Mon gâteau préféré
Note moyenne
4,0
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107 critiques spectateurs

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Mariechfougere
Mariechfougere

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5,0
Publiée le 24 février 2025
Un film où la tendresse ,la simplicité et le bonheur tout simple dansent ensemble!
Sachons le regarder et le voir tel qu’il est!
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2025
La liberté de parole et d'acte que Mahin affiche dès le début du film relativise de façon un peu troublante (par rapport à ce que l'on croit en savoir) la pression imposée par la loi islamique.

Contrairement au synopsis officiel, elle n'est pas un héroïne qui brave tous les interdits, elle assume tranquillement et courageusement ses aspirations, en bravant surtout sa solitude et les a priori concernant la sexualité des anciens, la "date de péremption" (≠ "interdits").

Ses coquetteries sont charmantes, entre le changement de tenue et ses préparatifs culinaires.

Le film montre bien l'amertume de la solitude de Mahin et de Faramarz, mais reste trop sibyllin sur le manque de contacts épidermiques qu'ils ressentent.
Craoux
Craoux

38 abonnés 325 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2025
J'ose affirmer qu'il vaut certainement mieux aborder ce film en ayant à l'esprit ce qu'est le contexte politique et social en Iran entre 2020 et 2024, pour en saisir, peut-être, la force. Car, à défaut, objectivement, dans sa première moitié, le regard porté sur le 3ème âge, la solitude ou l'isolement, est plutôt déprimant. Ouf, si l'on peut dire, vient enfin le moment de la rencontre entre Mahin et ce brave taxi-man, ce qui nous sort de l'ennui, jusqu'à cette conclusion que, bien sûr, je ne dévoilerai pas. Certes, je ne contesterai pas la tendresse de leur relation "amoureuse", mais qu'il est difficile d'oublier que les tourtereaux sont bien usés par la vie, le temps qui a passé. À spoiler SVP : le scénario ne tient pas la route dans sa toute dernière ligne droite > l'absence du taxi-man ne manquera pas d'être remarquée, et amènera bien des questions.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2025
Une nuit inoubliable

Mahin a 70 ans et vit seule à Téhéran. Bravant tous les interdits, elle décide de réveiller sa vie amoureuse et provoque une rencontre avec Faramarz, chauffeur de taxi. Leur soirée sera inoubliable. A le lire, quand on vit en France comme vous et moi, ce pitch paraît bien inoffensif. Et pourtant ce film fait scandale en Iran. Lisez plutôt : Après avoir subi de multiples interrogatoires et alors qu’il sont interdits de sortie du territoire depuis deux ans, la date de la 1ère audience de Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha devant le tribunal révolutionnaire a été fixée au 1er Mars. Qualifié d’obscène, leur film primé à Cabourg, à Deauville et deux fois à Berlin, serait « une offense à la moralité publique et une œuvre de propagande contre le régime ». Sans autorisation officielle de distribution, cette comédie iranienne – plaisant oxymore s’il en est -, est projetée illégalement dans le pays des Mollahs. Face à ces persécutions, une pétition est ouverte en ligne pour que cesse ces persécutions sur le site The International Coalition for Filmmakers at Risk's mission.
Parlons maintenant de cinéma et de ces 86 minutes de pur bonheur. Cette comédie douce-amère s’attaque aux interdits qui plombent la vie quotidienne des iraniens et surtout des iraniennes et s’inscrit à l’encontre du contexte traditionnel et religieux. Le tournage a démarré au début de l’été 2022, trois mois avant le mouvement Femme, vie, liberté qui a suivi le décès de Mahsa Amini après des violences policières en Iran. Le tournage a pu continuer, mais en secret, allant jusqu’à enfreindre certaines restrictions à l’égard des femmes iraniennes. A l’image de leur héroïne, le couple de réalisateurs osent tout. Avec leur tragicomédie ils réussissent ce prodige de réunir geste politique et moment de grâce suspendu. Comme son héroïne, on rit, on respire, on chante, on danse, on tremble : bref, on vit ! Et ça, c’est plus que le pouvoir iranien ne peut supporter.
L’actrice Lili Farhadpour, militante pour le Droit des femmes et des actrices iraniennes, nous gratifie d’une performance extraordinaire et vaut à elle seule de voir ce merveilleux film. Elle trouve en Esmaeel Mehrabi un partenaire épatant. Une célébration de l’amour au grand âge à la fois douce et cruelle, vouée aux gémonies par une autocratie religieuse aux abois. Signez la pétition de soutien aux deux cinéastes et surtout… allez voir leur film.
Simon Dujardin
Simon Dujardin

