Par-delà les silences
Note moyenne
4,0
43 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
9 critiques
3
0 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Francoise Huguet
Francoise Huguet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2024
Rare !
Quand la complicité artistique permet d'être au coeur du travail de Charles Belle ! La présence discrète du réalisateur , son regard créatif nous permettent de comprendre la démarche du peintre
Ateliergiraud
Ateliergiraud

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2024
On n'a pas tous les jours la chance de pénétrer dans l'intimité d'un artiste, au travail, dans son atelier. Cette formidable proposition nous est donnée tout au long de ce film.
Nul besoin de connaitre la peinture ou bien de s'être confronté à l'acte de peindre. Vous serez séduit et trouverez que, le temps d'un moment, la temporalité se voit réduite à son minimum tant vous auriez souhaité que cela dure plus longtemps.

Seule votre curiosité est attendu afin de cheminer avec le peintre à la rencontre de sa peinture, son acte de peindre tout en entrant dans son rapport au temps et au monde. Le sujet en est la nature. En surgissent des images qui, emplies de mystères et de poésies, nous offrent la possibilité d'entrevoir notre réel par le biais des émotions. Celles qui habitent le peintre et surgissent en nous.

La temporalité s'écoule œuvrant au fil des saisons alors que le film invite à dépeindre 16 ans de travail. Le cheminement partagé entre le peintre et le réalisateur est celui de la mise au monde continuelle des images. Seul le montage en est différent puisque le peintre réunira ses œuvres pour une exposition alors que le réalisateur les assemblera pour notre plus grand plaisir en réalisant ce film.

Le son et la musique s'invitent et complètent admirablement ce voyage. Des bruits de nature, de vie, le téléphone qui sonne, ou le peintre se parlant (en quelque mots très cours) à lui-même, se marient avec la musique pour ne former qu'un. Ils en traduisent tout l'aspect cognitif dont relève un tel travail tel que la concentration, la mémoire, la flexibilité, mais aussi toute la sensibilité et les émotions qui l'habitent. Autant de strates qui configurent toute la complexité des gestes, des choix du peintre et leurs mises œuvres cinématographiques par le réalisateur. Une complexité qui se révèle à nous le plus simplement du monde.
Un "miracle"...
Fabienne B
Fabienne B

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2024
Formidable ! Le film est aussi une oeuvre d'art à part entière ! En plus d'avoir filmé la création artistique en mouvement, ses étapes, ses questionnements, ses urgences, ses lenteurs, ses imprévus, le réalisateur François Royer immortalise encore davantage l'oeuvre de Charles Belle en gardant par son film la trace de nombreuses toiles évolutives. Le monde réel offre la dernière oeuvre peinte sur une toile ; le film offre toutes les oeuvres intermédiaires pour une même toile donnée (ex.: la taureau ! ). Découvrir en même temps l'oeuvre de Charles Belle, qui peint avec tant de générosité en maxi format, en atelier comme en extérieur, fut aussi un plaisir. Bravo aux 2 artistes : le peintre et le réalisateur !
Tristan Felix
Tristan Felix

