Bon documentaire qui relate le quotidien d'une classe mixte dans un village du centre de la France. La réalisation se veut être sobre comme l'univers rude des personnages ; Ainsi, rien n'est surjoué relevant une authenticité éclipsant le voyeurisme qui aurait sévir. Les personnages sont attachants et l'instit hisse haut et fort les valeur de son métier (fabuleux).
Un étonnant reportage de simplicité de vie comme il en existe sur tout le globe. Les gens sont en adoration totale devant ce film, j'ai du mal a comprendre pourquoi. C'est si impressionant que cela de suivre une classe de jeunes enfants, qui se chamaillent, sa battent parfois, font de la peinture etc... C'est un tres beau film il est vrai, représentatif de la vie des campagnes, mais il n'y a là rien d'exceptionnel. Cependant l'auteur a du comprendre qu'il fallait parfois metter le public français devant des choses si simples qu'elles sont les plus belles, et qu'il y a toujours eu une vie avant nous.
Documentaire plutôt moyen et mauvais film. Lent, long. Pas même une bonne leçon de lecture ou de calcul ! Sur le plan humain, la démarche du cinéaste est intéressante, mais naboutit à rien. En tant quancienne institutrice, je regrette quon montre si peu de choses. Il aurait mieux valu filmer deux heures pleines que toute une année recomposée. Oui, bien sûr, il y a les saisons, le jeu de la nature, mais cest pour les parisiens! Seuls bons points : la façon dont le maître apaise un conflit entre deux gosses et le petit Jojo. Tous les enseignants ont, dans chaque classe, un Jojo fatigant, mais si attachant !
Très bon documentaire, à la fois drôle et touchant, de Nicolas Philibert... Dommage qu'une triste histoire d'argent ait assombri l'image de ce film événement... Petit conseil aux spectateurs pressés : armez-vous de patience afin d'apprécier ce doc dans son entier car cela en vaut vraiment la peine... malgré quelques longueurs...
Un film-documentaire un peu longuet par moments, parfois un chouia démago (le prof m'énerve un peu) mais tellement mignon dès qu'il met les gosses en scène (Jojo en tête). Attendrissant et mimi tout plein! A voir : la scène ou Jojo se lave les mains!
On se laisse entraîner sans peine dans l'univers quotidien rurale et scolaire de cet instituteur hors-pair. Les élèves, d'un naturel incroyable, nous émeuvent, avant de nous faire rire ou réfléchir. Un film qui par sa simplicité pose les vrais questions de l'enfance et met en lumière les doutes, les craintes et parfois les peurs de nos enfants. Un film à voir malgré quelques longueurs mettant à l'épreuve notre attention...
avec la proximité que le spectateur pense avoir avec ces tous jeunes écoliers, avec cet instit, on est forcément attendri, touché par ce microcosme transpirant de réalité. Suintant parfois une dure réalité, celle des campagnes reculées pour lesquelles lécole représente certes lultime bastion de la connaissance, du savoir, mais aussi et surtout de léchange entre des jeunes de même âge, aux mêmes préoccupations. Etre et Avoir est aussi un recueil de savoir-pratique pour tout homme ou femme désirant savoir sils auraient ou non la fibre de lenseignement. Ou plutôt la fibre de linstit (type denseignement totalisant et pluriel). Etre et Avoir est aussi un formidable portrait dinstituteur, qui peut montrer la réalité de son métier sans toujours susciter des vocations. Tant son métier lui demande une passion et une envie débordante et tant le défi denseigner en même temps à cinq classes dâge dans une même pièce est relativement haut. (détails sur mon blog "fredhorizons")
Témoin de la pédagogie, image de léducation des campagnes, «Être et avoir» (France, 2002) de Nicolas Philibert est un documentaire dont la narration vogue entre les scènes de classe et les paysages magnifiques des saisons de la campagne. Les nombreuses étapes dun maître décole se mêlent ici les unes aux autres. Lapprentissage des chiffres, le conseil de classe, la morale aux élèves farouches sont tant détapes. La simplicité des cadres, de la temporalité des plans encadrent parfaitement lhumanisme qui envahit lécran. Une invasion calme et douce, comme si la plénitude semblait bercer les images, un bonheur vrai puisquil se construit sur le passage brillant des étapes. La réminiscence de léducation vient apparaître dans lesprit du spectateur face à ce film. Lon se rappelle avec nostalgie la belle époque des bancs des écoles. Être et avoir, voilà dailleurs bien un titre qui exprime justement la notion déducation et lessence du film de Philibert. Lélève est, il a à exister face à la société, à devenir au côté de linstituteur, du maître. Le spectateur en parallèle, face à luvre de Philibert est. Il se projette dans luvre, entre dans un monde, dans le cadre, fait vivre même luvre. Et avoir, il ne sagit plus ici que des enfants du film, le spectateur ne pouvant avoir le film. Les enfants ont, déjà peut-être car ils sont les «stars» du film avec lenseignant mais ils possèdent aussi ce qui fait «Être et avoir», le partageant avec Nicolas Philibert. Enfin, si ce que décrit Philibert demeure naïf, ce nest heureusement avec aucune condescendance, la naïveté étant ici un gage de vérité. Les plans sont très souvent à taille des élèves pour partager leur expérience. Linstituteur est également à hauteur des enfants, hormis à lheur de la réprimande. Bref, humain, jamais sentimentaliste, les plus beaux plans sont ceux de la nature qui germe comme germent les esprits des enfants, concluent par les yeux humides du professeur et les portes fermés de lécole.
