La Main du diable
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daniel perrin
daniel perrin

29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2026
Un très bon film de Maurice Tourneur de 1943... Sur le thème de la damnation de Faust, le cinéaste nous propose un film inquiétant, fantastique mais sans être effrayant.
J'ai trouvé que Fresnay surjouait un peu, surtout a début, mais tout est quand même bon, les acteurs et leur direction, le montage, les décors...
Un excellent moment...
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2026
Un film assez court mais où tout y est. Pas besoin d'en montrer beaucoup plus pour comprendre ce pacte avec le diable, pas de besoin, de s'attarder sur des banalités de réussite, d'aisance et de gloire malfaisante. L'héroïne qui correspond à la parfaite femme fatale des films noirs, happées par l'appâts du gain, repoussant l'homme sans talent et sans le sou, et aimante de l'homme dont tout réussit , fortune et gloire, quel beau tableau !
Le film nous offre un récit bien relevé, une belle atmosphère, une photographie soigné, et quelques belles personnalités dans cette auberge de montagne. Mais, on peut tout de même y reprocher une fin, un peu expédié, cette grande table, qui fait penser aux apôtres, cette explication, et résolution de ce pacte, aurait mérité peut-être un peu plus d'imagination, je ne sais pas, mais, il faut remettre tout cela dans son contexte et dans la période. C
Ce pacte avec le diable, c'est une allégorie, d'un pacte avec le nazisme, où, la tentation du mal, est plus facile que ce battre pour le bien. D'ailleurs à bien y regarder, l'affiche nous montre une main noir en arrière plan, j'y vois le signe d'une certaine croix, symbole d'un fascisme galopant. Un film moins mineur qu'il n'y parait, qui dénonce sans dire, mais qui cri son désarroi avec force.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
Réalisé (1943) par Maurice Tourneur, pour le compte de la " Continental " pendant l'occupation allemande, " la main du diable" fut considéré par Bertrand Tavernier et Serge Bromberg comme le chef d'oeuvre de cette compagnie de production.

Adapté d'une nouvelle d'Edgar Pie, " la main du diable" relève du fantastique ( certaines scènes font penser à la patte de Fritz Lang ou à celle de Murnau ).

On peut aussi y voir aussi une sorte de critique de l'arrivisme social et du narcissisme.

Voilà un film de premier ordre, dirigé de main de maître par Maurice Tourneur ( son assistant, Jean Deveze le remplacera sur le plateau de tournage alors que Tourneur était bouleversé par l'arrestation de son épouse) qui met en image une de ses plus grandes réussites de sa période française.
Slimfast
Slimfast

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2024
On parle beaucoup des cinéastes frères moins des pères et fils. Le film de Maurice Tourneur père de Jacques donc, lui même cinéaste d’exception, s’ouvre dans un hôtel sur un site alpin où quelques clients auraient suffi mais où les auteurs - scénariste Paul le Chanois - en ont mis beaucoup plus. Tourneur prend dès la première scène du film un tel plaisir à raconter cette histoire qu’il emporte l’adhésion du spectateur : porte d’entrée qui s’ouvre toute seule, panne d’électricité, angoisse du narrateur qui tient en haleine les convives ; l’apparence banale du petit homme en noir qui le ferait passer pour un huissier ; personnage du peintre halluciné interprété par Pierre Fresnay, esprit fort qui ne croit ni à dieu ni au diable mais qui est conduit par une succession de phénomènes inexplicables, à la cohérence et la logique douteuse, à reconnaître qu’il a été ensorcelé : « Personne ne peut plus rien pour moi », ce que confirme la voyante à qui il tend la paume etc…
Le cinéma selon Maurice Tourneur devait faire appel à toutes les ressources de l’imagination. Il refusait la tyrannie de l’action d’où sa profession de foi : « Il y a autant de drame dans un regard que dans l’incendie d’une ville. Un conflit mental est supérieur à un conflit physique ».
Tout à la fois plasticien, il l’apparait dans la séquence du banquet des sept masques : illuminés par en dessous, ils évoquent à tour de rôle leur pacte faustien dans un jeu d’ombres portées par un cyclorama.
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 327 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2024
Inquiétant, angoissant, surprenant cette main montre qu’à cette époque on pouvait bluffer le public. Intemporel.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2024
Sur l'éternel thème de la possession diabolique, Maurice Tourneur met en scène un film de grande qualité, comme il en est sorti une certain nombre de l'Occupation et de la compagnie allemande Continental en particulier. La densité du scénario et les qualités expressionnistes de la réalisation garantissent à ce sujet fantastique une vraie dimension surnaturelle.
Un artiste peintre inconnu et sans doute médiocre vend son âme contre le succès et une illusoire jouissance terrestre, et l'histoire raconte sa lutte inégale que le diable -petit bonhomme malicieux- lui impose selon les termes d'un contrat que Pierre Fresnay désespère de résilier.
Le thème n'est pas nouveau, qui oppose la réussite sociale à la nécessité d'être soi-même; mais de l'atmosphère inquiétante et parfois ironique du film et des péripéties imaginées par le scénario, portées par le mythe diabolique, s'ébauche un récit intéressant et divertissant. Tourneur signe ici un de ses meilleurs films, et d'une certaine façon un exercice de style inhabituel pour le cinéma français, encore rehaussé par l'excellence de l'interprétation.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2024
Nouvelle variation autour du mythe faustien, ce drame de l'avidité de réussite et d'amour démarre plaisamment avec cette narration en analepse auprès des clients d'un hôtel retiré auxquels les spectateurs sont invités à s'identifier. Dynamique, le récit bénéficie de la justesse de l'analyse psychologique, d'une représentation intelligente du diable et du mélange générique entre fantastique et cheminement intérieur. Cependant certains dialogues, certaines interprétations, certains effets de mise en scène marquent l'âge de cette réalisation tandis que le scénario classique opte pour un biais original voire déconcertant en sa dernière partie. Globalement agréable par son cynisme et sa fausse légèreté.
LaVieLaVraie
LaVieLaVraie

