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Peter Franckson
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2,0
Publiée le 10 décembre 2025
Bien qu’adapté de la nouvelle éponyme de l’écrivain cingalais . Senanayake (1913-1985) du recueil « Vengeance » (1946), le film relève plus de la fable pour incrédules, vu le scénario : spoiler: un aristocrate ruiné, Willy Abeyanake (Gamini Fonseca, 36 ans), vivant dans le manoir de son père, croit combler ses dettes grâce à un trésor accessible derrière un rocher, à la condition de sacrifier une femme vierge possédant 4 grains de beauté sur le visage et le cou . Crédible, peut-être au Moyen-Age mais au début du XXe siècle, difficile ! Le spectateur matérialiste devine la fin mais elle ne survient qu’au bout de 1h48 ! D’autant qu’il y a aussi 3 flash-backs explicatifs qui n’ont pas lieu d’être. Que c’est long et lent ! Un court métrage aurait suffi ou une version plus fantastique voire gore ! Même si le réalisateur passe pour le père du cinéma sri-lankais, et que le film bénéficie d’une belle photographie en noir & blanc, et d’un début intrigant spoiler: (un homme, en voix off, lit sa lettre écrite à la plume, où il soulage sa conscience) , il est difficile de s’y intéresser, loin de la poésie fantastique de « L’aventure de Mme Muir » (1947) de Joseph Mankiewicz ou de la perversité fantastique du « Portrait de Dorian Gray » (1945) d’Albert Lewin.
Situé à Ceylan vraisemblablement au début du 20ème siècle, "Le Trésor" raconte l'histoire d'un homme qu'une prophétie pousse à l'irréparable afin de sauver son domaine, sous la menace d'une saisie. Dans un beau noir et blanc, où les contrastes sont magnifiquement éclairés, le cinéaste déroule le lent récit d'un mariage gris, puis d'une passion amoureuse inattendue et de l'accomplissement d'un vœu terrible. Peries décrit avec talent la métamorphose d'un aristocrate désargenté, et son amour pour une femme d'un milieu social inférieur, dont la beauté intérieure va l'orienter vers davantage de sagesse, jusqu'à l'ultimatum qu'il ne saura déjouer. Un très beau film où le poids du destin et de la culture finit par s'imposer.