J’ai été bouleversée par ce grand film, extrêmement touchant et fort. Il est d’utilité publique et devrait être diffusé à l’échelle la plus large qui soit ! C’est poignant de sincérité, pour raconter une réalité terrible dont Christine Angot semble s’extirper avec brio, si cela est même possible, nous laissant plein d’un lumineux espoir, et prêts à l’accompagner de nos voix pour briser le tabou de l’inceste. Merci infiniment pour ce film !
Très bon film , parcequ elle pousse vraiment l’entourage dans ses retranchements, elle le pousse à avoir un autre point de vision, à lui faire ressentir ce qu elle a ressenti, elle demande à son entourage et aux public d ailleurs d être elle, seule moyen de mesurer l ampleur du dégât , ressentir et de sortir de leur protection. Quand on voit finalement qu elle le subit à nouveau sous les yeux pratiquement de son mari , on mesure à quel point c’est un gouffre et un manque sans fond que de ne pas avoir l amour de son pere, Je ne vois que cette réponse pour comprendre pourquoi elle ne part pas , et pourquoi elle l approche à nouveau.
Film pathétique et toxique, de la haine, de l'agressivité de la colère, sans ouverture sur quelque compréhension que ce soit.... Machine à détruire l'altérité et l'empathie. épreuve à éviter à toute personne qui cherche à comprendre la vie humaine !
Ce documentaire est à voir de toute urgence. Il est absolument magistral, précieux, essentiel, nécéssaire, juste et courageux. Christine Angot, en plus d'être une écrivaine extraordinaire, nous fait là un cadeau d'une générosité incroyable. Il faut la lire. Il faut entendre ce qu'elle dit. Il faut entendre ce qu'elle nous donne à entendre. Ce n'est pas rien. C'est même tout l'inverse. C'est très important. Tout en dignité, elle montre sa vulnérabilité et c'en est bouleversant de force. Elle remet tout à l'endroit et nous avec. Et cette force elle la partage avec nous. Après je sors du cinéma un peu plus forte de son partage. Pas seulement un peu moins seule. Je sors du cinéma comme équipée. Equipée d'une caméra possible. Alors merci. C'est un documentaire qui fera date. Elle ne joue pas avec nos émotions de spectateur, elle ne prend pas le spectateur pour un con, elle le prend à témoin, elle lui partage quelque chose. Ne passez pas à côté. Allez simplement le voir. Pour la soutenir elle, mais surtout pour vous, pour vous ouvrir les yeux et remettre tout à l'endroit. Ce n'est pas confortable, mais c'est ce qui est juste. C'est ce qui est important. Merci, merci, merci Madame Christine Angot !
Au delà de l'inceste , une oeuvre majeure sur la vérité, sa quête et sa reconnaissance. Christine Angot arrive à faire exister chacun des protagonistes avec une terrible intensité, soulignant la puissance du déni, des résistances, de la lâcheté d'un côté et l'infini solitude de l'autre. Bravo et merci.
Merci madame Angot. D'avoir dit publiquement ce que je n'ai jamais pu faire entendre. Et d'avoir fait parler votre fille ce que j'aurais tellement voulu... entendre. Vous n'avez pas "rompu ma solitude" mais vous m'avez consolé
Si vous ne supportez pas Christine Angot car vous la trouvez agressive, pleine de rage, cassante , pas marrante, alors n'allez pas voir ce film car elle y est agressive, pleine de rage, cassant, pas marrante. Forcément. Simplement parce qu'elle ne peut pas faire autrement, la plupart du temps. Mais si vous voulez essayer de comprendre pourquoi, à défaut de lire ses romans, allez quand même voir son film. Ou plutôt allez y juste pour visionner la scène surréaliste construite à partir d'images de l'émission "Tout le monde en parle" tournée à la sortie de son livre l'Inceste. Le montage met en relief des moments de lynchage, la meute se déchaine sur elle juste parce que son sujet dérange alors que sur un plateau TV on est là juste pour rigoler. Sur le plateau, Christine reste digne et garde son calme. Il émane d'elle une grande douceur, une fragilité. A la fin elle se lève et quitte le plateau, toujours calme. "On s'amusait bien pourtant" dit Thierry Ardisson. Comme son père "s'amusait" avec elle. Les invités ne se rendent-ils pas compte à quel point leur attitude est ignoble à ce moment là ? Comment ne pas devenir enragée quand on se heurte à une telle absence d'empathie ? Cinématographiquement, la qualité du film est discutable. Un peu bancal, un peu cabossé, un peu maladroit. Là encore tout s'explique par le traumatisme vécu par la réalisatrice, encore omniprésent. Une vie c'est long pour porter tout celà, c'est très court aussi pour arriver à comprendre "qui c'était ce type", comme le dit sa fille émue aux larmes, à extirper des mots qu'elle attend en vain depuis des années de la part des "complices" que représentent sa belle-mère et sa mère. Finalement une seule phrase lui suffit pour être apaisée et en quelque sorte sauvée, celle que prononce sa fille : spoiler: "je suis désolée qu'il te soit arrivé çà" .
Et quand Christine apprend que sa belle-mèrespoiler: porte plainte suite à sa méthode d'interrogatoire pour le documentaire jugée trop agressive, son avocat est remarquable d'humanité, lui expliquant qu' il plaidera que son histoire est bien plus grave que "tout çà", qu'elle n'est plus seulement la sienne propre mais celle de toutes les victimes d'inceste. Une histoire dont tous les acteurs doivent a minima accepter d'entendre ce qu'elle a le courage de leur dire.
Une archive qui peut paraître attendrissante pour d'emblée la balayer, Christine Angot fait preuve d'un courage admirable pour affronter ses souvenirs effroyables.
Un face à face écoeurant, frustrant et abject devant un déni dégueulasse. Christine doit encore faire face à l'hypocrisie et au mépris de sa ''famille'', heureusement elle n'est plus seule pour obtenir ''justice''.
Trop longtemps déconsidérée, trop souvent bafouée et honteusement moquée, Christine Angot partage sa souffrance pour lutter contre l'inactivité et un silence ignoble.
Un grand bravo à Christine Angot, qui a su rester la tête haute face à toute cette horreur et qui a fait preuve d'une bravoure remarquable tout au long de sa vie.
Une Famille est une confrontation aussi désagréable que nécessaire, le silence étouffe encore trop de personnes.