Koyaanisqatsi, la prophétie
Note moyenne
4,4
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 septembre 2013
Comme pour les deux films qui suivront, le titre est en langue Hopi (Amérindiens d'Arizona). Ko yaa nis qatsi signifie : mode de vie illogique, irréaliste, qui appel au changement (comme pour les deux autres, ces explications sont données en anglais à la fin du film). Vous l'aurez deviné, le Koyaanisqatsi, c'est notre qatsi contemporain (qatsi = mode de vie). Chaque image est une pièce du puzzle, qui forme un portrait du monde tel que nous l'avons façonné. Et selon Godfrey Reggio, il est moche.

Je préfère parler des défauts des films plutots que de leurs qualités. Le problème, c'est que parler des quelques défauts de Koyaanisqatsi dégoûtera tout le monde instantanément. Pourtant, même si je vais donner l'impression de ne pas l'aimer, je vous assure qu'il est génial.

Alors allons-y. Constituée exclusivement de plans de paysages des USA, la première partie sert à deux choses : à montrer que là où il n'y a pas l'homme, il règne le calme et une harmonie que jamais on ne retrouvera durant le film, et à mettre le spectateur dans le rythme et l'ambiance du film, lui faire comprendre ce qu'il s'apprête à voir. C'est un drôle de choix que de la faire durer aussi longtemps, mais c'est mieux comme ça que si c'était trop court.

Vient ensuite la deuxième partie, qui représente la grosse majorité du film. Là encore, toutes les images ou presque proviennent des Etats-Unis, mais leur contenu tout à fait généralisable à l'Europe et une bonne partie de l'Asie. C'est un portrait de notre monde, où tout, absolument tout, est basé sur la quantité, la démesure, et le consommable. Des usines de productions, aux réseaux routiers, aux cités-dortoirs, tout y passe. Chaque plan est un élément de plus qui renforce le message du film. Il y a de très nombreux plans en accélérés (pas désagréables, ils sont bien fichus pas comme dans de nombreux films ou c'est fait à l'arrache) ou des gens, des voitures, des objets défilent en permanence, sans s'arrêter. Tout est présenté comme faisant parti d'une fourmilière faite d'automatique et de béton. Les hommes ne font que passer. Chaque détail de la vie quotidienne prend des proportions industrielles, donc paradoxalement la quantité folle d'humains présents déshumanise le fonctionnement de la société.

Mais là vous vous demandez surement : "c'est très intéressante, mais le film alors c'est quoi, des images accélérées ? C'est tout ?" Non, c'est un ensemble cohérent, rythmé par une musique vraiment excellente. Chaque image apporte un élément différent. Mais même malgré ça, plusieurs spectateurs finiront par décrocher durant cette partie du film. C'est pour ça qu'il s'interprète très subjectivement : certains sont captivés, à chaque plan ils découvrent autre chose, et y voient une oeuvre d'une grande diversité ; a contrario, dès les premières minutes certains ne seront pas dans le rythme, et ils n'y verront qu'un bordel visuel répétitif. Je précise tout de même que peu de gens restent sceptique face à ce film : d'apparence chiante pour beaucoup, il ne l'est vraiment que pour très peu.