J'ai vu ce film/documentaire à la télévision et honnêtement je ne pensais pas que je pleurerais, je rigolerais... C'est si tendre et émouvant. Un instituteur si gentil et patient, des enfants si innocents et mignons. Rien de plus naturel.
Un documentaire incroyable, sidérant de simplicité et qui nous fait vivre des émotions variées à une cadence infernale. Émouvant, drôle, poignant, attendrissant, crispant. Un maître, une classe unique de la maternelle au CM2, des enfants disciplinés pour la plupart, attentionnés, appliqués, un cadre rude, oublié par les médias parisiens. Le maître, à l'orée de la retraite, est incroyable, véritable personnage central du film. Compétent, passionné, proche des parents patient, attentif, attendrissant, il épate par sa naïveté parfois mais il connaît bien ses élèves, décapsulant les tensions avec humanité. Certains destins d'enfants sont particuliers, comme cet élève de CM2 qui se lève le matin pour s'occuper des vaches et conduire le tracteur (avec une dextérité épatante) avant d'aller à l'école, de rentrer et de faire ses devoirs. Certains enfants sortent du lot (perso, j'ai craqué pour la petite Marie et sa bouille si particulière), le rythme est alerte et la conclusion, un peu triste (c'est les vacances scolaires mais le maître semble abattu), porteuse d'espoirs mais aussi de craintes pour la plupart des ses élèves tellement commun et à la fois si particulier, trop souvent ignoré. D'autres critiques sur
Très déçu par rapport au 'tapage' à l'époque de sa sortie, car je me suis ennuyé... J'ai deux étoiles uniquement pour les derniers instants, de la fin de l'année scolaire, où de l'émotion passe...
Alors certes, ce documentaire est bien foutu pour ce qu’il montre et pour ce qu’il révèle. Après tout, c’est tout le but d’un documentaire. Après, je dois bien avouer qu’au bout de 20 minutes, tout est dit. C’est un peu la limite de cet exercice…
Le risque d'un documentaire de ce type est de se concentrer sur des images "mignonnes" et "gentillettes" qui touchent le public mais n'ont pas ou peu de portées informatives. Ou, de tomber dans l'excès inverse et d'expliquer en long et en large des scènes qui se passe de commentaires. Philibert réussit à conserver une certaine neutralité de ton mais il lui arrive de tomber un peu dans la première facilité, sans gravité ce qui permet au film de ne pas tomber dans la miévrerie. Le film gagne surtout sur les questions posées à l'instituteur et l'intérêt porté sur les difficultés rencontrées par les élèves.
Un documentaire sympatoche reflétant une certaine image de la France et d'une école en voie de disparition, c'est très bien filmé malgré que ça reste très docu-gaucho-intello avec des immanquables plans inspirés sur des champs de blés frissonants au vent entre deux scènes qui sont de véritables tableau.
Moi qui n'aime pas les nains, ceux-là ont réussi un peu à m'émouvoir, l'instit est un modèle de patience et de sagesse.
M'enfin malgré tout ces points positifs, on oublie vite ce doc' après visionnage, il est un peu chiant, mais plein de gens plus intelligents que moi lui trouveront plein de qualités supplémentaires.