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carbone144
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4,0
Publiée le 13 octobre 2014
Un documentaire inégal, attentif de la nature, qui n'explique pas énormément de choses mais qui les montre avec efficacité. Ce n'est pourtant qu'une heure et demie d'images naturelles saisissantes, atteignant parfois un certain degré de psychédélisme, sur un fond musical de toute beauté. La partition minimaliste (dans son sens stylistique noble) de Philip Glass est somptueuse, grandiose, parfaitement adaptée aux séquences qui défilent. C'est une belle expérience que de se laisser immerger dans le monde tel que l'Homme le forge dans les années 80. Dommage qu'il ne plaira pas à bien des gens, à coup sûr.
Un véritable choc. Une expérience cinématographique unique où les images de Godfrey Reggio et la musique de Phillip Glass ne font qu'un pour mettre en questions notre civilisation technologique et notre rapport au monde naturel. Le choix des plans larges et aériens ainsi que de la vitesse et la répétition, aussi bien visuelle que musicale donne une ampleur absolument fabuleuse à ce film. Le genre d'oeuvre que je pourrais probablement regarder des dizaines de fois tant elle est hypnotisante et pleine d'une substance sensorielle et thématique inépuisable. Je donnerai très très cher pour avoir le privilège de le voir sur grand écran même si j'imagine que les projections doivent en être rarissimes.
Indescriptible, voilà le mot qui cerne parfaitement cette oeuvre monumentale. Derrière ce titre des plus énigmatique se cache certainement l'un des plus grands films jamais vu, allant au-delà de son statut cinématographique pour devenir une expérience immersive et puissante. Car la principale caractéristique de Koyaanisqatsi est sa narration d'une rare fluidité, suivant un ordre à la fois logique et surprenant, dressant le portrait de la société vu de haut, alternant entre la foule et l'individu au milieu de cette foule. On suit ainsi cette société en s’immisçant dans ses profondeurs, ses aspérités et même sa violence. Ces thèmes riches sont traités d'une manière inédite, puisque cette oeuvre muette ne se repose que sur ses images et la musique de Philip Glass. La mise en scène prend donc deux formes principales, le panorama qui présentent la société sous une vue d'ensemble et les plans larges au sein de la ville, présentant la face cachée de cette ville. Dans cette idée, on pourrait d'ailleurs trouver de nombreuses similarités avec les temps modernes de Chaplin, film contemporain édifiant sur une société de masse où l'individu a cessé d'exister. Ainsi, on retrouve de nombreuses comparaisons entre les hommes et les machines, se complétant, se remplaçant. Il faut aussi noter que les plans du film suivent deux chemins différents, certain étant ralenti et d'autres accélérés, accentuant toujours cette effet de masse. L'image prend donc ici tout son sens, devenant l'unique centre d'interêt dans cette expérience immersive, renforcée par une musique grandiose et hallucinante qui montre le gigantisme de notre civilisation. Koyaanisqatsi n'est donc pas un film qui se voit mais bien un voyage unique d'une rare puissance.
Premier film à aborder la problématique de la surconsommation et la folie de l'homme dans surproductivité... Et par extension, le développement durable... C'était en 1984 et visionnaire d'une certaine manière... On constate que cet excellent documentaire expérimental à la musique vibrante de Philipp Glass n'a hélas pas permis un sursaut humain plus rapide dans le domaine de l'écologie... "Koyaanisqatsi" est un petit bijou ESSENTIEL à voir et revoir à l'envi...
Un constat amer qui replace l'homme au centre de sa condition de terrien. Il hérite d'une planète et va la détruire. L'homme est malfaisant ou faible?? Passionnant, muet et tragique.
