C'était un rendez-vous
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Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2014
Claude Lelouch revient vers l’émotion primale du cinéma, celle qui fait écarquiller les yeux et battre le cœur à toute vitesse, celle qui correspondait à la volonté initiale des frères Lumière, avec "C’était un rendez-vous", expérience fascinante qui stupéfie sans cesse. L’argument est simple, mais ce qui compte, c’est la tension provoquée, le tremblement ressenti à la vision de ce parcours mortel dans les rues de Paris, capitale qu’on n’avait jamais vue de cette manière et qu’on redécouvre avec grand plaisir. Moralement, ce film est irresponsable, mais qu’est-ce que le cinéma a à voir avec la morale ?
Alexarod
Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2018
Un court métrage pour changer, mais surtout de Claude Lelouch, rare donc précieux et forcément attirant surtout qu’il joue également dedans.
Sauf que ça c’est la théorie, en pratique on le voit pas (il conduit) et c’est un des 1er film de street racing ainsi qu’un des meilleurs, unanimement reconnu. Cette course originale vient au réalisateur un soir, dans Paris : il accroche une caméra devant sa vieille Merco (enfin à l’époque elle n’était pas désuète) et démarre à Porte Dauphine, en passant par Rivoli, le rond-point de l’Étoile, la Concorde, le Louvre, l’Opéra, le Moulin Rouge, Montmartre, le Sacré Cœur etc. C’est une belle découverte de la ville, à 200 en plus ça en jette (enfin plutôt 160 max), puis les sensations sont là : on a bien le bruit du moteur, les accélérations, la vitesse, les crissements de pneus, le danger, on est proche du sol et ça secoue fortement, sauf qu’on a que ça…
Oui c’est une belle course, oui c’est du street racing avec ce que ça comprend d’infractions (car pas d’autorisations pour filmer), sauf que c’est pas forcément passionnant. D’un côté voir les rues de la capitale presque vide, à part dans Seuls Two c’est impossible, qu’importe l’heure, puis sans les radars ça doit être un bon kiff, mais à part ça c’est un peu lassant. Le rendez-vous final n’est qu’une excuse à la déambulation, le grain de la caméra donne un aspect vieux du plus bel effet, quant au son c’est une Ferrari ajoutée au montage (bon ça passe bien). Ce n’est pas un road trip à proprement parler (9 minutes pensez), néanmoins ça permet d’avoir une image sympa du passé car ce qu’on voit serait inenvisageable de nos jours (surtout au débotté, en une prise et sans s’arrêter).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 février 2015
Je continue à m'étonner de la fascination que semble inspirer cette video, probablement par ignorance des conditions dans lesquelles elle a été réalisée. M Lelouch a lui-même conduit la voiture de laquelle sont filmées les images, sans autorisation et SANS SECURISATION de son parcours. Pour être clair, ce que vous voyez n'est pas un film, MAIS LA RÉALITÉ. Au petit matin, en plein Paris, il a estimé pouvoir sans danger brûler des feux rouges, prendre des sens interdits à grande vitesse et faire des pointes à 200 km/h, sans s'inquiéter des risques qu'il faisait prendre aux parisiens matinaux qui auraient eu la malchance de croiser son parcours. Et en plus, 20 ans après, il s'en vante encore dans une parfaite inconscience de son irresponsabilité. Pour tous ceux qui considèrent ces risques comme virtuels, je conseille la visite de l'hôpital de Garches où se retrouvent de trop nombreux jeunes à la vie fracassée par des chauffards.
