Suivre les aventures d'un ourson dans la montagne, avec tellement peu de répliques que le script doit tenir sur une page, je ne pensais pas que c'était possible. Jean-Jacques Annaud réussit là un tour de force. Sans paroles on comprend presque ce que les animaux nous disent, on ressent leurs émotions. On perçoit aussi la fragilité de la vie sauvage et la puissance d'un ours adulte. Tel un documentaire scénarisé, on est stupéfait par ce que les "acteurs" font. Ça tient en miracle ! Comme une immersion au cœur de la nature, L'Ours nous invite à la contemplation.
Un parti-pris très particulier qui pour présenter les ours comme des êtres emplis d'humanité ajoute effets visuels et sonores particulièrement dérangeants! N'assumant pas le documentaire malgré une caméra au plus près des animaux, la narration fictionnelle manque de contextualisation et de profondeur pour que cette chasse devenue quête écologique tienne la route bien que Tchéky Karyo y ajoute son élégante pudeur. Ainsi l'ennui devient le héros du film puisque le quotidien des ours est gangréné par ces tire-émotions artificiels tandis que les chasseurs nous restent étrangers. Une ode à la nature très maladroite dans sa construction et sa mise en œuvre.
Adaptation du roman Le Grizzly de l'écrivain américain James Oliver Curwood, L'Ours est un très beau film réalisé par Jean-Jacques Annaud. L'histoire nous fait suivre le destin d'un ourson orphelin qui va se trouver un compagnon de route avec lequel il va tenter d'échapper à des chasseurs. Ce récit est captivant pendant la petite heure et demie que dure le long-métrage. On suit avec bonheur mais aussi avec craintes le parcours de cette mignonne boule de poile, si fragile et adorable. L'ourson découvre, reproduit, c'est une ode à la liberté de le voir évoluer et de le voir goûter aux joies et aux peines d'être vivant dans un terrain de jeu immense. Car oui, sous son aspect dramatique, l’œuvre est en réalité positive dans son scénario et son message forcément en faveur de la protection des animaux. Tout ceci est raconté à travers une narration quasiment intégralement visuelle, les dialogues étant très peu nombreux dans un souci de naturalisme, ce qui en fait un film particulièrement contemplatif. D'autant plus que le cadre ou se déroule cette aventure est tout simplement grandiose. Les superbes environnements naturels variés entre la verdure et les montagnes impressionnantes offrent des panoramas magnifiques. Les plans sont d'une grande beauté et magnifiées par la réalisation impeccable de Jean-Jacques Annaud faites de mouvements de caméras soignées et précis. Les images sont sublimes et mettent parfaitement en avant la faune et la flore. De plus, le même soin est apporté à l'ambiance sonore unique tout aussi importante que l'esthétique. Cette dernière laisse place aux sons et aux bruits de la nature et de ses occupants pour un résultat au plus proche de la terre mère. C'est incroyable d'entendre les sons émis par le petit ours et ses congénères. On se souviendra pour longtemps de la bouille de Youk ainsi que de la silhouette de Bart qui semblent être dirigés comme s'ils étaient des acteurs tant leur performance est époustouflante. Côté humain on retiendra la prestation de Tchéky Karyo. La b.o. est elle assurée par Philippe Sarde qui nous gratifie de compositions qui se confondent par moments avec les bruits de la nature pour un résultat d'une belle douceur en totale symbiose avec les images. Reste une fin à la hauteur des attentes venant mettre un terme à L'Ours, qui sans conteste est un film à voir pour toutes les belles choses qu'il met en avant.
Il s'agit d'une des premières expériences cinématographiques de votre serviteur, vue en salle enfant. A l'époque, ça avait été un choc. Mais l'impact émotionnel de ce film se trouve toujours intact, voire même encore plus fort, presque 40 ans plus tard. Tout est personnifié dans ce long métrage: les ours bien sûr, mais aussi tous les autres animaux, et les décors : la Nature dans toute sa splendeur. C'est un film de sensation, un peu comme dans "The Revenant" de Alejandro González Iñárritu ", où les spectateurs, à travers les images, peuvent éprouver le froid, le chaud; sentir l'odeur de la terre ou de la végétation, éprouver la dureté de la roche montagneuse, et surtout comprendre viscéralement les émotions traversées par les personnages humains et animaux. "L'Ours" est réellement un long-métrage hors du commun; un film d'aventure grandiose autant qu'un plaidoyer magistral pour la protection de notre monde, et la défense de la vie. En 1988, Jean-Jacques Annaud signa un chef-d'œuvre, relayé par un excellent casting, et une bande originale somptueuse de Philippe Sarde.
