S'il faut admettre que l'on a connu le réalisateur en meilleure forme, Le Sortilège du Scorpion de Jade n'en demeure pas moins une excellente comédie originale et aux dialogues truculents. Cette histoire délirante où un privé et sa patronne, constamment en mauvais termes, vont devoir s'associer sous l'effet d'une hypnose chronique pour arrêter un voleur étant particulièrement bien trouvée, qui plus est alimentée par des séquences imaginatives d'excellente facture... Sans forcément briller de toutes parts, le long-métrage réussit à constamment nous émoustiller grâce à une série de dialogues cinglants où la balle est à chaque fois renvoyée avec plus de méchanceté. Ainsi, les répliques font sans cesse mouche et provoquent en nous un incontrôlable rire, Woody Allen nous servant sur un plateau d'argent des affrontements verbaux de génie. Il campe ici un détective privé aux méthodes désuètes mais néanmoins efficaces dans le New York des années 40 où les méthodes scientifiques commencent de plus à plus à devenir présentes et bien plus efficientes. C'est d'ailleurs l'avis de l'experte en rendements, son éternelle rivale qu'il ne peut autant pas saquer qu'elle. Mais un soir, ils sont tout deux hypnotisés par un magicien et ce dernier va continuer son terrible sortilège en obligeant progressivement notre héros à dérober des bijoux. Le réel comique de situation intervient donc lorsque notre privé doit enquêter sur son propre délit, commis bien évidemment à son insu. Plus encore lorsque sa rivale devient à son tour coupable du vol ! Une folle péripétie commence alors pour notre plus grand plaisir autour d'une mise en scène peut-être un poil trop sobre mais garnie d'acteurs aux bouilles sympathiques comme la discrète Helen Hunt, le trop rare Dan Aykroyd ou encore la sublime Charlize Theron. Ainsi, continuellement sans temps mort et avec cette légère brise romantique qui envahit à chaque fois un film de son auteur, Le Sortilège du Scorpion de Jade demeure en soit une excellente petite comédie comme on aimerait en voir plus souvent de la part de Woody.
Un Woody Allen amusant, original, bien joué, rocambolesque et qui pastiche l'ambiance jazz rétro des années 30. Pas son meilleur, parce que plus léger, mais très réussi quand même. Un petit bijou de cinéma.
Le scénario de ce film de W Allen peut paraitre un poil faiblard (Woody joue un enquèteur d' une société d' assurance, qui sous hypnose va cambrioler qq un des clients de la boite) mais après,il y a les dialogues entre notre homme aux lunettes et Helen Hunt qui donnent de la consistance. Une touche de Jazz au niveau de l' accompagnement sonore en fait au final un agréable film.
Un film de Woody Allen (2001) avec Charlize Theron. Il paraît que le réalisateur a avoué sa honte d'avoir fait ce film (mais avec Woody Allen, méfions nous de ce qu'il affirme). En fait cet histoire extravagante de machination avec la complicité d'un hypnotiseur, tiens parfaitement la route et on ne s'ennuie pas une seconde. Quand à Woody Allen, il est parfait.
On retrouve un Woody Allen avant tout basé sur le divertissement avec des bons dialogues et une petite intrigue policière certes pas totalement exploitée mais assez sympathique pour passer un bon moment.
Hommage réussi aux vieux polars américains, "Le sortilège du scorpion de jade" se démarque surtout par la qualité de ses dialogues. L'affrontement Woody Allen-Helen Hunt, sur lequel le film repose, offre de grands moments de poésie et d'émotion. Le background musical s'avère lui-aussi réussi, il permet s'insuffler du rythme à une intrigue bien trop mollassonne et linéaire. Car il s'agit-là du principal talon d'Achille du scorpion de jade, on sent bien que l'histoire de base sert juste de faire-valoir aux dialogues. Autre point décevant, la trop grande théâtralisation du jeu de Woody Allen. Se faire plaisir, pourquoi pas. Mais gesticuler tel un ver de terre pendant 1h30, non.
L'intrigue de base est sympa mais le film tourne pendant longtemps en rond ce film est pas très bien ecrit et les dialogues sont moins percutants que d'habitude. Par contre ça fait plaisirs de voir woody allen joué un personnage plus sur de soi. Le gros problème reste l'histoire car a par ça les comédiens joue bien malgré leurs personnages. Le film manque cruellement de conviction et de motivation tous est minimaliste .
Quand Woody Allen enfile le costume de Bogart ou de Mitchum, cela donne ce "Sortilège du scorpion de jade". Très vite, le spectateur comprend bien que le bon Woody Allen n'a pas vraiment l'étoffe d'un dur à cuire et qu'il s'agit bien là d'un pastiche, en même temps qu'un hommage appuyé aux films noirs des années 40 et 50. Au milieu de cet univers agrémenté de voyous et de femmes fatales (ah... Charlize Theron !), Woody Allen s'amuse comme un fou et pastiche ce cinéma qu'il porte visiblement sur son cœur. Le tout donne une comédie plutôt rafraîchissante et réussie, portée par la qualité des dialogues (à défaut d'un scénario diabolique) et la qualité de l'interprétation, notamment de la belle Helen Hunt. Un agréable moment.
