Raphaël ou le débauché
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 décembre 2024
Chaque fois que je revois Françoise Fabian, j'ai un souvenir presque ému qui me revient en tête : celui d'un petit papy du quartier qui nous disait souvent "ah les môme, z'y connaissez rien aux femmes, c'est bien normal, z'êtes encore trop jeunes, mais j'peux vous l'dire, Françoise, c'est d'la gonzesse, la tête bien faite et bien remplie, du caractère et de la classe bien française". Digression accomplie, venons-en aux faits. J'ai toujours eu du mal avec ces films d'époque. Je m'y suis souvent bien ennuyé. Peu nombreux sont ceux qui auront réussi à me cueillir. "Raphaël ou le débauché" n'a jamais été de ceux là. Ce qui m'a toujours gêné, ce n'est pas la mise en scène étrangement atone de Michel Deville, ni même une histoire qui passe pas mal de temps à essayer de combler les brèches. Ce qui m'a toujours gêné, ce sont ces dialogues. Parfois surécrits et ampoulés le reste du temps. On est loin de la détestable pédanterie d'un "Mademoiselle de Joncquières" par exemple, mais quand même, ça fait mal aux oreilles. Toujours cette sempiternelle erreur que de croire que même dans l'aristocratie du XIXe, on pouvait converser de la sorte sans jamais s'interrompre. Que des cuistres ou des auteurs voulant faire bon genre puissent commettre ce genre de grossière erreur, c'est une chose, mais venant de quelqu'un comme Nina Companeez, c'est inexplicable. Des dialogues en pareil décalage avec le réel sont la méthode parfaite pour faire déjouer même les bons acteurs. On n'a jamais vu Ronet et Fabian jouer aussi faux. Aucune de leurs répliques n'est naturelle. Par ricochet, leur duo, pourtant quasi royal sur le papier, ne fonctionne pas. Leur talent respectif fut bien mieux servi ailleurs.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2024
En 1830 (probablement au début de la monarchie de Juillet, sous le règne de Louis-Philippe), à partir de la rencontre entre Aurore de Cheroy (Françoise Fabian, 38 ans), jeune veuve vertueuse, et Raphaël de Loris (Maurice Ronet, 44 ans), dandy cynique (il ne désire plus les femmes qu’il a eues), noctambule, Michel Deville réalise une œuvre épurée (photographie de Claude Lecomte, 40 ans, 3e collaboration sur 5 avec le réalisateur) sur l’amour, ses pièges et ses tourments, bien filmée et bien dialoguée (grâce à Nina Companeez, 34 ans, 12e collaboration sur 12 avec le réalisateur), beaucoup plus pertinente que les gloses d’Éric Rohmer (1920-2010). Sans oublier la musique de Vincenzo Bellini (1801-1835).
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2024
Bon film qui sent vachement les années 70 dans les coiffures et le maquillage, certes, mais avec un récit intéressant et de très beaux décors. Je suis tomée sur ce film par hasard et j'ai aimé le visionner, la sublime Françoise Fabian y est pour beaucoup.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2024
Michel Deville conte avec soin et style la rencontre, en 1830, entre Raphaël, le débauché, et Aurore, la vertueuse, et consécutivement l'amour impossible entre un séducteur cynique et une jeune veuve parfaitement digne. spoiler: Un temps parallèles, leurs existences contrastées se rejoignent dans une passion inaboutie.

Alimenté par des indices psychologiques simples, le drame de Deville s'élabore sur un mode romantique sans mièvrerie ni affectation, c'est-à-dire qui préserve la vérité des personnages et n'élude pas le caractère licencieux qu'introduisent nécessairement les moeurs de Raphaël. spoiler: L'incapacité de ce dernier à rompre avec son existence de vice, son refus, par amour, d'y entrainer Aurore conduiront celle-ci, par amour aussi, à s'y fourvoyer avec répugnance. C'est l'originalité du scénario de Nina Companeez.

