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Erwan Guevel2
17 critiques
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5,0
Publiée le 11 mars 2025
Pouvoir entendre cette jeune femme change vraiment le regard que j'ai porté sur le film. Shiori Itō nous offre un témoignage bouleversant et authentique. ‘Black Box Diaries’ est un cri puissant pour la justice et le changement. Merci à elle !
Un documentaire qui nous montre la réalité du #MeToo au Japon. Très bien fait, avec des moments forts. On ressent le courage des femmes qui ont osé parler. Le film se traverse comme un thriller, un film à suspense, épatant. Bravo.
M'étant laissé dire que, sur un sujet assez similaire mais sous forme de documentaire et non de fiction, ce film était aussi fort, voire plus, que "L'affaire Nevenka", j'ai fini par me laisser tenter. Et j'en suis sorti déçu car si, bien sûr, on compatit à ce qui est arrivé à Shiori Ito, car si, bien sûr, on est admiratif devant la force qu'elle a dû déployer pour arriver à faire triompher sa cause devant un tribunal nippon, "Black Box Diaries" est très loin de réunir toutes les qualités qui font de "L'affaire Nevenka" un véritable grand film : trop brouillon, trop plat, trop ennuyeux, trop prévisible, "Black Box Diaries" est même, osons l'écrire, un documentaire plutôt médiocre dans sa forme.
C’est à l’âge de 25ans que la journaliste Shiori Itō est victime de viol de la part de Noriyuki Yamaguchi, alors Directeur du bureau américain de la chaîne télévisée Tokyo Broadcasting System. C’est seule contre tous qu’elle décide de se battre pour faire reconnaître son viol, face un homme puissant (c’est un proche du Premier Ministre Shinzō Abe) et surtout, face à l’inaction de la justice nippone.
Pendant des années, la journaliste a documenté son combat face aux failles du système médiatico-judiciaire, prête à faire éclater la vérité, à ses risques et périls. On ne tarde pas à découvrir comment le principal accusé à su jouer de son influence, spoiler: par le biais de ses connaissances dans les hautes sphères du pouvoir, lui évitant ainsi d’être arrêté et comment l’enquêteur a été retiré de l’affaire, afin que rien n’aboutisse.
Un combat de tous les instants, largement documenté par le biais de retranscriptions d’auditions, d’enregistrements sonores et d’images de vidéosurveillance spoiler: (la scène glaçante où elle est extirpée du taxi par Noriyuki Yamaguchi et emmenée de force dans la chambre d’hôtel). Son film est d’ailleurs adapté de son propre livre “Black Box” publié en 2017.
On découvre de façon édifiante, comment le parlement japonais et la justice sont restés muets, se cachant derrière des lois vieilles de plus d’un siècle (d’une société patriarcale d’un autre temps) et qui ne reflètent absolument pas la société d'aujourd'hui. D’ailleurs, si le viol est antérieur à #MeToo, impossible de ne pas y faire de parallèle (ce que la réalisatrice finira par faire au cours de son tournage, en devenant même le visage du mouvement dans son pays).
Le film nous donne clairement l’impression d’assister à un combat entre David contre Goliath, avec d’un côté Shiori Itō et de l’autre, la justice japonaise. Un combat de longue haleine qui aura duré 8 années (!) jusqu’à ce que la Cours Suprême finisse par reconnaître son agresseur coupable de viol.
Malgré le fait que son combat soit à l’origine d’une modification de la législation japonaise sur le viol (une première depuis plus d’un siècle) et de la condamnation de son violeur, il est impensable de constater que le film puisse être censuré dans son pays d’origine.
Shiori Ito accuse Noriuki Yamaguchi, un journaliste proche du Premier ministre, Shinzo Abe, de l’avoir droguée et violée le 3 avril 2015 dans un hôtel tokyoite. Le journaliste s’en défend en affirmant que la jeune femme, qui candidatait à un stage dans son journal, était consentante. Après avoir déposé plainte sans succès, Shiori Ito a décidé de rendre l’affaire publique en 2017. Elle a publié un livre, "Black Box", qui eut beaucoup d’écho alors que la vague #MeToo partie des Etats-Unis touchait enfin le Japon. Pendant toute l’affaire, pour se protéger d’éventuelles représailles, Shiori Ito a filmé, souvent en caméra cachée, ses démarches et a enregistré ses interlocuteurs.
Inconnue en France, Shiori Ito est une star au Japon. Elle y est le visage de #MeToo, celle dont le combat courageux pour faire reconnaître le viol dont elle a été victime en 2015 galvanise celui de toutes les femmes dans un pays conservateur où l’autorité masculine n’est que timidement remise en cause, où les plaintes pour violences sexuelles sont rares et où les juges hésitent à sanctionner leurs auteurs.
Voir "Black Box Diairies", c’est évidemment prendre fait et cause pour Shiori Ito. La culpabilité de son agresseur ne fait pas l’ombre d’un doute – et le scrupule légaliste réservant à la police et aux juges le soin de l’élucidation des faits est bien (trop ?) vite balayé. La beauté de la victime, mannequin pour Calvin Klein, y est pour beaucoup. Mais plus encore, le spectateur est sensible au combat qu’elle mène pour que sa plainte soit entendue. Il prend conscience, autant qu’un documentaire peut lui permettre de le faire, de l’énergie, de la détermination et du prix à payer pour mener cette lutte.
