Note moyenne
3,9
373 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
11 critiques
4
25 critiques
3
11 critiques
2
2 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Billy Wilder arrivé à Hollywood en 1934 débarquant de Paris où il avait fui le nazisme après avoir travaillé en Allemagne en provenance de Pologne (alors rattachée à l’Empire austro-hongrois) où il était né le 22 juin 1906, y aura poursuivi brillamment sa carrière de scénariste/réalisateur jusqu’en 1981 avec 26 longs métrages à son actif. Maintes fois récompensé pour lui-même ou à travers ses comédiens et techniciens, Billy Wilder fait partie avec John Ford, William Wyler, Michael Curtiz, Alfred Hitchock, Frank Capra, Otto Preminger, John Huston, Orson Welles et Joseph L. Mankiewicz des plus grands réalisateurs du cinéma américain des années 1940 à 1960.
En 1960, ayant concrétisé en fanfare sa seconde collaboration avec Diamond avec « Certains l’aiment chaud » (1959), il connaît son plus gros succès commercial et critique avec « La Garçonnière ». S’ensuivent « Un, deux, trois » et « Irma la douce » qui s’en être complètement désavoués du public marquent un léger fléchissement créatif. Les deux hommes décident alors d’aborder le thème de la jalousie confronté à celui de la recherche du succès en adaptant une pièce (l’Orra della fantasia) d’Anna Bonacci. Ce sera « Embrasse-moi idiot » pour lequel le duo concocte une nouvelle mécanique narrative parfaitement huilée qui va un peu se retourner contre ses concepteurs, menant Billy Wilder vers l’un de ses plus cuisants échecs critiques.
Un échec qui sans aucun doute handicapera celui qui était jusqu’alors le chouchou des producteurs et qui au sein d’un Hollywood en pleine mutation va progressivement perdre son indépendance créative puis ses financements. À la suite de la perte de son statut, Wilder qui réalisera tout de même encore six films dont la moitié sont excellents (« La vie privée de Sherlock Holmes », « Avanti ! », « Fedora ») développera un ressentiment tenace contre une industrie qui ne le reconnait plus, additionné à une sorte de mépris vis-à-vis des jeunes réalisateurs du Nouvel Hollywood qui pointent le bout de leur nez et qu’il nomme « les barbus » en référence à Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Brian de Palma.
« Embrasse-moi idiot » commence avec un Dean Martin dans son propre rôle en train de pousser la chansonnette tout en dilettante avec sa voix de velours et entouré d’accortes danseuses de revues énamourées. L’acteur/chanteur a pour l’occasion courageusement accepté de malmener son image afin de donner du crédit au propos de Billy Wilder qui n’aimait rien tant qu’égratigner de manière le plus souvent acide les milieux qu’il choisissait pour y insérer ses intrigues, que ce soit le star-system dans « Sunset Boulevard » ou encore les médias dans « Le gouffre aux chimères ». Dean Martin alias Dino est spoiler: l’archétype du crooner sur le retour qui entend profiter jusqu’au bout des avantages de toutes sortes, liés à son statut en particulier auprès des femmes qu’il traite comme des objets de pure consommation.
Le hasard d’une panne d’essence, va le voir débarquer incognito à Climax (ville imaginaire dont le nom a été choisi à dessein par un Billy Wilder ne dédaignant jamais les allusions sexuelles explicites), une petite bourgade du Nevada où l’attendent sans le savoir Orville (Ray Wlaston) un pianiste sans envergure, son ami Barney (Cliff Osmond) pompiste de son état qui lui écrit des chansons très pompeusement inspirées de celles écrites par Ira et George Gershwin et sa femme Zela (Felicia Farr) spoiler: grande admiratrice de Dino dont elle avait animé le fan club local dans sa jeunesse. Le duo de musiciens frustrés flaire immédiatement le bon coup à travers ce signe du destin inespéré. Une panne « tombant à pic » va alors clouer le crooner à Climax pour une nuit. Suffisant pour convaincre celui-ci de prendre une de leurs chansons dans son répertoire si chacun veut bien y met du sien !
