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3,0
Publiée le 16 mai 2026
Avec La Salamandre, Alain Tanner capte l’esprit libertaire et désenchanté du début des années 70 à travers un récit qui semble constamment refuser les cadres narratifs traditionnels. Bulle Ogier irradie le film d’une énergie insaisissable, personnage libre et contradictoire que Tanner filme moins comme une héroïne que comme une échappée permanente aux projections masculines qui tentent de la définir. La mise en scène possède une légèreté presque documentaire, traversée par une ironie douce-amère qui donne au film un charme singulier et profondément mélancolique. Pourtant, cette volonté de fragmentation et de flottement existentiel finit parfois par émousser la portée émotionnelle du récit, comme si le film préférait observer ses personnages plutôt que réellement les sonder. Une œuvre emblématique de son époque, subtilement anticonformiste, mais dont la nonchalance intellectuelle laisse une impression plus stimulante que véritablement bouleversante.
Film soporifique, peu d'actions, beaucoup de paroles, du coup, j'ai fait une petite sieste de laquelle j'ai été réveillée par les ronflements de ma mère qui s'était aussi endormie.
Un grand film politique fustigeant une Suisse hypocrite et ultra conservatrice. D'après l'avis des critiques professionnels. Et bien, désolé messieurs mais, en ce qui me concerne, je fais un tout autre constat : si la Nouvelle Vague Française a fait énormément de mal à notre cinéma, elle a malheureusement fait des émules ailleurs. Et cette "Salamandre" en est un exemple parfait. Car que d'ennui, que de prétention pendant ces deux longues heures. Même le noir et blanc fait m'as-tu vu. On n'atteint pas les sommets de pédanterie vus si souvent chez Godard, mais on en est pas loin. Rien d'intéressant ici et il ne faut pas plus de 5 minutes pour comprendre que ça ne va pas coller. Il n'y a qu'une seule chose ici qui arrive (bien que non sans mal) à faire passer la pilule : la présence d'une merveilleuse Bulle Ogier. Sans elle, c'était le zéro pointé, sans toute autre forme de procès.
Film très sympathique, Tanner se laisse aller et ses personnages semblent lui échapper dans leurs délires. Bulle Ogier est admirable dans ce rôle où les deux hommes tentent de la saisir sans y parvenir.
rooooooo zzzzzzz rooooooo zzzzzzzz rooooooo zzzzzzz...hum? c'est fini? long, trop long, ennuyeux, les acteurs eux-mêmes semblent s'ennuyer fermement. Tout le long du film on peine à accrocher, en dépit des efforts. A mon sens, un film surestimé, comme de nombreux films d'auteurs
Foncièrement ennuyeux comme récit. On ne comprend pas le but du film à part décrire une jeune femme qui s'ennuie et deux hommes qui cherchent. On ne trouve rien de passionnant dans ces "couleurs noires et blanches" bien prétentieuses.
Le film démarre bien : 2 amis, Pierre (Jean-Luc BIDEAU, 31 ans, 2e collaboration sur 4 avec le réalisateur), journaliste et Paul (Jacques DENIS, 28 ans, 1ère collaboration sur 3), écrivain et peintre en bâtiment pour nourrir sa femme et sa fille, décident d’écrire un scénario (pour 4 000 F.S.) à partir d’un fait divers : Rosemonde (Bulle OGIER, 32 ans) est accusée d’avoir tiré à la carabine sur son oncle. Ils décident de rencontrer la jeune femme qui travaille dans une usine de saucisses après avoir arrêté son apprentissage de couturière. Un film surestimé. Quel ennui ! Un film trop long (124 mn, avec des scènes inutiles telles la grève des éboueurs, la visite chez la mère de Rosemonde ou de Vladimir), lent, abusant des plans fixes, au scénario brouillon, bavard avec des dialogues pseudo-libertaires et anticapitalistes et une seule scène drôle (spoiler: celle de Pierre et Paul dans le bus où Paul joue un Turc et Pierre un raciste ). On est bien loin des « Valseuses » (1974) de Bertrand Blier, plus critique, plus anarchiste, plus rythmé et bénéficiant du charisme de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere. Plus qu’une parabole sur les affres du cinéaste, non pas devant la page blanche, mais face à une actrice qui le touche (Bulle Ogier) [« La nuit américaine » (1973) de François Truffaut est plus efficace et passionnant], c’est l’histoire, ennuyeuse, de 2 loosers et d’une femme libre. Un court métrage aurait suffi ! Le choix du titre est discutable : l’anguille, poisson insaisissable aurait été plus appropriée à Rosemonde que la salamandre, survivant au feu car la société suisse décrite (empreinte de routine et de monotonie) n’a rien d’un brasier.