Car, bien évidemment, Shiori Ito a suscité la polémique. Sa parole a été mise en doute. On l’a accusée de s’être prostituée, d’avoir menti, d’avoir cherché à s’enrichir dans ses procès. On mesure, à la suivre face à ce flot de haine, le courage et la force qu’il faut avoir pour y résister.
Le documentaire lui-même a suscité une polémique. Les avocats de Shiori Ito lui ont fait le reproche d’avoir utilisé certaines images, telles que celles des caméras de surveillance de l’hôtel auxquelles elle a eu accès à condition qu’elles ne soient utilisée que dans le cadre de l’instance, ou certains témoignages. Ces réserves peuvent sembler pusillanimes : pourquoi refuser la publicité de tout ce qui peut participer à la manifestation de la vérité ? Mais, à y regarder de plus près, elles ne sont pas si sottes : rendre publiques des preuves obtenues sous le sceau de la confidence, n’est-ce pas fragiliser la confiance et risquer à l’avenir que de tels témoins ne se taisent ?
Voici un documentaire qui met en évidence quelques tares de la société japonaise : déni des violences faites aux femmes, collusions entre puissants, emprise des conventions.
Son originalité est d'être réalisé par la victime du viol elle-même : la journaliste Shiori Ito, qui documente elle-même son chemin de croix.
Si le début du film est assez captivant, sur un mode de film policier (on voit notamment des images volées à la sécurité de l'hôtel dans lesquels la victime droguée est difficilement extirpée de la voiture), la suite est plus poussive. L'enquête de Shiori Ito n'en est pas vraiment une, et le film devient une chronique un peu languissante de la vie de la réalisatrice, qui écrit un livre, mais ne semble plus vraiment travailler à son enquête.
Le film ménage toutefois quelques moments vertigineux : la conversation téléphonique avec le portier de l'hôtel qui accepte de témoigner, celui avec le flic qui la drague lourdement.
Black box diaries constitue un témoignage poignant et important, fer de lance du #metooJapan.
Le sujet du film est très important mais déçue par le scénario présenté, je m'attendais à un procès mais c'est plutôt le côté intime de l'affaire de la victime qui est relaté
un documentaire haletant et plein d humanité sur les violences séxuelles, écrit et réalisé par une jeune journaliste japonaise elle même victime d un prédateur. c est accrocheur, quasi mené comme un thriller, c est très fort mais aussi un peu gênant, le spectateur peut ressentir un côté voyeur face à toutes ces confidences intimes.
Un documentaire à la première personne dans lequel une jeune japonaise, victime de viol par un homme proche du pouvoir japonais, mène une enquête pendant près de huit ans pour tenter de faire reconnaître le préjudice qu'elle a subi.
Pas grand chose à dire sur ce documentaire au sujet éminemment important mais qui ne m'a pas beaucoup touché.
Le courage de la jeune femme force l'admiration et cette dernière n'hésite pas à partager ses émotions, sans fard, alternant entre espoir et désillusion.
L'on est également saisi par les mécanismes mis en place par la société patriarcale japonaise pour assurer l'impunité des plus puissants.
Mais le fait que Shiori Ito soit à la fois celle qui filme et qui est filmée rend le récit un peu brouillon, le ressenti l'emportant parfois sur la rigueur.
Le dispositif reste intéressant avec l'alternance d'images de vidéosurveillance, d'actualités ou personnelles prises avec son téléphone. Mais souvent, l'ensemble reste trop plat et répétitif pour convaincre vraiment.
Reste à saluer le combat de cette jeune femme et ce geste cinématographique très courageux visant à défendre, à travers son propre récit, une cause bien plus large.
Un documentaire passionnant sur les violences sexuelles au Japon, réalisé par la victime elle-même. On suit avec intérêt la collecte des preuves et l'évolution de l'enquête contre le haut fonctionnaire incriminé.
Une œuvre, sans aucun doute, importante par le message qu’elle porte. L’histoire de cette journaliste victime de viole est dure et touchante. Son courage et sa détermination sont admirables. Elle réussit de façon magistrale à nous faire ressentir au plus proche ce qu’a été son combat.
Une oeuvre bouleversante à la forme originale et passionnante, au récit poignant et important et à l'héroïne réalisatrice magistrale. L'ensemble est remarquable et nécessaire.
Il s'agit d'un film réalisé par Shiori Itô qui témoigne des traumatismes consécutifs au viol dont elle a été victime. Film incontestablement nécessaire et sans doute libérateur. Mais difficile de donner un point de vue sur une telle œuvre, tant sa fonction sociale est importante. Un peu un documentaire sur le Japon permettant de constater que les problèmes fondamentaux qui se posent dans un endroit du monde aujourd'hui ont des aspects proches à ceux d'autres pays malgré les différences culturelles .
Essentiel! Voici un documentaire particulièrement prégnant et réussi ! Une journaliste nipponne témoigne de son viol, avant la salutaire révolution # MeToo . Tellement indispensable à voir pour prendre conscience et agir pacifiquement pour que les agressions sexuelles cessent naturellement. Amicalement. Gérard Michel