Mais en préambule Orville a été présenté comme un jaloux obsessionnel qui spoiler: ne peut envisager que sa femme puisse tomber sous le charme de Dino dont la réputation n’est plus à faire et qui va la confirmer gaillardement dès son premier pas dans la maison d’Orville et de Zelda. C’est le moment pour Diamond et Wilder de faire entrer en piste, la très sexuée Kim Novak alors au zénith de sa popularité, interprétant Polly une prostituée travaillant au bar coquin de la petite ville qui sera l’axe central de l’intrigue. Se met alors en place un chassé-croisé de couples improvisés dont la pulpeuse « Polly le volcan » va être le catalyseur, chauffant à blanc l’appétit sexuel insatiable du crooner en roue libre face à ceux qu’il juge comme des plouc
s. Mais se prenant au jeu de son rôle d’épouse d’un soir la jeune femme en quête d’un horizon plus valorisant que la location de son corps va détourner Orville un instant de sa jalousie compulsive pour lui offrir une prise de conscience salutaire des dégâts que celle-ci engendre.
Le travail d’horlogerie cité plus haut met à jour plusieurs interrogations plutôt justes sur la vie de couple et de manière plus générale sur les rapports hommes/femmes. Une démarche pas si courante à l’époque mais qui se trouve malheureusement dévoyée par une forme de vulgarité un peu trop facilement exposée par un Billy Wilder trop content de moquer le code Hays certes révolu depuis 1952 mais qu’il a bien connu. Parti pris qui lui a par ailleurs valu de sérieux démêlés avec la National Legion of Decency ainsi qu’une volée de bois vert délivrée par la critique.
Avec le recul on penser que l’art du grand réalisateur était plus maîtrisé et s’exprimait avec plus de force quand il œuvrait dans le domaine du tragique qui faisait tout le prix de sa première partie de carrière avec des joyaux comme « Assurance sur la mort » (1944) « Le poison » (1945) « Sunset Boulevard » (1950) ou encore « Le gouffre aux chimères » (1951). Un registre qu’il retrouvera en toute fin de carrière avec le sublime « Fedora » (1978) sorte de retour aux sources avec ce pendant de « Sunset Boulevard », son plus grand chef d’œuvre. La comédie satirique plutôt féroce qui lui apporta sa plus grande reconnaissance publique et sans doute financière voyait Wilder qui n’était pas le très fin Ernst Lubistch pour lequel il avait travaillé en qualité de scénariste, se laisser aller parfois à des effets de manches qu’il poussait jusqu’à la limite du grotesque, se reposant un peu trop sur l’immense talent protéiforme Jack Lemmon qui fut son acteur favori durant sa collaboration Diamond. Un comparse d’écriture talentueux qui lui permettait de retomber presque à tous coups sur ses pieds en lui concoctant des conclusions de films plus humanistes et consensuelles mais aussi parfois un peu convenues comme c’est le cas pour « Embrasse-moi idiot » qui reste malgré tout un film très agréable mais que l’on ne peut d’évidence pas placer parmi les grandes réussites de Wilder.
En 1960, ayant concrétisé en fanfare sa seconde collaboration avec Diamond avec « Certains l’aiment chaud » (1959), il connaît son plus gros succès commercial et critique avec « La Garçonnière ». S’ensuivent « Un, deux, trois » et « Irma la douce » qui s’en être complètement désavoués du public marquent un léger fléchissement créatif. Les deux hommes décident alors d’aborder le thème de la jalousie confronté à celui de la recherche du succès en adaptant une pièce (l’Orra della fantasia) d’Anna Bonacci. Ce sera « Embrasse-moi idiot » pour lequel le duo concocte une nouvelle mécanique narrative parfaitement huilée qui va un peu se retourner contre ses concepteurs, menant Billy Wilder vers l’un de ses plus cuisants échecs critiques.
Un échec qui sans aucun doute handicapera celui qui était jusqu’alors le chouchou des producteurs et qui au sein d’un Hollywood en pleine mutation va progressivement perdre son indépendance créative puis ses financements. À la suite de la perte de son statut, Wilder qui réalisera tout de même encore six films dont la moitié sont excellents (« La vie privée de Sherlock Holmes », « Avanti ! », « Fedora ») développera un ressentiment tenace contre une industrie qui ne le reconnait plus, additionné à une sorte de mépris vis-à-vis des jeunes réalisateurs du Nouvel Hollywood qui pointent le bout de leur nez et qu’il nomme « les barbus » en référence à Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Brian de Palma.