AMCHI
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2012
Un homme fonce à toute vitesse à travers Paris au petit matin pour retrouver sa belle. Lelouch a installé sa caméra sur la calandre de la voiture et donne une sensation de foncer à toute berzingue au ras du sol et il faut l'avouer c'est grisant, ça rappelle les jeux de simulation. Le film dure presque 9 minutes ça peut paraître long mais on ne les voit pas passer, elles défilent à toute allure comme les rues de Paris devant nos yeux excités par la vélocité. A certains moments c'était comme même juste avec les piétons. Amusant à voir.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 mai 2014
Quand je vois la plupart des autres critiques qui se masturbent sur ce court-métrage, je m'interroge franchement. Pourquoi encenser quelque chose qui ne mérite pas de l'être ? Je peux comprendre que les courses avivent des sentiments disons... primaux, qu'il veut rejoindre sa dulcinée le plus rapidement possible, mais là c'est vraiment trop long pour ce que ça vaut, et même si c'est Claude Lelouch qui l'a réalisé, ça ne change rien au fait que ce court ne sert à rien. Nul.
Yannickcinéphile
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 janvier 2015
Bon ben un court métrage pour lequel il n’y a pas de quoi se relever, très clairement. Pour ma part le bon point réside dans le fait de découvrir Paris d’une manière assez inattendue, mais surtout de redécouvrir le Paris des années 70. Un retour en arrière très plaisant, surtout pour des gens qui, comme moi n’ont pas connu cette époque. Pour le reste c’est vide. Le film n’a pas d’histoire, mais bon, à la limite c’est excusable, le problème c’est qu’il est aussi terriblement longuet. 8 minutes de courses dans Paris quand on n’a pas les manettes, ça parait long, il faut le dire, d’autant que ce film ne prend en fait presque aucun risque. A cela s’ajoute une mise en scène qui n’en est pas une. C’est gentil deux minutes la façon de filmer de ce court, mais sur la durée c’est plus qu’agaçant, et le bruit continuel du moteur derrière, n’a franchement rien d’attractif sur la durée, et ça fait du bien quand ça s’arrête.
Non, franchement j’ai trouvé là un court métrage long, ennuyeux, peut-être culotté mais qui s’avère plus pénible que grisant ou distrayant. Disons que sur 3-4 minutes cela aurait pu être tenable, mais sur 8 minutes c’est assoupissant, et cela en dépit de l’action, ce qui montre bien les limites de ce genre d’expérience d’un point de vue strictement artistique. 1.
NeoLain
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juillet 2011
Court-métrage de Claude Lelouch et comme la plupart du temps il ne fait jamais comme les autres. Il filme caméra embarqué une voiture qui déboule à fond la caisse dans le tout Paris, feux rouges grillé, slalom entres des bagnoles, c'est un régal de vitesse. On est pas loin d'assister à une scène d'un rally ou ou jeux vidéo de course célèbre. C'est fait donc avec les moyens les plus sobres et rudimentaire mais qui procure une ouverture de sensation bien primaire, l'excitation que tout homme peut être face à l'amour. Ce que l'on ferai pas pour rejoindre sa belle, vous comprendrez une fois vu le final de cette course effrénée.
ferdinand75
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2024
Ce film court, « culte », de Lelouch a très bien vieilli comme un très grand vin. Et cela pour plusieurs raisons, bien sûr la performance, l’idée folle ,ce plan séquence diabolique , une perfection dans la réalisation absolue , dans le timing , dans les petits incidents qui donnent le frisson , drama , risque , amour ( il retrouve sa vraie femme sur le parvis de Montmartre) , tout y est lors de cette traversée de Paris supersonique , thème qui sera repris dans de multiples pays , dans des clips et des films , démontrant une liberté totale et une appropriation de la ville par la performance auto. Et puis il y a la nostalgie, cette même ville de Paris qui est maintenant pratiquement « interdite » à la voiture, avec des zones de circulation à 30 km (pas de limitation à l’époque ) , on retrouve de artères larges , une circulation facile ( même si c’est 05.30 du matin), pas de Pyramide au Louvre , et on comprend alors l’évolution incroyable de notre civilisation. Pour un certaine génération ( celle de Lelouch) nous serons passé de cette traversée en liberté, à Paris à 20 km et aux trottinettes . Bien sûr un tel Ovni ne pourrait être fait de nos jours, et les plus jeunes le trouverons peut être trop fou, trop dangereux .Mais quel plaisir de le revoir.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2007
