Un hiver russe
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LoCinévore
LoCinévore

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 novembre 2026
Soit ce sont bien des exilés russes mais sans parler de leurs motivations, on a du mal à les comprendre, ils semblent complètement largués et hors du temps. Pour le reste j'ai le sentiment diffus que même avant l'intervention russe en Ukraine, ces jeunes vivaient en marge de la société, ils ne font que continuer. Un film d’1h27 qui semble long et qui est très lent, à éviter.
Chamar
Chamar

40 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2026
Il y a dans le film comme une envie de vouloir trop bien faire. Alors même que le choix des protagonistes, si loin et si proches de nous, séduit, que la belle lumière et les cadres précis de Céline Bozon créent une stylisation bien suffisante, Patric Chiha ressent le besoin d'en rajouter encore et encore. La musique obsédante surligne et commente, le montage sursignifiant délaye trop ici, concentre trop là, agite frénétiquement les motifs, crée inutilement un ailleurs menaçant, chipote et esthétise. On finirait presque par douter de la sincérité du lien à celles et ceux qui, bien démunis, offrent leur grâce et leur étrangeté à un film qui aurait gagné à moins se regarder filmer.
mussat
mussat

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2026
Un profond ennui sur ces plans interminables …ces jeunes Russes nous font part de leurs états d’âme dans une mise en scène très prétentieuse
À éviter
Christophe Legrand
Christophe Legrand

7 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2026
Deux jeunes Russes partis en exil après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Lui vit en France, elle s’est installée à Istanbul. Le film possède de vraies qualités formelles, notamment dans ses images et sa musique, mais cette recherche esthétique prend souvent le pas sur la dimension documentaire. On reste finalement assez extérieur aux personnages. Impression mitigée : beau à regarder, sans parvenir à nous faire entrer dans la réalité de ces jeunes exilés.
N Golfe
N Golfe

9 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2026
Le documentaire manque de rythme et l’écriture du scénario ne permet pas de relier les témoignages de ceux qui ont fui c’est donc très lent voire presque ennuyeux alors que ce peuple souffre dans ses attaches et son devenir en fuyant en Europe. Peut être aurait il fallu resituer leur cheminement avec des images d archive…
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 185 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2026
Un hiver russe est un reportage de Partick Chiha un peu faible sur la vie de quelques jeunes exilés russes après le déclenchement de la guerre d’Ukraine. Trop de lenteurs mais de belles réflexions sur la perte d’identité accompagnant l’expérience de l’exil.
Direct-actu.fr

410 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2026
Le film révèle la mélancolie, la peur et l'incapacité à pouvoir se projeter dans le futur. La solitude devient un état presque normal. Et par cet état, le protagoniste apprend à créer entièrement sa manière d'être au monde. Un hiver russe saisit surtout cet étrange âge suspendu où devenir adulte semble presque absurde. À 36 ans, Yuri interroge moins sa maturité que la possibilité même de continuer à construire quelque chose. Patric Chiha filme ainsi des existences échouées dans un présent sans attaches, où partir ne signifie pas encore recommencer. Même les instants de fête ou de sérénité conservent quelque chose de spectral : on rit, on s'allonge au soleil, tandis que derrière subsistent les morts, la guerre et un pays devenu inaccessible.

Le trio Margarita, Yuri et Taras illustre la mélancolie d'êtres vivant loin de tout, courant après des autorisations administratives pour circuler d'un pays à l'autre. Des êtres déracinés : comment se construire sans racines, sans certitude, comment se projeter ? Patric Chiha ne cherche jamais à en faire des victimes modèles. Leur exil demeure traversé par une responsabilité impossible à solder, celle d'avoir quitté un pays auquel ils appartiennent encore, tout en refusant ce qu'il devient. Une ambiguïté morale qui rend leur errance plus âpre : fuir permet de survivre, pas nécessairement de savoir où vivre.

Cette suspension finit par modifier leur rapport au temps. Le passé demeure proche, parfois jusque dans les objets transportés avec soi, tandis que l'avenir ne remplit plus sa fonction structurante. Margarita emporte ainsi de Moscou des assiettes, détail presque banal qui prend une autre dimension lorsqu'il ne reste plus de foyer où les poser. Le présent devient l'espace où tenir, aimer, rire ou simplement attendre. Pour le spectateur, cette temporalité empêche également une empathie trop confortable : ces jeunes Russes ne demandent ni absolution ni statut particulier. Leurs contradictions restent entières. La survie psychique passe alors par une reconstruction fragile de soi, faite de liens provisoires, de fêtes qui ne prennent jamais complètement et d'instants de calme où la guerre continue pourtant d'exister en arrière-plan.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 944 abonnés 8 327 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2026
Lorsque Vladimir Poutine mis en place son « Opération militaire spéciale » (à savoir, l’invasion de l’Ukraine par la Russie) au début de l’année 2022, de nombreux russes (hommes et femmes) ont préféré fuir leur pays plutôt que de se plier au régime et se retrouver enrôlés sur le champ de bataille (ils se sont retrouvés à devoir faire un choix difficile, quitte à se couper de leurs familles et amis, choisir entre l’armée, la prison ou l’exil).

C’est ainsi que l'on retrouve 5 jeunes exilés (Yuri, Margarita, Philipp, Taras & Tatiana) qui, du jour au lendemain, voient leur vie voler en éclat, leur innocence et leur certitude. Loin de leur pays, loin des leurs, essayant de maintenir un semblant de vie dans un monde qu’ils ne reconnaissent plus.

Les documentaires sur le conflit russo-ukrainien sont nombreux mais rares sont ceux à avoir mis en lumière l’exil des jeunes russes. Patric Chiha a eu la brillante idée de s’y intéresser. Sur le fond, c’est indéniable, le sujet est plus que nécessaire, néanmoins dans la forme, c’est tout autre chose. Il manque constamment ce petit quelque chose qui aurait pu faire la différence, ne serait-ce que de créer de l'empathie pour ses personnages. On n’arrive pas à s’identifier, à s’attacher à eux ou à ressentir leur résilience.

De longs tunnels de dialogues s’enchaînent les uns après les autres, parfois sans réel intérêt. Comme pour son précédent documentaire (Brothers of the Night - 2017), le réalisateur privilégie l’esthétisme du cadre au détriment du reste et c’est bien dommage car à trop vouloir appuyer sur le curseur, il en oublie tout le reste.

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