« Embrasse-moi idiot » commence avec un Dean Martin dans son propre rôle en train de pousser la chansonnette tout en dilettante avec sa voix de velours et entouré d’accortes danseuses de revues énamourées. L’acteur/chanteur a pour l’occasion courageusement accepté de malmener son image afin de donner du crédit au propos de Billy Wilder qui n’aimait rien tant qu’égratigner de manière le plus souvent acide les milieux qu’il choisissait pour y insérer ses intrigues, que ce soit le star-system dans « Sunset Boulevard » ou encore les médias dans « Le gouffre aux chimères ». Dean Martin alias Dino est spoiler: l’archétype du crooner sur le retour qui entend profiter jusqu’au bout des avantages de toutes sortes, liés à son statut en particulier auprès des femmes qu’il traite comme des objets de pure consommation.
Le hasard d’une panne d’essence, va le voir débarquer incognito à Climax (ville imaginaire dont le nom a été choisi à dessein par un Billy Wilder ne dédaignant jamais les allusions sexuelles explicites), une petite bourgade du Nevada où l’attendent sans le savoir Orville (Ray Wlaston) un pianiste sans envergure, son ami Barney (Cliff Osmond) pompiste de son état qui lui écrit des chansons très pompeusement inspirées de celles écrites par Ira et George Gershwin et sa femme Zela (Felicia Farr) spoiler: grande admiratrice de Dino dont elle avait animé le fan club local dans sa jeunesse. Le duo de musiciens frustrés flaire immédiatement le bon coup à travers ce signe du destin inespéré. Une panne « tombant à pic » va alors clouer le crooner à Climax pour une nuit. Suffisant pour convaincre celui-ci de prendre une de leurs chansons dans son répertoire si chacun veut bien y met du sien !
Mais en préambule Orville a été présenté comme un jaloux obsessionnel qui spoiler: ne peut envisager que sa femme puisse tomber sous le charme de Dino dont la réputation n’est plus à faire et qui va la confirmer gaillardement dès son premier pas dans la maison d’Orville et de Zelda. C’est le moment pour Diamond et Wilder de faire entrer en piste, la très sexuée Kim Novak alors au zénith de sa popularité, interprétant Polly une prostituée travaillant au bar coquin de la petite ville qui sera l’axe central de l’intrigue. Se met alors en place un chassé-croisé de couples improvisés dont la pulpeuse « Polly le volcan » va être le catalyseur, chauffant à blanc l’appétit sexuel insatiable du crooner en roue libre face à ceux qu’il juge comme des plouc
s. Mais se prenant au jeu de son rôle d’épouse d’un soir la jeune femme en quête d’un horizon plus valorisant que la location de son corps va détourner Orville un instant de sa jalousie compulsive pour lui offrir une prise de conscience salutaire des dégâts que celle-ci engendre.
Le travail d’horlogerie cité plus haut met à jour plusieurs interrogations plutôt justes sur la vie de couple et de manière plus générale sur les rapports hommes/femmes. Une démarche pas si courante à l’époque mais qui se trouve malheureusement dévoyée par une forme de vulgarité un peu trop facilement exposée par un Billy Wilder trop content de moquer le code Hays certes révolu depuis 1952 mais qu’il a bien connu. Parti pris qui lui a par ailleurs valu de sérieux démêlés avec la National Legion of Decency ainsi qu’une volée de bois vert délivrée par la critique.
Avec le recul on penser que l’art du grand réalisateur était plus maîtrisé et s’exprimait avec plus de force quand il œuvrait dans le domaine du tragique qui faisait tout le prix de sa première partie de carrière avec des joyaux comme « Assurance sur la mort » (1944) « Le poison » (1945) « Sunset Boulevard » (1950) ou encore « Le gouffre aux chimères » (1951). Un registre qu’il retrouvera en toute fin de carrière avec le sublime « Fedora » (1978) sorte de retour aux sources avec ce pendant de « Sunset Boulevard », son plus grand chef d’œuvre. La comédie satirique plutôt féroce qui lui apporta sa plus grande reconnaissance publique et sans doute financière voyait Wilder qui n’était pas le très fin Ernst Lubistch pour lequel il avait travaillé en qualité de scénariste, se laisser aller parfois à des effets de manches qu’il poussait jusqu’à la limite du grotesque, se reposant un peu trop sur l’immense talent protéiforme Jack Lemmon qui fut son acteur favori durant sa collaboration Diamond. Un comparse d’écriture talentueux qui lui permettait de retomber presque à tous coups sur ses pieds en lui concoctant des conclusions de films plus humanistes et consensuelles mais aussi parfois un peu convenues comme c’est le cas pour « Embrasse-moi idiot » qui reste malgré tout un film très agréable mais que l’on ne peut d’évidence pas placer parmi les grandes réussites de Wilder.
