Passionnant et touchant, ITO construit un portrait fascinant d'un Japon déphasé, que son histoire replzce avec fracas dans l'air du temps, dans un geste de cinéma fort et impactant
"Film surprise" du festival de cinéma japonais Les saisons Hanabi 2024, "Black Box" voit sa réalisatrice Shiori Ito nous raconter sa propre aventure d'agression sexuelle, en 2015, et son combat de reconnaissance. Ce dernier est réellement méritoire, mais ce documentaire est d'une immense platitude, n'autorise aucune prise de distance et ne passionne pas du tout. J'ai tout le temps eu l'impression de déjà vu. C'est extrêmement illustratif. A de nombreux moment Shiori Ito s'exprime en anglais et cela m'a énormément gêné.
"Elle seule peut nous raconter son histoire et elle le fait en connaissance de cause. La journaliste japonaise Shiori Itō revient sur un sombre épisode traumatique dans un documentaire qu’elle a réalisé. Fruit d’une enquête soutenue de huit ans, au cours de laquelle elle déplore l’impuissance et les défaillances du système judiciaire de son pays, qui protège les hommes de pouvoir, Black Box Diaries témoigne ainsi de la douleur de toutes les victimes de violence et de harcèlement sexuel à travers la voix d’une survivante."
"« Vous n’êtes pas assez bouleversée, donc nous ne pouvons vous croire. » Telle est la réponse récurrente de la police, a priori désarmée par les cas de violence sexuelle et leur résolution. Aucune procédure, par manque de preuves « tangibles », ne peut renverser un homme aussi influent que Yamaguchi, proche du Premier ministre de l’époque, Shinzō Abe. Le documentaire remonte chronologiquement et méticuleusement les faits marquants, grâce aux d’enregistrements au smartphone, donc par le prisme du numérique. Nous découvrons alors Shiori Itō qui se filme et se livre à des réflexions spontanées sur l’affaire pénale, puis civile, et qui aborde également l’aspect social de l’affaire. Il s’agit d’une gigantesque mosaïque, où chaque captation à vif donne le sentiment au spectateur de se sentir concerné par ses appels de détresse."
"Le film de clôture de la dernière saison de Hanabi ne peut qu’encourager les victimes à prendre le même risque que Shiori Itō, en se défendant à visage découvert. En échange d’une carrière journalistique de rêve, peut-être même à l’international, comme elle s’exprime sans peine en anglais, elle a finalement ouvert la voie à la justice pour toutes. Mais ce n’est qu’un début, marquant et intime certes, mais la lutte continue toujours après Black Box Diaries, cette fois-ci avec une saveur nettement plus optimiste."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Vu au festival Fipadoc, un film édifiant sur le système judiciaire patriarcal japonais qui préfère protéger et couvrir un puissant qu'aider une victime d'un viol dans des conditions atroces alors même que celle-ci dispose d'éléments. On suit la rage et le découragement de la victime et sa volonté malgré tout de continuer le combat. Le final émouvant apportera un certain réconfort. Un film prenant, puissant et un portrait de femme japonaise courageuse malgré l'incroyable adversité.
C'est un saisissant documentaire qui était proposé au cinéma St-Exupéry de Strasbourg en conclusion de la saison Hanabi à savoir "Black Box Diaries" l'histoire vrai de Shiori Itō qui défie les archaïsmes de la société Japonaise suite à son agression sexuelle par un homme puissant, proche du Premier Ministre ! Shiori Itō est à l'origine du mouvement #WeTooJapan, déclinaison de #MeToo au Japon !
Super documentaire. L'enquête est racontée comme un thriller et le courage de Shiori Ito impressionnant. Un film qui secoue, mais c'est important de voir ce genre de film.