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2025
Sortir de la solitude, encore plus à 70 ans n’est pas chose aisée, il faut pour cela une sacrée dose d’audace et de courage ! La rencontre de ces deux iraniens isolées est parfois gênante mais finement drôle et touchante, dans une société Iranienne moderne remplies de barrières imposées par le régime.
Matt Music12
Matt Music12

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
Émouvant et sincère, ce film nous rappelle qu'à tout âge l'amitié et l'amour peuvent dépasser la pudeur
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2025
La vieillesse et la solitude sont un sujet en soi. Lorsque s'y greffent les interdits et les particularismes de la société iranienne, c'est tout une histoire.
Mahin, veuve et septuagénaire, ne voit plus guère ses copines -amusante et truculente scène d'ouverture entre femmes- et encore moins ses enfants expatriés. Elle a l'audace de proposer à un vieux chauffeur de taxi, tellement seul lui-même, de passer la soirée avec elle en espérant nouer une tendre relation.
Les réalisateurs Maryam Moqadam et Behtash Sanaeeha rassemblent deux solitudes et c'est touchant. La rencontre entre Mahin et le cordial Faramarz ouvre la séquence centrale et prépondérante du film et d'une relation naissante prometteuse. La conversation qui s'ébauche, le temps de quelques heures, éclaire de mornes existences, va jusqu'à insinuer la question sensuelle du troisième âge, sujet tabou dans toutes les société et encore davantage en Iran, et invoque une espérance en dépit du joug imposé par le régime des mollahs.
Le film navigue entre le drame humain universel -le vieillissement et l'isolement- et la critique sociale et politique, laquelle, sans être un brûlot, suggère parfaitement les prohibitions morales et coutumières de l'Iran. Les deux comédiens sont très bons, qui évoquent en toute modestie et simplicité les tourments de leur personnage. Le film est une chronique douloureuse er attachante.
romain42000
romain42000

14 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
De la douceur, de la candeur et de la poésie dans ce film iranien qui s’affranchit des tabous et qui vaut le détour.
amour13
amour13

59 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2025
Sur le fond, ce film est beau, mais sur la forme, il est ennuyeux. Si le réalisateur avait choisi deux comédiens de 50 ans, le film aurait été 10 fois mieux. Dommage..
Mona56
Mona56

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2025
Un film iranien qui nous émerveille ! Deux personnages trop touchants !
Un soirée inoubliable pour ces deux amoureux, l'amour à 70 ans, mais cruel ... l'amour éternel.
Film émouvant d'une grande pudeur.
Françoise P.
Françoise P.

5 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2025
Un film tout en délicatesse. Mahin est âgée et seule, ses enfants sont loin, elle ne voit ses amies que rarement. Elle décide de réveiller sa vie et provoque une rencontre avec Feramaz, chauffeur de taxi. C’est attachant, doux, tellement gai et joyeux, empli de transgression et d’audace dans ce pays où tout est interdit. Très beau 
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2025
Mahin est une femme arrivant à un certain âge et vivant seule dans sa maison en Iran. Elle a un quotidien millimétré et se réveille systématiquement vers midi à cause de ses insomnies. Mahin décide qu'il n'est pas trop tard pour trouver un homme qui l'accompagnera dans la dernière partie de sa vie. Lors d'un déjeuner dans un restaurant, elle aperçoit un chauffeur de taxi. En salle le 5 février.

spoiler: "Mon Gâteau Préféré" a été pour moi une séance forte de deux sentiments très contradictoires. J'ai absolument adoré la deuxième partie de l'œuvre qui correspond à la rencontre entre Mahin et Faramarz. Comme deux adolescents retrouvant l'été, on assiste à une jolie amourette entre deux âmes plutôt âgées décidant d'ouvrir la porte de leurs cœurs sans se soucier des dictats sociaux. Enfin, un film positif ! Que nenni car arrive ensuite la dernière partie. Le réalisateur me crève le cœur par le chemin qu'il décide d'emprunter. Je ne suis pas sûr qu'il était nécessaire d'ajouter une telle dimension tragique à ce film qui était pour moi aussi sucré que le gâteau dont il est question à l'écran.
Distilla
Distilla

