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3,0
Publiée le 6 janvier 2025
Tout ira bien est typiquement le genre de film pour lequel il est nécessaire de dissocier le sujet qu'il aborde de la façon dont il est traité pour en tirer un avis le plus éclairé possible.
En effet, l'invisibilisation du conjoint dans un couple homosexuel lorsque l'un des deux disparait est un sujet important et très intéressant, traité ici avec beaucoup d'élégance et de délicatesse.
Cependant, la trop grande pudeur avec laquelle il est abordé finit par lui faire perdre de sa puissance émotionnelle et par rendre le film quelque peu ennuyeux.
La mécanique de l'effacement progressif de la veuve, petit à petit reléguée au rang de meilleure amie, se révèle malheureusement trop prévisible et l'absence de réaction plus marquée de la part de celle-ci finit par être agaçante (même si Patra Au l'interprète de manière très touchante).
Mais le film a le mérite de s'attaquer à un sujet délicat, dans une société patriarcale chinoise lestée par ses coutumes et ses traditions.
Il a aussi une portée universelle en abordant plus largement la question de l'héritage et des déchirements familiaux lorsque de l'argent est en jeu.
En résumé, un film sensible et plutôt bien interprété, mais qui ne m'a pas vraiment touché
Tout ira bien est un film extrêmement subtil qui montre une représentation rare au cinéma : une histoire d'amour entre deux femmes de plus de 60 ans à Hong-Kong. Mais au-delà de ça, c'est une histoire extrêmement universelle, sur la famille et le deuil, et comment, malgré tout l'amour et les liens des uns envers les autres, tout peut exploser lorsqu'un drame survient, surtout face au poids de l'argent et des traditions... À voir absolument !
La Vie de cette famIlle, même sous ses aspects conflictuels est aussi convenue que les rapports entre nos deux héroïnes. La miévrerie s'oppose à l'émotion.
Quiconque a vécu les affres du deuil sait qu'une autre épreuve l'attend : celle de la succession, source de conflits et d'accès d'avidité. Le cas exposé dans Tout ira bien a beau être particulier, il n'en a pas moins une portée universelle. La compagne de la défunte, acceptée et même appréciée de la famille de cette dernière, de son vivant, n'en fait plus partie, à partir du moment où il est question d'argent. Il n'y a plus que de l'indifférence en héritage, voire du dédain, consacré par la loi qui,donne raison aux uns contre une. Ray Yeung traite son sujet avec délicatesse, un joli sens des ellipses et une certaine grâce, une manière qui tranche avec la cruauté des êtres, dès lors que la convoitise prime et que le cercle de la famille se resserre autour des liens du sang. L'homophobie, dès lors, revient à la surface, au mépris des preuves du passé, dans une hypocrisie sociale qui a été dissimulée par un prétendu esprit d'ouverture et de tolérance qui n'existait que pour la forme, sans sincérité aucune. Par ailleurs, l'on perçoit parfaitement dans Tout ira bien le manque d'espace à Hong Kong, la présence de croyances chinoises traditionnelles et, surtout, la persistance de coutumes fondées sur un modèle intangible de société patriarcale.
Voilà des sujets rarement traités conjointement dans le cinéma, encore plus rarement dans le cinéma asiatique que sont la viellesse et l'homoséxualité. Ce fiilm vient de Hong-Kong connu pour sa production cinématographique de qualité. Deux femmes assez âgées, toujours amoureuses, vivant ensemble, reçoivent la famille de l’une d’entre elles qui décèdera peu de temps après l’avoir reçue. Se posera la question de la succession. Succession difficile car aucun document ne protège la survivante qui, au regard de la loi, n’a droit à rien. Ray Yeung, le réalisateur, réussit à traiter avec délicatesse des sujets comme l’acceptation de l’homosexualité, dans une société faite de faux semblants. C’est bien dans des situations difficiles que la vraie nature se révèle, et lorsque les questions d’argent et de partage se posent, la tolérance et la bienveillance s’estompent. Tout en contant cette histoire, il nous est donné de découvrir cette ville de Hong Kong sans focaliser uniquement sur la baie et ses gratte-ciels, si souvent montrés. On découvre ses immeubles beaucoup moins glamour que l’appartement du couple lesbien. le même réalisateur avait proposé, sur un thème similaire ( l'homosexualité chez les personnes âgées) un film intitulé "un printemps à Hongkong ". Tout aussi réussi que "tout ira bien". Ce film ne serait pas aussi réussi sans la performance de l’actrice principale Patra Au, qui interprète avec autant de force une femme heureuse de vivre avec sa compagne, abattue suite à la disparition de son amour, combative puis résignée face aux situations décrites.
Toujours après le décès de quelqu'un, on voit le vrai visage des personnes. C'est notamment le cas dans le film. Où on voit les différents comportements qu'ils peut avoir dans une famille suite à un décès. C'était bien montrer dans le film.
Un film plein de délicatesse sur le deuil et ses suites….Une femme perd subitement sa compagne. S’en suit un grand chagrin, et des questions, des démêlées avec la famille de la défunte...Quel rôle jouer, quel testament appliquer ? C’est filmé avec beaucoup de sensibilité et de douceur, à la chinoise serait on tenter de dire, où l’on croit que les âmes des défunts survivent...Touchant sera le mot de la fin, à voir sans hésiter….
Au rayon des sources d’inspiration, Le réalisateur ne cache pas son admiration pour le réalisateur japonais Yasujiro Ozu, ce qui explique sans doute que dans son film, rien n’est faussement spectaculaire, rien n’est artificiel, tout est nuancé et, au final, le film se révèle poignant sans jamais verser dans le pathos. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-tout-ira-bien/
Bon, le film n'est pas folichon et ne vous mettra pas la patate mais je le recommande tout de même. On est devant un cinéma Hong-Kongais spoiler: abordant la mort d'une concubine dans un couple lesbien qu'on voit recevoir toute leur famille et suite à ce repas décède l'aîné du couple. On voit ensuite se révéler au grand jour les personnalités des membres de la famille de la décédé et la situation de la survivante du couple. C'est élégant, touchant et émouvantspoiler:
Avec beaucoup de delicatesse et d'empathie pour les émotions qui traversent chaque personnage, ce film très prenant montre la fragilité des liens d'affection lorsque l'intérêt financier s'en mêle, en Chine comme ailleurs ... Nous assistons avec Angie, aussi désemparés et impuissants qu'elle à la destruction lente de son univers ... Formidable interprétation de tous les membres de cette "famille" confrontés à un bouleversement de situation et un final en demi-teinte très émouvant
J'ai vu ce film en avant première, il m'a plu et m'a donné à réfléchir. Je me suis mise dans la peau de chacun de ses personnages et ce n'est qu'au fur et à mesure que j'ai pleinement réalisé toute leur cruauté. Ce qui m'a paru au début comme un penchant humain n'est de fait que de la discrimination et de l'ignorance. Par ce film qui traite de femmes fortes et faibles, de leur amours et de leur place dans la société hongkongaise, le réalisateur s'adresse en fait au monde et à ses habitants pour réclamer l'égalité.
Vu dans le cadre du festival de cinéma queer de Genève, « All shall be well » a remporté le Teddy Award du meilleur film de fiction à la Berlinale 2024. Il raconte l’histoire d’Angie qui après le décès subit de sa compagne doit faire face à la famille de cette dernière concernant la question de l’enterrement, puis de l’héritage. Filmant le plus souvent ses personnages de près, ce qui les rend très touchants, le réalisateur brosse avec une grande sensibilité cette confrontation entre la famille de la défunte qui a le droit pour elle et Angie qui pensait en faire partie.