8 abonnés 36 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2023
Ce film tourné sous l'occupation allemande a une grande valeur artistique et historique. Le film produit et tourné en France à la demande du régime nazi devait mettre en scène la médiocrité et la petitesse des français. C'était du moins l'objectif de Goebbels semble-t-il. Le film réussit un tour de force en passant un message sur la tentation de la collaboration sans jamais évoquer l'allemagne ou l'occupation. Ça été aussi le cas du film LE CORBEAU tourné a la meme époque. Aujourd'hui encore il paraît surprenant que les nazis aient laissé faire. 2 films conçus pour mépriser tout un peuole de vaincus mais qui délivraient le message opposé. Sinon artistiquement, le film accuse le poids des années, puisqu'il affiche 80 ans au compteur. Les décors sont expressionnistes. La mise en scène est fluide mais ampoulée par des effets qui se résument souvent à des ombres projetées. Le jeu des acteurs est horriblement daté et appuyé, même pour Pierre Frenais, immense star des années 40.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2022
Intéressant de découvrir une œuvre de la Continental, au graphisme fantastique qui rappelle les grandes heures de la création berlinoise des années 20. Issu d'un texte de G. de Nerval, ce conte nous plonge dans une ambiance étrange quoiqu'un peu surannée. Vaut le coup pour Pierre Fresnay et quelques scènes très sculptées au niveau éclairage quasi théâtral. La mayonnaise tarde cependant à monter, pour donner de la hauteur et de l'ampleur à une histoire de tentation banale, incarné par une réincarnation du diable en 43! Si une deuxième lecture était voulue par Tourneur, elle restât bien pale, pour ne pas subir les foudres de la censure.
TV - mars 22
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2022
Ce film tient en haleine !
Bien joué, j'ai beaucoup aimé ! La fin en revanche est trop bâclée, précipitée. Dommage.
J'aurais aussi aimé voir plus la ville, l'époque du tournage, la bohème. Tout est très centré sur le malheureux ayant fait un pacte pour devenir un prestigieux peintre. Bien filmé, ça reste charmant !
3,8/5
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2022
Maurice Tourneur revisite Faust et pousse Pierre Fresnay à faire pacte avec le diable. Le film intrigue vraiment au début, se maintient durant le long flashback mais fini par vaciller à l’approche de sa conclusion. J’ai en effet trouvé les 15 dernières minutes mal torchées malgré d’intéressants effets de mise en scène rappelant l’impressionnisme allemand.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2022
Produit sous l'Occupation, Jacques Tourneur revisite le mythe de Faust avec ce conte fantastique à l'atmosphère oppressante, servi par une mise en scène sublime (avec notamment les jeux d’ombres et lumières), et une interprétation impeccable .
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2021
De quoi être dubitatif ! Ce film à quoi pour lui ? Une incontestable maîtrise du cadrage et de la photographie, un Pierre Frenay qui crève l'écran, une Josseline Gaël bien agréable… Mais le scénario ? On a comme une impression de brouillon où les bons moments voisinent avec le bâclé. Le récit est débité sur l'air de "J'en veux, j'en veux pas, j'en veux, j'en veux plus… avec un diable agaçant et aussi inquiétant qu'un courant d'air, il trouve vite ses limites et finit par sombrer dans le grand n'importe quoi avec un dernier quart d'heure complètement raté. A noter la très courte apparition de Noël Roquevert (très mauvais en cuisto italien) et celle complètement incongrue de Pierre Larque
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2020
Pour se plonger complètement dans ce film, il va vous falloir une bonne foi chrétienne, ou une grande ouverture d'esprit quant à la mythologie chrétienne. Je n'ai ni l'un ni l'autre. Je n'ai donc pas pu m'imprégner complètement. Il en ressort donc une vision un peu mitigée entre une réalisation soignée, des acteurs très biens, un montage avec de tout petits effets spéciaux parfait MAIS un scénario qui demande cette foi chrétienne.
A voir par les amateurs de thriller fantastico religieux et de vieux films
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 août 2018
Si il fait fort impression dans sa séquences d'ouverture, avec un jeu de mise en scène qui use du hors-champs et de l'espace pour faire naitre une tension au sein du collectif, "La Main du diable" déçoit dès lors que le récit du héros (Pierre Fresnay exceptionnel) commence.

Le long-métrage ne parvient pas à créer d'enjeu tangible, car il vend une partie de son mystère de par son dispositif narratif, et ne semble jamais réellement quitter le stade de l'exposition. S'en suit une série de révélations didactiques et inconséquentes qui mènent à un final expédié.

Mais, au delà de la structure au demeurant problématique, les recherches formelles de Maurice Tourneur proposent des trouvailles visuelles hétéroclites mais néanmoins stimulantes, qui, si elles peinent à être pleinement exploitées – la faute à une mise en scène parfois paresseuse -, rendent efficacement compte des angoisses de Roland Brissot.

"La Main du diable" se suit sans déplaisir, mais ne parvient jamais à mettre en relation des axes individuellement passionnant, la faute à une construction désavantageuse et à des intentions formelles réjouissantes mais trop peu maitrisées.
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