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
c'est merveilleux de délicatesse, ça dit la solitude, l'amour, le temps, l'angoisse. Le film met en scène des personnages et des corps que l'on ne voit jamais au cinéma, les dialogues sont fins, drôles, subtils.
cette soirée suspendue avec les personnages, c'est l'allégorie des quelques heures de bonheur avant que la révolution ne soit confisquée par les islamistes.
On retrouve dans ce film la quête d'absolu et de vérité des iraniens, avec beaucoup de noblesse, sans faux semblants , sans se servir comme le font les occidentaux dans leur art.
Toutes mes pensées aux réalisateurs en résidence surveillée et bravo à eux pour nous avoir offert cette inoubliable soirée.
TremoLow
TremoLow

56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2025
Émouvant, touchant, irradiant, flamboyant, combattant, une film d’une rare délicatesse mais une fin tragique à laquelle je ne m’attendais pas mais en même temps, une caisse de résonance pour la politique de ce pays. Une petite merveille !
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2025
Mahin vit à Téhéran. Veuve depuis de longues années, séparée de ses enfants partis vivre à l’étranger, elle ne supporte plus la solitude de son grand appartement en rez-de-jardin. Un beau jour, elle fait la connaissance de Faramarz, un ancien militaire devenu chauffeur de taxi. Entre les deux septuagénaires esseulés, le courant passe immédiatement.

Quel beau film pour la Saint-Valentin ! Devant l’UGC Gobelins, deux files de spectateurs bien différentes étaient reconnaissables avant-hier. La première rassemblait des spectateurs de dix-huit à cinquante ans devant "Bridget Jones 4". La seconde, presque aussi nombreuse, faisait plutôt recette dans le troisième âge pour une comédie romantique iranienne qui bénéficie depuis sa sortie le 5 février d’un bouche-à-oreille élogieux. Devinez dans laquelle j’ai pris place!

L’extraordinaire cinéma iranien nous fournit à un rythme régulier des films coup-de-poing qui dénoncent , avec une redoutable efficacité, la restriction des libertés et l’asservissement de la femme en Iran. Il suffit de citer pour 2024 : "Les Graines du figuier sauvage", que j’ai placé presque au sommet de mon Top 10, "Tatami", le diptyque de Mehran Tamadon "Mon pire ennemi"/"Là où Dieu n’est pas", ou encore "Chroniques de Téhéran". "Mon gâteau préféré" s’inscrit dans un registre inhabituel, plus doux : la comédie romantique.

Il n’en a pas moins valu à ces deux co-réalisateurs le même sort : la suppression de leurs passeports et l’assignation à domicile. Car Maryam Moghaddam et Behtash Sanaeeha, qui avaient signé "Le Pardon" en 2021, y montrent ce que le régime des mollahs interdit de montrer : une femme en cheveux, qui boit du vin, qui danse et qui prend la défense des filles harcelées par la police des mœurs pour une mèche qui dépasse du tchador ou un chemisier trop moulant.

Mon gâteau préféré part d’une situation qui ne m’a semblé guère crédible. Je n’ai pas cru dans la rencontre de Mahin et de Faramarz qui se sont croisés au restaurant pour retraités où déjeune parfois Mahin pour rompre sa solitude. Si j’étais un septuagénaire iranien, chauffeur de taxi (ce que je ne suis pas !), je n’aurais pas suivi chez elle cette retraitée trop fardée et trop aguicheuse. Si l’on accepte cette prémisse, que penser de la suite du film ?

Je lui trouve deux défauts successifs dont la présentation m’entraîne à évoquer les développements du scénario. Les lecteurs allergiques au divulgâchage s’arrêteront ici.
On voit d’abord les deux tourtereaux roucouler. Le tableau est délicieux mais il est terriblement statique. Leur coup de foudre est trop immédiat pour être crédible, trop parfait pour ne pas condamner le scénario à la panne sèche. Que pourrait-il se passer maintenant que nos deux héros filent le parfait amour ?
C’est alors qu’intervient un coup de théâtre. Il évite au scénario la panne sèche qui le menaçait. Point positif. Mais il a le défaut d’entraîner le film dans une direction, macabre, qui n’était pas la sienne, qui rompt avec le registre qu’il avait choisi jusqu’alors, au risque d’en brouiller le message.
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