La Mort en ce jardin
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il_Ricordo
il_Ricordo

119 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2011
La Mort en ce jardin porte la marque de fabrique d'un John Huston, plus que d'un Luis Buñuel. C'est en effet un film d'aventures dans la jungle amazonienne, dans un contexte de fièvre de l'or, avec une troupe d'individus attirés par l'appât du gain et plus ou moins honnêtes. Pourtant, l'on retrouve les personnages chers à ce cher Buñuel : une jeune vierge perdue dans un monde d'hommes, un prêtre idéaliste, une crapule victime de son environnement misérable etc. Le film s'articule en deux parties. Dans la première, les protagonistes affrontent un pouvoir tyrannique et puis cherche à fuire une rébellion tout aussi dangereuse. Dans la seconde, perdus dans la jungle, ils cherchent un moyen de survivre ensemble et de trouver une issue à leur périple. Le film, bien que faiblard au niveau de l'intrigue, abonde de détails surréalistes buñuelesques : la photo des Champs-Elysées, un avion écrasé, des bijoux et une robe de soirée dans la jungle, des fourmis dévorant un boa etc. La Mort en ce jardin est donc un Buñuel inhabituel, mais servi par des acteurs mythiques, Simogne Signoret et Charles Vanel en couple disparate, et Michel Piccoli en prêtre timide et velléitaire.
titusdu59
titusdu59

87 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2011
Sans doute pas l'un des films les plus connus de Buñuel, et pourtant, c'est là une œuvre de valeur! La première partie, qui campe les personnages est certes un poil trop longue, et aussi un peu mièvre car leurs relations sont retranscrites d'un point de vue peut-être un peu démodé. Mais la seconde partie, dans la forêt amazonienne, est à la fois mystérieuse et intrigante, et délivre un message sur la nature même de l'humain, c'est à dire confronté à lui-même et à la nature vierge, assez intéressant: seuls les plus forts et les plus purs survivront. Et le traitement est rigoureux. Mention bien.
hamasiblan
hamasiblan

27 abonnés 449 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2011
Histoire sans trop de rebondissements, mais acteurs jouent bien (mention spéciale à Piccoli et Marchal) et la morale de l'histoire est intéressante.
Un film sans plus mais sérieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 octobre 2008
Un film intéressant même si la première partie n'est pas une réussite, la partie aventure dramatique dans ce "jardin" avec tout l'antagonisme des personnages est par contre excellente et quel casting.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

274 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2007
«La Mort en ce jardin» (France-Mexique, 1956) serait peut-être le trait d’union réunissant la filmographie mexicaine de Bunuel à sa filmographie française. Mexicain par une partie de sa distribution et par l’ambiance du film et français de par une majorité des personnages principaux (Michel Piccoli, Simone Signoret, Charles Vanel, rien que ça) et la langue officielle du film. Melting-pot donc de deux cultures. Mais ceci ne suffit pas au film à susciter de l’intérêt. En effet, l’histoire d’une petite révolution (révolution que réitérera (trop) calmement Bunuel dans «Los Ambiciosos» (Mexique, 1959) ), cette histoire donc n’arrive pas à emballer plus qu’elle ne le veut. Pas l’ombre d’une tension, l’histoire en elle-même ne mène pas vraiment vers une contrée époustouflante. Le spectateur n’a d’autres choix que de se contenter des jeux d’acteurs. Entre Georges Marchal, Michel Piccoli, Charles Vanel, Simone Signoret et Luis Aceves Castaneda -qu’on prend plaisir à retrouver dans les films de Bunuel-, Bunuel nous donne de quoi nous divertir. Cependant, le principal défaut du film est de ne devenir intéressant, de n’entrer véritablement dans le vif de son sujet (la perdition dans la jungle) que dans les vingt dernières minutes. Un problème conséquent de scénario. Le film vaut quand même la vision pour la partie dans la jungle qui devient bunuelienne à souhait. Vous l’aurez deviné, l’exotisme et l’autarcie qu’engendre ce genre de milieu naturel est un espace idéal pour toutes les folies de Luis Bunuel. Le merveilleux et adorable Charles Vanel devient un tueur divin, Michel Piccoli, prêtre prêcheur, perd de son self control dans une scène mémorable sous la pluie où il conte son obsession pour… les œufs, etc... En conclusion, «La Mort en ce jardin» (France-Mexique, 1956) conserve la modestie excentrique de Luis Bunuel mais, souffrant d’un scénario banquable, le tout titube et semble se trouver, comme je le disais au début, n’être qu’un entre-deux.
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