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Cinéphiles 44
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3,0
Publiée le 2 octobre 2023
"Le Cygne" est un court-métrage de Wes Anderson qui adapte une nouvelle de Roald Dahl. Un narrateur adulte nous raconte son histoire de jeunesse lorsque deux brutes l'ont maltraité et attaché à une ligne de chemin de fer et leur rencontre avec un cygne. En arrière-plan, d'autres protagonistes viennent illustrer les propos de la voix. Moins extravagante qu'à son habitude, la mise en scène d'Anderson est plus sobre pour traiter d'un sujet triste et déconcertant.
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2,5
Publiée le 28 novembre 2023
"The Swan" fait partie des différents courts-métrages réalisés par Wes Anderson pour Netflix avec ici un conte sur la cruauté infantile et le harcèlement subit par un jeune garçon par des brutes. Dans un premier temps, je pensais que ça allait être en plan-séquence dans ce que j'imaginais un grand labyrinthe, mais on retrouve assez vite un format classique. Pour Wes Anderson du moins, car on retrouve l'univers coloré et fantaisiste du réalisateur avec de beaux décors et une mise en scène soignée. J'ai apprécié le style visuel, mais moins le style narratif très linéaire, redondant et artificiel. Malgré ce qu'elle évoque, je ne me suis jamais investi dans l'histoire. C'est stylé, mais sans plus.
Où l'on retrouve toute la quintessence du cinéma de Wes Anderson, sa photo, sa couleur, son éclairage, et bien sûr ses décors incroyables de théâtre. Le réalisateur est non seulement un metteur en scène mais aussi un poète. Unique en son genre, le spectateur est toujours surpris, décontenancé et enchanté.
Avec ce jeu de décors ambulants et cette narration exagérément hâtive, Wes Anderson semble travailler sous contraintes pour rendre expressifs et significatifs ses quatres courts et moyens métrages. Les effets en deviennent à force ostentatoires. L'attraction cinématographique perd de sa superbe. Seul L'Attrapeur De Rats nous confère un réel appétit grâce au charme du jeu de Ralph Fiennes. Le Cygne reste quant à lui le plus passionnant malgré ses décors appauvris. Le moyen métrage La Merveilleuse Histoire De Henry Sugar tient finalement plus du défi technique, sorte de joute entre un réal et son équipe.
La lecture d’un texte face à la caméra, c’est un peu la négation de tout ce qui fait la narration au cinéma. Heureusement le format du court-métrage ne rend pas l’épreuve du visionnage trop longue ni trop pénible.
Après le film d'animation "Fantastic Mr. Fox", Wes Anderson nous raconte une nouvelle fois Roald Dahl.
Formellement, c'est toujours aussi beau et méticuleux, regorgeant d'idées et de mouvements. L'aspect trop verbeux/cassage constant du 4e mur de l'ensemble vient malheureusement trop souvent mettre un frein à l'immersion et complique l'émergence d'une vraie émotion.
Parmi les 4 histoires proposées, celle-ci, peinture cruelle et triste d'un harcèlement, sort du lot.
Magnifique petit bijou de poésie et de finesse, des courts-métrages comme celui-là, on en redemande. Wes Anderson est vraiment un réalisateur atypique dont le cinéma a besoin. Superbe.
Deuxième court de Wes Anderson adaptant Roald Dahl, "Le cygne" propose encore une fois une superbe histoire sublimée par des plans magnifiques et la façon de filmer typique du réalisateur texan. Toutefois, comme pour son précédent court sorti sur Netflix, la même recette est utilisée avec toujours un narrateur s'adressant à son audience. C'est sympa, mais peu innovant, heureusement, le thème du récit (celui d'un enfant tyrannisé par deux brutes épaisses) est vraiment riche et offre plein de possibilités visuelles !
Une petite oeuvre originale et savoureuse, à la narration surprenante, mais tout à fait représentative de son réalisateur. Un conte plus sombre et cruel qu'il n'y parait, toutefois.
J’enchaîne le visionnage des court-métrages de Wes Anderson produit par Netflix. Je trouve celui-ci très correct, vraiment bien avec un ensemble véritablement sympathique. La mise en scène est superbement chorégraphiée avec une histoire tragiquement drôle.
Je trouve que le scénario est très simple mais la narration contrôlée par un conteur omniprésent (peut-être un peu trop omniprésent) est vraiment efficace et rythme super bien le film de A à Z. Le récit est clair et prenant ; je trouve que la façon de narrer est vraiment originale car la finalité est tragique mais Wes Anderson le transforme en fait presque comique valsant avec l’absurde.
Le film est théâtral, venant de Wes Anderson, rien d’étonnant, mais je trouve qu’il nous offre un produit presque dansant. La caméra et les acteurs se répondent mutuellement ; autant avec les mouvements de chacun qu’avec le monologue du protagoniste. La direction photographique ne montre que l’essentiel et c’est réussi : tout est clair. On ne perd pas de temps avec des artifices et Wes Anderson réussit haut la main à captiver sur un format court.
Je recommande ce court-métrage ; il y a une réelle chorégraphie orchestrée par Wes Anderson avec une histoire avec un humour très britannique sur un fond tragique créé par Roald Dahl.
Wes Anderson aime tenté de nouvelles choses ! Son style, quant à lui, ne change pas bien évidemment.
C est toujours réussi techniquement !
Cette serie de court métrage est raconté d'une manière originale : C est comme si on s'imaginait de lire un livre, que ce livre soit adapté dans un format film, mais qu'on doit tout de même faire part de notre imagination. J aime cette prise de risque de la part de Wes Anderson
Le seul problème, c est un court métrage. Il est difficile de noter un film d'une durée de 15 mins ; surtout si pas un film iconique du cinéma.
Encore un sympathique court métrage de la part de Wes Anderson. Comme je l'avais déjà dit, cette habitude d'utiliser un narrateur qui parle à toute berzingue m'irrite un peu à la longue, mais ça reste assez fascinant comme Wes arrive à maintenir la tension des scènes (à l'image de l'incroyable scène du train) en ne représentant rien à l'écran.
Troisième court-métrages de Wes Anderson que je vois après "Venin" et " Le preneur de rats" et celui-là est assez différent des deux autres. Ici, la plupart du temps c'est un seul et même personnage qui fait un monologue avec un autre personnage qui apparaît au second plan. Mais surtout la colorimétrie est vraiment différente avec un mélange de gris-blanc et change beaucoup par rapport des précédents qui eux avaient un vert ressemblant un peu selon moi au gaz toxique. Egalement le changement de décor qui ce fait beaucoup remarquer. Cependant, on reconnait très facilement la mise en scène et la réalisation de Wes Anderson.