La fin du film est vraiment troublante. C'est un plan-séquence de plusieurs minutes d'une fusée au décollage. Si le plan est aussi long, c'est pour illustrer cette métaphore simple : "plus on tombe de haut, plus la chute est longue."
il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2012
Cela commence tout doucement : dans le désert, loin de toute civilisation, on survole les montagnes et les vallées comme un aigle ou autre rapace. Puis ce sont les champs de céréales, les usines, et enfin la ville. Impossible avec de telles images de ne pas concevoir la vie humaine comme une logique industrielle : les hommes dans le métro et la rue comme les composantes d'une chaîne de fabrication de voitures. La lune paraît entrer en collision avec un immeuble, le ciel se reflète dans un building : c'est la nature qui se confond avec la culture. Tout est instable, la vitesse de la caméra suggère un déséquilibre de la vie humaine. Et puis la danse effrénée s'arrête, et la caméra s'attarde à explorer les failles d'un système si bien roué : les laissés-pour-compte, les accidentés et tous les marginaux. Et le comble de la terreur, le symbole de l'avancée technologique, une fusée lancée dans l'espace, ne tarde pas à exploser. Icare s'est brûlé les ailes pour avoir rêvé trop grand. Ce n'est que lorsque l'écran redevient sombre que le spectateur peut enfin sortir lentement de sa torpeur : écrasé par ce qu'il vient de voir, ce n'est qu'à la fin qu'on lui révèle un message sérieux et horrifiant. Avant-gardiste et déroutant, Koyaanisqatsi est un délice visuel, amplifié par la musique minimaliste et frémissante de Philip Glass. Sans intrigue, expérimental, certes, mais remarquablement bien construit, et inévitablement enchanteur.
Sebmagic
Sebmagic

204 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2011
Pas très connu, c'est l'un des rares films muets plutôt récents (1982) qui se permet en plus d'être l'un des tous premiers documentaires écologiques. Mais alors attention, on n'a pas affaire un à un documentaire classique. Musique omniprésente et envoûtante signée Philip Glass, absence de paroles, images de dingue et réalisation impeccable, émotion, humanité, réflexion, voilà tout ce que nous offre Godfrey Reggio en l'espace de 85 minutes. J'ai jamais vu un film pareil. En gros : un OVNI (produit par Francis Ford Coppola), une pure merveille 100% contemplative. J'ai été incroyablement immergé dans ces images, la beauté du message, des ralentis, des accélérés. Tout d'abord, avec en fond la composition incroyable de Philip Glass (que, je sens, je vais écouter en boucle pendant 15 jours et ressemble étrange au "What Had They Done" de Max Richter dans la BO de Valse avec Bachir), on a de belles images de la planète Terre. C'est poétique, c'est lent, c'est immersif au possible. Le réalisateur de génie passe en revue 3 des éléments : la terre avec ces canyons,ces étendues magnifiques, puis l'air avec les nuages en accéléré qui vont jusqu'à former comme des grandes vagues, nous amenant ainsi à l'eau, sa puissance, les ralentis sur des cascades ou des vagues. J'ose me répéter mais dès les premières secondes, on est entièrement entrés dans le film et il est quasiment impossible de s'en décrocher. Un peu comme un Gaspar Noé avec en plus un véritable message sur la vie, très puissant. Au bout d'une vingtaine de minutes, c'est l'Homme qui apparaît, en même temps que le 4e élément : le feu. Symbole de la destruction, on nous montre de quelle façon l'être humain s'est approprié les 4 éléments. Il détruit la terre en posant d'immenses pylones au coeur des paysages, en construisant des immeubles, de grandes villes à n'en plus finir. Il pollue l'air avec ses usines, l'espace avec la circulation automobile, et enfin l'eau en édifiant des barrages. Le feu est ici propre à l'Homme, par le biais des bombes, des fusées, des explosions atomiques, des réacteurs d'avion. L'être humain qui ne cesse de construire, puis de détruire ce qu'il vient de créer (explosion de bâtiments). L'Homme est ici clairement malsain, le message est alors à portée écologique, puis on nous présente les humains comme des fourmis. Le film s'accélère brutalement et on assiste pendant un long moment (une bonne demie-heure) à des scènes accélérées de la vie courante de l'être humain. La circulation dans les villes, vue de façon aussi rapide, est très impressionnante, tout comme les foules de personnes qui se déplacent et se croisent sans même se parler. Le film est percutant, on nous montre toute la technologie, les machines, la société de consommation écoeurante du mode de vie occidental. Car le film se restreint uniquement à cette partie du monde et ne tombe pas dans la comparaison pays riches / pays sous-développés. Notre vie quotidienne nous est montrée d'une façon différente et ça marque. Les images sont vraiment impressionnantes, on voit les êtres humains au coeur d'une grande fourmillière, qui fonctionne à merveille, et on se sent à la fois insignifiants et néfastes pour la planète. Mais le film ne s'arrête pas là, et se ralentit à nouveau brusquement, pendant 20 minutes on a droit à des ralentis sur des individus pris à part, leurs regards, la musique s'est également adoucie et on retrouve la magnifique composition du départ. En filmant ainsi plusieurs personnes individuellement, au milieu de la foule, le réalisateur nous rassure et nous sort de ce pessimisme dans lequel il vient de nous plonger. L'émotion est présente et il y a quelque chose d'extrêmement humain et puissant qui ressort des images, pour finir en apothéose sur cette fusée qui explose au ralenti et tournoie dans les airs... Un lourd message pour conclure le film qui nous laisse totalement sonnés et sous le choc. A voir, et certainement à revoir et revoir. Un pur chef d'oeuvre comme on n'en voit jamais. J'ai hâte de voir Powaqqatsi et Naqoyqatsi qui font partie de la trilogie des "qatsi" (qui veut dire "vie").
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2014
Koyaanisqatsi, l’œuvre contemplative par excellence. Une curiosité à tendance hippie, qu’on rangerait moins parmi les films qu’au rang des vidéos d’art. Qui se regarde comme on parcourt une expo, en laissant l’esprit divaguer de pièces en pièces, s’évader dans le décor, fixer un point, suivre la lumière, ressentir un regard, vivre un quotidien. Godfrey Reggio pose sa caméra partout où la beauté couve, éruptions, démolitions, explosions, incendies, inondations, cascades, routes, déserts, attroupements. Il ralentit, accélère, s’approche ou s’éloigne, assemble en un tout disparate archives et prises réelles sous le haut patronage minimaliste de Philip Glass. Quelque fois il s’aventure dans un parallèle audacieux : trafic et défilé militaire, houle et nuages, villes et circuits imprimés. Le plus souvent il admire, ouvrage et restitue. Il n’y a hélas pas grand sens à tirer de ce bel objet un peu vide. La nature est majestueuse, l’œuvre de l’homme l’est aussi, vivons dans l’entente pour assurer notre avenir. Ôm mani padme hum. Pour le reste, pas d’histoire, pas de personnage, pas de dialogue, peu de montage, des figurants essentiellement graphiques. Reste qu’esthétiquement, pas à dire, c’est beau. La Terre est belle. Nous sommes beaux.
JOEL24210
JOEL24210

