Stromboli
Note moyenne
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GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2026
Dans ce film, sorti en 1950, Ingrid Bergman, devenue l’icône d’Hollywood, travaille pour la première fois avec Roberto Rossellini (qui deviendra son mari à la suite du tournage). A la fin de la Seconde Guerre mondiale, une réfugiée lituanienne épouse un pécheur italien et débarque sur l’île aride de Stromboli. Sa détresse s’accroit chaque jour face au caractère inhospitalier du lieu et de ses habitants. Si le réalisateur profite du cadre naturel sauvage (dont une éruption fortuite du volcan) pour créer une ambiance pesante, il oublie de donner de la consistance à ses personnages. Sans parler d’ennui, l’histoire devient vite redondante. La métaphore sur le rêve américain de liberté brisé par le poids des traditions culturelles et Dame Nature semble galvaudée. Bref, une œuvre devenue culte pour toute une frange de membres de la Nouvelle Vague mais sacrément austère pour bien d’autres.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2025
Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Karen est coincée dans un camp de réfugiés en Italie. Elle trouve son passeport pour en sortir : épouser un soldat local. Peu importe qu'elle ne l'aime pas et qu'elle comprenne à peine son dialecte, elle est trop heureuse de partir. Jusqu'à ce qu'elle ne découvre sa nouvelle demeure : l'île âpre de Stromboli.
Volcan en éruption permanente, terre aride, population locale à la fois sicilienne, insulaire et endurcie. Tout un programme !
L'originalité est que Karen, incarnée par la somptueuse Ingrid Bergman, n'a rien d'une oie blanche méprisée injustement par les locaux. C'est une femme vénale, imbue d'elle-même et de sa soi-disant caste bourgeoise, qui force son mari désormais pêcheur à travailler dur. Elle n'hésite pas à séduire pour arriver à ses fins, jusqu'à tenter de corrompre le curé local ! Elle n'est guère mieux moralement que les autochtones enfermés dans leur culte, leurs potins, leur austérité.
Forcément, cela rend la protagoniste antipathique. Aussi le film ne plaira pas à tout le monde. Jusqu'à un final pour le moins abrupt et sombre. Néanmoins, c'est du néoréalisme italien, ce n'est pas conçu pour être léger...
D'ailleurs question néoréalisme, Roberto Rossellini a réellement tourné à Stromboli. Employant les vrais pêcheurs locaux pour filmer leur méthode traditionnelle. Et ayant l'opportunité de tourner les images d'une vraie éruption. Je regrette cependant que l'image en noir et blanc ne rende pas justice aux jolies couleurs méditerranéennes et volcaniques.
A noter que si le film fit un flop aux USA à sa sortie, il généré pendant sa production un énorme tapage médiatique. Pour cause : c'est durant la production que Roberto Rossellini et Ingrid Bergman, bien que mariés, se mirent ostensiblement en couple. Ce qui permit toutefois à l'île de Stromboli d'acquérir une certaine renommée, au point qu'elle est, encore aujourd'hui, une destination touristique recherchée.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2025
Honnêtement, je pensais vraiment que j’allais me taper un bon vieux moment d’ennui devant Stromboli. Et bah pas du tout ! Ingrid Bergman porte le film à elle toute seule, elle est incroyable. Et l’île, filmée comme jamais, mets une ambiance oppressante limite carcérale. Elle a plus de présence que certains personnages. Franchement, ça passe crème.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2023
Le récit intense du mal-être et de la tentative de rédemption d’une Lituanienne contrainte de se marier à un pécheur italien et piégée sur son île aride au cratère en fusion, qui tente de se débattre comme le poisson pris dans un filet, porté par l’interprétation fascinante d’Ingrid Bergman.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2023
Cette histoire d’un faux amour et d’une femme qui fuit un enfermement pour se retrouver dans un autre est une œuvre curieuse et originale, certainement très novatrice à son époque, qui réunit, de façon très épurée, des choses aussi opposées que le symbolisme et le documentaire de veine néoréaliste (la scène de la pêche au thon est l’exemple le plus frappant) ; des choses aussi opposées que l’importance tellurique du lieu (l’ile et, surtout, le volcan) et une dimension métaphysique. Ce parti pris se fait au détriment (logique) de nuances dans la psychologie des personnages. La grande singularité du film dans le ton et la forme marquent encore le spectateur et impose le respect, même s’il souffre de quelques longueurs et de quelques scènes plus anecdotiques.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2022
Un des plus beaux rôles de Bergman, loin des fastes hollywoodiens. Le décor désolé de Stromboli, le caractère quasi documentaire des images de Rossellini et le destin contrarié de l'héroïne concourent à faire de cette œuvre une tragédie majeure du cinéma de l'après-guerre. Le gouffre séparant le personnage du reste de la communauté îlienne et des valeurs de son mari est admirablement mis en scène par le cinéaste italien, tout comme les ultimes scènes qui voient le volcan et son activité perturbatrice s'ériger en remparts contre la fuite de la malheureuse.
