Manderlay
Note moyenne
3,3
578 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

61 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
16 critiques
3
11 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Trelkovsky
Trelkovsky

84 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2011
Disons-le d'emblée : je n'ai pas vu "Dogville", premier film de la trilogie américaine de Lars Von Trier, dont "Manderlay" constitue le deuxième volet. Cependant, d'après ce que j'ai pu lire, ce n'est pas spécialement nuisible à la compréhension et et à l'appréciation du film ... et effectivement, je dois admettre que le cinéaste danois réalise une fois de plus quelque chose de brillant.

Le film s'ouvre sur une carte des Etats-Unis : puis la caméra se rapproche de cette carte, toujours plus près, jusqu'à atteindre le niveau des personnages. Car c'est bel et bien cela : l'histoire se déroule sur une carte (différentes indications au sol, comme diverses limites et points, nous le rappelent sans cesse). Seuls des décors et des costumes se contentant du strict minimum et une voix-off permettent de mettre en avant le contexte historique du film. Alors ... "Manderlay", du théâtre ? Loin de là. L'immersion du spectateur dans son univers est complète : son regard n'est jamais fixe, suivant constamment les mouvements de la protagoniste (sublime Bryce Dallas Howard !) ou s'accordant à quelques (nombreuses) occasions avec le point de vue omniscient du narrateur (qui, par son humour finement piquant à l'égar de la protagoniste en perpétuel mouvement, n'est pas sans rappeler celui de "Barry Lyndon" de Kubrick).
Non, ce décor et cette voix-off sont révélateurs d'une toute autre dimension pour "Manderlay" ; bien qu'ancré dans un contexte historique précis (celui des Etats-Unis des années 30), l'oeuvre de Von Trier appartient d'avantage au conte philosophique qu'au film historique. Le cas de l'esclavage des Noirs en Amérique est sans doute l'exemple le plus frappant pouvant correspondre aux questions fondamentales que pose le film (le générique de fin est ô combien édifiant concernant la réalité de ce qui est advenu des esclaves depuis 1865 ...) : la liberté a-t-elle de la valeur si elle mène à sa perte ? Une soif d'apprendre la liberté est elle bonne si elle résulte d'un idéalisme des plus naïfs ? D'ailleurs, la liberté s'apprend-elle ? Et quelle est la frontière entre l'apprentissage et l'esclavage ?...

Bref, il serait possible disserter des heures sur les enjeux philosophiques et humanistes essentiels que soulève Von Trier. Son approche encore une fois directe, centrée et fruit d'un regard lucide et dénué de manichéïsme sur l'individu et sur le groupe met en avant avec une clarté rare cet essentiel. C'est pour cela que Manderlay est un grand film absolument passionnant, qui trouve des résonnances dans toute l'Histoire. Et particulièrement aujourd'hui, à l'heure où bon nombre de peuples se libèrent des dictatures et tentent de trouver ... la liberté.
stebbins

566 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2010
Grace s'est donc échappée des contrées maudites de Dogville : la voici à présent en Alabama, dans le village de Manderlay, petite bourgade en proie à l'esclavagisme... Une nouvelle fois Lars Von Trier met à nu l'humanité, la plaçant face à ses contradictions, son arrogance et sa complaisance : parvenant avec un certain génie à rendre visible l'invisible le cinéaste signe une oeuvre secouante, radicale, anéantissant l'espace visuel de Manderlay par le biais d'un dispositif abstrait, dérangeant, invitant le spectateur à l'ubiquité la plus troublante. Moins complexe que Dogville, Manderlay s'avère encore plus noir et bouleversant que son prédécesseur. Le propos du réalisateur, sensiblement proche de celui du premier volet de la trilogie, ne lésine pas sur les codes immoraux, malpropres et déplacés... Lars Von Trier touche de très près la vérité, n'épargnant aucun des personnages de la plantation : sa vérité fait mal, éclabousse, dévoilant l'hypocrisie du genre humain, montrant son intimité dans une logique échiquéenne implacable, acculant son héroïne jusqu'à la fatalité la plus désespérante... La politique de Manderlay, à double tranchant, témoigne d'un Homme impitoyable, calculateur, bien-pensant et criminel. Un grand choc, non moins remarquable que l'extraordinaire Dogville : un incontournable.
tomPSGcinema

