Les Conquérants de Carson City
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soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2026
« Les conquérants de Carson City » d’André de Toth est le deuxième western des six, que le réalisateur d’origine austro-hongroise tournera avec Randolph Scott. Après « Le cavalier de la mort », Randolph Scott entame une décennie 1950 qui sera presque exclusivement consacrée à son genre de prédilection où il donnera le meilleur de lui-même, servant peut-être de modèle à Sergio Leone et par ricochet à Clint Eastwood qui deviendra sous sa coupe « l’homme sans nom ». Jeff Kindall (Randoph Scott) est un ingénieur réputé ayant officié aux quatre coins du Nouveau Monde. Il est sollicité pour mener à bien la construction d’une voie ferrée à travers la montagne destinée à relier Carson City à Virginia City. Un projet visant à sécuriser le transport de l’or devenu trop périlleux par voie de diligence en raison des nombreuses attaques récentes. Mais le projet ne convainc pas l’ensemble de la population locale qui outre une réserve face au bouleversement de son environnement craint une baisse drastique du rendement de certaines activités traditionnelles. Thème récurrent du genre dont l’éclectique André de Toth s’accommode fort bien, très à l’aise dans le film d’action, sachant parfaitement doser les ingrédients qui en font le succès. Jeff Kindall natif de la région retrouve sur place son demi-frère (Richard Webb) ainsi que le propriétaire du journal local (Don Bedddoe) et sa fille (Lucille Norman) amoureuse depuis son adolescence du bel ingénieur. spoiler: Parallèlement, le propriétaire d’une mine d’or (Raymond Massey) en ruine ayant trouvé un moyen de parer à l’assèchement du filon via l’attaque de diligences va ourdir en sous-main pour faire capoter le projet. Sur un scénario de Solan Nibley, De Toth utilise avec dextérité et avec un sens de la dérision bienvenu (le repas et le champagne offert aux passagers de diligences cambriolées),
l’opposition de styles entre la stature rectiligne et imposante d’un Randolph Scott qui n’est pas encore devenu le cowboy marmoréen de Bud Boetticher, se montrant charmeur et parfois même d’humeur taquine et d’un Raymond Massey suave à souhait mais aussi calculateur cynique, flanqué d’une brute épaisse interprétée par un James Millican qui fait froid dans le dos. Encore un western qui nous fait dire que le genre a trop souvent injustement été boudé par la critique dite intellectuelle.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 508 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2025
Mi-cowboy, mi-ingénieur, Randolph Scott construit une voie ferrée pour un banquier lassé de voir ses diligences dévalisées. La population craint pour sa tranquillité et s'oppose au projet.
Tel quel, le sujet n'est pas sans intérêt. Pour un peu, on s'attend à une querelle entre les Anciens et les Modernes. Mais c'est André de Toth qui réalise et cette intention, comme les autres, restera inaboutie. Précisément, le manque de rigueur caractérise d'un bout à l'autre cette production de série B. Chaque scène, chaque personnage relèvent des poncifs du western que de Toth additionne sans inspiration ni conviction.
Manifestement tournée vite fait, mal fait, l'histoire semble puiser au hasard, sans souci de cohésion scénaristique, dans les situations classiques du western. Le résultat est dérisoire et superficiel car chaque plan du film suinte l'absence d'envergure et d'ambition de la mise en scène. Dès lors, les scènes d'action, les personnages et jusqu'aux décors sont péniblement ternes. Même les bagarres de saloon sont ratées. C'est tout dire.
