L’intérêt du film est surtout historique, ayant été l’un des premiers à avoir recours à des effets spéciaux par ordinateur (Cray X-MP), images de synthèse en français ou . (Computer Generated Imagery) des anglophones, pour les vaisseaux spatiaux juste après « Tron » (1982) de Steven Lisberger (Studios Disney). Cela reste une belle réussite pour l’époque (27 mn) mais le scénario simpliste de Jonathan Bethuel est surtout destiné aux adolescents [la relation amoureuse] entre Alex Rogan (Lance Guest, 24 ans), battant le record de points au jeu Starfighter, et Maggie Gordon (la Canadienne Catherine Mary Stewart, 25 ans) reste très chaste] et aux adeptes des jeux vidéo, notamment, étant un hommage au jeu d’arcade du titre, sous la forme d’une borne vidéo. Heureusement, le film est sauvé par son humour et son absence de prétention et on a le plaisir de revoir l’acteur Robert Preston (66 ans) dans son dernier film, juste après « Victor Victoria » (1982) de Blake Edwards (où il jouait l’imprésario homosexuel quinquagénaire de Julie Andrews), et où il interprète Centauri, le créateur du jeu Starfighter,
et venu chercher, depuis la planète Rylos, Alex dans une DeLorean, véhicule qui deviendra mythique dans « Retour vers le futur » (1985) de Robert Zemeckis
. Sans oublier la musique de Greg Safan (36 ans), très années 1980. Enfin, le contexte du film est peu évoqué au cinéma : celui d’un caravaning ou parc de maisons mobiles (trailer park des anglophones), dirigé par la mère d’Alex et dont il assure l’entretien, dans l’espoir d’obtenir une bourse d’études à l’université.