12 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2018
chef d'œuvre inconteste
film culte qui témoigne de l'absurdité de notre monde
un vrai documentaire dont les images sont à couper le souffle
4rioN
4rioN

36 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2013
Des photos animées, pas un mot, un message fort et une musique magique pour un envoutement presque physique !
jerry974
jerry974

19 abonnés 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2008
Une démonstration du dérèglement planétaire, parfaitement accompagné d'une musique électro. Le tout fait penser à un parent d'"une vérité qui dérange". La démonstration est impeccable, les images superbes et le texte, seulement musical, est pourtant très convaincant. Pas besoin de beaux discours, l'image bien sonorisée suffit à nous convaincre.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2015
Produit par Francis Ford Coppola et mis en scène par Godfrey Reggio, Koyaanisqatsi n'est ni un film, ni un documentaire mais plutôt une expérience ainsi que plusieurs images mises en musique sans aucune voix-off, ayant pour but de symboliser les trois prophéties Hopis.

Je ne savais guère à quoi m'attendre avant de me lancer dans Koyaanisqatsi, et finalement c'est captivé et même fasciné que j'en ressors. Je ne connais pas précisément ce qu'ont voulu mettre en scène les auteurs, mais j'imagine qu'il doit y avoir plusieurs interprétations possibles, de mon côté, j'y ai surtout vu une vision pessimiste de l'humain, l'impression de voir l'homme penser maitriser la nature alors que ce n'est aucunement le cas et des humains qui, à l'image des fourmis, travaillent à la chaîne et suivent les mêmes courants. L'une des forces des propos, c'est de ne jamais essayer d'imposer un message précis, mais plutôt d'essayer de faire tendre vers plusieurs réflexions.

