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Peter Franckson
79 abonnés
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2,0
Publiée le 10 décembre 2025
On a peine à croire que le scénario s’inspire du roman britannique éponyme (1913) de Leonard Woolf (1880-1969), issu de son séjour à Ceylan, lui-même époux (1912-1941) de l’écrivaine Virginia Woolf (1882-1941). Le romancier est d’ailleurs représenté comme juge et interprété par Arthur C. Clarke (1917-2008), rendu célèbre pour son livre adapté au cinéma par Stanley Kubrick, « 2001, l’odyssée de l’espace » (1968) et qui s’installa à Ceylan en 1956. Le pamphlet contre la justice coloniale britannique reste secondaire dans le film qui se contente de décrire longuement (1h58) et lentement, au début du XXe s, la vie d’une famille du village de Beddagama, certes pauvre mais aliénée par les superstitions (comme les autres villageois dont certains sont envieux et cupides) et les traditions (patriarcat). La trame narrative est pauvre (on est loin du « Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas), la mise en scène misérabiliste (spoiler: squelettes d’animaux morts à cause de la sécheresse ) et parfois grotesque (spoiler: apparition des masques de démons ) et le film a recours aux clichés façon Connaissance du monde avec images d’animaux sauvages (panthère, python, éléphants, sanglier).