Attention où vous mettez les pieds ! Une fois que vous aurez réussi à prononcer le titre du film (bravo !), voire à l'écrire correctement sans vérifier (super bravo !), sachez avant de le voir qu'il s'agit d'un documentaire complètement expérimental. Sans narration ni intrigue. Godfrey Reggio et son chef opérateur Ron Fricke on sillonné les Etats-Unis pendant plusieurs années, compilant des séquences sur la nature, la civilisation... et surtout la technologie. Les flux de gens et de véhicules, la production, le divertissement, les armes, l'espace... Un véritable maelstrom d'images aussi posées que fluides, que leurs créateurs n'ont délibérément jamais expliqué. Laissant au spectateur le loisir de se faire son opinion. Evidemment il est facile d'y voir un pamphlet environnemental moraliste contre l'industrialisation, mais en réalité "Koyaanisqatsi" est beaucoup plus subtil et ambigu. La technologie est certes montrée comme aliénant la nature, voire l'homme. Néanmoins elle est parfois présentée comme fascinante, entraînante, voire magique... et en tout cas au centre de notre ère. A l'image de ce documentaire hypnotisant. Les images sont superbes. Mêlant des vues aériennes, des gros plans, des suivis de flux en tous genres, des timelapses (rarement utilisés à l'époque dans un long-métrage), et des parallèles amusants. Dont cette comparaison entre une ville vue de l'espace et des microprocesseurs. Surtout, il y a la magnifique musique minimaliste de Philip Glass, qui sublime le tout. Entre notes lancinante et ce thème principal envoûtant reprenant le titre, elle confère réellement au film cet aspect sensoriel que les images amorçaient déjà largement. Chose étonnante, bien que méconnu du grand public, "Koyaanisqatsi" semble être largement célèbre dans la profession du cinéma. A tel point que ses images ou sa musique ont été régulièrement référencés, voire directement repris. Je pense en particulier à Hans Zimmer qui s'est visiblement beaucoup inspiré de "Koyaanisqatsi" (la dernière séquence en particulier) pour "Interstellar"...
Un OVNI du cinéma mais paradoxalement très terrien puisqu'il s'agit de montrer la beauté et la frénésie du monde par un savant travail de montage. Un vrai trésor visuel, sans dialogues ni voix off, qu'on présente comme un documentaire mais qui s'apparente davantage à un essai poétique. C'est à la fois organique, contemplatif, immersif. Le film contient nombre de visions qui impriment l'oeil durablement : le délire des grandes villes en accéléré, avec ses flots de gens que déversent les escalators, ces morceaux de fusées qui tournoient au ralenti dans le ciel, les panoramiques sur des mers de nuages dans les montagnes et j'en passe.... Et la musique de Philip Glass, absolument hypnotique, parfaitement raccord avec le projet. Produit par Coppola, "Koyaaniqasi" est une expérience qui vous ramène humblement à votre minuscule statut d'humain face au battement de coeur de la planète.
Véritable OVNI cinématographique en 1983, Koyaanisqatsi s’apparente plus à un film expérimental qu’à un documentaire. En effet, le film de Godfrey Reggio est un enchaînement d’images sans véritable lien narratif si ce n’est des blocs thématiques (paysages sans intervention de l’homme, transports, véhicules militaires, vie d’une grande ville en accéléré…) et sans aucun commentaire. Le spectateur est libre de donner un sens à cette suite de séquences ou de se laisser porter par la splendeur des images et envoûtante musique de Philip Glass. Godfrey Reggio signe ainsi un film d’une grande beauté et hypnotisant qui n’ennuie jamais une seconde malgré son absence totale de narration.
"Koyaanisqatsi" ressort cette semaine à la Filmothèque. C'est une œuvre d'anthologie, qui compte parmi les 1001 Films à voir avant de mourir. Ce documentaire, sans parole, sans voix off, tourné en 1982, à la pire époque de l'histoire du cinéma ("E.T.", "Tron", "Conan le Barbare", "Tootsie", "L'As des as"...), n'a pas pris une ride.