L'interprétation de Maurice Ronet et de François Fabian est inspirée, et si l'histoire de leurs personnages peut parfois sembler un peu étriquée sur un plan scénaristique, elle s'inscrit dans une reconstitution d'époque convaincante et d'une grande beauté formelle.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2022
Au XIXe siècle, Aurore une veuve fortunée et indépendante et Raphaël un jeune homme libertin tombent amoureux l'un de l'autre. Mais Raphaël refuse d'entamer cette relation par peur de se perdre en perdant sa liberté. Le film se propose de nous donner une image précise de l'amour. On ne peut l'éviter au risque de se perdre, même si l'accepter n'est pas sans conséquence. La vie peut être parfois un labyrinthe. Film précédé d'une forte réputation et que je n'avais jamais vu. Pourtant, il n'est pas sans défaut : la première demi-heure manque vraiment de rythme et les scènes de parties fines ne sont pas réussies. Il reste le thème et le casting excellent dominé par la sublime Francoise Fabian ( à mon sens une des plus belles actrices du cinéma français des années 70) et Maurice Ronet ( disparu trop tot) qui est lui aussi formidable. Il dira même à Michel Deville que Raphaël c'était lui. Sur un thème voisin , un an plus tôt, eric Rohmer, avec "ma nuit chez maud" avait tué le match entre les deux films. Raphaël est une petite déception à mes yeux, mais rien que pour Fabian, le film est à voir. Initialement les deux rôles principaux devaient être tenus par Deneuve et Delon qui refusèrent.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2018
Un séducteur invétéré rencontre une veuve très croyante. Un des sommets de la rencontre entre le romantisme et le libertinage. Nous sommes au début du 19ieme et dans le milieu bourgeois ou aristocrate des hommes vivent dans le plus grand libertinage, mariés ou pas. La suite c'est aussi la rencontre entre deux grands acteurs Maurice Ronet et Françoise Fabian. On atteint des sommets de tension érotique, le tout accompagné d'opéra. On est face à un des grands films que toute personne amoureuse de l'amour devrait voir, ainsi que toute personne hermétique à l'amour.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2018
Comme Raphaël ou le Débauché, ne devient un grand film qu’au milieu, les spectateurs qui ne vont pas plus loin sont déçus.
Encore une comédie avec des jolies filles, des jolies robes et du joli marivaudage se disent-ils et en effet Brigitte Fossey, Anne Wiamzesky, Isabelle de Funès et Hélène Arié, version 70, sont bien jolie et leurs marivaudages biens riants. Encore une belle veuve réfrigérée telle un Lys dans la Vallée (superbe et excellente Françoise Fabian presque en pleine maturité). Encore un débauché tourmenté à la Don Juan, Lorenzaccio aux deux visages (l’hyperséducteur hyperséduisant Maurice Ronet).
Ceux qui n’ont pas tout vu disent " encore un MIchel Deville léger " mais ils ont tort.
Ils n’ont pas vu qu’à la cinquante-et-unième minute, Françoise Fabian, comme dans un rituel face à la vitre et parlant à son crucifix, récitant les beaux monologues intérieurs (aussi beaux que ses dialogues) fait entrer un personnage inattendu : la Passion et ouvre un drame. On roule alors vers la mort à tombeau ouvert, exactement comme dans un opéra de Bellini ou une tragédie inexorable de Racine. Françoise Fabian surpasse la déchéance de Livia Serpieri (Alida Valli) dans « Senso » et Raphaël de Loris est bien plus profond que l’imbécile Malher interprété très mal par Farley Granger dans le même film de Visconti.
Et surtout le trio Vincenzo Bellini (compositeur d’opéra 1801-1835 à qui toute la musique de film est empruntée avec génie), Michel Deville (qui comme tous les grands artistes sait faire place sobrement aux équipes qui gagnent) et surtout la scénariste-dialoguiste et -peut-être plus encore ici- monteuse Nina Companeez donne à la seconde partie un rythme infernal ou la musique s’accorde bien mieux au thème de l’amour-à-mort (comme on dit textuellement dans Tristan) que le lourdingue Brückner et que Suso Cecchi d’Amico, la scénariste de Visconti, dont les longueurs ont été souvent mieux inspirées que dans Senso.
