Chime
Note moyenne
2,9
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38 critiques spectateurs

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Didier Albessart
Didier Albessart

7 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2025
Oubliez l'extase des critiques professionnels : ce moyen (mauvais !) métrage n'a ni queue ni tête. Personnages inconsistants, travail sur le son surestimé, mise en scène qui frôle l'amateurisme et suspense inexistant. On annonce thriller, suspense, horreur. Rien de tout cela dans ce gloubi glouba entièrement vide.
Yves G.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2025
Un chef donne des cours de cuisine. L’un de ses élèves s’isole du groupe et devient de plus en plus violent. Il est à craindre qu’il s’en prenne aux autres ou à lui-même.

Alors qu’il approche les soixante-dix ans, Kiyoshi Kurosawa (sans lien de parenté avec son célèbre homonyme) continue à tourner toujours autant. Trois de ses films sortent coup sur coup en France : "Chime" le 28 mai, "Cloud" le 8 juin et "La Voie du serpent" le 13 août. Kurosawa est devenu célèbre grâce à ses films fantastiques : "Cure" en 1997, "Kairo" en 2001 et "Vers l’autre rive" en 2015. Mais sa palette est large qui va du thriller ("Creepy" en 2016) à la science-fiction ("Avant que nous disparaissions" et "Invasion" en 2017). En 2016, il s’expatrie en France pour y tourner "Le Secret de la chambre noire" avec Mathieu Amalric, qu’il retrouvera dans "La Voie du serpent", Tahar Rahim et Olivier Gourmet.

"Chime" est un moyen-métrage de quarante-cinq minutes. Une telle durée a de quoi déconcerter les spectateurs qui ont l’habitude de films nettement plus longs. Quand survient le générique de fin, ils sont déconcertés : certains ne savaient pas que le film serait si court et même ceux qui en étaient, comme moi, avertis, sont décontenancés.

"Chime" est d’autant plus déconcertant qu’on ne comprend pas immédiatement qui en est le héros. On croit que ce sera Tashiro, cet élève manifestement déséquilibré et que le film racontera sa lente descente dans la folie. Mais le film change bientôt d’axe et s’attache à Matsuoka, son professeur. A-t-il été contaminé par la folie de Tashiro ? On n’en saura rien. Le film se termine brutalement, l’absence d’explication ajoutant au désarroi du spectateur déjà marqué par sa brièveté.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2025
Oui, le réalisateur fait preuve de talent pour instaurer cette tension, cette atmosphère angoissante. Mais difficile de trouver un sens, voir un intérêt à cette démonstration et encore moins une explication à cette collection de critiques dithyrambiques. Un film en forme de promesse mais qui ne se suffit pas à lui-même.
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 juin 2025
Mais quel ennui. Heureusement que ça ne durait que 45 minutes. On a à peine une intrigue qui n’a pas vraiment de fond et aucune résolution ou quoi que ce soit. Je ne suis pas fan des films d’horreur en général et là je me suis vraiment posé la question si le réal a juste cherché à faire un film d’ambiance plutôt qu’un film à proprement parlé. On obtient pleins d’informations mais sans jamais en avoir les explications on ne comprend pas les motivations des personnages ils sont très archétypés sans nuance aucune. Enfin bref non.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2025
Le genre de séance dont tu sors et tu te demandes ce qui vient de se passer. Trou noir? Génie incompris? Ou juste un délire qui ne nous parle pas? Bref, au final, vide sidéral ressenti!
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2025
J'ai détesté ce film, pourtant de belle facture. Le jeu de contraste entre bruit et silence, les attitudes incompréhensibles, le thème fantomatique en suggestion hors champ, les travellings fluides, le timide début référentiel au film Le Cercle, tout concourt à l'interrogation, jusqu'à la stupéfaction du générique de fin, suite à l'invraisemblable enchaînement de scènes sans queue ni tête. Schizophrénie ? Psychopathes en série ? Dénonciation d'un fascisme rampant, de la misogynie, de la violence rentrée au Japon, de l'absurdité des relations humaines voire de leur échec, de la gestion de l'humain comme un objet, qui devient lui aussi déchet ? On ne regarde certes plus vraiment de la même manière les couteaux de cuisine après ça spoiler: (deux scènes trash, sanglantes)
mais, effectivement, ce volet est traversé par la folie, par le sentiment d'échec, par la hantise, l'obsession, l'égocentrisme, l'aveuglement et, bien sûr, par le surnaturel. Toutes les couleurs vives ont disparu, comme dans un monde aseptisé qui se veut parfait mais qui n'est plus qu'aliéné. Clairement déconcertant.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Un bruit. Une goutte métallique qui ne tombe pas. Qui résonne dans une boîte crânienne. Tashiro l’entend. Personne d’autre. Juste lui, captif d’un carillon interne, oscillant entre son et symptôme, hallucination ou mécanique neuronale infiltrée. Il dit qu’une machine s’est greffée à son cerveau. Il le dit calmement, presque avec gratitude. Matsuoka, son professeur de cuisine — figure paternelle, ou projection post-traumatique, peut-être — tente de le ramener. Mais le Chime recommence. Toujours plus net. Toujours plus dedans.

