Les bons retours sur le film m'avaient convaincu à le rattraper. Je n'ai vraiment pas regretté.
Exigeant, ambitieux et original, le film combine avec habileté différents registres : des images d'archives, des scènes jouées par des comédiens et d'autres par des figurines dans des maquettes, pour un résultat cohérent.
Si les massacres perpétrés par les Khmers rouges restent toujours hors champ, l'ensemble n'en est pas moins puissant, à travers le récit glacial du massacre du peuple cambodgien.
La mise en scène de Rithy Panh, qui excelle d'habitude dans le genre documentaire, est ici très réussie, avec un soin tout particulier apporté aux cadres, comme dans cette très belle scène d'introduction dont l'image de l'affiche du film est tirée.
Enfin, que dire d'Irène Jacob, que l'on voit décidément trop peu au cinéma, si ce n'est qu'elle est une nouvelle fois fascinante de bout en bout, dans ce rôle de journaliste d'investigation en quête de récit et de vérité.
En résumé, un film pas si facile d'accès que ça mais d'une maîtrise indéniable, dont l'ambition et l'atmosphère ne sont pas sans rappeler l'exigeant Onoda, d'Arthur Harari.
Ce film est un quasi documentaire dénonçant les méfaits du régime des kmers rouges au Cambodge dans les années 70. Il montre aussi toute la difficulté qu'ont des journalistes à obtenir des images réelles dans une dictature. Ce film, basé sur une histoire vraie, est indispensable aujourd'hui pour montrer ce que peut générer comme horreur cachée le marxisme extrémiste.
Trois grands reporters au Cambodge sous le régime des Khmers rouges. Voir sur le terrain le massacre bien que le guide donne une image idyllique du génocide représenté par des figurines. Il vaut mieux écouter et surtout se taire au péril de sa vie
Film sans intérêt car on n'apprend rien sur cette période tragique du polpotisme. De plus la réalisation avec ce melange de personnages en bois ou carton n’amène rien , acteurs moyen et histoire que l'on n'arrive pas a croire.
J'en attendais beaucoup de ce film, peut être trop. En tout état de cause, j'ai été déçu par son fond : si les images et le jeu entre images nouvelles, reconstitution et stop-motion sont magnifiques, l'on s'ennuie. En effet, on apprend peu de chose et le fond du film est malheureusement un peu fade (il n'est pas un bon film historique, ni documentaire, ni dramatique, ni émouvant ; un peu de tout, mais trop peu).
Sur l’horreur absolu des années Kmers rouge et du genocide de 1975-1979, un film qui montre en non- dit toute la barbarie et l’aveuglement d’une extrême gauche occidentale. On ne sort pas indemne de ce film. Après l’avoir vu il faut lire La paix avec les morts, de Rithy Panh et Christophe Bataille, publié chez Grasset en 2029.
Jai mis "pas mal" car l'intention du film est louable et j'aime quand le cinéma dévoile la grande histoire par le petit bout de la lorgnette. Grégoire Colin est très bien, de même que Irene Jacob. J'ai eu plus de mal avec la réalisation et l'empilement des séquences "' maquettes" et " films d'époque"....cela m'a ennuyé et distrait au boit d'un moment
C’est un film brillant. Avec peu de moyens, le réalisateur parvient à nous transmettre son message. L’utilisation des petites figurines est une prouesse technique : les expressions de leur visage, les sons, le balayage de la caméra participent à les rendre vivantes. Bravo Rithy Panh pour votre délicatesse et votre humilité . (Tarmac Le Kosmos)
Très fort ! On voit que les journalistes ne comprennent pas, puis on se rend compte que nous non plus on ne comprenait pas. La narration mélange les genres et le malaise grandit...
D'excellentes idées dans ce film qui, malheureusement, manque cruellement de subtilité. Car si l'on retrouve le style caractéristique de Rithy Panh, alternant images d'archives et usage, virtuose, de petites figurines, c'est sur l'aspect "fiction" que ça coince. Tout n'est pas à jeter, loin s'en faut. Quoi que minimalistes, les décors sont très justes, et les dialogues en cambodgien, incompréhensibles pour les journalistes français mais sous-titrés pour le spectateur, donnent lieu à quelques petites scènes extraordinaires. Le problème est ailleurs : Les ficelles sont trop grosses, la direction d'acteurs ne sonne pas toujours juste - Le fameux moment du : j'allume ma cigarette et je tire une bouffée ; classique, qui signifie l'attente dans laquelle sont plongés les journalistes, est ici utilisé à l'excès -, et la rencontre avec Pol Pot, point culminant du film, est un pétard mouillé (L'entrée en matière et la mise en scène sont superbes, mais le déroulement de l'entrevue est un peu expéditif. C'est bien dommage : N'était-il pas envisageable de rendre plus marquant le dirigeant du Kampuchéa Démocratique ?). Dans l'ensemble, on est très loin de la maîtrise d'un film comme l'Ombre de Staline et c'est pourquoi ce nouveau métrage de Rithy Panh laisse un sentiment mitigé. D'un côté, on ne peut que saluer la quête continue du réalisateur pour documenter les crimes atroces du régime des Khmers rouges en alliant l'utilisation d'archives aux figurines et à la fiction, au point de fondre le tout. De l'autre, la direction des acteurs français est beaucoup moins convaincante que celle des acteurs cambodgiens. C'est le véritable point noir de ce film. Fondamentalement imparfait mais touchant, engagé et sensible, "Rendez-vous avec Pol Pot" est pourtant une fenêtre ouverte sur une page sombre de l'histoire du Cambodge et de l'humanité dans son ensemble, et c'est pourquoi on peut, moyennant une grande indulgence pour ses quelques tares, le regarder avec effroi.
Cette fois-ci, Rithy Panh recourt à la fiction pour évoquer le sujet qui lui tient à cœur : le génocide cambodgien, perpétré à la fin des années 1970 par le gouvernement communiste des Khmers rouges.
Il choisit un angle d'attaque original : le séjour (réel) d'un trio de journalistes dans le pays, en 1978, en pleine extermination. L'un des membres du trio est au départ un fan absolu du régime de Pol Pot.
Petit à petit, les yeux des journalistes s'ouvrent. La mise en scène est suffisamment subtile (et les acteurs compétents) pour nous faire saisir les évolutions (parfois à peine perceptibles) des personnages, ou les relations complexes entre communistes cambodgiens, les plus fanatiques d'entre eux considérant comme de quasi-traîtres leurs propres camarades, parce qu'ils ont appris la langue des ignobles capitalistes occidentaux ex-colonisateurs.
Sur le plan formel, les scènes jouées alternent avec des extraits de documentaires (accablants...) et des sortes de vignettes, tournées avec les voix des acteurs, des maquettes... et des figurines. C'est assez déroutant, mais original. Cela décentre le regard des spectateurs. On comprend qu'à ces moments-là, le réalisateur veut montrer quelque chose de particulier (souvent en lien avec la propagande du régime).
C'est une histoire à la fois forte et terrible... et un beau portrait de femme, à travers le personnage de la journaliste incarnée par Irène Jacob.
un film qui rappele ce n'est jamais inutile les horreurs du Kampuchéa. sans oublier Pol Pot habitant à Paris formé par les cellules communistes avec les idéaux révolutionnaires français "l'homme nouveau de jean jacques Rousseau". Rithy Panh a eu la chance de survivre.