Tout passe par les images, c'est la force de l'oeuvre et l'absence de quelconques paroles ou dialogues est totalement maitrisée et bien aidée, il est vrai, par une bande-originale envoutante et dont la répétition renforce l'atmosphère. Le montage est ingénieux, les séquences bien choisies et on reste, tout le long, fasciné par ces images et il en ressort une vraie puissance où l'on passe par différentes sensations et visions, de plans sur des humains, les constructions de ces derniers ou encore l'importance de la technologie et du matérialisme durant notre ère à des images naturelles de toutes beautés.

C'est donc via un savant mélange de fascinations et diverses réflexions que l'on découvre des images mettant à mal la nature humaine et son évolution, le tout sublimé par d'ingénieux choix de séquences ainsi qu'une bande-originale envoutante à souhait.
Florie
Florie

35 abonnés 109 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2015
Ce n'est pas un simple film, on est là en face d'une expérience visuelle et sonore qui touche à la mystique du méditant. L'ensemble est profondément bouleversant, car on est livré aux images sans fil interprétatif. La musique de Philip Glass rajoute un glacis d'hallucinations à l'orgue. La filiation avec Samsara et Baraka est bien entendu évidente. A revoir encore et encore pour essayer d'en faire le tour...
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2012
Sous une musique sortie d'outre-tombe, Koyaanisqatsi apparaît tel un ovni. Tout commence par une sélection picturale de la terre. De la Terre. Puis, comme si des milliers d'années étaient passés à la trappe, l'Homme tel qu'on le connaît actuellement s'ajoute au récit. Le long-métrage ne tarde pas à rappeler tout l'orgueil dont fait preuve cet être qui voudrait toujours tout contrôler. Pour ce faire, le réalisateur Godfrey Reggio décide d'associer l'humain à son principal fléau : la Machine avec un grand M. L'industrialisation qui prend la place de la nature. L'Homme détruit pour construire. Pour re-détruire ensuite. Et pour re-construire. Tout ceci est un éternel recommencement, jusqu'à sa perte imminente. Même si l'Homme aura déjà laissé une trace non-négligeable dans la roche de la Terre, comme le montre le plan final, superbe. De nos jours, les choix de Godfrey Reggio tout au long de son film s'apparenterait à de la folie pure et simple : totalement dénué d'une quelconque voix-off, l'unique carburant du long-métrage semble être la grande musique électronique et électrisante de Philip Glass. Une musique permanente et incontestablement une des pièces-maîtresses de cette perle rare qu'est Koyaanisqatsi. Ensuite, Reggio apprécie le time lapse et il nous le fait savoir : durant de longues minutes (longues d'un point de vue concret car il est clair que les minutes s'écoulent aussi vite que ces scènes de time lapse), le spectateur assiste au quotidien robotique de la race humaine, qui semble désormais faire parti du système industriel qu'il a crée. À première vue, tous ces choix auraient pu s'avérer ennuyants, mais il n'en est rien. Au contraire, tout le film semble passer beaucoup trop vite, ne procurant qu'une envie : dévorer les deux autres volets de la trilogie (dit comme ça, ça fait un peu Seigneur des Anneaux...). En conclusion, avoir vu un tel film dont je ne connaissais pas même l'existence, sur grand écran qui plus est, fut une véritable source d'inspiration qui relève même du trip audiovisuel. Indescriptible, sublime, parfait... Les mots manquent pour décrire cette expérience hors du commun qui demeure on ne peut plus enrichissante.
Nath Visuals
Nath Visuals

