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Peter Franckson
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4,0
Publiée le 28 décembre 2023
Il s’agit du 3e sketch d’un triptyque intitulé « Eros » dont les 2 premiers sont réalisés par Michelangelo Antonioni (1912-2007), « Le périlleux enchainement des choses » et Steven Soderbergh (1963- ), « Equilibre », qui a remplacé Pedro Almodóvar initialement prévu et qui a préféré tourner « La mauvaise éducation » (2004). Les histoires proviennent du recueil de nouvelles « Ce bowling sur le Tibre » (1985) écrit par le réalisateur italien. Vu sa durée (56 mn), le réalisateur hongkongais a pu le faire pendant le tournage interrompu de « 2046 » [dû à l’épidémie de S.R.A.S. (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère), infection au coronavirus Sars-CoV qui a débuté en Chine en novembre 2002 pour se terminer en mai 2004] en tournant, non pas à Shanghai mais à Hong Kong et Macao avec une équipe réduite. Sur une histoire minimaliste, la relation platonique durable entre un jeune tailleur, Zhang, resté célibataire et Mlle Hua (Gong LI et qui a débuté dans « Le sorgho rouge » (1987) de son ancien compagnon Zhang Ymou), femme entretenue, c’est un moyen métrage magnifique, plein d’érotisme, de sensualité, de non-dit, d’émotion contenue ainsi que de fantasmes touchant au fétichisme, à la mise en scène élégante [plans fixes, hors-champs, travelling latéraux, gros plan sur les mains (d’où le titre), flash-back] et qui rappelle « In the mood for love » (2000) par le thème et la qualité de la photographie [Christopher DOYLE, 10e collaboration sur 10 avec le réalisateur). Sans oublier la musique de l’Allemand Peer Raben (1940-2007), compositeur régulier de Rainer Werner Fassbinder (1945-1982).
Le récit envoûtant et mélancolique d’un amour impossible entre une prostituée et un jeune tailleur dans le HK des 60´s, soutenu par la sublime photographie de Christopher Doyle. Pas de surprise, on est bien chez WKW, et même très bien !
Un court métrage intéressant minimalist et très bien filmé. De très belles images un bon cadrage pour cette histoire à l'érotisme contenu et fantasmé. Les acteurs sont très justes et le parallèle entre la main qui caresse de cette fille entretenue et la main de ce tailleur qui coupe et taille les robes de cette femme est particulièrement éloquent
Présenté à l'origine au sein un film titré " Eros" (2005) à trois sketches réalisé par Antonioni, Soderbergh et WKW, " The hand" fait l'objet d'une sortie en salle, où il est présenté dans une version longue de 54 minutes.
Aussi incroyable qu'il puisse paraître, la version plus courte proposée dans "Eros" m'a semblé beaucoup plus équilibrée et satisfaisante que sa version longue.
La version longue perd ( selon moi) une partie du charme immense de cette partie de " Eros" ou elle était la plus réussie. La partie réalisée par Soderbergh étant ( selon moi) la plus faible des trois et de très loin.
Histoire d'emprise amoureuse entre un couturier victime de sa cliente prostituée, magnifique mais manipulatrice qui le fait marcher afin qu'il donne le meilleur de lui-même dans l'exercice de son art.
On est ici dans l'expression du désir à sens unique qui prend les apparences de l'amour et conduit les deux personnages par des voies différentes à une fin funeste.
Moyen metrage de Won Kar-Wai ou plutôt la 3e partie du film Eros (dont j'ignorais l'existence avant le lancement du film). 54 mins de tendresse et de delicatesse, comme le fait à merveille Won Kar-Wai. Mise en scène impeccable rempli de mélancolie
J’ai vu ce film en pensant que c’était un film récent, contemporain mais non ! Les premières minutes ont été déroutantes je pensais avoir été floué sur la qualité du film mais tout s’explique… Que neni, en effet, il est sorti en 2004 et nous parvient qu’en 2023/2024 en France apparemment ahaha Tout le film respire le Hong Kong des années 60 : la misère recouverte d’une feuille d’or poisseuse et de mauvaise facture… entre l’atelier de couture où les mains d’or de ces tailleurs s’affairent dans un bazar digne d’une décharge; et l’appartement plutôt « coquet » où Mme.Hua s’affairent à des mœurs charnels… D’ailleurs elle finira ses jours (ou du moins dans le film a nos yeux) dans un autre appartement : miteux et glauque… un peu plus en accordance avec l’activité de Mme.Hua et ses nouveaux clients… Une belle fresque pittoresque à la chinoise
Encore un joyau signé par le génie WKW, entre perfection technique et dissection du désir : à partir d’un détail en apparence anodin, il construit — et déconstruit — une histoire passionnelle où chaque geste devient chargé d’érotisme.
Je n'écris jamais de commentaires sur les films que je vois mais là j'ai été subjuguée par la beauté de ce film. Je l'ai vu deux fois à trois jours d'intervalle à la Filmothèque du quartier latin. Ce court-métrage de Wong Kar Wai révèle toute sa maîtrise et son sens de l'esthétique. Une beauté cinématographique de tous les instants et à chaque plan. Une tension érotique maîtrisée qui embarque le spectateur. Un chef d'oeuvre à découvrir et à revoir !