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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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2,0
Publiée le 14 août 2026
Le titre du film annonce parfaitement la couleur. Trois jeunes et jolies femmes s'associent pour une chasse au célibataire fortuné. L'appartement luxueux qu'elles occupent, quoique démunies, donnent le change aux vieux riches qu'elles y attirent. A ce moment du film, l'esprit est celui des meilleures comédies américaines, caustique et aimablement amoral. Betty Grable, Lauren Bacall et Marilyn Monroe, celle-ci dans le rôle séduisant d'une femme coquette et myope, forment un trio plein de désinvolture et de charme. Malheureusement, le scénario a la mauvaise idée de les séparer, chacune poursuivant le but commun jusqu'àspoiler: rencontrer l'amour accidentellement et à se marier dans la plus belle tradition romanesque et hollywoodienne. D'une romance à l'autre, Jean Negulesco n'arrive pas à retrouver le ton du début de la comédie et le récit se déroule dorénavant bavard et sans surprise. Ces fausses femmes fatales, parce qu'elles sont finalement un peu fleur bleue, relèvent des comédies légères et sentimentales des Cukor et Hawks mais Negulesco, lui, n'a sans doute pas leur sensibilité.
En 1953, juste après "Les Hommes préfèrent les blondes", ce film réalisé par Jean Negulesco vient cristalliser l'image de "material girl" de Marilyn Monroe ; "Diamonds are a girl's best fiend" sera d'ailleurs évoqué sous forme de réplique, certainement en clin d’œil. Puisqu'il est question ici de trois femmes habitant un même grand appartement au-dessus de leurs moyens à New-York et toutes pourchassent le même rêve ou plutôt le même homme : un millionnaire, n'importe lequel. Alors évidemment, là on est dans du matérialisme affiché mais le film est beaucoup moins cynique qu'il n'y parait ! En effet, le fond n'est d'ailleurs pas très intéressant, c'est davantage dans sa forme que le film séduit. Sorte de comédie romantique chorale, les trois femmes vont évidemment finir par comprendre que l'amour ne se commande pas et que l'argent ne fait pas le bonheur, même si elles passent leur temps à se balader dans des tenues particulièrement chic et élégantes. Eh oui, même si le film a un discours plutôt niais (mais malgré tout sympathique), on reste tout de même à Hollywood qui repose sur le paraitre et les personnages codifiés. D'ailleurs, parmi ces trois femmes, nous n'avons que des archétypes : Marilyn qui joue les "filles pas très malignes" avec sa petite voix fluette car cela ne plait pas trop aux hommes et qui plus est maladroite, Betty Grable, également en blonde un peu "fo-folle" et dont ce sera d'ailleurs le dernier succès cinématographique et puis Lauren Bacall, incarnant, comme à son habitude, davantage une élégance froide, un glamour plus raffiné. Alors certes, "Comment épouser un millionnaire" n'est pas le film le plus intéressant des trois actrices mais reste malgré tout sympathique, notamment avec cette touche glamour des 50's.
Quelle drôle d'idée que d'avoir commencé ce film par un concert joué par un orchestre d'au moins soixante musiciens ! La scène est tellement longue que je me suis demandé si je n'avais pas fait une erreur d'enregistrement... La suite est un manuel pour femme vénale. Les trois consœurs, obsédées par l'argent, montent une petite affaire lucrative : un piège à homme riche. La morale ne les étouffe pas tandis qu'elles mettent en place leur plan. Heureusement le cœur a ses raisons que la raison n'a pas, et les belles sont rattrapées par leurs sentiments. Marylin Monroe est superbe, jouant à la fois de sa beauté et de sa maladresse, surtout quand le personnage qu'elle incarne, myope comme une taupe, ne porte pas ses lunettes. À part le plaisir de la voir jouer, il faut avouer que les codes de 1953 ont bien vieilli et qu'on s'ennuie un peu. On se rattrape en admirant le chic des années 1950.
C'est un style de comédie qui a quand même fortement vieilli, mettant en scène un trio de comédiennes pratiquement au sommet de leur art, à la recherche du "grand amour" selon leur conception un peu spéciale. A bien des égards, le visuel comme l'humour souffrent des affres du temps, mais ça garde quand même un certain charme un peu désuet, propre aux premiers temps du Cinémascope.