De quoi s'agit-il ? Le titre du film a été volontairement choisi pour être opaque au spectateur. L'imprononçable Koyaanisqatsi désigne en langue hopi une vie déséquilibrée. Et c'est en effet des déséquilibres du monde que traite ce documentaire écologique avant l'heure, quatre ans avant Tchernobyl, six ans avant que Time élise la planète "homme de l'année", dix ans avant le Sommet de Rio, vingt-cinq ans avant le Prix Nobel décerné à Al Gore...
"Koyaanisqatsi" filme la Terre - en fait limitée aux frontières des États-Unis - la beauté primitive de ses immenses espaces naturels (la Monument Valley, le parc de Haleakal� à Hawaï...), l'empreinte indélébile qu'y laisse la présence humaine (le barrage de Grand canyon, des exploitations minières à ciel ouvert, deux essais nucléaires...) et la fourmilière que constituent les grandes mégalopoles brillantes de mille feux à la nuit tombée. L'absence de tout dialogue,, de tout commentaire, de tout sous-titre laisse le spectateur face à ces images qui montrent plus qu'elles démontrent. Il ne s'agit pas d'instruire le procès à charge du progrès technologique mais de montrer "la beauté de la bête" pour reprendre les mots de Godfrey Reggio.
Novateur par son thème, "Koyaanisqatsi" l'est plus encore par la façon de le traiter. Jouant sur les échelles d'espace et de temps, filmant l'infiniment grand et l'infiniment petit, utilisant à la fois le ralenti, l'avance rapide et le time lapse, "Koyaanisqatsi" est d'une étonnante modernité. Les œuvres qui voudront utiliser les mêmes recettes se contenteront de bégayer : "Baraka" (1992), "Dogora" (2004), "La Marche de l'empereur" (2005), "Home" (2009), "Samsara" (2013)...
Et surtout il y a la musique de Philip Glass. On la redécouvre à ses origines, avant qu'elle devienne ultra-célèbre et que, tarte à la crème et pont-aux-ânes, elle vienne illustrer la première scène élégiaque venue du cinéma hollywoodien. On est frappé de sa modernité. On réalise combien, à l'époque de Vangelis et John Williams, elle fut novatrice et iconoclaste. Elle est si envoûtante qu'elle en devient la vedette du film, prenant le pas sur les images pourtant sidérantes de Ron Fricke.
Koyaanisqatsi est considéré comme le premier long-métrage à utiliser le time-laps, c’est-à-dire l’effet d’ultra accéléré sur des images d’une durée initiale plus longue. Sans aucun dialogue, le film se fait succéder des images de natures, de vies sociales d’individus et de paysages somptueux arrachés et détruits pas des bulldozers et la pollution. Mis en musique par Philip Glass, le long-métrage est une expérience cinématographique unique qui ressort 35 ans plus tard en version restaurée. Si les images splendides sont montées avec un tel talent par Ron Fricke, qui réalisera plus tard le chef d’œuvre Baraka, elles apportent surtout une vision négative de notre monde qui ne respecte plus la nature. L’ultra mondialisation prime sur tout le reste, même sur ce qui nous porte. Une véritable claque à ne pas manquer ! Ah et au fait pourquoi ce titre ? A l’origine Godfrey Reggio ne souhaitait pas donner de titre prétextant que le langage n’est plus capable de décrire le monde dans lequel nous vivons. Pour des raisons légales il n’a pas eu le choix. C’est donc le mot Koyaanisqatsi qui a été choisi. Il s’agit de la contraction de deux mots en langue Hopis, une tribu amérindienne du nord-est de l’Arizona et qui signifie la folie de la vie. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Je partais avec un appriori sur cet espèce de documentaire qui n'en n'est pas vraiment un et dès le départ, j'ai accroché. J'ai adoré ces plans longs magnifiques sur une musique envoutante. Seulement, ça, c'est la première partie du film, après ça se corse. En effet, on nous montre les industries, la pollutions, les gens, les auto-routes mais sur un fond sonore stridant et surtout stressant. C'est un peu simple de faire un long métrage sur la tournure que prend la planète, la seule chose qui joue en faveur du réalisateur, c'est l'année, car à cette époque, ce n'était peut-être encore pas trop porté à l'écran. Il faut avouer que les prises de vues sont originales et variées et que la vitesse l'est également donc c'est intéressant. Je pense que ça manque un peu de commentaires et que le fait de montrer les visages de certaines personnes, ça casse le mystère. Bon, en tout cas, j'ai passé un bon moment et je regarderai surement les autres opus de la série. 12/20.
