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Julien CORDOLIANI
1 critique
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4,5
Publiée le 10 février 2025
Très bon film , qui image énormément certains fait qui se déroule malheureusement en corse! Un fin avec peut moins de mystère aurait sans doute été la bienvenue.
Vu en avant première en Corse. Sujet intéressant mais le film laisse un goût de trop peu. Le mohican manque de charisme et on peine à s'attacher. La photo aurait pu être plus fouillée. Bref, sentiment d'un (télé)film un peu scolaire. Ça aura sûrement son petit succès sur l'île car on aime le nustrale mais je doute que cela dépasse beaucoup de nos côtes.
C'est lent et ça manque de dialogues. On a très souvent des plans sans aucun dialogue, tu as l'impression que les personnages ne savent pas quoi se dire.
Vu en avant-première au cinéma Le Majestic de Lille en présence du réalisateur Frédéric Farrucci et de l'acteur Alexis Manenti. En plein cœur de l'été, Joseph,l'un des derniers bergers du littoral corse,voit son terrain convoité par la mafia pour un projet immobilier.Il refusé de Celà signerait la fin d'un monde.Quand il tue accidentellement l'homme venu l'intimider,il prend la fuite et devient la proie d'une traque sans répit du sud au nord de l'île. Porté par sa nièce Vannina,la légende de Joseph, incarnant une résistance réputée impossible,grandit au fil des jours et se propage dans toute la corse... Six ans après son premier film "La nuit venue" Frédéric Farrucci nous revient avec un drame engagé sur le milieu corse. Inspiré de la vie de Joseph Terrazzoni,berger corse de Manza qui s'est battu contre la spéculation foncière pour garder sa bergerie, Le Mohican est un film fort et puissant qui nous prend aux tripes. Rendant hommage à des films comme L'armée des ombres pour son engagement politique ou comme Essential killings pour la traque du berger, Frédéric Farrucci met en avant la beauté des paysages corses avec des couchers de soleil qui nous rappellent la marque de John Ford dans ses westerns. Alexis Manenti nous offre une fois une grosse performance d'acteur et donne un côté humain à ce berger qui ne nous laisse pas insensible. Nous sommes pris de compation pour cette homme qui se dresse face à la mafia corse pour garder ses terres au péril de sa vie tel un Mohican. Ce film met aussi en avant l'influence des réseaux sociaux grâce à sa nièce (interprétée avec brio par Maria Taquin) qui va réussir à soulever le peuple corse pour défendre la cause de son oncle et lancer un mouvement indépendantiste. Le rythme peut paraître parfois un peu lent mais il est effacé par le rythme des séquences de poursuite dans le maquis corse. La réalisation est soignée,les plans séquence très bien filmés,la photographie est magnifique et que dire de la bande-son du compositeur Rone tout simplement excellente. Les décors nous font penser à ceux d'un western avec de grandes vallées et ces soleils couchants. Bref un très bon film entre drame politique et thriller à voir absolument...Et encore une fois Alexis Manenti montre l'étendu de son talent et prouve qu'il a tout d'un grand acteur autant dans les films policiers que dans les films dramatiques !!
Vu en avant première à Ajaccio avec équipe du film. Et je dois dire que ce film nous tient bien en haleine et parle de sujet actuel et qui tient à cœur à nos amis corses ! A voir !
Le Mohican une « ode à la résistance » Le dernier film de Frédéric Farrucci « Le Mohican » était présenté en avant première à l’American Cosmograph (ex Utopia) à Toulouse Lundi 20 Janvier. Avant de devenir un long métrage, ce film qui sortira dans les salles le 12 février prochain était un documentaire en 2017 sur un berger corse de Manza,Joseph Terrazzoni, qui se battait pour garder sa bergerie contre la spéculation foncière. Véritable western contemporain, le Mohican est une traque sans répit qui va vous plonger dans l’emprise mafieuse corse. Ce film, c’est aussi une constellation d’événements réels survenus en Corse au cours des dix – quinze dernières années. A voir absolument
Très bon et intéressant film , à portée Politique , du réalisateur Corse Frédéric Farrucci qui a comme Thème la Résistance notamment contre la disparition progressive de l’élevage en littoral du fait de spéculation Foncière ! Alexis Manenti , de tous les plans , interprète de façon convaincante celui que communément on appelle "Le Dernier Mohican" !