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2025
Voici un film qui transporte littéralement et nous laisse sans voix quand se rallument les lumières. Il faut un peu de temps avant que les mots, absents de l’œuvre, nous reviennent, chargés d’une matière jusqu’alors inconnue qui touche au corps et à l’esprit, aux sens comme au rêve. Un flux de seize années de tournage auprès du peintre ne peut que se charger d’alluvions rares et denses.
Un documentaire ? Un portrait ? Une fiction ? Un poème cinématographique ? Déjà, nous nous posons des questions, nous sommes hors catégorie, vierges en quelque sorte. Nous connaissons néanmoins des films singuliers sur des peintres, notamment Le Mystère Picasso de Henri-Georges Clouzot (1956) dont François Royet pourrait être l’héritier proche et lointain. Proche, parce qu’il immerge, par transparence, dans le processus de création-destruction ou d’apparition-disparition d’une œuvre ; lointain parce qu’aucun échange verbal ne s’immisce entre le cinéaste et l’artiste pour laisser parler les silences à travers les sonorités du geste, de la pierre de charbon, des pinceaux, du calame, des textures, du vent, des arbres, des animaux, aussi parce que son compagnonnage avec Charles Belle, s’étend sur plus de seize années et que la caméra tourne en continu jusqu’à ce qu’elle disparaisse de la conscience de l’artiste livré tout entier à ses pulsions créatrices.
Ce dernier point est sans doute l’un des paradoxes les plus vertigineux de cette œuvre peinte filmée. Car la caméra spectatrice est à ce point active, omniprésente bien que discrète qu’elle fait du spectateur que nous sommes une plaque où s’impressionne comme en miroir, en négatif ou en radiographie l’œuvre en train de se mouvoir, de se dégager de sa gangue fantasmatique. Certes c’est la vertu du cinéma mais ici nous ne sommes pas seulement captifs de l’image, nous embarquons pour un voyage comme sous ayahuasca, offerts à toutes les visions les plus surréelles. Très brièvement nous songeons à Un chien andalou de Luis Buñuel et Dalí (1929) dont la scène initiale montre un homme qui d’un coup de rasoir affûté aveugle l’œil-lune pour pénétrer à l’intérieur, comme à l’envers d’un conte : « Il était une fois… » dit le film. Oui, alors ce film Par-Delà Les Silences pourrait bien être un conte, un conte hypnotique. La caméra en se fondant dans l’univers du peintre s’imprègne à ce point de ce qui est à l’œuvre qu’elle devient organique, animale autant que végétale, avec des angles de vue, des diagonales, de très gros plans, des rythmes, des perspectives inaccoutumées. L’accélération des états successifs et incessamment remaniés de la peinture des herbes folles sur la toile, par exemple, prend possession de l’esprit végétal, avec son cliquetis de paille sèche et l’affolement erratique de la présence du peintre, comme en stop-motion. L’art du cinéaste ici est de nous transmettre ses décharges électriques. Au sol, les immenses aplats de couleurs se recouvrent, se chevauchent, se flairent, se coursent, se livrent un combat sans merci à l’issu duquel émergent des formes provisoires où l’œil sensible à la paréidolie voit naître des présences surprenantes au sein du végétal, de l’animal, du gazeux. Et le peintre d’arpenter sa toile comme un jardinier fou. Un tel surgissement dans la durée décontenance le regard, happé par la matière.
L’artiste, tel un Chaïm Soutine faisant hisser dans son vaste atelier un bœuf écorché pour en mâcher au pinceau la rougeur et le jaune, a fait venir dans le sien un taureau qui souffle, rumine et s’agite dans ses harnais. L’image en très gros plan de l’œil de la bête à la surface duquel l’objectif parvient à capter la tête de Charles Belle lui-même est sans doute l’axe mouvant autour duquel cristallise toute la singularité merveilleuse de ce film. Qui regarde qui dans l’infini des miroirs ?
Il était une fois, donc, un peintre qui habitait avec un chat et un chien une très haute demeure dans les montagnes du Doubs, qui faisait venir dans son atelier des feuilles de chou, de figuier, des amaryllis, des iris, un taureau pour en explorer leur propre substance et s’imprégner de leur sensualité. Le taureau aurait bien voulu s’échapper mais il fallait d’abord qu’il apparaisse sur une toile et finisse par devenir chou ou iris. Mais plus tard c’est le peintre qui s’est échappé dans la montagne pour tendre, offertes aux intempéries, ses gigantesques toiles où sont apparus au fusain des arbres nus, et puis comme si le vent, le soleil, la pluie ne suffisaient pas à s’emparer de la toile il s’installe au cœur de la forêt dont les arbres de leurs bras, de leurs mains ligneuses, de leurs griffes palpent, grattent, lacèrent sa toile peinte, renversant le processus de création et rendant ainsi à ce que nous nommons si maladroitement la nature ses fantastiques labyrinthes. L’ultime phase de restitution n’est pas encore venue lorsque le peintre recouvre de noir de charbon la toile sur laquelle il a peint et repeint des arbres en hiver. Une nouvelle toile vierge est tendue et les esprits de la forêt s’y meuvent en transparence sous la clarté lunaire. Charles Belle assis contemple cette toile qu’il ne peint pas mais qu’il a délivrée de ce qu’il a peint et effacé. Il s’agit d’une passe chamanique, d’une fusion radicale, c’est-à-dire par les racines telluriques, entre le regardeur et le regardé, entre le sujet et son objet. L’être enfin retourne à son origine et l’art est ce medium capable de restituer ce qu’à notre corps défendant nous avons perdu avec la symbolique du langage et, aujourd’hui plus que jamais, avec la logorrhée médiatique mortifère.
À la fin, François Royet filme avec grande douceur le regard des spectateurs venus voir l’exposition des œuvres de Charles Belle, dans un musée cette fois, des œuvres gigantesques, d’autres aux formats plus modestes. Ainsi suspend-il le feuilletage des regards, leur vertigineuse mise en abyme. Nous serons passés par le processus sacrificiel et la maïeutique d’une œuvre. Interroger sa naissance, l’effacer pour la peindre absolument. Les mots auront tenté ici de dire sans le déflorer ce que ce film magistral capte dans le silence.
Un tel film-passion n’entrant pas dans les cases traditionnelles du documentaire ou de la fiction, il faut faire fonctionner le bouche à oreille pour le faire connaître, jouer sur d’autres paramètres de temps et d’espace. À savoir que le cinéaste est présent à chaque projection pour un riche échange avec les spectateurs à l’issue de la séance au Saint-André des Arts à Paris, et sans doute prochainement ailleurs.
Il était une nouvelle fois un bouleversement plus qu’un renversement, une extase par-delà le deuil du réel, une vibration sensuelle de tout l’être.
Avalentin24
Avalentin24