Bref, Deville-Companeez c’est mieux que Visconti d’Amico. Enfin, mettons cette fois-ci du moins …
La productrice Mag Bodard, certes très audacieuse mais courant comme après un bon succès de temps en temps, et les auteurs avaient choisi le coupe Catherine Deneuve – Alain Delon. Incroyable mais vrai. Or dans les supplémentsde ce bon DVD Elephant-Gaumont, Françoise Fabian raconte son travail acharné sur les dialogues avec Ronet.
Le cinéma français a donc échappé à un désastre grâce à un chef d'oeuvre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2016
On est complètement dans l’esprit des de la « princesse de Clèves » pour le style et dans les « liaisons dangereuses » pour les aventures osées. On y retrouve d’ailleurs cette femme discrète et pudibonde qui découvre avec malheur les plaisirs défendus. Des décors et des costumes soignés pour un récit intéressant.
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2016
Un véritable coup de cœur pour ce film de Michel Deville, porté par ce duo magnifique composé de Maurice Ronet et de Françoise Fabian. Le film résonne dans les têtes comme un pendant romantique aux Liaisons Dangereuses, faisant s'affronter amour et libertinage dans la moindre scène, avec une justesse de ton et de jeu qu'on n'a plus guère connu depuis cette époque dans le cinéma français. D'une flamboyance désespérée, le récit nous emmène pas à pas vers le destin foudroyé de ses personnages avec une ironie cruelle absolument magistrale.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2015
Une oeuvre qui a vieilli mais qui garde un charme certain, en partie grâce à l'interprétation magnifique de Maurice Ronet et de Françoise Fabian. Certes, le libertinage est un des thèmes de prédilection de Deville, lequel pousse ici l'expérience d'un amour impossible jusqu'au prévisible dénouement, avec l'élégance qui caractérise sa mise en scène et, plus généralement, son univers.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2014
Extraordinaire ! Cruel, désarmant, sublime, porté par un Maurice Ronet qui tient là son plus grand rôle à n'en point douter. dans l'esprit ce sont les Liaisons Dangereuses mais il y a quelque chose ici qui irradie et en fait un véritable chef d'oeuvre, une oeuvre totale sur l'amour qui est une guerre de position, un jeu d'attrape nigaud pour mieux dévorer sa proie ou luxe suprême offrir son coeur en laissant toute force nous abandonner... Il faut à tout prix suivre ces élucubrations frivoles d'un débauché.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2014
Le meilleur film de Michel Deville est probablement cette histoire d'amour impossible entre deux personnages que tout oppose. C'est aussi l'un des plus beaux rôle de Maurice Ronet.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2013
Un pur chef-d'oeuvre du cinéma français qui a su traverser le temps sans jamais prendre une ride. La grâce à un scénario qui n'évite jamais les écueils, mais au contraire, les affronte de face et les franchit avec audace, sincérité, lyrisme parfois, poésie et bravoure, sans jamais tomber dans la caricature, le mélodrame ou l'ennui. Une oeuvre forte de Michel Deville qui signe là son meilleur film, porté par la grâce et le talent d'un Maurice Ronet au sommet de son art.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2015
L'histoire de Raphaël ou le débauché n'est pas sans rappeler Les Liaisons dangereuses, ses acteurs sont le grand intérêt de ce film plus ou moins décevant, Michel Deville semble réaliser son film sans passion, sa mise en scène parfois belle manque pourtant considérablement de vie et malgré le talent de Ronet et la beauté de Françoise Fabian Raphaël ou le débauché est un drame peu touchant. Photographié comme les feuilletons français des années 70, c'est joli mais ça nous ne émerveille pas, la 2ème partie de Raphaël ou le débauché plus sombre est intéressante à suivre mais ce film manque de passion, de la touche qui font les grands films du genre.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2013
Même si l’intrigue n’est pas toujours des plus passionnantes, néanmoins grâce à ses très beaux décors, à son élégante photographie et à ses ravissantes actrices, "Raphael ou le débauché" est une œuvre que l’on prend un certain plaisir à visionner. Il y a en plus une bonne dose de romantisme, grandement aidé par une belle mise en scène de Michel Deville. On est donc en présence d’un mélodrame bien inspiré et qui mériterait d’être un peu plus reconnu.
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