Selon Woody, il s’agirait de son pire film à tel point qu’il en a honte… Je confirme. Il trouve d’ailleurs que son jeu en tant qu’acteur est très mauvais… Je confirme. Un scénario idiot donc avec près de 2h40 pour nous dire que, finalement, celui qui cherche le coupable du vol des bijoux n’est que le coupable en personne. Ceci implique des longueurs lancinantes (le thème jazzy répété à outrance en souligne la durée) après que la trame se soit mise en place. Evidemment, le coupable a une complice dont il tombe amoureux. Prévisible donc mais avec quelques éléments sauveurs : des mimiques propres à Woody Allen (C.W.Briggs n’est autre qu’un dérivé de W.C. Fields, cinéaste qu’il admire), un sens de la répartie, des mises en situation bien étranges… En effet, Allen joue mal mais sur ce plan, il est au même niveau qu’Helen Hunt que l’on croirait tout droit sortie de ‘Pour le pire et le meilleur’ à jouer les jeunes effarouchées ne se laissant pas faire, qui tient à son autonomie. Si l’on se concentre sur es aspects positifs étant donné l’évidence des ratés du film, la reconstitution est fidèle : les années 40 (fin 40) sont bien présentes, les costumes et la bande son collent bien au récit. Mais le plus étonnant reste les apparitions de Charlize Theron (exquise et presque méconnaissable) et de Dan Aykroyd (emploi à contre courant).
Un film mineur de Woody Allen, tourné entre Escrocs mais pas trop et Hollywood Ending, soit dans sa pire période, la décennie qui va de Mighty Aphrodite (1995) à Melinda et Melinda (2004). Surprise, ce n’est pas si mal… Sur un scénario plein d’imagination et reposant sur l’intervention d’un magicien (on reconnaît sa fascination pour le merveilleux et le paranormal), Woody nous donne une histoire d’escroquerie mâtinée de romance amoureuse au rythme effréné, aux répliques qui fusent et au charme sépia irrésistible. Le comédien Woody est bien sûr un peu vieux pour incarner un séducteur crédible mais après tout, nous sommes dans le rêve et tout est permis ! Réjouissant et décapant…
Le Sortilège du Scorpion de Jade est une réussite fabuleuse de la part d'un Woody Allen en pleine forme.
Desservi par un casting doué, le film abonde en dialogues hilarants, en humour caustique et en amabilités bien senties.
La farce ne prendrai pas tant d'ampleur si les personnages n'étaient pas aussi intéressants et leurs liens, certes prévisibles, mais tendres et facétieux.
C'est un des rares Woody Allen où l'on perçoit ce travail de l'écriture intense et la farce grinçante qui pointe le bout du nez est loin d'être la seule force de ce Woody Allen.
Oui, Le Sortilège... demeure un Allen mineur puisqu'il y manque cette touche mélancolique, inhérente aux grands films du cinéaste. Mais il apporte la certitude que le cinéma de Woody Allen est totalement intemporel et que, même vieillissant voire redondant, l'homme continuera encore à nous enchanter.
Placant son histoire rocambolesque et pretexte à bons mots dans les annés 40, Woody Allen signe une comédie fantaisiste et pétillante. un cru qui s'apprente plus à du mousseux qu'a du champagne mais on en redemande...des dialogues savoureux, avec un couple Allen-Hunt qui passe son temps à se balancer des vacheries ( quand Woody lui fait remarquer le choix de ses maris, Helen hunt : "le choix est restreint, voyez vos semblables...) Woody est sans doute trop vieux pour le role mais il a préféré etre de la partie entre Charlize Theron et autres Elisabeth Berkley, il est facile à comprendre parfois.
Vous prenez une boîte à musique d'un très beau lustre qui joue une très agréable mélodie, vous la faîtes rejouer un très grand nombre de fois et à force inévitablement elle s'use. On entend encore quelques belles notes mais parfois le son est discordant. Eh bien, ce film m'a fait penser à cela. Woody Allen a écrit des dialogues style Screwball Comedy qui parfois donc fonctionnent, parfois sont un peu forcés. Le scénario est agréable même s'il reste assez prévisible suivant son pépère de chemin. En dehors de la Screwball, on a des références à "Assurance sur la mort" (un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéma according to me et le meilleur film de tous les temps selon Woody Allen!) et à Veronica Lake par l'intermédiaire du personnage de Charlize Theron. Les mauvaises langues ont dits que Woody Allen était trop vieux pour son personnage. N'étant pas une mauvaise langue, je ne le dirais donc pas (mais je le pense!). Helen Hunt au côté de ce dernier s'en sort très bien et c'est tant mieux. Bon, elle ne manque tout de même pas de charme malgré tout cette boîte à musique.
Bof bof. Woody Allen nous a habitué à beaucoup mieux. Le scénario est assez original, mais on ne retrouve pas le charme de ses autres films. Ps: Il est vraiment préférable de le voir en VOst.