TTNOUGAT

709 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2014
Superbe surprise, un excellent western, de Toth dans ses grands jours. Tout d'abord un solide scénario bâti autour de la création historique d'une voie de chemin de fer entre Virginia city et Carson city, portion de voie étant finalement reliée à Reno (gare sur le central pacific) dans le Nevada. Une romance qui reste plausible malgré le coté puéril du demi frère du héros et un magnifique Randolph Scott avec un rôle sur mesure. Il lui suffit d'être lui même pour y briller. Les extérieurs se retiennent bien grâce au percement du tunnel qui restera un morceau d'anthologie dans ce genre cinématographique, les bagarres sont de bonne qualité avec en particulier celle qui oppose Jeff Kincaid au plus puissant des ouvriers du rail : un grand moment de duel aux poings. Commencé comme une comédie arrosée au champagne et fini en pur film d'aventure, ''les conquérants de Carson City'' est passionnant d'autant qu'il est admirablement filmé. C'est en le voyant que l'on comprend pourquoi André de Toth a eut en son temps beaucoup d'admirateurs, il leur donnait ce qu'ils attendaient sous une forme somptueuse. La fin assez convenue peut aujourd'hui faire sourire mais en 1952 une autre était impossible. Lorsque le cinéma commercial atteint cette qualité il faut modérer les critiques de la mode 2014, elles n'auraient eut aucun sens à la sortie du film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 avril 2014
Basé sur des faits réels, la bataille entre les défenseurs de la diligence et les novateurs du rail fait l'objet d'une adaptation réussie par André de Toth. Si le scénario reste convenu, l'histoire est bien rythmée, les personnages sont crédibles et la scène des victimes coincées dans le tunnel est réaliste.
Le récit gagne progressivement en intérêt grâce à une action bien dosée. Randolph Scott a tourné plusieurs westerns de bonne facture avec André de Toth, et pour le cas, il incarne un héros charismatique dans ce rôle d'ingénieur, constructeur de voie ferrée, qui va devoir affronter une bande de pillards sans scrupule qui ira jusqu'au meurtre. Une bonne série B divertissante.
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2010
Excellent western avec le toujours impeccable Randolph Scott. L'histoire de la construction d'une ligne ferroviaire pour laquelle l'ingénieur en chef montrera qu'il sait aussi jouer du revolver. La trame classique d'un bon western dee série B parfaitement mis en scène par l'un des borgnes de Hollywood (André de Toth, les autres étant Fritz Lang, John Ford et Raoul Walsh). 2 scènes marquantes, au début sur un hold-up atypique et son pique-nique, la seconde le hold-up du train vers la fin. Le hold-up pique-nique fait débuter le film sur une note fantaisiste qui disparait très vite c'est dommage car le film aurait pu prendre une toute autre route.
chrischambers86

16 219 abonnés 13 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2010
En cette annèe 1952, Andrè De Toth ne signa pas moins de cinq films, cinq westerns dans la même annèe dont "Les conquèrants de Carson City", western de sèrie avec Randolph Scott, produit par la Warner, qui en fait tenter, un grand coup technique ici, puisqu'il s'agit du premier film officiellement tournè en couleur par la Warner! On confia donc à De Toth cette nouvelle expèrience de la couleur, comme un peu plus tard on lui confira la nouvelle expèrience du relief pour "L'homme au masque de cire"! Randolph Scott est un peu la locomotive du film et ça tombe bien puisque nous sommes en plein western ferroviaire avec la construction d'une ligne entre Virginia et Carson City! Une ligne qu'on doit percer à coup de dynamite! L'une des particularitès de mise en scène de De Toth, ce sont des cadres serrèes, en montage très vif et sans fioritures! Une èlègance racée et ce nègligè chic qui semblent avoir ètè inventè pour Randolph Scott! Un moment on le voit dans une jolie chemise villa, avec le foulard du cowboy assorti! il tient le rôle d'un ingènieur des chemin de fer et qui sait porter le pistolet face à Raymond Massey qui lui mettra les bâtons dans les roues! il portera aussi dans ses bras la jolie blonde qui dèbarque, une journaliste jouèe par Lucille Norman! Au dèbut, la belle èprouve beaucoup d'aversion pour lui et puis...ça va s'arranger! Voici donc un excellent western des annèes 50 que nous avait prèsentè jadis, Eddy Mitchell, à "La dernière sèance"...
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
De la bonne série B c'est à dire un film à l'intrigue et aux rebondissements conventionnels mais qui bénéficie d'une mise en scène quasi-impeccable d'Andre de Toth. On peut tout de même mettre au crédit de cette oeuvre la scène de hold-up à la diligence la plus insolite du cinéma. Il est dommage que l'histoire ne continue pas dans la veine ouverte par cette séquence qui débute le film et qu'elle soit polluée par une intrigue sentimentale qui ne sert franchement à rien. Le monolithique Randolph Scott est impeccable comme toujours tout comme Raymond Massey dans le rôle du méchant. Un bon petit western idéal pour une soirée tranquille.
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