Je suis pas du tout fan de sports de lutte en général et au cinéma en particulier mais ici ils sont un prétexte pour un film noir très réussi. Un homme essaie de faire des combines derrière le dos d'un autre qui lui veut se venger. C'est excellent et captivant. À l'issue du seul combat du film (dans le dernier 1/3 du film) l'action s'intensifie et se resserre. Vrai film noir avec son lot de femmes trahies et de poursuite.
pour moi, le cinéma de jules Dassin, c'est un peu comme la moussaka de son pays d'origine. C'est lourd pas subtil du tout, mais c'est bon quand même.La mise en scène est lourdement appuyée et sur dramatisée (ces plans répétitifs ou le héros court dans les bas fonds...)Richard Widmark sur joue et les ficelles sont trop grosses pour être crédibles. Et pourtant on finit par se laisser prendre par le film et certaines scènes marquantes restent en mémoire (notamment la scène de lutte gréco romaine et la scène finale).Au final,un film qui mérite d'être vu même si à mon avis, on est très loin du chef d'œuvre annoncé....
Dans ce magnifique film noir réalisé à Londres, Jules Dassin nous brosse le portrait de Harry Fabian, petit truand en recherche permanente d'argent pour monter de chimériques combines. Et, comme l'évoque le très beau titre original, Night and the city, le film nous plonge dans les bas-fonds de la capitale britannique où trafics en tous genres pullulent dès la nuit tombée. La mise en scène, la lumière sont superbes, et les acteurs Richard Widmark – qui incarne un personnage à la fois médiocre et attachant – Gene Tierney et Googie Withers nous offrent des prestations magnifiques.
Indéniablement un excellent film et rivalisant largement avec les classiques du genre. Sombre dans les images, mises en valeur de façon judicieuse, sombre dans son scénario mais réaliste pour sa vision de l'univers décrit, le film tient en haleine sans soucis. Les acteurs et évidemment Widmark sont excellents, le scénario habile mais peu être trop facile par moment, la réalisation poussée.
Tout commence en pleine nuit à Londres alors qu'Harry Fabian est suivi par des hommes, surement des gangsters. Quand il décide de rentrer dans le milieu de la lutte grâce à quelques combines, il ne sait pas encore dans quel engrenage il est tombé...
Dès cette première scène, la maîtrise et le talent de Jules Dassin éclate totalement et il nous emmène dans le monde des gangsters de Londres suivre la motivation de Fabian pour réussir dans ce milieu puis peu à peu son irrémédiable chute. La force de Les Forbans de la Nuit, c'est notamment la façon dont Dassin arrive à nous passionner et surtout nous attacher à ce personnage malgré ses multiples défauts (menteur, tricheur, magouilleur...). Croyant toujours avoir une bonne idée, il plonge toujours plus bas jusqu'au jour où il ne pourra plus faire marche arrière tant l'étau autour de lui se resserre.
L'écriture est de qualité, tant au niveau des personnages et des dialogues que de l'histoire, où les péripéties sont bien trouvées et accentuent la noirceur des personnages et enjeux, mais la principale qualité du film se trouve dans la mise en scène de Jules Dassin. Ce dernier met en place une atmosphère sombre, désabusée et fataliste, adéquate à la galerie de personnages gravitant autour d'un formidable Richard Widmark (qui met bien en avant le côté anxieux de Fabian) où l'on navigue entre lutteurs, gangsters et autres types louches, tous intéressants et avec un minimum de consistance.
Jules Dassin met en place une dimension tragique, puissante, prenante et immersive, ainsi qu'une tension de plus en plus forte qui ne redescend jamais, avec comme point d'orgue ce final particulièrement réussi. Il décrit un monde sombre voire glauque où la noirceur est partout, exceptée chez celle qui aime Fabian, la belle Gene Tierney qui, malgré son petit rôle, illumine l'écran dès qu'elle apparaît. Il met merveilleusement en valeur ce Londres nocturne et son milieu de malfrat, ses clubs et ses combats de luttes, sublimé par une photographie sombre, un brillant jeu d'ombres et un fond musical jazzy.
Un remarquable film noir où Jules Dassin nous plonge dans l'enfer de cet homme prêt à tout pour s'élever au rang des plus grands gangsters de Londres, porté par un formidable Richard Widmark. Brillant.
Dès le début, le ton est donné : Harry Fabian, spécialiste des combines qui ne marchent jamais, se fait poursuivre dans les rues de Londres par un homme à qui il doit de l'argent et il se réfugie chez une femme qui le dépanne. On sait alors que quoiqu'il fasse, Harry est condamné d'avance même lorsqu'il désire organiser des combats de catch selon une combine qu'il juge infaillible, jurant qu'il détient les clés du milieu dans la paume de sa main. Il est rusé mais aveuglé par son succès qui commence à venir, ne voyant pas que le caïd qui a la mainmise sur tous les combats de catch de Londres a juré sa perte par tous les moyens. Le scénario témoigne vraiment d'une écriture magnifique, soignée de bout en bout que sur ce soit sur l'enchaînement fatidique des événements ou sur la psychologie des personnages et Jules Dassin filme l'univers des bas-fonds nocturnes de Londres avec une mise en scène aux cadrages et aux éclairages soignés, tous superbes. Et il faut dire que dans la peau de l'éternel loser en qui l'on aimerait croire, Richard Widmark, dans le rôle de sa vie, est parfait, aussi touchant que pathétique.
