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Michelsur
10 critiques
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4,0
Publiée le 21 mars 2025
Film tourné avec les moyens du bord qui démontre à quel point le japon a des progrès à réaliser pour lutter contre les violences faites aux femmes. L'actrice principale et victime de ces violences est très convaincante et parfois très émouvante. La structure qui repose finalement d'une part sur une approche de type reportage et d'autre part sur la narration d'une histoire personnelle douloureuse est parfaitement utilisée.
Sincère et touchant, ce film documente le parcours du combattant d’une femme en situation de grande solitude face à la société japonaise qui refuse d’écouter son histoire.
A voir absolument . Elle a un courage incroyable. Bouleversant. On aimerait pouvoir l'aider encore pour qu'elle obtienne un vraie justice. Bouleversant.
Récit poignant et très documenté, impossible de ne pas céder aux montagnes russes émotionnelles du début à la fin. Le film a toute sa place dans l'actualité et spoiler: nous montre qu'avec toute la détermination du monde, les combats semblant perdus d'avance peuvent parfois trouver une fin positive.
Une vraie bouffée d'oxygène et un symbole d'espoir.
Il est tout à fait légitime d’apprécier ce film comme une œuvre artistique. Le montage est soigné, la narration fluide, et les images visuellement puissantes.
Cela dit, il peut être intéressant de rappeler que cette œuvre présente une vision personnelle des faits. Comme dans tout récit inspiré de l’expérience vécue, certaines scènes peuvent prêter à diverses interprétations.
Par exemple, la scène de sortie du taxi — parfois mentionnée dans les discussions — montre la protagoniste en train de descendre d’elle-même. De même, bien qu’elle exprime des difficultés physiques, elle avance sans assistance visible, ce qui peut sembler en décalage avec certains témoignages.
Certains spectateurs estiment que les images de vidéosurveillance ont une valeur particulière. Mais leur signification dépend du contexte et de l’analyse qu'on en fait, et il est naturel que chacun puisse y voir quelque chose de différent.
Le film évoque également des éléments de portée sociale ou politique, mais sans les développer pleinement. Cela peut susciter des interrogations ou des interprétations variées selon les sensibilités de chacun.
Concernant certains passages, il est bon de noter que, dans un contexte juridique au Japon, d'autres décisions ont été rendues, ce qui montre la complexité de la situation.
Étant moi-même japonais, j’ai reconnu quelques lieux représentés dans le film. L’un d’eux, par exemple, semble différent de ce qui est indiqué à l’image. Ce type de décalage peut facilement passer inaperçu pour un public international.
Enfin, certaines séquences peuvent apparaître fortement scénarisées. Mais cela fait aussi partie du langage cinématographique et peut refléter un choix artistique.
Je souhaite simplement partager ici une perspective complémentaire. Ce film, en tant qu’expression individuelle, mérite d’être vu et discuté, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un point de vue particulier.
Merci de m’avoir lu. Je vous écris depuis le Japon, avec tout le respect dû aux spectateurs et à l’œuvre elle-même.
"Black Box Diaries" de la journaliste Japonaise Shiori Ito est un brise cœur mais surtout un reflet social.
1 h 40 minutes, Pour être immergé dans la boîte noire d'une jeune femme, journaliste, qui souhaitait simplement intégrer une structure médiatique.
25 ans : victime de viol, plaintes rejetées, railleries, persécution, douleur insupportable, envies de suicide... Shiori Ito fait passer par toutes les émotions; les prises de vues sont toutes aussi sombres, ternes et statiques que l'univers intérieur de la journaliste.
La douleur est présente , un peu plus élevée à chaque fois que l'accusé (Yagamuchi, journaliste politique et proche d'un ministre) obtient gain de cause. Mais face à cette justice qui minimise, et surtout face à cet abus de pouvoir, la volonté de se faire entendre perdure. Le v*ol est le pire cauchemar d'une femme; Shiori avait besoin de justice réparatrice.
La société de manière générale a encore tendance à banaliser les cas " d'agressions sexuelles". Lorsqu'une femme victime prend son courage pour dénoncer parmi des milliers qui choisissent de se taire, souvent par honte ou par peur, elle subit une autre forme de violence : la violence psychologique. Et cette violence provient généralement de personnes du même sexe.
On entendra des expressions comme : « Comment étais tu d'abord habillée?» , « Que faisais-tu avec lui ? », « Étais-tu obligée d'en parler ? Il fallait garder cette histoire pour toi »...
Des femmes devraient cesser d'affirmer leur féminité parce qu'il existe des v*oleurs ambulants qu'on refuse d'éduquer.
Shiori Ito nous présente une journaliste, une femme qui a su défier un système de pouvoir bien établi. Ce film s'inscrit dans un contexte mondial où de nombreuses journalistes font face à des pressions et harcèlements similaires. Elle l'a clairement mentionné à l'entame de son documentaire : " «Je sais que vous êtes nombreuses à travers le monde à avoir subi des violences sexuelles ».
Mais alors ,
Combien de femmes subissent ce type de traitement lorsqu'il vient d'un employeur, de leur hiérarchie ou d'un haut gradé de la nation ? Combien auront le courage de dénoncer sans risque de représailles, de railleries ou alors d'accusations de mensonges ?