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Charlotte28
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3,5
Publiée le 8 mai 2026
L'enchaînement improbable des péripéties narrées par le héros et justement à son voleur n'est qu'un prétexte pour Sacha Guitry de traiter des thèmes qui lui sont chers: faiblesse d'un système judiciaire aveugle à la vérité, relations adultérines, jeux de séduction, joyeuseté du désir, masque social, force de la fiction, importance de la morale (ou plutôt de l'amoralisme, jusque dans cette fin tellement cynique!). Ainsi peu compte la vraisemblance de l'intrigue mais le récit se rachète non seulement par le choix du casting principal mais par le plaisir badin pris à jouer avec la langue dans de virevoltants dialogues si bien tournés. Très agréable.
Scénario abracadabrantesque, plein de coïncidences. Le film est en 2 parties, l'histoire d'infidélité, puis celle de cleptomanie. Toujours le même problème de structure chez Guitry, cela rend le tout déséquilibré, bancal, une succession de scènes (l'asile de fous ou le témoignage de Darry Cowl ne servent à rien dans l'histoire) plutôt qu'un ensemble cohérent. Pas désagréable à voir, surtout grâce à Poiret et Magali Noël
A un cambrioleur (Michel Serrault) qu'il surprend dans son salon, le bourgeois Philippe dartois (Jean Poiret) fait la confession d'un crime commis jadis et qu'il entend expié dans l'heure. Flashback, donc, sur une histoire commençant par l'adultère entre Dartois et la femme d'un ami de jeunesse. Poiret tient le rôle principal de la comédie, celui que Guitry, plus jeune, aurait à l'évidence joué lui-même. L'intrigue, sous la forme de joyeuses galipettes clandestines entre les deux amants (Magali Noël dans le rôle de l'épouse volage), n'est pas en soi originale ou intéressante. Son piquant relève surtout de la narration qu'en fait le principal intéressé, moins cynique qu'impertinent, dissertant sur l'adultère, les femmes, l'infidélité des femmes. Du Guitry tout craché. C'est malicieux et spirituel, à l'image de la conversation complice entre les duettistes Poiret et Serrault et du rebondissement final inattendu. Somme toute, le film n'est jamais plus amusant que lorque les deux comédiens, suivant l'art du paradoxe et du sophisme de Guitry, évoquent comme un artisanat leur activité d'assassins et de voleurs.
Pour une de ses dernières œuvres, loin de ses “si le cinéma m’était conté”, Guitry a conçu une… petite œuvre. Compromis ultime entre littérature, théâtre & film, Assassins et voleurs est modeste dans les trois genres à la fois, voire, comme le dit Serrault, digne d’aucun d’eux car son sujet est une tentative de sortir le fait divers du regard morne & insensible que le lecteur du journal lui accorde, afin de le mettre dans un cadre plus digne de l’amusement – terme qui est d’ailleurs le credo de trois personnages, bonjour les tics d’écriture.
Mais l’écriture reste du Guitry, & le Guitry, c’est bien. C’est du jeu de mots dissimulé, de la référence discrète, en somme toutes choses qui sont & demeurent jouissives. On ne peut pas en dire autant de la continuité qui toussote, ni du fait que l’on est un peu pris pour des andouilles quand on doit croire que le bateau immobile est en mouvement (du coup, j’ai cru qu’ils étaient vraiment immobiles). Le déroulement est un égarement constant, encore plus dirigé par les digressions que le petit rôle de Darry Cowl n’en exploite en cinq minutes.
Comme on l’a dit, c’est une œuvrette : un divertissement… “innocent” qui est déjà bien gentil d’être spirituel, & un raccommodage où Poiret fait très bien semblant qu’il est Guitry lui-même dans son rôle d’instigateur général du rebondissement. Un film qui sera toujours à redécouvrir.
Guitry n'est jamais mauvais, mais on sent la fatigue. L'histoire est complétement farfelue et entrecoupée d'entractes dont le rapport avec le scénario est très artificiel. Les acteurs sont très bons malgré qu'on leur fasse débiter des dialogues trop écrits. Finalement Guitry s'amuse et en profite pour distiller pour notre plus grand plaisir, ses pensées sur les femmes, le mariage, la fidélité, la justice, les convenances (sur ces deux derniers points le numéro de Darry Cowl est assez fort). Très léger mais néanmoins réjouissant. (et je ne dévoilerais pas le twist final)
Puisqu’il s’agit là du dernier film de Sacha GUITRY, on se contentera de dire gentiment qu’il n’était pas indispensable. En réalité, il est d’une nullité consternante. GUITRY – sûr de son talent - fait réciter des dialogues improbables à ses comédiens dociles, probablement terrorisés par le Maître, et comme l’intrigue est évidemment totalement invraisemblable, le résultat est des plus indigestes. Les bonnes âmes évoqueront du théâtre filmé, mais on peut sérieusement se demander qui aurait fait le déplacement pour voir et entendre dans une salle de telles inepties. C’était donc ça, le cinéma des années cinquante ?
Rien que pour les savoureux dialogues de Guitry qui manie la langue française avec perfection..... Une époque où même dans l'adversité les gens restaient d'un courtoisie exquise...... c'est un film.....
Un pur régal. Un festival de bons mots et de situations cocasses. La 1ère moitié est une savoureuse comédie romantique, la seconde est teintée de cynisme et d'humour noir, mais vous aurez du mal à arrêter de sourire tout au long de cette petite comédie vintage qui a certainement dù inspirer des auteurs comme Blier, et bien d'autres ...
Ce n'est pas tout à fait un film comme on les conçoit. C'est une succession de sketches dissimulés en plus sous un titre excessif puisque il ne s'agit que de deux personnages. C'est du Guitry pur jus mais bien inférieur à ''Donne moi tes yeux'' ou ''Mon père avait raison''.Les acteurs sont parfaits avec un Poiret en indiscutable numéro 1,son intervention au tribunal est admirable. De même la courte apparition de Dary Cowl,sans queue ni tête,mais qui est un petit chef d'oeuvre à elle seule. Sous son coté humoristique souriant,cette oeuvre cache des leçons de morale et son coté désabusé voire cynique me gène. Il y a tout de même trois morts dont l'adorable Magali Noêl qui développe ici un type de féminité un peu inhabituel. Film brillant,intelligent possédant une séquence que je n'avais jamais vu : un flash-back raconté par un personnage ou l'on voit des choses qu'il n'a pas pu voir;c'est intellectuellement amusant mais peu respectueux de la rigueur cinématographique.
Film plutôt agréable grâce à une intrigue bien ficelée et à des dialogues enlevés. Deux regrets toutefois : la séquence au restaurant de la clinique qui n’est qu’une succession de petits numéros individuels sans intérêt. Idem avec la désastreuse prestation soi-disant comique de Darry Cowl au tribunal. Tout cela sent le rajout, le bourrage… Plus de 20mn inutiles dans un film qui aurait pu en revanche soigner une fin trop abrupte.