Le cinéma Iranien démontre une nouvelle fois toutes ses qualités, ici à travers l'histoire touchante de Mahin, 70 ans, qui vit seule à Téhéran, et qui décide, bravant tous les interdits, de réveiller sa vie amoureuse en provoquant une rencontre avec Faramarz, chauffeur de taxi.
Alors qu'il semble dérouler un récit intime, en ne se concentrant que sur deux individus, le film porte en filigrane un message politique fort et beaucoup plus large contre la République islamique d’Iran.
Un film sur la solitude, consécutive à l'âge et à l'isolement qui en découle, mais aussi et surtout à un régime totalitaire qui prive de libertés aussi basiques que les rencontres hors mariage.
Les deux acteurs sont formidables et irrésistibles. Ils parviennent à créer une belle complicité entre leurs deux personnages. Chacun de leurs gestes est extrêmement délicat et chacune de leurs répliques jouée avec beaucoup de pudeur.
Qu'il est beau et émouvant d'assister aux premiers émois d'une nouvelle relation, à la naissance de sentiments, peu importe l'âge. C'est là l'innamoramento, comme le chantait une artiste célèbre...
Néanmoins, le scénario et la mise en scène sont là pour nous rappeler constamment que ce bonheur est fragile : une voisine qui croit avoir entendu une voix d'homme, une musique jouée trop fort susceptible d'alerter le voisinage, une porte d'entrée vitrée à travers laquelle n'importe qui pourrait surprendre les deux tourtereaux... Une ombre plane et tout est fait pour que l'on ne puisse jamais totalement se réjouir et profiter de ce moment suspendu avec la même sérénité et la même insouciance que les protagonistes.
Le tournant que prend le film sur son dernier quart d'heure surprend et, même s'il renforce tout ce qu'il cherche à dénoncer, l'on ne peut s'empêcher de se demander s'il était nécessaire.
Jugé vulgaire et indécent, accusé de faire la promotion d’un libertinisme pervers, le long-métrage a provoqué les foudres de la République islamique d’Iran qui a interdit aux deux réalisateurs d'exercer leur métier et de quitter le territoire, dans l'attente de leur procès...
Encore un film iranien très réussi ! Ce film très sensible sur une femme àgée veuve que nous suivons dans son quotidien au rythme lent nous raconte la vie d'une vieille dame très touchante, cette veuve est accro à la vie . Et comme ses enfants ont peu de temps pour elle, elle se débrouille et ça devient très drôle Un portrait tout en finesse sur fond léger de régime islamiste, mais très moderne Les femmes !
Un film iranien de plus. Décidément on est gâté ! Cette fois-ci c'est un film moins politique que les précédents sortis en France. C'est une belle romance entre deux seniors qui ont laissé la vie les happer sans qu'ils s'en rendent vraiment compte. Leur solitude pèse et leur rencontre est un vrai bonheur. Sans dévoiler quoi que ce soit, on sourit des situations, des dialogues, spoiler: notamment sous la douche. . Le film est une ode à la liberté et il fait vraiment du bien. Un regard tendre et poétique. Bravo aux réalisateurs qui ont dû tourner illégalement à leur propre péril. Sous chaque dictature, il y a heureusement des contestataires épris de liberté. Un film à voir plutôt que le quatrième opus des Tuche. On parle rarement de l'amour entre des personnes de 70 ans et plus et là, c'est une vraie réussite. 17/20
Très beau film,sur un sujet contemporain...!surtout quand on connaît les conditions du tournage...merci aux deux réalisateurs pour cette belle création avec des comédiens (nes) talentueuses...à voir absolument
Je suis pourtant un grand fan de films iraniens, mais là j'ai souffert le martyr. Ce spectacle de décrépitude physique, morale et affective est à la limite du supportable. Des vieilles dames qui se racontent par le menu leurs déboires de santé, quel ennui ? Les tête-à-tête avec le chauffeur de taxi sont déprimants.
Sur le papier, l'histoire sonne simple et banale. Mais rares sont les films qui touchent autant par leur simplicité. Une histoire humaine avec une grande portée politique. Un cri d'amour et à la sortie d'une vie monotone et solitaire.
Un beau film , sur la solitude au 4eme âge, thème universel, mais ici accentué par le fait qu’ il se situe en Iran où les relations homme-femmes sont extrêmement difficiles et codifiées durement par le régime islamiste. On comprend donc la difficulté supposée pour ces solitaires du 4eme âge à se rencontrer, se croiser, se fréquenter, s’amuser ensemble. Le film construit astucieusement cette relation entre cette veuve, très seule, ( ses enfants sont partis vivre aux USA) et ce chauffeur de taxi , ancien militaire retraité, rencontré fortuitement dans l’après-midi et qui organiseront un premier diner en tête à tête le soir même . De l’humour, de la tendresse, quelques piques contre le régime islamiste plutôt bien dosées, sur son absurdité, son obsolescence. Les deux acteurs sont excellents, mais le film pêche par un rythme très lent, la démonstration s’étire en longueur, certains plans sont très ( trop ) longs . Le scénario est un peu juste, on comprend très vite le thème, et le double twist final est vite compris, l’allégorie avec le régime des mollahs est claire, et la leçon de philosophie quoique empreint de poésie, nous parait très longue. Quelques touches intéressantes sur le quotidien de ce régime en fin de course, mais qui n’arrivent pas à donner un rythme suffisant malgré l’originalité du sujet.
Ce film est un pur enchantement. Il peut être considéré comme une fable dans laquelle une femme d.un certain âge tente de trouver un moment de liberté et de bonheur dans une société très restrictive. À la fois comique, tragique et éminemment politique.
Magnifique film, en même temps romance entre septuagénaires, remarquablement décrite, sensible et intelligente, et analyse politique de la situation en Iran. Très émouvant sublimé par l'interpretation des acteurs principaux.
« L’amour Senior» Une femme iranienne de 70 ans, Mahin, veuve depuis 30 ans, cherche un compagnon de vie pour rompre sa solitude. Elle provoque une rencontre avec Faramarz, chauffeur de taxi et ils passent une soirée magique. Il y a quelques coups de griffe en passant contre le régime des mollahs. Mais surtout ce film iranien plein de tendresse et de joie de vivre, est universel sur la solitude, la nostalgie, la vieillesse. Cette soirée est vécu comme un rêve et on aimerait pour Mahin qu’il continue…
Si le cinéma iranien nous propose très souvent le meilleur, il arrive que certains titres ne présentent pas un haut degré d'accomplissement.
C'est ( de mon point de vue) l'exemple de " mon gâteau..." dépourvu d'un scénario d'une quelconque finesse ni de complexité. Certes la réalisation est entre les mains de deux cinéastes qui connaissent leur affaire, mais le scénario ( et ça me semble très léger) se résume en une ligne et une idée.
Peut-on rompre sa solitude et commencer une relation amoureuse à soixante dix ans ? Jouant de façon discutable sur les sentiments, " mon gâteau...", longtemps ennuyeux, laisse de surcroît un goût amer voire même déplaisant ( en tout cas en ce qui me concerne).
Ce film est un véritable délice de gaité, d amour de la vie malgré ou peut être grâce au climat politique du pays. J en aurais bien mangé une part de plus de ce gâteau et de ce cadeau. J adore les films iraniens Allez le voir, vous ne le regretterez pas.