642 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
90 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
19 critiques
3
15 critiques
2
16 critiques
1
14 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Christianm75
9 abonnés
229 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 octobre 2016
Bien plus qu'un simple film d'épouvante classique,Kurosawa nous délivre une métaphore sur la vie, la mort, l'interconnexion entre les deux.Il dresse un portrait de nos sociétés en proie au besoin de communication et à leur mal être.Cinematographiquement sont film est une pure merveille, cadrages somptueux,ambiance sonore délétère et photographie glacial.Tout juste pourra t'on reprocher une interprétation un peu juste mais "Kairo" n'en demeure pas moins avec "Cure" la plus belle réussite de ce réalisateur de talent.
C'est le deuxième film de Kiyoshi Kurosawa qui je vois après avoir vu le désormais culte, Cure. Ce qui frappe dans ce film c'est ca ressemblance avec Ring. Mais c'est plutôt une qualité. L'ambiance est très bonne et les acteurs sont excellents. L'histoire est superbe mais le film a tout de même un soucis, il n'est pas bien effrayant. Il met beaucoup moins la pression que Ring ou Dark Water. Cependant l'histoire reste très bien développée. Je n'ai pas tout compri à la fin du film et je pense que ce film nécessite d'être revu pour être totalement compri. En tout cas c'est un bon film d'horreur mais ce n'est pas le meilleur de Kurosawa.
L'idée de départ du scénario est excellente : un espace géographique limité ("fini" dirait-on en mathématiques) pour l'ensemble des morts; comme il y a de plus en plus de morts, ceux-ci doivent grignoter l'espace des vivants pour "vivre" et, pour cela, ils tuent les vivants qui occupent cet espace. Mais ce grignotage rajoute des morts et donc un besoin d'espace supplémentaire, soit une épidémie qui se propage très vite. Ce concept peut paraître difficile à comprendre mais a eu le mérite d'être pensé en profondeur, ce qui n'est pas le cas de nombreux scénarios de science-fiction actuels. A cela, s'ajoute une réalisation novatrice et, sans effets spéciaux à la "ILM", on a vraiment peur au fur et à mesure que l'on comprend le principe du film. Par ailleurs, l'idée de suivre différents groupes de personnages sans lien entre eux permet de rendre l'histoire moins linéaire. Alors, ce film est un chef d'œuvre ? Malheureusement, non, car il est bien trop long et lent pour le développement de son scénario, et cela gâche une bonne partie du plaisir. C'est vraiment dommage, à partir d'une idée géniale, de la gâcher par un traitement sans rythme. En tout cas, entre Ring et Kaïro que j'ai vus récemment, les scénaristes japonais m'impressionnent par leur imagination débordante. Où vont-ils chercher tout ça ? Proposent-ils des stages aux scénaristes hollywoodiens qui en auraient bien besoin ?
L'intrigue est très lente à démarrer, ce qui peut conduire au décrochage. Pourtant, c'est précisément cette longueur qui permet au film de développer son ambiance extrêmement lourde et anxiogène. Le propos gagne en efficacité. Pour moi, c'est un chef d’œuvre du genre. Pour peu que vous soyez patients, visionnez-le, vous en serez récompensé par la fin.
Une allégorie un peu trop facile et pourtant peu réussie de l'isolement de la jeunesse japonaise à l'heure du numérique. L'esthétique et l'ambiance sont très travaillées (mouvements fantomatiques des acteurs, traces noires sur les murs, choix de la musique et des silences). De fait, on ressent parfois assez vivement l'angoisse et la solitude qui ont voulu être communiquées. Malheureusement ces moments sont rares et durant la majeure partie du film, je me suis bien fait chier comme un rat mort.
Je me suis amusé à me faire peur il y a quelques années en regardant ce film. Ce qui en soit n’est pas très malin. Bein oui, si on veut vraiment se payer une bonne frousse de nos jours, mieux vaut regarder les infos… Bref, si toutefois c’est votre truc, ce film est impressionnant dans son genre. Ici pas de petites bébêtes tueuses qui jouent à cache-cache, pas de gros monstres hideux, ni de serial killer qui veulent vous manger. Pas même d’hémoglobine. K. Kurosawa s’y prend autrement pour faire peur, et il y réussit très bien. Je n’ai pas cherché une quelconque crédibilité dans l’histoire, c’est juste l’atmosphère et l’ambiance du film qui m’ont marquées.
