Embrasse-moi, idiot
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Magique,hilarant et piquant;souvent vivifiant en fait un très belle maitrise du sujet et une répartition de haut grand ouvrage
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Embrasse-moi, idiot est un film qui fut un échec commercial et critique à sa sortie. Billy Wilder ne fait pas aussi fort dans le registre de la comédie que Certains l’aiment chaud (il avait d’ailleurs envisagé Marilyn Monroe, avant son décès, dans le rôle finalement tenu par Kim Novak) mais on peut penser que cela ne fut pas la raison de ce désamour et que les États-Unis ont surtout peu goûté l’aspect très immoral de l’ensemble (même si Wilder estimera des années après que c’était pourtant un film très bourgeois). En effet, il évoque à la fois la jalousie, l’adultère spoiler: (le couple principal finissant par se tromper l’un l’autre)
, la prostitution, l’addiction sexuelle et l’exploitation du corps des femmes, le tout se solda sur une conclusion d’une morale loin d’être très hollywoodienne. En 1964, le code Hays était en train de s’effriter et Wilder fait tout pour le fissurer encore plus avec cette œuvre amusante et culotée sur le plan de la sexualité. Si on ajoute à cela, la présence d’un Dean Martin présentant une caricature assez détestable de son personnage public et une Kim Novak jouant une prostituée plutôt vulgaire, il est peu étonnant que l’Amérique puritaine n’ait pas fait un triomphe à cette comédie. Cela est regrettable car, si on peut craindre au début qu’il soit un peu lourd, ce long-métrage se révèle régulièrement drôle (en partie grâce à l’abattage de Ray Walston qui se révèle être le véritable premier rôle du film même si son nom apparait après ceux de Martin et de Novak) et on peut prendre un certain plaisir devant le défi constant aux conventions de la société conservatrice dans laquelle Billy Wilder tourne. Ainsi, même s’il ne sera pas la plus grande réussite dans ce genre du cinéaste, Embrasse-moi, idiot se révèle être une comédie sympathique et extrêmement divertissante.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2025
Encore un bon Billy Wilder qui réalise une comédie amusante et bien rythmée même si la fin connait une petite baisse de régime. Comme à son habitude, l'histoire est gentiment amorale et très bien écrite. Il ne manque pas grand chose pour qu'"Embrasse-moi, idiot" rejoigne les tous meilleurs Billy Wilder.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
Après un début tonitruant par un générique qui permet à Dean Martin d'exprimer pleinement son sens de l'autodérision, le récit se concentre sur ses deux intrigues mêlées, à savoir l'espoir de deux amateurs de devenir des professionnels de la chanson et la jalousie maladive d'un sautillant Ray Walston à l'égard de sa charmante jeune épousée dont on se demande comment elle a pu tomber amoureuse d'un homme aussi agaçant et paranoïaque. Or, le vaudeville se fait satire en usant du comique de caractère opposant deux mâles également volages (l'un par possessivité, l'autre par vanité) ainsi que raillerie de moeurs contre le puritanisme hypocrite. Cependant l'humour - souvent grivois - manque de légèreté tandis que la double infidélité est des plus déséquilibrées, l'épouse délaissée rencontrant une idole après que son acariâtre mari l'ait traitée d'une détestable façon! Au final, bien que simples objets de désir dont on attend obéissance et soumission, ce sont les femmes (la délicate Felicia Farr face à la volcanique Kim Novak) qui se montrent les plus respectables et dignes spoiler: tandis que seul la star n'évolue ni ne retire de positif de l'expérience, exploitant sans vergogne le talent d'autrui.
Doux-amer
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2024
Malmenant sans scrupule la bienséante sainte nitouche morale de la société américaine, Billy Wilder épingle les fondements du couple à son tableau de chasse. Outre le rire, il provoque à diverses occasions un certain malaise par une cruauté et un sadisme plus accrus qu’à l’accoutumée. Il n’empêche, je me suis personnellement très bien amuser devant « Embrasse-moi Idiot » en compagnie de Dean Martin, Kim Novak, Ray Walston, Felicia Farr et Cliff Osmond.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2024
En passant outre le machisme de cette comédie (qui est toutefois cinglant et mauvais), on passe un bon moment car les acteurs/actrices sont bons & charmants et que le comique de situation est bien mis en scène !