Difficile, il faut être un amateur assidu de films d'auteurs pour adhérer à ce scénario. Car le scénario reste faible effectivement. Heureusement que l’actrice parisienne Bull Ogier donne une excuse au film. Celle de la femme belle et libre. Après, l’enquête à Jean-luc Bideau reste affabulatoire et inexistante. En fait, ce sont les spectateurs, maintenant devenus critiques, qui ont défini le film dix ans plus tard. La théorie de la femme libérée.
J'avais vu "la salamandre " une bonne dizaine d'années après sa sortie. Ce film avait alors une forte réputation et je dois reconnaître que j'avais été un peu déçu, même si le film ne m'avait pas deplu. Je viens de le revoir en salle, à partir d'un copie parfaitement restaurée et je comprends aujourd'hui que j'étais passé à côté. " la salamandre " est un film excellent qui draine la soif de liberté d'une jeune ouvrière, libre et canaille. Je ne suis pas grand fan de Bulle Ogier sorte de Marlène Jobert dont la carrière fût plus confidentielle. Les deux acteurs masculins sont excellents ( jean claude Bidault et jacques Denis) et selon moi, ce sont eux qui portent le film. Alain Tanner réussit une œuvre intemporelle et le place ici pas très loin des films de Jean Eustache. On trouvera sans doute aussi un cousinage avec l'univers des films d' Eric Rohmer. Un classique qui n'a pas pris une ride plus de 50 ans après sa sortie.
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1,5
Publiée le 28 avril 2021
La Salamandre fait probablement partie des pire films que j'ai vu depuis des années mais que les choses soient claires. Je ne le qualifie pas de mauvais parce qu'Alain Tanner est un cinéaste incompétent ou sans talent. Au contraire il est très compétent et très conscient de ce qu'il veut faire et de la manière dont il le fait car la durée de 119 minutes ne peut pas être accidentelle et il s'agit d'une blague délibérée. C'est juste que ses idées sur ce que devrait être un film sont complètement opposées aux miennes. Je pense que les films doivent raconter une histoire ou à défaut parler de quelque chose. Au contraire il pense que le néant à l'écran est fascinant que les personnages eux-mêmes se disant des choses comme on s'ennuie, on ne fait rien ici, on s'amuse, on est dans une impasse est le sommet du divertissement cinématographique. On est juste sur deux longueurs d'onde complètement différentes. Bulle Ogier est certainement un grand sujet de caméra un sujet que, heureusement vous pouvez étudier dans de nombreux autres films qui ne vous donneront pas envie de les éteindre dès les 15 premières minutes. Savoir la température du village hivernal d'Ogier semble être la chose la plus intéressante de cette histoire...
Voila un film qui aurait très bien pu s'intituler « La belle et les désœuvrés » (j'avais utilisé un autre terme mais Allo Ciné m'a censuré ;-). L'histoire d'une jeune et fort jolie jeune femme, soupçonnée d'avoir tiré sur son oncle, et que deux scribouillards en mal de copie et d'argent vont interviewer dans le but d'en retranscrire l'histoire. Ce scénario plutôt faiblard, dénonçant en filigrane l'esclavagisme de nos sociétés postmodernes, semble surtout être le prétexte idéal pour mettre en scène la belle et rebelle Bulle Ogier, qui illumine tout le film, de sa première apparition jusqu'à la sublime scène finale.
Un film de la Nouvelle Vague tardive, Suisse. Un énorme navet intellectuel, long, ennuyeux. Des dialogues pour ne rien dire ou créer une pseudo moral de la société d'époque. Des personnages type «bobos parisiens» qui ne trouvent pas leur place, je parle de Jean-Luc Bideau et Jacques Denis, complètement déconnecté qui ne cesse de se prouver comme des «rebelles» tout au long du film. Ça ne marche pas. Le film mise tout sur la pensée et la philosophie, mais rien sur la mise en scène ou le cadre de marquant, ni la BO. Seul Bulle Ogier parvient à se démarquer avec un jeu «je me fout de tout» qui fonctionne.
Il y a une petite alchimie très agréable qui se crée grâce au trio d'acteurs et une forme de spontanéité dans la réalisation rafraîchissante alors que le sujet pouvait tirer le film vers une pente bien déprimante. Bulle Ogier est une nouvelle fois superbe ce qui prouve la nullité de certains réalisateurs.