Kiyoshi Kurosawa signe un film plein de potentiel, qu'il gâche malheureusement à cause d'un certain nombre d'écueils qu'il n'a pas réussi à éviter. La mise en scène est recherchée et efficace (le travail sur la composition des plans est très aboutie), le scénario et le principe du films sont prometteurs et novateurs, distillant une réflexion métaphysique assez poussée teintée d'une poésie apocalyptique, certaines scènes sont assez angoissantes... malheureusement, les dialogues viennent tout gâcher, manquant clairement de finesse (la discussion soudaine sur la vie éternelle du protagoniste principal alors que jusqu'à maintenant c'était juste un jeune geek un peu crédule : WTF), les réactions des personnages sont très souvent peu crédibles, ce qui rend certaines scènes inévitablement ridicules et d'autres très maladroites, et la musique est tantôt bien trouvée, tantôt too much et(ou) simpliste, ce qui vient plomber un postulat de base pourtant attrayant. Dommage, avec un meilleur travail de la part de Kurosawa, ou en donnant le projet à un autre réalisateur, on aurait pu avoir un grand film malade à l'arrivée...
Comparer "Kairo", "Le cercle" et "Ju Rey" à leurs médiocres reprises américaines c'est comparer du Saint-émillion 1976 avec du "Kroutcheff" maison de chez Bruno, le patron du "Tord Boyeau". En plus, prétendre que le Saint-émilion 1976 c'est de la daube, là on donne dans l'hérésie, faut laisser tomber le cinéma d'épouvante et retourner voir les aventures des "4 fantastiques chez les zombies". "Kairo" glace le sang non seulement par ses scènes étrangement stupéfiantes, voir absurdes dans l'horreur, mais aussi parce qu'elles lancent le signal de la chute verticale d'une société enfermée derrière ses écrans de mobiles, de portables et d'ordinateurs. Quand on sait qu'à l'époque l'internet débutait à peine et qu'on peut constater aujourd'hui les ravages des réseaux sociaux sur le libre arbitre ... On ne peut que crier au chef-d’œuvre visionnaire, même si cela reste symbolique. La parabole des Fantômes qui envahissent Internet pour reprendre contact avec les vivants car l'au-delà est vide et froid, est une trouvaille sans précédent dans les thème de l'horreur. Comme le disait Francis Blanche : "Moi, je préfère le vin d'ici à l'eau de là !"
L'argument de base, qui rappelle celui de Ring (des adolescents mouraient après avoir regardé une cassette maléfique), s'inscrit dans une grande tradition fantastico-horrifique japonaise. Mais, tout en avançant à la frontière entre le monde des vivants et celui des morts, tout en développant une esthétique parfois bien flippante, le réalisateur Kiyoshi Kurosawa (auteur de l'excellent Cure en 1997) dépasse le simple film de genre, l'exercice de style. Kaïro est d'ailleurs assez dépouillé stylistiquement (pas trop d'effets spéciaux) et dramatiquement (peu de rebondissements). Les codes du genre n'ont ici rien de gratuit ; ils illustrent une réflexion diffuse, d'inspiration sociologique, voire philosophique. À savoir que l'accroissement des outils de communication va paradoxalement de pair avec un sentiment accru de solitude, qu'une forme d'incommunicabilité moderne nourrit un désarroi existentiel, et que le vide appelle le vide... L'idée originale du film est d'avoir rapproché les thèmes du suicide et du virus, avec pour dénominateur commun les réseaux informatiques ("kairo" signifie "circuit" en japonais). Cet aspect technologique apparaît aujourd'hui un brin désuet formellement, c'est normal. On peut en revanche regretter qu'il soit peu étoffé sur le fond, demeurant au stade du prétexte. Toutes les pistes narratives du film ne sont d'ailleurs pas forcément abouties. Mais sa qualité réside essentiellement dans sa mise en scène, cette façon qu'a le réalisateur de distiller progressivement un mal-être, une angoisse sourde, via des intérieurs sombres, une bande-son qui vrille les nerfs, des apparitions fantomatiques, fugitives et saisissantes. Bref, un univers déliquescent, qui fait ressentir profondément la tension entre pulsions suicidaires et peur de la mort. Le scénario "en creux", placé sous le signe de la dérive, a quelque chose d'intriguant et d'envoûtant. Le rythme lent du film y participe. Et se dégage de certains plans (les rues de Tokyo dépeuplées...) une vague impression de fin du monde, un sentiment de tristesse obscur et plombant, qui persiste quelque temps après la fin du film...