Vu en avant-première (Comoedia Lyon le 29/01), ce film est un thriller politique percutant qui nous plonge dans la réalité d’une île gangrenée par la promotion immobilière et la mafia. Pas de longs discours pour autant (c’est tout sauf un « film dossier »), car le metteur en scène (lui-même Corse) privilégie l’action à hauteur de son personnage central, un berger bourru et taiseux en cavale. Tout sonne très juste, les acteurs sont épatants et les images magnifiques., la mise en scène très efficace et sans esbroufe.
Une plongée dans l’univers de la mafia Corse à travers la cavale d’un berger qui refuse de se soumettre aux injonctions de la mafia et qui devient le (dernier) Mohican. Vu au festival Un État du Monde au Forum des Images en présence du réalisateur et des deux acteurs principaux. Je recommande vivement.
Vu au Cinéma des Carmes à Orléans ce soir, notre si prenant réalisateur CORSE , Frédéric Farrucci nous a apporté les notions élémentaires de sa démarche: FILMER L’INTÉGRITÉ DES PERSONNAGES, en son territoire, Film prenant ou le personnage principal, le berger ne se laissera et jusqu’à la mort escomptée jamais intimidé par qui que ce soit, soit, en Corse…. Merci pour ce film très touchant !
Avec Le Mohican, Frédéric Farrucci livre bien plus qu’un simple thriller haletant : il propose une réflexion poignante sur les fractures sociales et l’oppression systémique qui gangrènent la Corse contemporaine. À l’image de grands classiques comme Le Fugitif ou les films d’Hitchcock, le récit s’appuie sur la figure de l’innocent traqué, ici incarné par Joseph, un berger solitaire interprété avec brio par Alexis Manenti. Mais sous cette intrigue tendue se cache une réalité tragique : celle d’une île où l’individu, aussi déterminé soit-il, se heurte à des forces écrasantes, qu’il s’agisse de la mafia ou de la spéculation immobilière.
Joseph devient malgré lui un symbole de résistance face à ces oppressions. Sa fuite désespérée, du sud au nord de l’île, est autant une quête de survie qu’un cri d’alarme contre la disparition d’un mode de vie ancestral. La mise en scène immersive de Frédéric Farrucci capte avec brio les paysages corses, qui deviennent un personnage à part entière, témoins silencieux de cette lutte inégale.
À travers cette traque implacable, le film explore des thématiques universelles : la corruption, l’impuissance des petites gens face aux puissants et la lente érosion des traditions face à la modernité.