L'ours, un film que j'ai découvert grâce à netflix, tant de temps après sa sortie, j'en remercie la plate-forme de m'avoir permis de découvrir cette merveille. Un dialogue simple mais tant d'émotions qu'il n'y a pas besoin de parole pour exprimer la joie, la douleur, ou simplement la tristesse. Un film que je recommande à tous, petits et grands.
Un chef-d'oeuvre de film animalier. Avec des images magnifiques de plantigrades en pleine nature. Aussi émouvant que le Bambi de Walt Disney. Et surtout presque sans paroles. Pourtant on comprend tout car on sent comme les animaux.
Il est quand même assez fort ce film. C’est vraiment étonnant ce que que Jean-Jacques Annaud et arrivé à faire comme prise de vue et le boulot de dressage que çà à du être ! Très peu de dialogues et une histoire assez gentillette mais rien que ces belles images, ces paysages, cette nature et la complicité des deux ours font qu’on passe un bon moment attendrissant et avec de la poésie. Chouette.
Avec son cinquième long-métrage sorti en 1988, Jean-Jacques Annaud livre un conte très attachant. On suit les péripéties d’un ourson orphelin recueilli par un vieux mâle solitaire qui découvre l’apprentissage de la vie. Malheureusement, les deux ours sont poursuivis par des chasseurs (Tchéky Karyo et Jack Wallace). Sans tomber dans le documentaire animalier et avec très peu de dialogues, le réalisateur parvient à restituer une quantité d’émotions. Bref, le périlleux exercice de style est parfaitement réussi tout en rendant un vibrant hommage à la cause des animaux sauvages.
Indéniablement, Jean-Jacques Annaud est un homme de défi. Le réalisateur n'a pas son pareil pour s'atteler à des projets hors des sentiers battus, et le pari était admirablement relevé avec l'Ours, ou comment rendre captivant un film pratiquement sans paroles (peu de personnages humains), juste en rendant compte de la beauté et de la rudesse des paysages montagneux, tout au long d'un récit d'apprentissage à la trame classique mais à l'efficacité quasi imparable. La force évocatrice de la mise en scène est toujours aussi vivace, même avec les années.
Film somptueux ou l'on suit un ourson à travers la forêt. Il faut tout d'abord commencer par souligner la qualité de la photographie ainsi celles des décors et surtout de la mise en scène. On a clairement l'impression de regarder un documentaire, logique c'est le but. Le fait de ne pas avoir utilisé de voix off et de mettre très peu de musique est intéressant, mais c'est à double tranchant. Autant cela amplifie la qualité du récit et des images mais parfois certains moments peuvent paraître assez long. C'est le seul reproche que je peux faire à ce film car sinon c'est merveilleux. Surtout que je n'ai pas abordé le contenu. C'est un film vraiment très émouvant et touchant. Toutes les épreuves que vit ce jeune ourson sont terribles. Mais cela renforce encore plus la personnification de la bête. L'ours est ici considéré comme un vrai humain, il y a un vrai arc narratif autour d'eux. Ils ont de vrai sentiments, un vrai caractère, on explore même parfois les souvenirs et rêves de l'ourson. Et en plus de ces moments difficiles, il y a toute une partie ultra mignonne et apaisante. C'est à partir de la rencontre entre les 2 ours jusqu'à la rencontre cette fois ci moins heureuse avec les chasseurs. Car oui c'est ça aussi l'intérêt de film. Voir les chasseurs traquer le bestiaux, parcourir leurs caractères, jusqu'à la confrontation et que l'un d'eux prennent conscience que ce qu'ils font n'est pas bien en épargnant la vie de l'ours. C'est une vraie critique sur le braconnage et c'est bien fait. En plus les chasseurs ont de supers acteurs à savoir Jack Wallace et aussi et surtout Tcheky Karyo magistrale dans son rôle. Vraiment ce film est une vraie ode à la vie animale et à la nature. Une réalisation somptueuse, un point de vue nouveau, une histoire très prenante. Ce film est tout simplement magique. A voir en famille.
Un film familial d'aventures de Jean-Jacques Annaud, dans lequel la beauté de la nature prévaut sur un scénario simplifié. Même s'il parait peu probable qu'un tel prédateur soit capable d'autant d'altruisme et de prendre sous son aile (enfin sous sa grosse patte velue terminée par des griffes acérées, mais l'expression devient dans ce cas un peu longue) un ourson aussi orphelin que Bambi, cela permet de donner des sentiments et des comportements humains à un animal sauvage. Et cela se transforme ainsi en un joli conte animalier capable de plaire à tous, de 7 à 77 ans, avec de très belles scènes notamment le face-à-face entre l'ours et le chasseur sur la falaise ou la poursuite de l'ourson par le puma.