Avec d'excellentes critiques et une très bonne réputation, je me suis demandé à un moment si je ne m'étais pas trompé de film. C'est très embarrassant de se rendre compte que ce chef d'œuvre l'est en fait dans la catégorie meilleur film soporifique et monotone. Avec Kaïro le court-circuit arrive. Aucune lumière à l'arrivée.
Kairo proposait une idée de base intéressante mais qui se révèle mal exploité , le film veut dénoncer le manque de communication , l'isolement et tout ça sur les nouvelles technologies mais au final le film se perd dans un rythme soporifique et mal géré car le début avait une bonne ambiance étouffante et oppressante sur un coté fantômes et esprit comme savent si bien le faire les Japonais . Après 1h ça devient ennuyeux , ça tourne vite en rond et c'est presque soporifique , ça gâche vraiment le début qui s'imposait bien , le coté horrifique qui en ressort reste faible et les effets spéciaux sont souvent bas de gammes . Dommage donc le film avait de quoi être mieux développé sans sombrer dans la lenteur , une impression que le sujet a donc été mal exploité malgré son potentiel .
Le Japon se meurt et Kiyoshi Kurosawa se fait le témoin de sa décrépitude. En cette année 2001, internet commence à prendre de l'ampleur et d'intensifier encore plus la profonde solitude des japonais. La 'mode' du otaku se faisant vive, elle laisse la communication des hommes dans le désarroi. Kaïro tient autant du film fantastique (de fantômes) que du drame social traité en filigrane. Kurosawa est de ces metteurs en scène, trop peu reconnus, qui cultivent l'art de mélanger les genres pour en sortir une oeuvre profonde.
Michi se rend dans l'appartement de Taguchi, lequel ne donne plus aucun signe de vie depuis une semaine. Elle doit récupérer une disquette. Un peu partout, des disparitions et autres morts violentes assaillent la nation. Que se passe-t-il ? et que sont ces étranges apparitions qu'un certain nombre d'individus croit voir ?...
J'avais été troublé par son Retribution. Kurosawa, avec Kaïro, s'essaie au film de fantômes avec tout ce que cela induit (apparitions, jumps scares ou jeu sur l'ambiance) mais en y apposant son originalité propre. C'est que Kaïro, bien que ressemblant dans ses scènes à d'autres films, les mène différemment. Si certains plans appuient sur les contrastes, Kurosawa réussi, avec un art convaincant, à intensifier leur portée. Ainsi, le propos du film s'en trouve enrichi. Sa bobine, lente et maîtrisée, est bien montée, l'image glaciale très soignée et la direction d'acteurs, probante. Reste que le film s'étire sur 1h50, qu'il faut de la patience et qu'aimer ce genre de cinéma est une condition sine qua non. 4/5
Kaïro n'est pas un pur film d'horreur puisqu'il y a une vraie dimension dramatique au sein de ce film, métaphysique même. Autour d'une histoire de fantômes high-tech, le réalisateur s'intéresse principalement aux thèmes de la vie et de la mort, de la solitude et de la quête du bonheur. Comme dans beaucoup de films d'horreur japonais, la musique est travaillée et omniprésente (parfois un peu trop), la photographie est sophistiquée mais le rythme du film est un peu lassant, faute peut-être à un scénario un peu minimaliste. En revanche, on ressent un réel effort de mise en scène de la part du réalisateur, un message sincère qui cherche à aviser les jeunes adultes de la menace environnante d'isolement provoquée par les nouvelles technologies et notamment Internet, et plus largement, Kiyoshi Kurosawa nous donne des indices sur sa propre vision du bonheur.