On est dans un Kiyoshi Kurosawa qui ne cherche plus à faire peur. Il infecte. Il procède par corrosion. Plus rien n’est frontal : pas l’horreur, pas la folie, pas même la violence. La caméra — neutre, distante — devient l’antichambre d’un esprit qui se décompose doucement. Chaque plan est fixe, précis, comme si le film était tourné par une intelligence artificielle cherchant à simuler l’humanité. Mais c’est le contraire. Kurosawa filme le moment exact où l’humanité cesse.

Le film est court. Quarante-cinq minutes pour dissoudre l’idée même de durée. Le spectateur sort avec un tempo cérébral altéré, comme après une crise d’angoisse ou un rêve de fièvre. Pas de début, pas de fin : juste une propagation. Le Chime, c’est un virus. Un son qu’on ne peut plus faire taire une fois entendu. Et il n’est pas exclu qu’il ait commencé à vibrer dans l’oreille du spectateur aussi. Il n’est pas exclu qu’il continue.

Mutsuo Yoshioka, tout en regards en retrait, donne à Matsuoka un calme étrange, suspendu. Une passivité bienveillante qui confine au malaise. Seiichi Kohinata, en Tashiro, n’a pas besoin d’en faire trop. Il est déjà ailleurs, dès le premier plan. Un peu trop silencieux, un peu trop vide. Quelque chose ne colle pas avec la réalité. C’est tout le principe du film.

Musique ? Quasi absente. Juste des respirations électroniques, des bruissements qui ressemblent à des souvenirs. C’est Takuma Watanabe, en chirurgien du frémissement, qui compose l’ambiance. Tout est filtré. Rien n’est libre.

Et puis il y a ce couteau. Dernière image. Simple. Frontale. Mais qui n’explique rien. Comme si l’horreur, la vraie, ne résidait pas dans l’acte mais dans la certitude qu’il a déjà eu lieu, quelque part, dans un recoin de la psyché que le Chime vient d’ouvrir.

On pourrait croire à un épisode de Black Mirror nippon. Mais Chime refuse le twist. Refuse la critique sociale. Refuse l’interprétation. Il veut juste faire exister une sensation : celle de la contamination par le son. Et à ce jeu, il réussit. Glacialement. Note : 16 sur 20.
augustin bertrand
augustin bertrand

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2025
Je n'ai pas compris. Je ne conseille pas ce film au grand public. Pour être franc je m'attendais a être pris par l'ambiance et la pression, mais le scenario ne fait tout simplement ni queue ni tête. Dommage...
selenie
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2025
Un moyen métrage plein de promesses, aussi singulier qu'intrigant qui se situe à la lizière entre film d'horreur et thriller psychologique. Kurosawa instaure d'emblée un climax pesant qui sied parfaitement à l'austérité ou plutôt la pudeur nippone. Le stagiaire est inquiétant, impose une peur viscérale car on a toujours peur d'une chose ou d'un comportement qu'on ne comprend pas. La dimension psychologique prend le pas sur l'intrigue, l'atmosphère aussi énigmatique que malaisante prend le pas sur le scénario et finalement on comprend qu'il n'y a pas d'intrigue, pas d'enjeu ni tenant et aboutissant. En effet, plusieurs pistes sont lancées ou amorcées comme le son du carillon, la possession, l'enquête policière, l'étrangeté de la famille du professeur culinaire, mais à chaque fois ça n'amène à rien, que de fausses pistes au point qu'aucune sorte de suspense ne peut se mettre en place. Finalement on comprend surtout que le réalisateur n'a rien à raconter, que ce sont 45 mn sans véritable histoire et qu'il s'agit uniquement d'un impressionnant mais vain exercice de style. Dommage.
Site :
FaRem
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2024
Le chef Takuji Matsuoka donne des cours de cuisine à des débutants. Des cours normaux sauf qu'un étudiant perturbe sa classe avec un comportement étrange. Tout le monde fait avec jusqu'au jour où il décide d'aller plus loin... "Chime" est un échantillon de ce que Kiyoshi Kurosawa est capable de faire même si l'on n'a pas besoin d'un aperçu de son talent étant donné sa riche filmographie. Alors que l'on nous présente un homme ordonné dans un environnement très carré, le réalisateur déstructure ce monde parfait pour installer de la crainte et de l'incertitude. Un moyen-métrage mystérieux qui n'en dit pas beaucoup sur ce bruit de carillon tant redouté, mais "Chime" est glaçant, inquiétant et surtout captivant avec un Mutsuo Yoshioka qui incarne tous ces sentiments à travers une performance froide et glauque. Bref, une œuvre troublante et déstabilisante.
Naughty Doc
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2024
Le retour du Kurosawa de Cure et Kaïro, où le mal contamine le quotidien dans un moyen-métrage empli d'efficacité horrifique
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2025
Dès le début le suspens est présent. Des scènes très gore. On reste sur notre fin, du fait de la durée du film et de son explication.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juin 2025
Il faut sans doute être amateur de grands couteaux de cuisine et de grandes flaques de sang pour apprécier ce film plus bricolé et sinistre que gore et amusant
Christophe
Christophe

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2025
Très poétique, très visuel, très humain. Kurosawa capte l’indicible avec une grâce rare. Une vraie leçon de cinéma.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2025
Comme dans beaucoup de films d'horreur, il y a la vitrine et l'arrière boutique. Ici, tout en apparence est beau, lisse, rutilant et les personnages rationnels. Mais tout peut basculer dans l'horreur à tout moment de façon imprévisible.
Par pitié, ne laissez pas traîner vos hachoirs ou couteaux tranchants sur les paillasses des cuisines !!!