Gandalf80
Gandalf80

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2023
Ce qui est épatant dans cette comédie de billy Wilder c'est sa modernité.
Nous somme mine de rien en 1964 dans une industrie du cinéma cadenassée et sous couvert d'une parodie du jaloux classique Wilder nous fait exploser les codes sans en avoir l'air. Ceux du vaudeville sont en place , mais si on y regarde de près, le mâle blanc classique en prend pour son grade, entre le benêt jaloux et le playboy veule joué de manière impeccable par Waltson et Martin. Le mariage devient cet endroit ou l'hypocrisie règne en maitre et la pudibonderie de l'époque s'impose alors même que personne n'y croit , on notera que la femme bien sous tout rapport jouera les prostituées tandis que son opposée se glissera dans sa peau, ce qui peut être analyser de diverses manières.
Ce plan à 4 qui ne s'affiche pas uniquement ici pour cause de bonne morale se déroule sous nos yeux dans une parfaite fluidité , avec une kim novak parfaite en tout point. Wilder évite toute grivoiserie gratuite, et nous prend de cours sur la fin en faisant imploser les attendus de ce genre de comédie. Il peut encore aujourd'hui se savourer sans modération.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 novembre 2022
Il est difficile d'imaginer que les mêmes personnes qui ont créé Irma la Douce ou la Garçonnière soient à la manoeuvre dans ce naufrage. Rien ne va ici, de l'interprétation ratée (on avait déjà eu un exemple dans Un, Deux, Trois, il est vrai) au scénario inachevé en passant par des dialogues à l'humour téléphoné et des personnages clichés.

Si, comme moi, vous balayez la filmographie complète de Billy Wilder, pourtant si doué, vous pouvez faire l'impasse sur ce film-ci. Même la Valse de l'Empereur, sa première comédie musicale en carton-pâte, était moins mauvaise.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juin 2021
Le cynisme acide de Wilder ne pouvait pas être plus éloigné des farces affectueuses et sophistiquées de Lubitsch. Lubitsch aimait ses charmants cocus et l'adultère et nous les faisait aimer aussi. Wilder semble les détester chacun des personnages est grossiers et de mauvais goût dans ce film. Le mari trompé de Walston et son ami sont répugnants et les femmes sont dépeintes de manière dégradante comme des objets sexuels vulgaires ou des épouses dociles. Le ton est aussi éloigné de Lubitsch que A l'est de Z dans l'alphabet. Embrasse-moi, idiot est-il un chef-d'œuvre négligé certains le pensent mais tout mauvais film a ses défenseurs passionnés. Lubitsch aimait tous ses personnages même ceux qui se comportaient le plus mal et il ne les a jamais traités avec condescendance ou mépris. Ce film est tellement rempli de dégoût qu'on ne peut s'empêcher de se demander ce que ce réalisateur pensait à l'époque pour être si amers à l'égard de l'amour du mariage et des femmes...