Film vu en avant-première lors des "saisons Hanabi" en décembre 2024. Ce documentaire époustouflant, monté comme un thriller, retrace le long combat d'une journaliste victime d'un viol par une personne influente à Tokyo. Ce pourrait être un scénario de fiction, mais on est ici dans la réalité, filmée et enregistrée de l'intérieur, sans fioritures. Shiori Ito ne joue pas la victime, elle est la victime. Ses questionnements, ses espoirs, ses déceptions s'enchainent pendant tout le film qui retrace ses huit ans de combat. spoiler: Qu'elle remporte enfin. . Cette personne est lumineuse, elle irradie tout ce film qui, je l'espère trouvera un distributeur et un large public, car il est universel.
Ce documentaire sur le témoignage émouvant et courageux de cette jeune journaliste japonaise de Tokyo violée par une personnalité connue au Japon est très intéressant à découvrir à cause de son aspect historique et de la nature même du sujet traité. La réalisatrice, qui est à la fois actrice et victime, traduit bien tous les éléments de sa longue enquête qui nous permet aussi d’appréhender le système judiciaire et médiatique au Japon. Même si tout n’est pas parfait dans ce témoignage forcément à charge, ce documentaire est bien réalisé et passionnément à suivre.
Bernard CORIC
(Film visionné en projo de presse le 25/02/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Un documentaire réalisé par une journaliste victime d'un viol, commis par un de ses confrères proche du premier ministre de l'époque (2015).
On suit le combat judiciaire, l'expression des conséquences du trauma chez la victime, ses soutiens, mais aussi les dénis de l'auteur des faits et d'une part de la population.
Les prédateurs n'ont pas de frontières, appartiennent à toutes les couches de la société, abusent de leur position dominante et sont parfois protégés.
De tout cœur du côté de la victime, son film a le grand mérite d'exister. On peut regretter toutefois certaines longueurs dans la première partie et des manques ( rapports avec sa famille passés un peu rapidement, hauteur de la peine prononcée contre l'auteur).
J' ai retenu la réponse qu'il fait lors de la conférence de presse, qui illustre une des marques caractéristiques du manipulateur ( se contredire, dire en même temps le tout et son contraire).
Vu en avant première au festival du film de Carcassonne, ce film est d'une grande intensité. L'actrice principale jouant sa propre histoire soulève les problématiques du traitement judiciaire des femmes dans la société japonaise avec une émotion et une immersion impressionnante. La qualité de la mise en scène fait penser à des séquences planifiée comme dans un film classique mais l'intensité des scènes donne le sentiment d'assister à une histoire en direct. Le thème, la projection dans l'époque actuelle et le rythme en font un film pognant et un vrai témoignage.
"'Black Box Diaries", salué par la critique et sélectionné aux Oscars cette année pour le meilleur film documentaire, se révèle être une œuvre éclairante. Ainsi, la réalisatrice Shiori Ito témoigne de son agression sexuelle vécue en 2015, pour livrer une œuvre et une enquête percutantes qui critiquent une société japonaise rongée par la corruption, dominée par le patriarcat et un système judiciaire qui ignore le viol, en résonance avec le mouvement MeToo.
Par bien des aspects la société japonaise a quelque chose d’idéal mais elle présente aussi des zones sombres, la plus profonde étant sans doute son patriarcat. Il y a une dizaine d’années une jeune journaliste ambitieuse se fait violer à la suite d’une soirée arrosée par son supérieur hiérarchique, un proche du premier ministre. Shiori Ito décide de ne pas se taire et part à l’encontre de l’archaïsme de la société nippone, en s’en mettant une grande partie de ses composantes à dos. Ce documentaire dans lequel elle se met en scène et fait elle même les investigations est une illustration de son combat. Et il est loin d’être gagné, le film n’a toujours pas trouvé de distributeur au Japon. Blackbox Diaries est le journal de bord d’une héroïne ordinaire.
Une très belle lettre d'amour au Japon !!!!!!!!!! On suit cette histoire comme une fiction sauf que tout est vrai: l'histoire personnelle de la réalisatrice qui joue son propre rôle.
La patience pourrait être une vertu toute japonaise, il y aurait de l"émouvance" remontée (rensentie) à la surface , c'est que parfois l'abnégation peut bouger des montagnes N'empêche j'ai pas checké le sismographe C'est une affaire médiatique que Shioni Ito su mener contre vents & marée, impressionant