Mais Le Mohican ne se contente pas d’être un constat désespéré. Grâce au personnage de Vannina, la nièce de Joseph jouée par Mara Taquin, le film introduit une note d’espoir et de révolte. Refusant de se taire face à l’injustice, elle mobilise les réseaux sociaux pour transformer son oncle en figure héroïque et réveiller une jeunesse corse fatiguée du silence et des compromis. Ce choix narratif confère au film une dimension contemporaine et universelle, rappelant que les luttes locales peuvent devenir des mouvements collectifs lorsqu’elles trouvent un écho auprès des nouvelles générations. En mêlant suspense hitchcockien et drame social engagé, Le Mohican transcende les codes du thriller pour devenir un portrait saisissant d’une Corse tiraillée entre tradition et modernité. C’est un film où chaque geste compte, où chaque silence pèse lourd et où l’individu, même acculé, peut devenir une légende. Une œuvre captivante et nécessaire qui marque durablement par sa sincérité et sa puissance émotionnelle
J'ai vu deux avant-première pour bien l'appréhender. C'est un film intéressant qui parle d'un sujet actuel. Cela montre les enjeux pour le territoire. Le réalisateur s'inspire des faits criminels des 20 dernières années. Il y a beaucoup de référence pour les insulaires. La langue corse est bien mise en valeur. Les traductions sont plutôt correctes. C'est un film qui est inspiré d'une histoire vraie, la sociologie de la Corse, des habitants, de son territoire est bien mise en valeur. C'est un vrai film western. Les beaux paysages ne sont pas utilisés à outrance, on y voit et on ressent vraiment la vie des corses de l'intérieur des terres. Alexis Manenti, d'origine corse, plutôt citadin comme le dit le réalisateur, même "parisien" selon l'acteur lui-même, joue excellemment bien ce rôle de berger, un peu mutique voire rustre mais déterminé. Sa représentation des activités agricoles est très naturelle, sa manière d'être est une bonne représentation du milieu agricole et insulaire. Il a un bon accent corse qui ne choque pas par rapport d'autres films, de même les dialogues en langue corse sont bien réalisés. J'ai bien aimé aussi Mara Taquin qui joue la nièce issue de la diaspora, qui semble plutôt éloignée de la réalité corse qui permet ainsi le contraste vie traditionnelle corse de Joseph et modernité qu'elle amène avec sa vie, son téléphone et les réseaux sociaux. Ce film est un espoir pour faire réfléchir et montrer l'exemple pour lutter contre la mafia et l'apport que peut représenter la diaspora dans la transmission.
J'ai vu le film en avant première au cinéma Les Variétés avec le réalisateur Frédéric Farrucci et le comédien Alexis Manenti. Joseph est comme une "anomalie dans le paysage" alors qu'il continue à être berger et garde ses chèvres sur des terrains qui lui appartiennent et qui ont le malheur, pour lui, de se trouver près de la mer avec une vue somptueuse sur cette baie en Corse. Cette terre, ayant appartenue à ses ancêtres tous bergers, est logiquement devenue une terre convoitée par des mafieux dans le but de réaliser un complexe immobilier. Il se voit donc offrir une belle somme pour libérer son terrain. "On dit pas non à ces gens là" se voit dire Joseph rapidement au début du film. Il va pourtant refuser l'offre et tuer accidentellement l'homme de main venu chercher sa réponse, entrer en cavale et en résistance ou, comme on l'entend, "prendre le maquis". Le film devient alors une chasse à l'homme haletante, un western à trois héros, pas ceux des grandes histoires, mais plutôt ceux des légendes ordinaires: Joseph, le héros malgré lui, inspiré d'un personnage réel, le taiseux, la force tranquille due à une obstination et l'assurance de sa vie honnête et celle de ses racines ; l'oncle de Joseph, berger comme lui, qui le protègera dans sa cavale ; Vanina, enfin, sa nièce, jeune fille faisant ses études "sur le continent", attachée à sa belle région et revenue y passer ses vacances. Elle représente un autre type de résistance: celui par la réflexion, par l'usage des réseaux sociaux. Elle incarne la capacité à mobiliser, l'idéalisme et porte en elle la force de la rébellion face aux injustices. Le réalisateur de "La Nuit Venue", son premier film réalisé en 2020, a réussi une épure grâce à la sobriété des dialogues, de la mise en scène et des plans souvent rapprochés. Le sens du film est évident et quand, comme moi, on ne comprend rien à ce qui se passe en Corse, le film permet enfin d'éclaircir ses connaissances. Ce beau film sortira le 12 février.
Vu en avant-première, ce film fait penser à un western. Il est poignant, servi par des images magnifiques et de très bons acteurs. L’émotion dans la salle était palpable à la fin et une standing ovation a accueilli l’équipe du film. Ce n’est pas, comme certains vont l’écrire sûrement, le énième film sur la violence en Corse mais LE film qui ose aborder le sujet que tout le monde chuchote sans oser vraiment l’aborder. Tout simplement merci pour la Corse d’avoir fait ce film. Et comme l’a dit Paul Garatte « lume di cuscenza è da sperenza »