Le film noir de Jules Dassin ne mérite filement sa réputation le considérant comme l’un des meilleurs du genre. Bien sûr, sa photographie pleine de contrastes ténébreux et la beauté des scènes filmées en extérieur dans les rues de Londres en font un film à voir et dont les cinéastes peuvent s’inspirer pour rendre toujours plus sinistres leurs images. Mais le scénario et le sentiment de fatalisme qui s’en dégage s’avèrent bien peu captivants. Cette plongée dans l’univers tonitruant des combats clandestins par un antihéros peu attachant ainsi que l’ensemble des personnages ne sont pas assez travaillés pour que le suspense puisse se créer de manière efficace.
Réalisé deux ans après La cité sans voile, les Forbans de la nuit sont une œuvre magistrale dans la carrière de Jules Dassin. Bien plus inspiré par le film noir que par la comédie (il signa quelques navets), le réalisateur fait ici preuve d'une maîtrise tout à fait exceptionnelle. Tourné dans le Londres de l'après-guerre, ce film donne à Richard Widmark l'un de ses plus grands rôles qui, hélas, le cantonna par la suite à des rôles de méchants tortueux. Ici, Widmark donne sa pleine mesure et trouve surtout un scénario à la hauteur de son talent. Plusieurs décennies après leur sortie (1950), ces Forbans de la nuit n'ont pas pris une ride, par la grâce d'une mise en scène solide, d'un casting impeccable (Gene Tierney est magique) et d'un sens de la tragédie inouïe. Un chef-d’œuvre de film noir.
Considéré comme un summum du film noir personnellement Les Forbans de la nuit m'a laissé de marbre ; oui c'est sombre mais le problème vient de l'histoire que j'ai trouvé vraiment peu passionnante, une (légère) ascension et une chute trop rapide à mon goût. Le seul instant réellement marquant de Les Forbans de la nuit c'est la séquence de la lutte gréco-romaine qui est d'une intensité remarquable. Niveau interprétation je regrette que Gene Tierney est un rôle assez effacé et qu'elle soit peu présente à l'écran quant à celle de Richard Widmark elle ne m'a nullement marqué mais il est vrai que ce n'est pas un acteur dont je suis particulièrement fan.
J'attaque directement Dassin par son film le plus réputé, "Night and the City" (titre plus poétique que sa traduction française). Nous avons affaire à un pur film noir, avec sa ville nocturne et ses personnages louches. Fait inhabituel, l'action se situe d'ailleurs à Londres, ville qui se prête fort bien à l'exercice. Le scénario est solide, et le personnage principal est très bien construit : frimeur et arrogant avec les faibles, lâche et nerveux avec les forts, c'est un personnage paradoxal qui fera constamment les mauvais choix. Richard Wydmark est exceptionnel. Typique du film noir, les personnages secondaires sont également hauts en couleur. Mais le film ne serait pas ce qu'il est sans la maîtrise technique de Dassin : sa composition riche en lignes et l'utilisation intelligente des plongées et des contre-plongées rendent ces "Forbans de la nuit" tout sauf lisses. Un chef d'oeuvre injustement oublié.
Considéré comme le chef d'oeuvre de Jules Dassin, Les Forbans de la Nuit n'est pas sans regorger de qualités indiscutables, à commencer par la composition d'un Richard Widmack en totale exubérance. L'acteur, alors au sommet de sa gloire, campe un personnage tragique en quête de reconnaissance. La scène de lutte greco-romaine demeure un morceau de cinéma anthologique qui frappe par sa puissance réaliste et sa charge brutale. Sinon la lumière contrastée réserve quelques très beaux moments, le chef opérateur ayant été capable de jongler entre l'ombre et la clarté avec un certain panache... En revanche la manière dont Jules Dassin filme la ville demeure trop peu approfondie, pas assez exploitée, parfois à peine ébauchée : pour un long métrage accordant une telle importance aux décors extérieurs cela s'avère plutôt décevant. Quant au scénario il témoigne d'une écriture laborieuse, souvent lourde à suivre, malgré la complexité des différents personnages. Film intéressant qui n'est pas pour me déplaire, mais nous sommes loin du chef d'oeuvre annoncé...
Le film a bien mérité d’être considéré comme le chef d’œuvre de son réalisateur. Il s’affranchit des conventions du genre (femme fatale etc…) en dressant un tableau fascinant d’un Londres des bas fonds modernes et de sa faune (night club, rues misérables, mendiants, petits escrocs en tout genre…). Les personnages ont une vrai densité, l’intrigue et les tragédies qui vont avec sont passionnantes et crédibles. Les scènes de combat et de traque sont très prenantes. Grand film noir.
Superbe film noir de Jules Dassin dirigeant de grandes stars du cinéma des années 50 au talent époustouflant pour laisser place à un drame poignant et inoubliable... Du grand, du très grand cinéma à admirer, c'est tellement rare...