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Gablivildo62
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4,0
Publiée le 29 août 2026
« Péché mortel » est un film réalisé par John M. Stahl en 1945 avec Gene Tierney (Ellen Berent), Cornel Wilde (Richard Harland), Jeanne Crain (Ruth Berent) et Vincent Price (Russell Quinton) dans les rôles principaux. « Péché mortel » cumule plusieurs genres : mélodrame, thriller et film noir. Progressivement, la romance vire au cauchemar. Le film raconte l'histoire d'Ellen, atteinte de jalousie maladive : elle veut posséder Richard de manière exclusive. Tout ce qui détourne l'attention de son mari devient une cible : le frère handicapé de Richard, leur enfant à naître et sa propre sœur Ruth. Gene Tierney incarne une femme fatale avec une précision glaciale. Le film comporte des scènes de violence psychologique, ce qui est assez rare pour l'époque. « Péché mortel » est également célèbre pour être le premier grand film noir tourné en couleur (Technicolor). Le réalisateur situe l'horreur psychologique dans des décors baignés de soleil, de paysages somptueux et de couleurs vives, créant un contraste saisissant entre la beauté visuelle et la noirceur morale.
À l’occasion de vacances chez des amis au Nouveau-mexique, le romancier à succès Richard Harland (Cornel Wilde) rencontre Ellen Berrent (Gene Tierney) et en tombe immédiatement amoureux. La jeune femme rompt ses fiançailles pour épouser Richard mais se révèle vite d’une jalousie maladive. En particulier elle supporte mal l’attention que son mari porte à Danny, son jeune frère frappé par la poliomyélite.
"Péché mortel" est un bijou tombé dans l’oubli que la Filmothèque a reprogrammé dans le cadre d’un festival Tierney, avec les plus grands films de l’icône hollywoodienne qui, disait-on, avait les plus beaux yeux du monde : "Lara", "L’Aventure de Mme Muir", "Le ciel peut attendre"…
"Péché mortel" – une bien pâle traduction du titre original, "Leave Her to Heaven", emprunté à un vers de Hamlet – est entré dans l’histoire du cinéma pour trois raisons.
La principale est son héroïne, magistralement interprétée par la sublime Gene Tierney, qui écopa du rôle après que Rita Hayworth l’eut décliné, et fut nommé pour son interprétation aux Oscars l’année suivante, sa seule et unique nomination à une récompense qu’elle n’obtint jamais. Elle constitue l’une des premières femmes fatales, qui puise son inspiration dans la mythologie grecque et dans les figures d’Electre, obsessivement attachée à son père, et de Médée, qui assassina ses enfants.
"Péché mortel" est aussi l’un des premiers films noirs, même s’il emprunte à d’autres genres : le mélodrame, le thriller.
C’est enfin l’un des tout premiers films à être filmé en Technicolor. Ses images colorées magnifient la beauté de son héroïne, l’élégance des costumes et des décors – qu’on croirait droit sortis d’une revue de mode – et la tragédie que vivent ses personnages.
Une romance venimeuse aux délicates teintes pastels d'un Technicolor d'antan, avec pour décors : lac lénifiant, canyon et jolie demeure dans la nature. Gene Tierney sublime en figure tourmentée et machiavélique !
Quel plaisir de revoir, je dirais même redécouvrir tout ces films que je voyais tard la nuit du dimanche sur un tube cathodique neigeux de 36cm des années 70, dans leur version restaurée et remastérisé sur nos TV d'aujourd'hui. L'image est à tombée, Gene Tierney d'une splendeur à pleurer, le sujet bien moins léger qu'on le supposerait. Un seul défaut qui coute au film une étoile, on comprend pourquoi le fade Cornel Wilde dans le role du mari de Gene Tierney, étincelante, na pas laissé un souvenir impérissable dans la mémoire Hollywoodienne
Mélodrame flamboyant, de la même veine que Splendor In The Grass. La jalousie possessive et ses ravages sont bien analysés. J’aurais cependant vu un mari moins falot……Vincent Price par contre est toujours aussi charismatique.
Beau film noir magnifié par le Technicolor. Gene Tierney surjoue son personnage vénéneux mais on lui pardonne tant sa beauté est divine. Jeanne Crain n'est pas mal non plus. Seul le procès souffre d'exagération. On ne fait plus des drames comme ça avec des beautés pareilles.
On ne peut pas dire que John M. Stahl ait laissé une empreinte conséquente dans l'histoire du cinema Américain mais cette dernière retiendra au moins ce film qui séduit non pas tant sur son canevas dramatique somme toute assez ordinaire, mais par cette gageure de réaliser un Film noir saturé par la couleur, celle d'un technicolor chatoyant , mais fascine surtout par l'unique présence de Gene Tierney dont la photogénie atteint ici un niveau stupéfiant. Paradoxalement elle ne convainc jamais vraiment en perverse narcissique tant ses déplacements dans le cadre et sa manière de prendre la lumière impose avant tout une forme de grace magnétique qui l'absout aux yeux du spectateur tant elle rend les autres personnages , ces victimes désespérément falots.