Ni l’expression artistique d’un Beau ni la narration astucieuse d’une idée, «C’était un rendez-vous» (France, 1976) de Claude Lelouch est à l’évidence l’enfant d’une frustration parisienne de ne pouvoir circuler aisément en véhicules. Vitesse folle au sein de la capitale Paris, les transgressions routières sont de jouissants outre-passements de la Loi. Sortie d’un tunnel, silence, présentation du film. Ainsi fait que nous sommes déjà balayés par la saugrenuité de la vitesse. Moteur fusant et répandant son vrombissement mécanique dans les rues de Paris, le défilement des rues parisiennes n’en est que plus vertigineux. En un plan séquence unique, Lelouch évoque Paris dans une poésie transitoire qui filme les décors comme un long tracée de couleurs où les lueurs de l’aube et le halo de l'automobile sont les seuls sources de vision. Un rêve en accéléré, une satisfaction intime de se voir projeter dans l’enfreintes des règles. Lelouch, par ce court-métrage à la facture insignifiante et à l’ambition chétive réussit à réaliser un film immense qui sue de sa vélocité et qui évoque nombres de frissons. La promiscuité du plaisir et de l’angoisse, malaxée par l’extrême fugacité des images qui ne sont déjà plus lorsqu’elles apparaissent, organise le film comme un sentiment d’amour. Annonçant la raison de cette extra-rapidité, le trajet prend l’expression d’un tourbillon amoureux, d’un corrélat entre Lelouch, sa fiancée et Paris. Unis dans le bouleversement du temps qu’opère l’envolée en auto à travers Paris, le couple amoureux mérite in fine sont union par delà les obstacles bravés par l’amoureux. Quand Lelouch a dit : «Les plus belles histoires d’amour sont celles qu’ont a pas eu le temps de vivre», ce court-métrage en est l’exemple même, où l’image d’avant a laissé place à celle d’après et bis repetita pour mener jusqu’au bout. L’idée d’héroïsme si cher à Lelouch prend là une allure moderne mais aussi sublime où les sens se confondent au dépassement de l’espace-temps.
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2007
c'est un court très impressionnnat, peu etre un peu long mais néanmoins très reuss
Hotinhere
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 novembre 2024
Filmée en un seul plan-séquence assez prodigieux, la traversée pleine bourre (et surtout inconsciente) de Paris à l’aube pour l’amour du risque et retrouver sa blonde sur le parvis du Sacré-Coeur.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2024
Un court-métrage de Claude Lelouch assez questionnant pourquoi? Parce que déjà le film ne raconte rien du tout, juste une course en plein Paris mais malgré ça il reste hypnotique et on se demande bien pourquoi on arrive à être captivé par un film qui ne raconte rien et dénué de toute substance narrative. Et puis c'est un film qui ne pourrait plus se faire aujourd'hui tout d'abord parce que Paris n'est plus ce qu'il était et aussi parce que traverser Paris à 200 km heure est franchement très irresponsable même quand il s'agit d'une création artistique.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 551 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 septembre 2024
Un court métrage nostalgique années 1970 avec un réalisateur bien connu. Le cinéma donne souvent une vision trompeuse de la réalité seulement là ce n'est pas le cas, tout est condamnable dans cette démesure et déni de mise en danger des autres que ce soit ancien n'y change pas grand chose.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2023
Je suis désolé mais pour moi, c’est un mouais catégorique. Claude Lelouch ou pas, je n’ai pas été convaincu par un film comme ça. Certes, c’est cool, on peut voir les lieux emblématiques de Paris (qu’on n’aperçoit que très peu) mais c’est trop long pour un fin décevante. Par contre, il est vrai que ça peut être impressionnant de voir neuf minutes d’un court-métrage en plan-séquence.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2024
Un POV de 8 min sur une voiture filant dans Paris rejoindre sa dulcinée. Pas grand chose de bien fou, mais en tout de même proposant un bel aperçu de ce qu'est Paris, plus réussi que d'autres films et séries dont ils servent de décor. Je conseille plutôt de voir le clip d'Open Your Eyes, réutilisé par Snow Patrols.