Azerty Spam
Azerty Spam

1 abonné 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2022
Il faut admettre que le film a beaucoup vieilli, au niveau du jeu des acteurs (sauf pour les acteurs amateurs, les habitants du village) et sur le thème lui-même (la rédemption).
Ceci dit, c'est un grand film, de par la mise en scène et parce que le cinéma réaliste amène une authenticité belle et émouvante, du fait de sa naïveté. Ce film montre la vie, telle qu'elle était, juste après la guerre dans les îles siciliennes. J'ai trouvé ça très touchant.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2021
Le point de départ, ancré dans le contexte de l’après-guerre, est intéressant : Karin Bjoornsen (Ingrid Bergman), lithuanienne (née le 8 mai 1920 à Kovno ou Kaunas, connue pour le massacre des Juifs par les Nazis), veuve d’un architecte en Tchécoslovaquie, internée dans un camp italien, accepte d’épouser un soldat italien, Antonio, suite à son refus de visa pour l’Argentine. De retour à la vie civile, ils regagnent, via Rome et Messine, l’île natale du mari, Stromboli (12 km²), l’une des 7 îles éoliennes (la plus septentrionale et la plus orientale) et ayant un volcan en activité (culminant à 924 m) comme Vulcano. Face à ce monde insulaire ingrat et soumis aux éruptions, aux habitants primitifs et hostiles, Karin a beaucoup de mal à s’intégrer. Un film décevant car Rossellini l’a construit uniquement autour de sa futur femme, au détriment du scénario [pourtant écrit par le réalisateur, son complice Sergio AMIDEI (5 films ensemble) et Gian Carlo CALEGARI]. La rudesse de la vie à Stromboli aurait pu faire l’objet d’un documentaire seul alors que les images prises sur le vif font plus penser à celles de « Connaissance du monde » (Ah la pêche aux thons, propice à la glose cinéphilique de la Nouvelle Vague !). La fin est convenue et empreinte de bondieuseries et le film, malgré son naturalisme (Rossellini a pu filmer une éruption qui a eu lieu pendant le tournage), manque de crédibilité ( spoiler: cf. grossesse de Karin, sans avoir montré l’once d’un baiser ou d’un geste de tendresse de la part de son mari
). Sans oublier la musique redondante de Renzo ROSSELLINI, frère du réalisateur. Qui parle de népotisme ? On est bien loin de « Vulcano » (1950) de William Dieterle avec Anna Magnani, ancienne maitresse de Rossellini et avec qui, elle avait tourné « Rome, ville ouverte » (1945) et « L’amore, due storie d’amore » (1948).
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2021
Pas évident le cinéma Italien quand ça n'est pas votre tasse de thé. Le cinéma italien c'est de qualité, seulement, je ne trouve pas ça particulièrement beau. Joli oui mais pas beau. Donc je m'ennuie. Je manque surement de référence.
Au-delà, ça reste de qualité et il y a quelque chose de tout à fait attachant à ce film.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2025
Titre italien : Stromboli, Terra Di Dio. L’impossible assimilation d’une Européenne émancipée à l’âpre culture sicilienne, religieuse et bornée, décrite avec sensibilité et maestria. Un film à la technique irréprochable avec des scènes remarquables comme la pêche au thon et l’éruption du Stromboli. Un film – souligné par la musique abondante du fils, Renzo Rosselini - qui ne se termine pas, et c’est très bien comme ça. La classieuse Ingmar Bergman, scandaleusement sortie d’Hollywood pour se commettre avec un « communiste » italien, y apporte son talent et sa beauté.