Gene Tierney est excellente dans ce rôle. On assiste là à la possessivité dans son aspect le plus dangereux, de son air d'ange à un côté maléfique qui s'amplifie au fil du film. L'esthétique du film est remarquable, tant dans les yeux des actrices absolument magnifiés, que dans les paysages aquatiques et arborés, les tenues -bien sûr- toujours incroyables de la protagoniste. Le romancier déchante peu à peu. Le thème central du film étant la jalousie maladive d'Ellen, il est regrettable que parfois cela semble être le seul élément investigué, au détriment de beaucoup d'autres. On a le plaisir (...?) de découvrir ce que signifie être une femme en 1947 : comme le dit si bien son mari "tu es l'esclave parfaite". On décèle de nombreux problèmes sociologiques de l'époque, notamment cette domination masculine décomplexée. Ainsi, cette femme dépeinte comme malade l'est moins si on se penche sur le contexte social... Il n'en reste pas moins qu'elle est très déraillante ! J'ai apprécié avec ce film la saveur d'un bon scénario, et comme un film passe vite quand il est bien écrit et bien joué ! Entre polar et mélodrame, vraiment, on ne peut que succomber. Si je devais pointer un défaut du doigt c'est l'importance donnée à la possessivité d'Ellen quand d'autres éléments auraient pu être approfondis, le caractère des autres personnages par exemple.
Les qualités esthétiques de ce film (photographie, éclairage) ne compensent que très peu la fadeur de l'intensité du jeu des acteurs, malgré la qualité de jeu. Cela est heureusement compensé par le montage, plutôt dynamique pour 1945. Très beau modelé sur la peau suite à la restauration numérique.
Péché mortel est un film dramatique qui nous donne un exemple de jalousie maladive et extrême . Une femme va commettre l'impensable pour garder son mari en écartant même les proches dans un cadre de pseudo-délire.
John Stahl, tourne probablement , avec 'Leave her to heaven' , son film le plus célèbre alors même que l'essentiel de sa carrière est déjà derrière lui. Ce n'est pas forcément le diamant noir absolu que beaucoup revendiquent, la faute sans doute à l'entassement précipité des péripéties dans le troisième quart du film, il n'empêche qu'il n'est pas exempt de multiples qualités : un somptueux technicolor, des paysages non moins magnifiques, une distribution cohérente et talentueuse, un sens certain du rythme avec un crescendo qui culmine au moment de la scène du procès, et même un très beau plan final, tout en pudeur et retenue. Gene Tierney trouve là un des deux plus grands rôles de son parcours ( avec 'Laura', bien sûr), un rôle dont nombre d'actrices auraient rêvé, celui d'Ellen Berent, cette fleur enivrante, tordue, et vénéneuse. Rarement la perversité et le crime auront eu un visage aussi angélique. Les autres personnages, de Richard (Cornel Wilde) à Ruth (Jeanne Crain), par leur normalité, servent à mettre en relief la personnalité de cette poupée létale. La grande trouvaille du film, à mon sens, est la manière machiavélique dont la malheureuse, spoiler: car au fond Ellen Berent est une malheureuse, minée par une jalousie pathologique., s'arrange pour continuer à nuire à ses proches post-mortem, grâce à une combinaison exigeant d'elle le sacrifice de sa vie .
Un coup de maître signé John M. Stahl, avec en tête d'affiche la sublime et lumineuse Gene Tierney, parfaite dans ce rôle. Un mélodrame agréable à voir grâce au casting et aux décors qui sont magnifiques. Plaira sans doute aux fans d'Hitchcock.
Porté par la prestation intense de Gene Tierney ce portrait d'une femme passionnément amoureuse et donc désireuse de profiter exclusivement de son époux quitte à écarter tout obstacle sur son passage fait sombrer ce drame psychologique vers un thriller moralement réducteur. Cependant, la mise en scène, l'utilisation de la musique et l'enchaînement des péripéties confèrent une atmosphère diffuse de suspense qui culmine dans un procès révélant toute la perversion de l'héroïne déchue de son piédestal sentimental. D'ailleurs l'on pourra s'interroger sur la facilité scénaristique de la nouvelle romance qui au final justifie les craintes initiales de la protagoniste... Un film aux questionnements émotionnels pertinents mais tronqués.
La beauté naturelle de Gene TIERNEY nous envoute dès son apparition, comme tout son entourage, il tombe sous son charme, et c'est là que réside la force du film, elle n'hésite pas à mettre son image de stars en question, avec un rôle tout en nuance. Elle a, dans une scène particulièrement, le regard froid, dur, d'une femme calculatrice, prête à tout. Rôle de femme fatale, à sa manière, qui porte le film sur ces épaules, le rôle masculin n'étant qu'un faire valoir. Seul petit bémol, quelques longueurs dans la première partie du film, mais quelle prouesse d'actrice et quel pied de nez au stéréotype que nous offre le cinéma des personnages féminins de cette époque.