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Ermeline
64 critiques
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5,0
Publiée le 10 février 2026
Ce film touchant, austère mais profondement humain, ne peut laisser indifférent. Le jeu des actrices, tout en demi mesure, pudique et pourtant révélateur, est extraordinaire d'authenticité. Si ce n'est l'évocation de l' immonde vie de ces femmes prisonnières de coutumes ancestrales, la prise de vue frise la méditation ( peut être difficile pour ceux/celles qui recherchent l'action dans un film.)
Un film indépendant chilien, d ou se révèle une âpreté tout d abord pour le choix du lieu, et surtout des mentalités très rude. Il ne cherche pas à plaire, mais à dénoncer des traditions patriarcale quasi moyenâgeuse à lagrama un hameau où vivent des mineurs et leur famille dans le désert de l atacama. Laura donoso toro scène deux sœurs dont l une de 25 ans rêvant de la grande ville, et de quitter un endroit et un mari, la réalité la fracassé lorsqu elle apprend qu elle attend un enfant, et l autre plus jeune doit quitter le village car elle a ses premières règles. La tradition veut qu elle est impure et ne peut donc rester au village, ce qui peut valoir à ce village des malédictions. Sariri malgré un film lent en montrant des personnages lenifiant car écrasé par la chaleur, est un cri, une injustice faite aux femmes dans ses contrées. Alors certes il n est pas facile d accès, car au delà de cette description c est une œuvre poétique, visuellement j ai apprécié des plans du désert magnifique, par moment écrasant certes mais très beau, mais je crois pour le respect de ce genre de film il est important de le voir.
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3,0
Publiée le 23 octobre 2025
Au moment de leurs premières règles, les filles d'un village chilien sont envoyées dans le désert pour une sorte de voyage initiatique. Il est question d'une créature à ne pas contrarier pour ne pas porter malheur et on comprend que c'est l'une de ces superstitions pour faire subir tout et n'importe quoi aux femmes. Dina, qui est enceinte, veut fuir cette prison à ciel ouvert et cherche à épargner sa petite sœur, mais la liberté à un prix et personne ne lui fera de cadeaux. Sans faire de généralité, Laura Donoso s'intéresse donc à la condition des femmes de plusieurs générations dans une communauté isolée qui est régie par le patriarcat et les croyances. Un drame très sobre qui évite de montrer cette oppression de manière concrète même si tout est évident. On ne peut pas être trop exigeant avec un premier projet de ce genre, qui méritait un traitement plus profond, mais c'est vraiment pas mal avec une histoire forte et une belle photographie.
La Lágrima (La larme), tel est le nom, symbolique, du village minier du nord du Chili où Laura Donoso, 26 ans, a situé l'action de son premier long métrage, Sariri, qui est aussi son film de fin d'études, et qui a été présenté en avant-première mondiale au Cinélatino de Toulouse, avant sa projection dans de nombreux festivals de par la monde. Visuellement splendide, le film décrit la condition féminine dans un lieu isolé du Chili à travers deux sœurs, l'une enceinte contre sa volonté et l'autre obligée de s'exiler dans le désert, pour un temps, pour cause de premières règles, synonyme d'impureté selon la tradition, voire même de diablerie. C'est contre ces traditions ancestrales, édictées par les hommes, que vont devoir lutter, à leur façon, ces deux jeunes filles, dont le seul espoir est de quitter un tel environnement. Malgré un sujet douloureux, Sariri est une œuvre empreinte d'une certaine douceur, laissant les hommes et leur pouvoir dans l'ombre, d'une manière parfois trop implicite et contemplative. Le mercredi 9 mars, 4 films latino-américains (Baby, Quelque chose de vieux ..., J'ai vu trois lumières noires et Sariri) débarquent sur les écrans français. Une abondance de biens dont on peut se réjouir mais qui risque malheureusement de nuire à leurs impacts respectifs, eu égard à une distribution qui ne sera pas à l'évidence aussi large que celle des autres sorties de la semaine, américaines et françaises, notamment.