TrufosLover
TrufosLover

3 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2021
En dehors des décors somptueux, j'ai du mal à trouver un intérêt au film. Rosselini a perdu ici la force de Rome ville ouverte beat qu'il devait être devant sa dulcinée. Il faut dire que j'ai toujours trouvé Ingrid Bergman fade et dont le jeu n'est pas souvent mesuré. Bref ça se laisse voir mais avec un peu d'ennui quand même.
Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2019
Très bon film si l'on cherche comme moi à voir l'Italie d'après-guerre dans les campagnes (très proche encore de la vie des italiens au XIXème siècle). C'est sur l'histoire et les jeux d'acteurs ne sont pas très crédibles et forcément désuets, mais l'ambiance est très prenante et le film nous présente de très belles images.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2017
De retour des iles éoliennes, j’ai vu « Stromboli » tourné par Roberto Rossellini en 1950 soit 2 ans avant que je ne naisse !
Etant anticlérical, je n’ai bien sûr pas aimé l’imprégnation catholique de l’ensemble du film avec en intro un extrait d’une épître et à la fin une grande déclamation « Mon Dieu, aide moi Dieu de miséricorde ») … mais je comprends parfaitement l’impact du catholicisme dans l’Italie de cette époque et j’en vois les effets néfastes sur la population. L’histoire est simple : Karin (Ingrid Bergman), seule descendante d’une famille aisée tchèque est dans un camp de réfugiés et ne pouvant avoir un visa d’immigration vers l’Argentine, elle se résout à épouser Antonio, un surveillant du camp né à Stromboli et – comme tous les iliens qui n’ont pas fui vers les Etats-Unis pour échapper à la misère – c’est un simple pécheur. Une fois débarquée à Stromboli (débarquement en chaloupe sur la grève car il n’y avait pas de port à l’époque et même pas de bateau moteur), le choc des cultures se fait vite sentir avec une nouvelle prison austère. Malgré les efforts d’Antonio, Karin – l’étrangère – est bien sûr mal acceptée et voudra fuir cette ile de sable noir, de scories et de pierres volcaniques : « Ce n’est pas une vie pour des civilisés » dit-elle … Ce film comporte 2 scènes fort spectaculaires une éruption volcanique pendant laquelle les iliens se réfugient sur leurs canots en mer en priant et une scène de pêche au thon au filet à la main !
Un film dont l’histoire est de nos jours un peu « faible » mais qui est fort bien réalisé avec des noirs et blancs sublimes et une Ingrid Bergman éclatante et magnifiée. Pour la petite histoire, lorsqu’elle a tourné ce film en 1950 elle logeait dans la seule maison de l’île qui avait de l’eau courante ! On pourra aisément apprécier (?) l’essor de ce village fait de quelques maisons cubiques blanches … et ce que le tourisme de masse a apporté … mais ceci est une autre histoire.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 janvier 2017
Ingrid Bergman est incontestablement une belle femme et sans doute une bonne actrice, ce qui n'excuse pas le fait -inexplicable- de s'être perdue dans l'un des innombrables navets de Monsieur Rossellini : elle aurait dû être plus prudente ! mais peut-être l'avait-on mal renseignée, peut-être avait-elle un besoin pressant d'argent et puis... une actrice, faut que ça mange. Ou bien est-ce pour faire "bien" sur le curriculum : "j'ai tourné un navet intello en Italie... je suis internationale" !

Donc, c'est des andouilles de petzouilles à Stromboli, l'île au volcan, un trou perdu de la méditerranée. Suuuper. Quel rôle idiot, quelle lenteur, quelle purge et quel néant. A oublier bien vite et à jeter dans le volcan avec les cendres et tout le reste.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2016
La liberté de la femme face à la brutalité de l'homme. Comprenez: le désir d'aventure, la luxure, face à l'austérité, la sauvagerie de la nature, l'austérité des hommes. Tout est lié avec les éléments jusqu'au cette fin mystique où le rapprochement divin devient évident......
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