882 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2010
Tourné de la même manière que Dogville ( c'est-à-dire avec peu de décors et avec le caméra à l'épaule ), " Manderley " s'avère tout aussi intéressant à suivre que son prédecesseur, grâce à une histoire sur fond d'esclavagisme qui se trouve être assez passionnant à suivre. En tête d'affiche, nous retrouvons la jeune Bryce Dallas Howard ( qui reprend le personnage que Nicole Kidman incarnait dans Dogville, car l'actrice australienne n'a pu se libérer pour y tourner cette suite ) qui nous offre un prestation de haute tenue, car elle s'avère bien touchante par rapport à son personnage qui vient en aide aux esclaves noirs. A ses côtés, se trouve le toujours très bon Danny Glover ou encore Isaac de Bankolé, ce dernier à d'ailleurs une scène de sexe avec le personnage de Bryce que j'ai trouvé guère appréciable à visionner et qui n'apporte guère d'intêret à l'intrigue. Pour completer le casting, Lars von Trier à fait appel, pour des trop petits rôles, à Lauren Bacall et à Willem Dafoe ( qui joue le rôle du père de Bryce ). Un long métrage donc à conseiller pour ceux qui ont apprécier l'univers de Dogville, car du point de vue esthétique, les deux films se ressemblent vraiment beaucoup et il est d'ailleurs difficile d'avoir une préférence pour l'un des deux films en question.
Claricewins
Claricewins

90 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2010
Suite de Dogville, c'est sympa de voir une réutilisation des acteurs alors que leurs personnages sont morts. D'autres acteurs remplacent les anciens, et ça ne m'a pas posé problème. Toujours autant dans la critique, Lars von Trier signe un film plutôt moyen, même si on reste dans la cruauté de l'humanité. Encore des scènes difficiles à regarder (l'exécution, la scène de sexe). Les acteurs sont bons, mais je commence à penser qu'il faut avoir les tripes pour jouer dans un de ces films.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 février 2010
Un film dédié à tous ces bons chrestiens qui veulent aider les autres; à tous ces occidents qui croient encore à la colonisation; à tous ces biens pensants qui feraient bien de s'occuper de leurs propres culs plutôt que de celui des autres.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2012
Décors réduits au strict minimum : pas de paysages ni de maisons. Lars Von Trier veut que le spectateur se concentre sur les dialogues, uniquement là dessus. D'abord on est déconcerté (même après Dogville le procédé n'est pas évident) puis la deuxième partie est si bien écrite qu'on ne peut qu'applaudir. La nouvelle Grace (Bryce Dallas Howard) tire son épingle du jeu en donnant une nouvelle dimension au personnage (timide, réservée). Une critique de l'esclavage plutôt étrange, un OFNI de plus dans la filmographie de Lars Trier.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 décembre 2009
Ce film souffre de sa comparaison avec Dogville. Premièrement, l'actrice n'a ni le charme ni la présence de Nicole Kidman. Ensuite, le discours est plus prévisible et beaucoup moins riche que celui de Dogville.

Mais Dogville étant un chef-d'oeuvre, ce film reste néanmoins honnête.
Lapin-54
Lapin-54

