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Alan Rudolph reconstitue, avec un grand souci d'authenticité, le mythique microcosme artistique franco-américain du Paris des années 20. Il y évoque la condition et le statut d'artistes exilés, ses compatriotes, dans un Paris fécond, tout en se livrant à une réflexion plus générale sur l'art. Son récit est une vaste métaphore initiée pour l'essentiel par la relation triangulaire entre le dessinateur Nick Hart, son ex-femme (symbolisant sans doute sa muse) et l'acheteur de tableaux avec lequel, précisément, la jolie Rachel refait sa vie. La rivalité entre les deux hommes et la réalisation par Hart de plusieurs faux constituent la façade derrière laquelle le cinéaste discourt, de façon parfois obscure, sur les affres de la création, les marchands et les amateurs d'art, la critique...
L'existence erratique de Nick, de son atelier en salons, d'un café à une galerie où ses tableaux ne se vendent pas, s'inscrit dans une mise en scène harmonieuse et élégante dans laquelle on peut voir aussi de l'affectation, de la préciosité. Le film d'Alan Rudolph est sans doute chargé de sens mais il manque de passion, de spontanéité et de vie. Comme dans la plupart de ses films.
L'existence erratique de Nick, de son atelier en salons, d'un café à une galerie où ses tableaux ne se vendent pas, s'inscrit dans une mise en scène harmonieuse et élégante dans laquelle on peut voir aussi de l'affectation, de la préciosité. Le film d'Alan Rudolph est sans doute chargé de sens mais il manque de passion, de spontanéité et de vie. Comme dans la plupart de ses films.
La seule et unique fois de ma vie ou j'ai quitté la salle avant la fin du film , affligeant et désespérant .
Le Paris de la belle èpoque, ses bars, ses artistes sans le sou, ses femmes fatales, sa faune bigarrèe...Le cinèaste Alan Rudolph y promène sa camèra avec la souplesse, l'èlègance qui faisait tout le prix de "Choose Me" et surtout "Wanda's Cafè". Le drame se glisse sur la pointe des pieds vers la sortie tandis que pointe la comèdie des moeurs bardèe de clins d'oeil! Superbement interprètè par Keith Carradine, Linda Fiorentino, John Lone et Geneviève Bujold, "Les modernes" s'èchappe finalement vers le territoire des rêves et du dèlire avec cette fausse mort, cet enterrement aussi bidon que le chef d'oeuvre de la peinture exposèe! Dans son ensemble, c'est un bon film...
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