Magique,hilarant et piquant;souvent vivifiant en fait un très belle maitrise du sujet et une répartition de haut grand ouvrage
Embrasse-moi, idiot est un film qui fut un échec commercial et critique à sa sortie. Billy Wilder ne fait pas aussi fort dans le registre de la comédie que Certains l’aiment chaud (il avait d’ailleurs envisagé Marilyn Monroe, avant son décès, dans le rôle finalement tenu par Kim Novak) mais on peut penser que cela ne fut pas la raison de ce désamour et que les États-Unis ont surtout peu goûté l’aspect très immoral de l’ensemble (même si Wilder estimera des années après que c’était pourtant un film très bourgeois). En effet, il évoque à la fois la jalousie, l’adultère
spoiler:
(le couple principal finissant par se tromper l’un l’autre)
, la prostitution, l’addiction sexuelle et l’exploitation du corps des femmes, le tout se solda sur une conclusion d’une morale loin d’être très hollywoodienne. En 1964, le code Hays était en train de s’effriter et Wilder fait tout pour le fissurer encore plus avec cette œuvre amusante et culotée sur le plan de la sexualité. Si on ajoute à cela, la présence d’un Dean Martin présentant une caricature assez détestable de son personnage public et une Kim Novak jouant une prostituée plutôt vulgaire, il est peu étonnant que l’Amérique puritaine n’ait pas fait un triomphe à cette comédie. Cela est regrettable car, si on peut craindre au début qu’il soit un peu lourd, ce long-métrage se révèle régulièrement drôle (en partie grâce à l’abattage de Ray Walston qui se révèle être le véritable premier rôle du film même si son nom apparait après ceux de Martin et de Novak) et on peut prendre un certain plaisir devant le défi constant aux conventions de la société conservatrice dans laquelle Billy Wilder tourne. Ainsi, même s’il ne sera pas la plus grande réussite dans ce genre du cinéaste, Embrasse-moi, idiot se révèle être une comédie sympathique et extrêmement divertissante.
, la prostitution, l’addiction sexuelle et l’exploitation du corps des femmes, le tout se solda sur une conclusion d’une morale loin d’être très hollywoodienne. En 1964, le code Hays était en train de s’effriter et Wilder fait tout pour le fissurer encore plus avec cette œuvre amusante et culotée sur le plan de la sexualité. Si on ajoute à cela, la présence d’un Dean Martin présentant une caricature assez détestable de son personnage public et une Kim Novak jouant une prostituée plutôt vulgaire, il est peu étonnant que l’Amérique puritaine n’ait pas fait un triomphe à cette comédie. Cela est regrettable car, si on peut craindre au début qu’il soit un peu lourd, ce long-métrage se révèle régulièrement drôle (en partie grâce à l’abattage de Ray Walston qui se révèle être le véritable premier rôle du film même si son nom apparait après ceux de Martin et de Novak) et on peut prendre un certain plaisir devant le défi constant aux conventions de la société conservatrice dans laquelle Billy Wilder tourne. Ainsi, même s’il ne sera pas la plus grande réussite dans ce genre du cinéaste, Embrasse-moi, idiot se révèle être une comédie sympathique et extrêmement divertissante.
Encore un bon Billy Wilder qui réalise une comédie amusante et bien rythmée même si la fin connait une petite baisse de régime. Comme à son habitude, l'histoire est gentiment amorale et très bien écrite. Il ne manque pas grand chose pour qu'"Embrasse-moi, idiot" rejoigne les tous meilleurs Billy Wilder.
Après un début tonitruant par un générique qui permet à Dean Martin d'exprimer pleinement son sens de l'autodérision, le récit se concentre sur ses deux intrigues mêlées, à savoir l'espoir de deux amateurs de devenir des professionnels de la chanson et la jalousie maladive d'un sautillant Ray Walston à l'égard de sa charmante jeune épousée dont on se demande comment elle a pu tomber amoureuse d'un homme aussi agaçant et paranoïaque. Or, le vaudeville se fait satire en usant du comique de caractère opposant deux mâles également volages (l'un par possessivité, l'autre par vanité) ainsi que raillerie de moeurs contre le puritanisme hypocrite. Cependant l'humour - souvent grivois - manque de légèreté tandis que la double infidélité est des plus déséquilibrées, l'épouse délaissée rencontrant une idole après que son acariâtre mari l'ait traitée d'une détestable façon! Au final, bien que simples objets de désir dont on attend obéissance et soumission, ce sont les femmes (la délicate Felicia Farr face à la volcanique Kim Novak) qui se montrent les plus respectables et dignes
spoiler:
tandis que seul la star n'évolue ni ne retire de positif de l'expérience, exploitant sans vergogne le talent d'autrui.