D'un projet dantesque, effectué sur plusieurs années, Koyaanisqatsi est une oeuvre à part entière ! Ce film/documentaire à l'approche experimental, est avant tout une expérience ! Une expérience visuelle d'abord ! Même encore aujourd'hui, Koyaanisqatsi est inégalable visuellement ! Il s'agit d'un des plus beaux films du Cinéma ! Les images proposées sont dantesque et magnifiques ; d'autant plus symbolique car chaque image est une avancée de l'intrigue. Son histoire est particulière vu son approche mais symbolique ! C'est un film qui prend son spectateur comme un maître du temps, qui observe le monde qui l'entoure et ses conséquences. Intelligent et marquant ! Un grand film !
Plutôt déçu du regard anthropocentriste qui plane encore un peu trop sur ce documentaire dont j'aurais souhaité un recul total. Malgré les modulations apportées par le technique du film et son mouvement perpétuel, le regard, ici, est encore trop humain pour s'assurer à mes yeux un potentiel de fascination intact. Les soucis viennent surtout du montage parfois suggestif, qui oriente quand même pas mal le ton du film vers la fable écolo. La plupart des plans, des tableaux esquissés, sont d'ailleurs recentrés sur l'humanité moderne, sur la question du bien fondé de son mode d'existence, sur sa légitimité et sa place véritable. Encore ancré dans cette veine aussi clichée que moraliste, le film restitue de lui-même sa contemporanéité, et perd l'absence de visage qui avait rendu le début du voyage aussi spirituel. À briser les habitudes du regard et à donner à voir le temps et l'espace comme des données déformables à l'infini, Koyaanisqatsi arrive en effet par intervalles à faire vaciller l'esprit dans l'ordinaire de ses perceptions, à laisser s'esquisser en arrière-plan tous les mondes possibles quand celui que nous connaissons n'est finalement dû qu'à la rigidité de notre propre regard. En extrayant à travers notre œil même notre incapacité à nous dépasser, le film aurait pu générer une puissance souveraine et instiller profondément l'impression d'être perdu, à travers l'espace-temps et la méconnaissance qui nous sépare de lui. C'est le regard de Dieu que Reggio parait chercher à atteindre dans une manière nouvelle de chercher Dieu du regard. C'est donc dommage que son montage finisse par le trahir, en revenant à des intentions beaucoup trop prosaïques qui cassent la spirale d'infini et le vertige qui ne demandaient qu'à se mettre en place. Franchement déçu.
Une expérience saisissante, grandiose et d’impressionnante Un regard divin sur le monde, porté par une musique absolument incroyable. C'est vertigineux, époustouflant et intemporel. Ce documentaire semble touché par la grâce. Quelle claque ! Le grain est à coupé le souffle.
La conjonction de 3 talents donne vie à l'un des meilleurs documentaire visuel de l'histoire. Dirigé par Godfrey Reggio, mis en images par Ron Fricke sur une musique de Phillip Glass, le film est tout simplement une chef d'oeuvre dont le image magnifique et la musique hypnotique ne vous abandonneront jamais. Ce film est aussi le premier d'une trilogie et les prémisses de Baraka, sorti 10 ans plus tard et encore plus beau que Koyaanisqatsi. Un film incroyable qui ne trouve aucun superlatif qui lui aille tant il est unique en son genre.