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2021
Un délicieux vaudeville plein d’humour et de quiproquos, et gentiment indécent (pour l’époque), porté par un casting génial, avec notamment un sublime Dean Martin en crooner tombeur qui s’auto-caricature à la perfection.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2020
Un vaudeville US qui a mal vieilli, pour fans de Dean Martin et Kim Novak. Le jeu de Ray Walston est irritant et les chansons insupportables. Seul le côté politiquement incorrect (la jalousie qui finit dans la tromperie réciproque) peut encore faire sourire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 octobre 2020
Cette comedie légère est débridée de Billy Wilder est à la fois dynamique et tres distrayante. On est transporté au cœur des années 60, période heureuse, où les gens savaient vivre de façon insouciante sans s'encombrer d'une morale dite bien pensante qui les bridait souvent. Kim Novak et Felicia Farr sont craquantes dans leur personnage de femme coquines. Dean Martin joue bien son rôle de cavaleur invétéré au mains baladeuses qui par moment se fait remettre à sa place lorsqu'il veut brûler des etapes. Quant à Ray Walston il en fait parfois un peu trop mais c'est normal puisqu'en fin de compte c'est l'idiot de la farce. En conclusion ce film de Wilder mal connu, permet de passer un agréable moment et révèle une fois de plus le talent de ce réalisateur génial dont l'œuvre est une véritable caverne d'ali Baba.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 janvier 2020
Un film profondément théâtral, dans la veine de ce que Wilder a proposé avec 7 ans de réflexion une décennie plus tôt : une histoire de fantasmes masculins et de femme-objet, à l’intérieur d’un cadre spatio-temporel resserré, avec des acteurs en surrégime. Le machisme du récit n’est pas le plus gênant, puisqu’il est en quelque sorte exhibé et problématisé par le scénario. Par contre, le machisme de l’humour m’a paru particulièrement embarrassant, même pour l’époque. Dans 7 ans de réflexion, le personnage de Marilyn était d’emblée un pur fantasme, un objet du désir à peine réel, alors qu’ici, Novak (assez mauvaise d’ailleurs) est bien réelle, caractérisée socialement et émotionnellement, ce qui rend les avances de Dean Martin franchement pénibles à regarder. D’autant plus que, le code Hayes n’étant plus que l’ombre de lui-même, Wilder s’en donne à coeur joie dans l’allusion graveleuse (on se prend les doigts dans la fente d’une boîte de mouchoirs, on se sert des chaussures de Novak comme d’un verre à vin, etc.). La réalisation est très belle, le scénario est parfois malin, Dean Martin amuse dans le registre de l’auto-caricature, mais dans l’ensemble je suis déçu.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mars 2019
Si dans une première partie le film peine à démarrer, tout en étant plus que honorable, la superbe entrée en scène du personnage interprété par Kim Novak change et dynamise la donne, car on rentre clairement dans une dimension dans laquelle la conception bourgeoise du couple est sérieusement, même si avec humour, remise en question. Au final, heureusement le rêve américain reste d'actualité, même si soumis au regard détaché de ce vieux renard empreint de culture judéo mittel européenne qu'est Billy Wilder. Dans cette deuxième partie du film, on retrouve la patte européenne de ce grand metteur en scène, comme d'ailleurs dans tous ses grands films, il ne s'agit plus tout à fait d'un film américain. A voir, sans attendre le chef d'œuvre, mais tout de même un délicieux régal..
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2019
Film qui fit scandale à sa sortie, et une oeuvre encore surprenante par sa modernité, sa façon de traiter frontalement la sexualité, et thème encore plus tabou, la sexualité dans le cadre conjugal. Jalousie et frustrations débouchent sur une inversion des rôles stupéfiante d'audace avec le final qui voit la prostituée dans le lit domestique tandis que l'épouse modèle se retrouve à faire une passe à son insu.
Il faut bien l'avouer,le film flirte souvent avec la plus grande vulgarité, car ici les sous-entendus ne le sont plus vraiment. Les dialogues, point fort de l'oeuvre de Wilder et de son compère I.A.L. Diamond, m'ont donc paru moins brillants que dans d'autres films, et le rire en pâtit un peu. Ici le comique réside plutôt dans une approche visuelle, reposant sur les gesticulations et les grimaces des acteurs. Si Dean Martin tire son épingle du jeu tout en décontraction, le jeu un peu trop automatique de Ray Walston (cependant loin d'être mauvais) affaiblit à mon sens le film.
La finesse de Wilder repose donc plutôt au cœur du scénario, notamment quand il dévoile les aspirations des personnages féminins. La palme revient à Kim Novak, prostituée qui se "voit" littéralement, devenir femme au foyer. Loin de la misogynie dont on a souvent accusé Wilder, la tendresse n'est en fait jamais loin de l'ignominie qu'il dénone
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