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2024
Une expérience intime et spectaculaire. Du jamais vu. Bouleversant. Inspirant. Exceptionnel. Courez-y.
Marguerite
Marguerite

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2024
Heureusement qu'il existe des films comme Par-delà les silences pour nous faire éprouver le lien profond entre l'art et la vie, indispensables l'un à l'autre et pour nous faire glisser doucement vers l'inconnu en soi. Sans paroles, par des images sublimes, par la quête sans fin de ces faiseurs de peinture et d'images. C'est un film à voir absolument, par tous ceux et celles que l'humain intéresse.
Inès
Inès

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2024
Film MAGNIFIQUE !!! A voir AVSOLUMENT . Une très jolie parenthèse artistique.
En région ou à Paris. Foncez
Adlon
Adlon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2024
une plongée au coeur de la création picturale, mais au-delà de toute forme de création. On en sort avec l'envie d'exercer son art, quelqu'il soit. Je recommande chaudement.
MalouZ
MalouZ

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2024
Un film exceptionnel sur le processus de création inhabituel d'un artiste peintre hors norme "Charles Belle". Charles Belle joue sa partition comme un musicien qui compose ses notes, la mélodie vous accompagne tout au long du film !
François Royet nous embarque dans un voyage extraordinaire, où l’émotion est à son comble. L’artiste face à sa toile nous offre un spectacle poétique, haut en couleur et d’une beauté inouie, tout en dialoguant magistralement avec le vivant. C’est époustouflant de beauté. « Par-delà les silences » est à voir, à regarder absolument… Je recommande sans modération, allez voir ce film qui sort des sentiers battus et à contre emploi de ce que l’on nous vend habituellement….MZ
Viv
Viv

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2024
Une merveille. Toute personne qui s'intéresse à l'Art en général et à la peinture en particulier devrait voir et revoir ce film dans lequel on accompagne l'artiste dans son processus créatif. On en sort ému et apaisé.
ANNICK
ANNICK

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2024
très vite fascinée des le début du film par la qualite des images et l'atmosphère qui se degage de la nature;, de l'atelier du peintre, des objets, on entre dans l'univers de Charles Belle, on voit à travers son regard et l'eoil du réalisateur, on aborde le sens d'une vie, et le secret de la création en peinture ! Captivant!
M C Petit
M C Petit

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2024
Film à découvrir absolument ! Voyage inédit dans la tête d'un peintre fou de nature !
Un grand bravo pour les images filmées de Francois Royet et les images peintes de Charles Belle !
boucard anne
boucard anne

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2024
Film fascinant. On entre pendant un moment dans la vie du peintre Charles Belle et on découvre avec délectation tout le processus de réalisation d'une œuvre. On contemple, on sent l'herbe mouillee,. On entend l'eau qui coule. On voit les arbres, les feuilles...autrement. Il nous fait voyager dans la nature et on a l'impression de la voir pour la première fois.
Un moment de pur relaxation.
Anne
Carmen Higueras del Moral
Carmen Higueras del Moral

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2024
Un film magnifique qui parle du processus de création et nous permet de découvrir toutes les couches qui composent une œuvre, du sens le plus littéral au sens émotionnel. Frustration, confusion, pleurs, chaos mais aussi patience, joie, harmonie, silence... autant d'éléments qui, ensemble, permettent à l'art de créer une impression et une empreinte sur l'être humain.
Pascale Larcan
Pascale Larcan

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2024
Film de passion,de poésie avec la création et la nature.
Jamais ressenti aussi bien le processus créatif avec ses douleurs, ses doutes et ses joies et bonheur du domaine spirituel.
Je ne comprends pas qu un tel film ne soit pas signalé dans les revues d arts .
A voir absolument pour les âmes sensibles et créatives et aux autres pour s' ouvrir à ces mystères.
Le réalisateur est sur place ainsi que l artiste.
Plus que deux mardis à 13h , le 17 et 24 /09.
Cela réconforte de voir de si belles réalisations. Merci à vous
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse