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ATON2512
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3,0
Publiée le 25 février 2025
De Frédéric Farrucci (2025). Un film tourné en Corse , parlant de la Corse et réalisé par un Corse . Le film est nerveux et bien réalisé oscillant entre thriller , voire policier sur un presque banal fait divers . Et un filmsociétal sur la pègre et l'argent qui gangrène la société et des régions (voire des pays) entières . Le sujet épineux abordé étant la transformation de la côte corse en béton et lieu touristique au détriment du développement de la région . Tout y est pour rendre passionnant ce film , la mafia, la pègre, la course effrénée au fric facile, l'esprit corse fait de solidarité et de silence ... L'italie n'est pas loin . Et même si parfois il y a des facilités scénaristiques et quelques poncifs, on regarde ce film avec beaucoup de plaisir . Avec des vues et une photographie magnifiant la corse (pas de Hazard à ce qu'elle s'appèle ''l'ile de beauté'') . Et servi par une bonne distribution notamment Alexis Manenti dans le rôle de Joseph , époustouflant de réalisme . Avec Mara Taquin, Théo Frimigacci .
Un peu monotone quand même, les gentils, les méchants…et le gentil a plus une tête de méchant que les méchants qui ont l’air bien propres…les acteurs amateurs ont leurs limites. Un héros un peu étrange quand même et une construction des personnages assez faiblarde. Et cet accent corse est un surjoué non ?
Une histoire corse avec tout ces ingredients explosif. De belles têtes d'acteur , une réalisation simple mais efficace. Pays superbe mais qui ne donne pas envie d'y habiter.
Film bien réalisé en exposant une Corse aux 2 visages ! Le jeu d'acteur est bon et simple à la fois. Je recommande ce film qui permet de faire varier les sorties cinéma de ce mois de février (qui sont très minces disons-le).
Un film de cowboys où Le Mohican devient symbole de la résistance face à l'emprise, sans scrupules, de la mafia sur l'île de beauté. Des sujets actuels comme la spéculation immobilière, la betonnisation de l'île, la corruption policière sont également sont dénoncés. Un film aussi oppressant qu'engagé où toute la Corse est au rendez-vous : ses bergers, sa campagne, ses traditions, son maquis, sa solidarité, les paysages à couper le souffle et la langue corse bien mise en avant.
Les acteurs sont pour la plupart bons surtout le personnage principal qui est très crédible. Le scénario est intéressant mais malheureusement tracé d'avance, une belle histoire tout de même.
on est captivé par le rythme de cette course poursuite à travers le maquis corse, bien filmée bien maîtrisée avec des acteurs du cru, taiseux comme l âme corse que l'on retrouve à chaque scène. c'est une atmosphère très réaliste qui retrace l'importance sous terraine de cette maffia omniprésente. Surtout le film prend en compte l 'impact des réseaux sociaux avec lesquels ils faut maintenant compter dans cette bataille. avec le royaume, décidément les corses sont au premier rang....
En moins d’un an, c’est 4ème film parlant de la Corse qui sort sur nos écrans. Cette fois, après son très intéressant La nuit venue de 2019, c’est Frédéric Farrucci qui réalise ces 87 minutes sous extrême tension. En plein cœur de l’été, Joseph, l’un des derniers bergers du littoral corse, voit son terrain convoité par le milieu pour un projet immobilier. Il refuse de céder. Cela signerait la fin d’un monde. Quand il tue accidentellement l’homme venu l’intimider, il est forcé de prendre la fuite et devient la proie d’une traque sans répit du sud au nord de l’île. Portée par sa nièce Vannina, la légende de Joseph, incarnant une résistance réputée impossible, grandit au fil des jours et se propage dans toute la Corse… Excellent film mais, qui comme d’habitude, ne donne pas franchement envie de séjourner sur l’Île de Beauté tant elle se révèle gangrénée par la violence des clans et de la maffia. Si l’action du film se déroule en Corse, le cinéaste a lien très intime avec l’île puisqu’il est né à Ajaccio et y a grandi jusqu’à sa majorité. Par ailleurs, toute sa famille y réside encore. Il avait déjà tourné deux documentaires en Corse en 2017, dont l'un sur un berger, Joseph. C'est ce dernier qui a inspiré le héros de ce thriller dramatique qui aborde un sujet sensible en Corse ces vingt dernières années : la disparition progressive de l’élevage en littoral à cause du tourisme et de la spéculation foncière. Si nous avons à faire avant tout à un film politique, Farrucci a emprunté aux codes du western et du film noir. Les scènes d’action sont filmées de la manière la plus dépouillée possible, sans musique ni effet de quelque sorte. La mise en image traduit parfaitement la peur et l’épuisement du héros. L’autre facette de ce drame est incarnée par le personnage de la jeune Vannina, qui s’engage pour défendre les idées du héros, une mobilisation inspirée par celle de la jeunesse après la mort d’Yvan Colonna en 2022. Un grand film de traque inexorable et sans pitié qui tient en haleine jusqu’à une fin surprenante. A voir. Alexis Manenti est immense et trouve ici son meilleur rôle à ce jour. Taiseux, dur au mal, déterminé, il est parfait. A ses côtés, Mara Taquin, découverte au côté de Luchini dans La Petite, qui révèle à nouveau une belle présence. Tout le reste du casting est corse avec entre autres Théo Frimigacci et Paul Garatte. La tragédie fait froid dans le dos et dresse un état des lieux politique du territoire. Certains ergoteront sur la forme de cette opposition manichéenne, mais n’est-ce pas la loi du genre ? Mais, le film sait aussi habilement montrer comment se créent les légendes, par la contre-culture, les chansons et les tags sur les murs. Quand la légende et la mythologie se mêlent au western noir on obtient un vrai bon film.
Ce film bouleversant nous plonge au cœur de la Corse, entre montagnes majestueuses et afflux de touristes. Les paysages sublimes captivent le regard, tandis que nous suivons le parcours d’un berger taiseux devenu une égérie bien malgré lui. Le tout est sublimé par une bande-son magnifique, qui accompagne chaque instant avec justesse. J’ai vibré pendant tout le film. Bravo.
Magistral ! On se prend d’amitié pour ce berger taiseux qui prend le maquis afin d’échapper aux crapules de la mafia, en mode david contre goliath. La photographie, la cavale, le finale façon western…à voir absolument
Un brave berger idéaliste devient malgré lui le héros de la lutte contre la corruption et le bétonnage de l’Ile de Beauté. La Corse depuis quelques mois est pourvoyeuse de très bons films français. Et Farrucci montre ici que contrairement aux clichés entendus les habitants qui choisissent la voie de la mafia le font pour leurs propres intérêts et bien souvent contre l’intérêt même des Corses et de leur île.
Des paysages époustouflants : c’est la Corse, son maquis, sa sauvagerie, ses rocailles et le bleu de la mer. Visuellement, c’est magnifique. L’histoire est tristement intéressante et édifiante, traitée à la manière d’un western. Il y a les bons et les méchants ; les réglements de compte et les morts injustes ! La mafia corse veut s’emparer des terres d’un berger pour bâtir des résidences luxueuses. Il n’accepte pas mais n’a d’autre choix que de combattre et devenir un justicier. Suspense haletant. Pas de vraie fin. Une utilisation intéressante, pour une fois, des réseaux sociaux qui popularisent son image : il est le dernier des Mohicans, celui qui se bat contre une urbanisation sauvage et mercantile.