souffle coupé. À voir de toute urgence.
César Diaz est né en 1978 au Guatemala, alors en pleine guerre civile. Très engagée contre la dictature, sa mère a dû s’exiler au Mexique alors que son fils n’avait que 3 ans et ce dernier, resté au Guatemala, a été élevé par sa grand-mère. César Díaz est parti étudier en Belgique à l’âge de 20 ans. Son intérêt pour le cinéma l’a ensuite poussé à poursuivre ses études à l’école de cinéma La Femis à Paris. Après avoir réalisé quelques documentaires, il est passé au long métrage de fiction avec ""Nuestras Madres", qui, ayant été sélectionné dans la Semaine de la Critique 2019, s’est vu décerner la Caméra d’Or. "Mexico 86" est son 2ème long métrage de fiction. Bien qu’ayant acquis la nationalité belge, César Díaz continue de porter un grand intérêt au Guatemala, son pays d’origine. Même si "Mexico 86" n’est pas un film autobiographique, on y retrouve des situations que César et sa mère ont réellement vécues. Présenté sous la forme d’un passionnant thriller d’espionnage et bénéficiant de l’interprétation XXL de Bérénice Béjo, ce drame sur les choix cornéliens que doit faire une mère engagée dans la résistance contre une dictature a tous les atouts pour plaire à un très vaste public. Lire en intégralité sur le site habituel que Allocine refuse dorénavant de fournir.. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes 2024.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première au cinéma des cinéastes. L'histoire et le contexte politique dans lequel elle se déroule est méconnue, importante et résonne plus que jamais avec l'actualité. Les images sont magnifiques, le film est un bijou esthétique. La musique est fantastique, on est loin des "nappes" qui ne veulent pas perturber l'action, elle crée l'émotion et la tension sans jamais manquer de justesse. Enfin, si jamais on l'avait oublié on ne peut que se rappeler que Bérénice Béjo est une immense actrice. A voir.
Vu lors des images hispano américaines 2025, Un film sympa sur la tentative de mise en lumière de la répression du régime militaire guatémaltèque par les révolutionnaires cachés au Mexique et une vie de mère dans cette époque troublé. Dommage que l’on évite pas les écueils du genre (l’enfant rebelle devant cette mère obscure et absente campée par une Bérénice Béjo, si froide ici) et un scénario qui traîne en longueur une fois les enjeux posés. Gros travail de perruquiers ici toutefois.
Vu au Festival du Film politique de Carcassonne. Excellente Bérénice Bejo en activiste politique qui lutte contre la dictature au Guatemala dans les années 80. Elle doit choisir entre s’occuper de son fils de 10 ans et continuer sa lutte contre la dictature.
Très déçue par ce film, vu en avant-première au festival de cinéma latino-américains de Biarritz,, malgré d’excellents interprètes, je n’ai pas cru à cette histoire, grossièrement racontée et extrêmement prévisible.
Comment se "remet-on' d'une Caméra d'Or Cannoise ? Pas très bien, si l'on consulte la liste des deuxièmes longs-métrages des récipiendaires, qui ont tous, sauf en de rares exceptions, laissé guère de grands souvenirs pour leur film d'après. Le Belgo-guatémaltèque César Diaz, après Nuestras Madres, a opté pour un changement de style surprenant en faisant le portrait d'une révolutionnaire et résistante, exilée au Mexique, durant la dictature militaire guatémaltèque. Dans ce film, dédié à sa mère, avec des éléments avérés de sa propre enfance, le réalisateur questionne le sens d'un engagement total pour une mère, qui ne se pose certainement pas de la même façon pour un père. Entièrement centré autour de son héroïne, le film, tout en tension et en dangers latents, peut sembler parfois candide dans ses dialogues, voire trop sentimental. Le cinéaste trouve cependant un équilibre satisfaisant, avec des scènes dignes d'un bon film d'espionnage, avec une Bérénice Bejo investie, pratiquement de tous les plans. Cette coproduction internationale a sans doute manqué de moyens; qui lui auraient garanti davantage d'efficacité dans son aspect de thriller mais c'est en définitive son côté humain, et féminin, que l'on retient en premier lieu. Une occasion de rappeler, aussi, que les militaires au pouvoir au Guatemala, dans les années 80, n'avaient pas,à souffrir de la comparaison, question cruauté, avec leurs homologues chiliens ou argentins.