Mouais, j'ai moyennement été emballé par ce film assez moyen. Il n'est pas mauvais, soyons honnête, mais au final, rien de très extraordinaire par rapport aux autres films d'auteur qui se focalise sur un personnage déprimé (et nombreux sont les films à rentrer dans cette catégorie). Certains éléments de l'intrigue sont quand même classique du sous-genre : le retour dans la commune natale, quelques personnages fantasques, un enterrement, un relationnel compliqué au sein d'une famille (qui se résout par la crevaison d'un abcès), …. Les acteurs jouent bien (au-delà de seconds rôles au cinéma assez connu, le film se paye le luxe d'avoir Natalie Portman en tête d'affiche, ce n'est pas rien). Le film n'est pas mal réalisé. Mais bon, je peine à voir ce que les gens ont trouvé d'original à ce long-métrage.
Film bouleversant. Bande son excellente. Une réflexion très belle sur le deuil de la mère, la difficulté d’être adulte, la relation au père, la culpabilité.
Très touchant avec en prime une réalisation de très haut niveau. Un chef-d’œuvre dans sa catégorie.
Drôle, émouvant, d’une finesse et d’une générosité sans faille « Garden State » est une véritable pépite du cinéma US indépendant. Première réalisation de Zach Graff où il incarne un acteur raté revenant dans sa ville natale pour l’enterrement de sa mère, le long-métrage évoque avec justesse les rapports père-fils, les non-dits ainsi que l’accomplissement d’une forme de maturité.
"Bras-cassés, joliment fracassés"... Étonnant, déroutant, incroyablement attendrissant, Garden State a énormément de cœur pour ses personnages, et se termine sur un tendre soupir de bien-être que l'on vous souhaite. Zach Braff signe un très mignon premier film (au titre souvent incompris : il s'agit du surnom du New-Jersey, là où se déroule l'intrigue, ne vous cassez pas la tête là-dessus), à la mise en scène léchée, au duo d'acteurs (Natalie Portman dans un de ses meilleurs rôles, et lui-même) ravageur, qui aborde avec finesse les thèmes de la culpabilité, de la dépression, des troubles mentaux (quels qu'ils soient), et ose regarder le verre à moitié plein. C'est peut-être ce qui a emporté notre avis avec lui, ce positivisme coloré, plein de vie, d'espoir, même dans les pires moments (notre héros accueille comme il peut la nouvelle de la mort de sa mère, dont l'handicap n'est pas sans lien avec lui...), et se rappelle que "moins fois moins, ça fait plus.". Une très belle morale qui unit donc les destins de cette patiente neuro-atypique (c'est une "fracassée de la vie, de la tête, de tout... et on l'adore") et de ce jeune homme qui n'arrive pas à concilier le deuil de sa mère avec la culpabilité de son souvenir (spoiler: elle était dépressive de longue date, il a voulu la "bousculer physiquement, pour se faire gronder, et l'occuper cinq minutes" quand il était petit, ce qui s'est traduit par une mauvaise chute sur la porte du lave-linge, puis le fauteuil roulant, encore plus de dépression, et un suicide tragique... On comprend que le personnage principal n'aille pas bien), uniquement aidé par un psy...qui n'est autre que son père (qui le pense coupable aussi... Vraiment, quelle histoire). L'intrigue est déjà bien écrite, la mise en scène étonne par sa maîtrise, le côté "feel-good" fonctionne diablement bien avec son duo de personnages "fracassés" qui sourient face à leur vie difficile, conjuguent leur amitié pour avancer, et on met au défi quiconque de ne pas fondre dans le final (sinon : vous êtes un caillou, on va vous envoyer consulter le père du héros). Un vrai film coloré, qui mélange histoire triste et envie de trouver le bonheur, et qui réussit sur tous les tableaux. Si votre tête fait trop de tours frénétiques, comme dans une roue de hamster, prenez une seconde, mettez juste le casque audio de cette fille (un peu barge mais sympa) sur vos oreilles, et faites play.
Un jeune homme retourne après 9 ans dans sa ville d'origine pour l'enterrement de sa mère. Il s'agit d'un road trip intérieur particulièrement délicat et original. Les acteurs bien connus depuis sont au début de leur carrière. L'acteur principal est aussi l'auteur et le réalisateur du film. A voir absolument
Souvenir de l'adolescence débloqué avec "Garden State". Franchement, ça fait du bien de voir ce genre de film pour se changer les idées et penser à autre chose. Les personnages sont tellement touchants et attachants. Malgré une histoire d'avoir pas très originale, on ne s'ennuie pas une seule seconde et je pense que c'est le principal. On n'a pas à faire à un chef d’œuvre mais c'est agréable des fois de ne pas se poser de questions et se laisser aller tout simplement. La bande originale m'a aussi rappelé la nostalgie que je recherche tout le temps donc c'est cool. Si vous voulez vous faire plaisir et être détendu, regardez-le, ça vous fera du bien ! 13/20.
L'enchainement des nombreuses petites scènes sont amusantes mais on finit par saturer tellement le réalisateur utilise le même stratagème pour créer une atmosphère mi déganté/ mi banale.
Une comédie douce-amère à la fois drôle, fantaisiste, tendre et profonde, portée par un excellent casting, même si ça s’essouffle un peu dans la dernière partie. 3,75
Une oeuvre avec toute la saveur du cinéma indépendant américain, de ses villes reculées et habitants déshérités. Malgré quelques scènes touchantes et visant juste, l'ensemble est trop léger , s'essouffle vite et les personnages trop peu approfondis pour que l'on ressente vraiment leur spleen. La conclusion vient confirmer cela avec peu d'originalité.
Un film hors du commun, natalie Portman est excellente, entre rêverie et délire d adolescents on passe un très bon moment et on prend conscience des bons moments de la vie ,on sort du sérieux le tout sur fond philosophique et plein de sincérité. Un très bon film à voir et à revoir.
Peut être le genre de film que je déteste encore plus que les comédies musicales : le film nombriliste. Zach Braff se filme, nous fait lire ce qui ressemble à un journal intime (si son rôle est imaginé la démarche est très semblable), comme si c’était susceptible d’intéresser les autres. En le regardant j’ai pensé à la phrase de Desproges qui disait : « des voyeurs qui paient pour voir un exhibitionniste c’est petit ». Le pire c’est que même au niveau du traitement des personnage c’est très superficiel et le peu qui est dévoilé m’a laissé totalement indifférent. J’ai vu dans tout cela une auto dérision de façade, des personnages faux qui mentent ou se mentent en permanence et dont les états d’âme m’ont rapidement exaspéré. J’ai cru au début que ce serait une galerie de personnages et de situations décalés, non c’est juste une énième variation futile sur la crise de la trentaine, un stéréotype de film indépendant américain avec faux spleen et guitare acoustique en fond sonore.