Ce film a énormément de charme en étant spirituel et divertissant à souhait. Une intrigue amusante et quelques scènes insolites dans cette Amérique des années 50 qui fait fantasmer avec les tenues et les voitures anciennes. Toute une époque.
Un petit bijou de comédie des années 50 avec 3 grandes stars Marilyn Monroe, Lauren Bacall et Betty Grable. Les situations sont cocasses traitées dans la verve entraînante des réalisations de cette époque. : celle-ci par l'expérimenté Jean Negulesco, réalisateur du célèbre papa longues jambes de 1955 avec Fred Astaire.
Cette comédie commence plutôt bien. Le speech de départ est alléchant et j'ai été agréablement surpris de sentir que c'est la belle Lauren Bacall qui portait le film. Je lui mets la mention de la meilleure interprète du film même si Marilyn s'en sort plutôt bien. Le film s'effiloche quand on se met à suivre en parallèle les 3 quête d'arge... d'amour ? de chacune des héroïnes. Je trouve que le film se montre surtout lent et lourdaud lorsqu'on suit le personnage de Grable ( l'actrice tient bien son rôle, mais un personnage gnian-gnian sur les aspects superficiels d'une relation intéressé, ça devient vite bancal) à tel point que je pense que le film aurait gagné à ne tourner qu'autour du duo Bacall/Monroe, on aurait pu avoir une sorte de Bonnie & Clyde féminin autour de la séduction... plus piquant ! Malgré des longueurs, on arrive toujours à raccrocher au film, donc ça donne un divertissement plaisant même s'il n'est pas une pépite du cinéma
Selon moi, la principale qualité de cette comédie réside dans le jeu des comédiennes: elles sont parfaites. Pour le reste, le film semble donner à penser que la réussite d'une femme passe nécessairement par la découverte d'hommes à marier qui seraient très riches. L'image que nous donnent d'elles-mêmes ces trois jolies dames n'est vraiment pas très flatteuse car, en plus, toutes sont d'une superficialité parfaite et deux sont d'une naïveté puérile et désarmante. On sourit parfois aux maladresses de Marylin jouant la myope-qui-ne-veut-pas-porter-ses-lunettes et quelques situations un peu drôles... C'est très gentil et cela finit très bien mais j'ai trouvé cela plutôt maigre. La mise en scène tout à fait lisse ne relève pas l'ensemble
La Tunique d’Henry Koster est resté dans l’histoire du cinéma comme étant le premier long métrage en Cinemascope. Cela n’est que partiellement vrai car, s’il est bien le premier film sorti dans ce format, le premier film tourné (mais sorti en deuxième) en Cinemascope est Comment épouser un millionnaire de Jean Negulesco. C’est la volonté de promouvoir ce format qui explique une séquence pré-générique de presque 6 minutes montrant un orchestre dans toute sa largeur et n’ayant strictement aucun lien avec le reste du film. C’est cet aspect historique et son trio d’actrices principales (Betty Grable, Marilyn Monroe et Lauren Bacall) qui rend le film encore célèbre de nos jours. Effectivement, même si le film est très sympathique, qu’il fait régulièrement sourire et qu’il offre des clins d’œil au spectateur (lors de la séquence du défilé, la présentatrice de celui-ci dit à l’apparition de Marilyn "Diamonds are a girl’s best friend", la chanson la plus célèbre des Hommes préfèrent les blondes qui venait d’asseoir la célébrité de l’actrice ; Bacall dit qu’elle aime "ce vieil type dans African Queen", c’est-à-dire Humphrey Bogart, son époux dans la réalité), le film est assez banal et loin d’être très marquant. Une comédie sympathique typique du cinéma hollywoodien des années 50 plaisante à voir mais sans plus.
Comment épouser un millionnaire est une comédie sympathique, avec de bonnes actrices dans le casting. Marilyn Monroe est excellente, c'est elle qui porte le film. Lauren Bacall (je ne suis pas fan de cette actrice), est plutôt bien, tout comme Betty Grable. Les péripéties de l'histoire sont certes attendues, mais elles font quand même leurs effets. L'histoire est sympathique, tout comme les personnages (notamment celui de Marilyn Monroe). C'est pas mal.
Une comédie qui laisse la part belle à ses trois magnifiques actrices principales. Un peu maladroit dans le scénario et la réalisation. La chute est bien sûr un peu moralisatrice et répond de façon taquine au titre très provocant du film. Marilyn Monroe en myope maladroite est attendrissante.