15 abonnés 151 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2009
Lars von Trier nous offre une réflexion intéressante sur la démocratie, et sur l'intégration des noirs aux Etats Unis. L'ensemble est mis enn scène impeccablement dans un style qui n'apporte pas grand chose de nouveau à Dogville. Et puis il manque cette profondeur, cette puissance, cette émotion qui nous déroutait dans ses films précedents
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 septembre 2008
Après le chef d'oeuvre nouvelle génération du maître Lars von Trier, le cinéaste danois engagé le plus pessimiste de son temps réalise le deuxième opus de sa trilogie mordante "Land of opportunity". Seulement, la surprise n'est plus. Ce qui n'est pas un mal compte tenu de l'ampleur du système, ouvrant de lui-même une nouvelle porte d'un monde qui lui appartient à lui seul. Pourtant, de nombreux changements se font sentir. Et plus étrangement dans la mise en scène. Manderlay a l'air d'oublié quelque peu le modèle de son prédécesseur. Les lignes disparaissent mais reste en quantité suffisantes pour que les décors monumentaux occupent plus de place sur le plateau. Elle demeure la plus grande surprise de ce long-métrage, toujours coupé en huit chapitres et un prologue. Cependant, le réalisateur ne perd jamais de son piquant. Il en gagne même en ironie, provocant même l'agacement de nos nerfs pour un spectacle très jouissif, terriblement grinçant. Les personnages sont tous modifiés, de corps comme d'esprit, prenant pour modèle littéraire l'équivalent de Candide de Voltaire. Grace en est l'Ingénu, interprété par la très gracieuse Bryce Dallas Howard. Ici, l'ambiguïté de notre héroïne est remplacée par la stupidité idéologique de vouloir réaliser ce que nature des hommes ne pourra jamais. Cette attaque enchaîne donc sur la première qui consistait à incendier violemment la grosse production américaine. Se voulant toujours de plus en plus distrayante et facile, elle ne laisse plus la liberté d'interprétation et d'imagination à son public. Grace dès lors se faisait traînée comme une chienne, attachée à un colier la retenant de tout désir d'évasion. Ce fut le choc, l'anti-film amériain était créer, assumé avec force. Dans Manderlay, c'est Grace qui commande, convaincue de ses idées et de la beauté de la démocratie américaine. A la fin de l'histoire, Grace perd son combat contre l'esclavage. Pessimiste et désepéré, c'est en cela le cinéma de Lars von Trier. Brillant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2008
Bien que pas peu motivé au début, j'ai été très agréablement surpris par cette mise en scène troublante, passionnante et magnifiquement interprétée entre autre par Bryce Dallas Howard. A voir
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2008
Le cinéaste Danois poursuit sa trilogie « USA : Land of Opportunity », après l’épatant Dogville (2003), c’est avec Manderlay (2005) qu’il continu de nous dépeindre une Amérique raciste et qui prône l’esclavage. Le récit est dans la continuité du précédent opus, où l’on retrouve Grace avec son père, qu’elle décide de laisser partir au profit de Manderlay, sombre endroit, reclus et glauque où l’esclavage n’a toujours pas été abolit (nous sommes en 1933, en Alabama).
Elle décide de rester et renverse le pouvoir des blancs afin d’abolir une bonne fois pour toute l’esclavage. Mais elle ne s’attendait pas à vivre de tels moments au sein de cette petite communauté. Pensant faire le bien, elle va vite comprendre qu’elle a été manipulé, durant tout son séjour, on lui a mentit (le twist final nous réserve bien des surprises). Si dans le premier chapitre nous avions dans le rôle titre Nicole Kidman, par manque de temps sur son planning, elle n’a pu assurer sa présence sur le second, on retrouve donc la charmante Bryce Dallas Howard, au côté d’un casting des plus attirants, puisque l’on retrouve Isaach de Bankolé, Danny Glover, Willem Dafoe, Chloë Sevigny et le frenchi Jean-Marc Barr.
Comme dans le précédent volet, Lars von Trier séduit et captive tout au long, grâce (une fois de plus) à sa mise en scène originale et particulière, le tout, découpé en huit chapitres (dans un espace théâtralisé où les décors n’existent pas mais sont marqués sur le sol), le sujet poignant et révoltant, les acteurs vifs et impressionnants, on ne peut être qu’enthousiasmé à la vue de ce nouvel opus, en attendant patiemment le troisième et dernier volet : Wasington (encore au stade de la pré-production !). On citera aussi comme dans le précédent, la qualité de la B.O, qui pour le générique de fin nous offre une très belle musique, celle de David Bowie « Young Americans », sur fond de photographies choquantes mais révélatrices, celles du photographe Jacob Holt.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mars 2008
Ponctué par pas mal de clichés, ce film n'a - bien sûr - pas de fin...
Niko0982
Niko0982

77 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2008
Ca n'égale pas Dogville mais ca reste un film très fort et magnifiquement mis en scène.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 novembre 2007
Moins captivant et mois effrayant que le premier volet DOGVILLE, MANDERLAY ne bénéficie plus de l'effet de surprise théatrale. En revanche la direction d'acteurs est irréprochable et le discours donne encore à réfléchir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2007
Un Lars Von Trier très troublant, en parfaite maîtrise de son discours, d'une portée exceptionnelle, soulevant beaucoup d'ambiguités. A voir. C'est mental, c'est intelligent, c'est très stimulant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse