Suite parue seulement deux années après la sortie du volet originel, L'Arme Fatale 2, toujours réalisé par Richard Donner, est un film vraiment pas terrible. L'histoire nous fait suivre les deux officiers Martin Riggs et Roger Murtaugh qui sont chargés de protéger Leo Getz, un témoin clé dans une affaire de trafic de drogue. Le binôme va alors découvrir que les trafiquants sont protégés par l'immunité diplomatique et, pour les vaincre, vont devoir agir dans le secret et l'illégalité la plus totale. Ce scénario s'avère vraiment peu emballant à visionner tout du long de sa durée de près de deux heures. Une durée qui se fait franchement ressentir. La faute à une intrigue aucunement intéressante, n'étant qu'une simple redite de son aîné. Le script est quasiment le même puisqu'on s'en prend une fois de plus aux deux flics et à leurs proches. De plus, les confrontations sont à base de je te kidnappe, je me libère, et rebelote. Il n'y a aucune surprise car la structure est désormais connue. Les seules nouveautés sont la présence d'une petite romance et quelques révélations sur le passé de Riggs. C'est bien maigre pour justifier une suite. Tout repose une nouvelle fois uniquement sur l'action à outrance qui cherche à toujours en faire plus. Et s'il est vrai qu'on est bien servi à ce niveau-là avec de nombreuses courses-poursuites, fusillades et explosions, elles sont vaines car elles ne servent aucun propos. Le récit est encore vide de tout fond. Enfin, il évoque tout de même l’apartheid sud-africain mais sans aucune subtilité avec de gros clichés sur le racisme le desservant presque. Le ton se veut pour sa part sérieux tout en comprenant quelques passages plus légers. Mais cet humour n'arrache à peine que quelques sourires. L'ensemble est porté par des personnages toujours aussi sympathiques, même si l'on connaît désormais leur tempérament et qu'ils ne font montre d'aucune évolution. Un duo toujours aussi bien interprété par Mel Gibson et Danny Glover, auquel s'ajoute Joe Pesci, l'homme sous leur garde. Le reste de la distribution comprend également Joss Ackland, Derrick O'Connor, Patsy Kensit, Darlene Love ou encore Traci Wolfe. Les antagonistes sont une nouvelle fois des clichés ambulants uniquement là dans le but d'être méchants. Tous ces individus entretiennent des rapports de force ne procurant aucune émotion, si ce n'est l'ennui. Des échanges soutenus par des dialogues insipides, sans aucune réplique percutante. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère bonne. Sa mise en scène est une nouvelle fois ambitieuse en cherchant à offrir des scènes d'action d'ampleur assurant le spectacle. De plus, elle évolue toujours au sein d'une ville vivante bien exploitée. Ce visuel honorable est accompagné par une bonne bande originale aux compositions quasi-identiques à sa prédécesseure. Ces dernières collent bien aux situations et aux images, sans pour autant être mémorables. Reste une fin sans surprise, à l'instar de toute la narration, venant ainsi mettre un terme à L'Arme Fatale 2 qui, en conclusion, n'est qu'une resucée n'apportant rien, faisant de lui un film inutile.