86 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2024
Une image vaut mille mots, et au cinéma on en a 24 par seconde. Godfrey Reggio nous propose sa vision de la société à travers ce documentaire d'un peu moins de 1h30 où il n'y a pas un seul mot en voix off. Paradoxalement, sans aucune ligne de dialogue ou de voix off, on a tellement de choses à dire pour ce documentaire même si en soit tout est déjà dit. En nous exposant ses images, le réalisateur ne nous impose absolument pas une grille de lecture. On peut y voir une ode à la technologie ou plus communément et sûrement plus logiquement une critique de la société et de la technologie en générale. En commençant ce documentaire, nous sommes tout d'abord captivés par des images absolument magnifiques de la nature. Certains cadrages et lignes seront repris par la suite. Puis on nous expose la société actuelle mais plutôt des années 80, car le film est sorti en 1982. Malgré tout, le principe reste le même. Ce que veut nous montrer le réalisateur, c'est que nous être humains, ne sommes que des objets de consommations et des flux de données, de travail... pour une seule et même entité qui est la société. En voyant certains plans avec des milliers de personnes dans les escalators, on ne peut que se dire, mais où est l'humanité ici ? Ce plan de l'escalator qui dure bien deux minutes reprend exactement les lignes d'un plan que l'on avait au début des nuages. On peut éprouver comme un dégoût mais aussi une remise en question sur notre vie, que nos habitudes, sur notre rythme de vie qui va extrêmement vite comme l'exagère le documentaire avec une multitude de plans en accéléré x2, x5, x10 et peut être même x20. Ces plans en accéléré sont également une métaphore de la vitesse à laquelle les paysages ont changé, la vitesse à laquelle, nous nous sommes développés lors de la deuxième moitié du 20eme siècle, mais aussi de la vitesse à laquelle notre monde va aujourd'hui et depuis 50 ans. Tout n'est que routine et oubli de prendre le temps de vivre tout simplement. Le seul défaut mais qui n'en est peut être pas un est que le réalisateur a choisi, que ce soit au niveau des paysages mais aussi de la société, de ne filmer uniquement aux États-Unis alors que cette accélération de la vie est présente à peu près partout dans le monde. Mais les États-Unis sont probablement le meilleur pays en termes d'industrialisation massive, de surconsommation et pour représenter tout ce que le réalisateur a voulu faire comprendre.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2019
Ah la la ce film expérimental produit par Coppola est un chef d’œuvre! Satisfaisant c’est le mot. Le film ne détient aucune ligne de dialogue et nous montre beaucoup de paysages, de bâtiments d’être humains, la vie et la technologie et cela en accélérer. Et personnellement je ne me suis pas ennuyé. La musique minimaliste de Phillip Glass est incroyable et se superpose parfaitement avec les images.
Il s’agit de l’un des premiers films à utiliser la Time lapse, ce qui permet de voir des choses habituellement lente en accélérer tel les nuages. Un film qui fait parti de la grande culture cinématographie! Vraiment à part entière à l’époque. Il faut le voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mai 2015
Une pause dans l'espace et le temps où s'y mire les fantômes de notre présence sur Terre. Sublime, envoûtant, transcendant. Un miracle du cinéma.
Mephiless s.
Mephiless s.

73 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2014
Cela faisait longtemps que j'avais envie de voir ce film, c'est fait. Que dire? Pour moi c'est un véritable tour de force... Godfrey Reggio réalise un véritable OVNI avec aucun dialogue, une succession de plans et une musique de Philip Glass pendant 1h20, comparant l'Homme à une fourmi. Non seulement les plans sont très biens filmés, intéressants et évocateurs, je ne me suis pas ennuyé une seconde! Il fallait vraiment avoir du courage pour réaliser un film comme ça, car le public est très restreint... Ce que j'aime aussi c'est que le spectateur doit faire sa propre opinion. Un film génial mais trop peu connu hélas.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2018
Ce documentaire marque le début de cette technique avec cet effet ultra accéléré réalisé image par image sur des durées plus longues. Ce documentaire pose plusieurs questions sur la vie de notre société, sur le temps et comment l'individu structure son temps dans notre monde. On peut voir aussi le côté négatif et mécanique du temps qui passe et qui abîme la terre et les femmes et les hommes dans leurs métiers et leurs rythmes qui est imposé dans notre monde. Documentaire intéressant.
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