Doux-amer
Doux-amer
Malmenant sans scrupule la bienséante sainte nitouche morale de la société américaine, Billy Wilder épingle les fondements du couple à son tableau de chasse. Outre le rire, il provoque à diverses occasions un certain malaise par une cruauté et un sadisme plus accrus qu’à l’accoutumée. Il n’empêche, je me suis personnellement très bien amuser devant « Embrasse-moi Idiot » en compagnie de Dean Martin, Kim Novak, Ray Walston, Felicia Farr et Cliff Osmond.
En passant outre le machisme de cette comédie (qui est toutefois cinglant et mauvais), on passe un bon moment car les acteurs/actrices sont bons & charmants et que le comique de situation est bien mis en scène !
Ce qui est épatant dans cette comédie de billy Wilder c'est sa modernité.
Nous somme mine de rien en 1964 dans une industrie du cinéma cadenassée et sous couvert d'une parodie du jaloux classique Wilder nous fait exploser les codes sans en avoir l'air. Ceux du vaudeville sont en place , mais si on y regarde de près, le mâle blanc classique en prend pour son grade, entre le benêt jaloux et le playboy veule joué de manière impeccable par Waltson et Martin. Le mariage devient cet endroit ou l'hypocrisie règne en maitre et la pudibonderie de l'époque s'impose alors même que personne n'y croit , on notera que la femme bien sous tout rapport jouera les prostituées tandis que son opposée se glissera dans sa peau, ce qui peut être analyser de diverses manières.
Ce plan à 4 qui ne s'affiche pas uniquement ici pour cause de bonne morale se déroule sous nos yeux dans une parfaite fluidité , avec une kim novak parfaite en tout point. Wilder évite toute grivoiserie gratuite, et nous prend de cours sur la fin en faisant imploser les attendus de ce genre de comédie. Il peut encore aujourd'hui se savourer sans modération.
Nous somme mine de rien en 1964 dans une industrie du cinéma cadenassée et sous couvert d'une parodie du jaloux classique Wilder nous fait exploser les codes sans en avoir l'air. Ceux du vaudeville sont en place , mais si on y regarde de près, le mâle blanc classique en prend pour son grade, entre le benêt jaloux et le playboy veule joué de manière impeccable par Waltson et Martin. Le mariage devient cet endroit ou l'hypocrisie règne en maitre et la pudibonderie de l'époque s'impose alors même que personne n'y croit , on notera que la femme bien sous tout rapport jouera les prostituées tandis que son opposée se glissera dans sa peau, ce qui peut être analyser de diverses manières.
Ce plan à 4 qui ne s'affiche pas uniquement ici pour cause de bonne morale se déroule sous nos yeux dans une parfaite fluidité , avec une kim novak parfaite en tout point. Wilder évite toute grivoiserie gratuite, et nous prend de cours sur la fin en faisant imploser les attendus de ce genre de comédie. Il peut encore aujourd'hui se savourer sans modération.
Il est difficile d'imaginer que les mêmes personnes qui ont créé Irma la Douce ou la Garçonnière soient à la manoeuvre dans ce naufrage. Rien ne va ici, de l'interprétation ratée (on avait déjà eu un exemple dans Un, Deux, Trois, il est vrai) au scénario inachevé en passant par des dialogues à l'humour téléphoné et des personnages clichés.
Si, comme moi, vous balayez la filmographie complète de Billy Wilder, pourtant si doué, vous pouvez faire l'impasse sur ce film-ci. Même la Valse de l'Empereur, sa première comédie musicale en carton-pâte, était moins mauvaise.
Si, comme moi, vous balayez la filmographie complète de Billy Wilder, pourtant si doué, vous pouvez faire l'impasse sur ce film-ci. Même la Valse de l'Empereur, sa première comédie musicale en carton-pâte, était moins mauvaise.
Le cynisme acide de Wilder ne pouvait pas être plus éloigné des farces affectueuses et sophistiquées de Lubitsch. Lubitsch aimait ses charmants cocus et l'adultère et nous les faisait aimer aussi. Wilder semble les détester chacun des personnages est grossiers et de mauvais goût dans ce film. Le mari trompé de Walston et son ami sont répugnants et les femmes sont dépeintes de manière dégradante comme des objets sexuels vulgaires ou des épouses dociles. Le ton est aussi éloigné de Lubitsch que A l'est de Z dans l'alphabet. Embrasse-moi, idiot est-il un chef-d'œuvre négligé certains le pensent mais tout mauvais film a ses défenseurs passionnés. Lubitsch aimait tous ses personnages même ceux qui se comportaient le plus mal et il ne les a jamais traités avec condescendance ou mépris. Ce film est tellement rempli de dégoût qu'on ne peut s'empêcher de se demander ce que ce réalisateur pensait à l'époque pour être si amers à l'égard de l'amour du mariage et des femmes...
Un délicieux vaudeville plein d’humour et de quiproquos, et gentiment indécent (pour l’époque), porté par un casting génial, avec notamment un sublime Dean Martin en crooner tombeur qui s’auto-caricature à la perfection.
Un vaudeville US qui a mal vieilli, pour fans de Dean Martin et Kim Novak. Le jeu de Ray Walston est irritant et les chansons insupportables. Seul le côté politiquement incorrect (la jalousie qui finit dans la tromperie réciproque) peut encore faire sourire.
Cette comedie légère est débridée de Billy Wilder est à la fois dynamique et tres distrayante. On est transporté au cœur des années 60, période heureuse, où les gens savaient vivre de façon insouciante sans s'encombrer d'une morale dite bien pensante qui les bridait souvent. Kim Novak et Felicia Farr sont craquantes dans leur personnage de femme coquines. Dean Martin joue bien son rôle de cavaleur invétéré au mains baladeuses qui par moment se fait remettre à sa place lorsqu'il veut brûler des etapes. Quant à Ray Walston il en fait parfois un peu trop mais c'est normal puisqu'en fin de compte c'est l'idiot de la farce. En conclusion ce film de Wilder mal connu, permet de passer un agréable moment et révèle une fois de plus le talent de ce réalisateur génial dont l'œuvre est une véritable caverne d'ali Baba.
Un film profondément théâtral, dans la veine de ce que Wilder a proposé avec 7 ans de réflexion une décennie plus tôt : une histoire de fantasmes masculins et de femme-objet, à l’intérieur d’un cadre spatio-temporel resserré, avec des acteurs en surrégime. Le machisme du récit n’est pas le plus gênant, puisqu’il est en quelque sorte exhibé et problématisé par le scénario. Par contre, le machisme de l’humour m’a paru particulièrement embarrassant, même pour l’époque. Dans 7 ans de réflexion, le personnage de Marilyn était d’emblée un pur fantasme, un objet du désir à peine réel, alors qu’ici, Novak (assez mauvaise d’ailleurs) est bien réelle, caractérisée socialement et émotionnellement, ce qui rend les avances de Dean Martin franchement pénibles à regarder. D’autant plus que, le code Hayes n’étant plus que l’ombre de lui-même, Wilder s’en donne à coeur joie dans l’allusion graveleuse (on se prend les doigts dans la fente d’une boîte de mouchoirs, on se sert des chaussures de Novak comme d’un verre à vin, etc.). La réalisation est très belle, le scénario est parfois malin, Dean Martin amuse dans le registre de l’auto-caricature, mais dans l’ensemble je suis déçu.
Si dans une première partie le film peine à démarrer, tout en étant plus que honorable, la superbe entrée en scène du personnage interprété par Kim Novak change et dynamise la donne, car on rentre clairement dans une dimension dans laquelle la conception bourgeoise du couple est sérieusement, même si avec humour, remise en question. Au final, heureusement le rêve américain reste d'actualité, même si soumis au regard détaché de ce vieux renard empreint de culture judéo mittel européenne qu'est Billy Wilder. Dans cette deuxième partie du film, on retrouve la patte européenne de ce grand metteur en scène, comme d'ailleurs dans tous ses grands films, il ne s'agit plus tout à fait d'un film américain. A voir, sans attendre le chef d'œuvre, mais tout de même un délicieux régal..
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse