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« Une femme à sa fenêtre » est le quatorzième film réalisé par Pierre Granier-Deferre juste après « Adieu poulet », film policier sur fond de campagne électorale municipale avec Lino Ventura et Patrick Dewaere. Cette adaptation d’un roman de Pierre Drieu La Rochelle paru en 1929 voit Granier-Deferre se tourner vers une histoire d’amour intense plus qu’anachronique entre une très grande bourgeoise et un militant engagé dans la lutte contre l’arrivée au pouvoir en Grèce du général Ioànnis Metaxàs dont la doctrine et la stratégie s’inspirent du fascisme de Benito Mussolini.
Drieu La Rochelte était un écrivain talentueux qui n’avait pas son pareil pour décrire la décadence morale de la haute bourgeoisie, toujours prête à vendre son âme au diable pour conserver ses privilèges. Soldat courageux durant la Grande Guerre, Drieu La Rochelle aura une vie personnelle et sentimentale tourmentée marquée du sceau de l’inconstance et des revirements vertigineux qui le voient passer du mouvement surréaliste et d’un européisme avant-gardiste à une adhésion sans réserve aux thèses nazies qui se soldera par un suicide en 1945.
Paradoxalement, Albina du Boisrouvray et Jorge Semprun qui sont à l’initiative du projet d’adaptation du roman sont résolument engagés à gauche. Pierre Granier-Deferre qui est contacté par la productrice (Albina Boisourvray) se voit demander un film militant un peu à l’image de la quadrilogie antitotalitaire du réalisateur grec Costa-Gavras (« « Z », « L’aveu », « Etat de siège » et « Section Spéciale » réalises de 1969 à 1975) dont Jorge Semprun a écrit trois des scénarios. spoiler: Mais jamais Pierre Granier-Deferre spécialisé dans l’étude de caractères et des milieux sociaux au sein desquels ceux-ci évoluent, ne s’est revendiqué comme un réalisateur engagé. Placer une intrigue au cœur d’un moment historique dont il montrerait les retombées sur les destins individuels est typiquement le registre de Granier-Deferre, attendre plus de partialité de sa part relevait de la gageure.
Jorge Semprun semble s’être aisément accommodé de cette situation de fait pour contribuer activement à la naissance de ce film sous-estimé qui en dépit de ses quelques défauts délivre une émotion palpable à travers cette histoire d’amour défiant tous les codes de l’époque. L’histoire d’amour entre Margot Santorini (Romy Schneider) spoiler: grande bourgeoise en proie à un mal de vivre habilement caché derrière une frivolité de façade et Michel Boutros (Victor Lanoux) militant communiste devant aller prendre ses ordres à Moscou pour mener la lutte, c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin à l’image de la collaboration entre Deferre et Semprun évoquée plus haut.
Bizarrement c’est peut-être ce qui contribue au charme indéfinissable de ce film auquel manque sans doute la force des films de Costa-Gavras. Pour valider ce parti pris, l’intrigue du roman a été un quelque peu bousculée dans son ordre chronologique ce qui a d’ailleurs été reproché par la critique à un Deferre plaçant d’emblée au milieu du grandiose site archéologique de Delphes, le spectateur devant une liaison sur le point de naître et faisant passer la situation politique au second plan. Ce reproche est sans doute entendable mais pour ce faire il aurait fallu faire appel à un autre cinéaste.
Pierre Granier-Deferre qui avait dirigé Romy Schneider trois ans plus tôt dans « Le train » ne pouvait sans doute pas l’imaginer autrement qu’en amoureuse passionnée, l’actrice ayant enchaîné à la suite avec « Le vieux fusil » de Robert Enrico qui marquera de manière indélébile le cinéma français. spoiler: Pour l’occasion, elle retrouve Philippe Noiret en industriel centré sans trop de scrupule sur la bonne marche de ses affaires mais aussi follement amoureux d’une femme qui se refuse et dont il a accepté par amitié l’humiliante mission de l’accompagner dans sa fuite avec un homme à mille lieux de son monde mais dont la virilité et la bravoure ont bouleversé l’ordre établi.
C’est ce trio amoureux « infernal » qui a retenu toute l’attention d’un Granier-Deferre qui lorsqu’il parlait de ce film confiait que lui-même avait un cœur d’artichaut. Dans ce registre le réalisateur aguerri est à son affaire n’omettant pas pour autant de souligner le cynisme et la décadence d’une haute bourgeoisie toujours dans l’insouciance car jamais très loin de la compromission tout comme le zèle du chef de la police chargé de faire régner le nouvel ordre prôné par Ioànnis Metaxàs interprété par le grand acteur polymorphe qu’était Gastone Moschin.
Granier-Deferre pensait que son choix de Victor Lanoux n’était sans doute pas le meilleur pour être à l’unisson de l’émotion qui traversait toujours le jeu de Romy Schneider. On peut ne pas abonder dans son sens, la brutalité latente qui émanait du jeu de Victor Lanoux était justement ce qui pouvait le mieux justifier cette attirance radicale qui émanait autant des sens que de la raison.
On peut donc dire que « Une femme à sa fenêtre » est un film parfaitement agencé par un réalisateur d’expérience qui savait mettre les acteurs en confiance dans une reconstitution d’époque comme toujours crédible et soignée avec ici le grand chef opérateur Aldo Tonti à la manœuvre. On notera aussi dans le rôle du mari un peu veule de Margot Satonrini le toujours suave et convaincant Umberto Orsini.
Drieu La Rochelte était un écrivain talentueux qui n’avait pas son pareil pour décrire la décadence morale de la haute bourgeoisie, toujours prête à vendre son âme au diable pour conserver ses privilèges. Soldat courageux durant la Grande Guerre, Drieu La Rochelle aura une vie personnelle et sentimentale tourmentée marquée du sceau de l’inconstance et des revirements vertigineux qui le voient passer du mouvement surréaliste et d’un européisme avant-gardiste à une adhésion sans réserve aux thèses nazies qui se soldera par un suicide en 1945.
Paradoxalement, Albina du Boisrouvray et Jorge Semprun qui sont à l’initiative du projet d’adaptation du roman sont résolument engagés à gauche. Pierre Granier-Deferre qui est contacté par la productrice (Albina Boisourvray) se voit demander un film militant un peu à l’image de la quadrilogie antitotalitaire du réalisateur grec Costa-Gavras (« « Z », « L’aveu », « Etat de siège » et « Section Spéciale » réalises de 1969 à 1975) dont Jorge Semprun a écrit trois des scénarios. spoiler: Mais jamais Pierre Granier-Deferre spécialisé dans l’étude de caractères et des milieux sociaux au sein desquels ceux-ci évoluent, ne s’est revendiqué comme un réalisateur engagé. Placer une intrigue au cœur d’un moment historique dont il montrerait les retombées sur les destins individuels est typiquement le registre de Granier-Deferre, attendre plus de partialité de sa part relevait de la gageure.
Jorge Semprun semble s’être aisément accommodé de cette situation de fait pour contribuer activement à la naissance de ce film sous-estimé qui en dépit de ses quelques défauts délivre une émotion palpable à travers cette histoire d’amour défiant tous les codes de l’époque. L’histoire d’amour entre Margot Santorini (Romy Schneider) spoiler: grande bourgeoise en proie à un mal de vivre habilement caché derrière une frivolité de façade et Michel Boutros (Victor Lanoux) militant communiste devant aller prendre ses ordres à Moscou pour mener la lutte, c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin à l’image de la collaboration entre Deferre et Semprun évoquée plus haut.
Bizarrement c’est peut-être ce qui contribue au charme indéfinissable de ce film auquel manque sans doute la force des films de Costa-Gavras. Pour valider ce parti pris, l’intrigue du roman a été un quelque peu bousculée dans son ordre chronologique ce qui a d’ailleurs été reproché par la critique à un Deferre plaçant d’emblée au milieu du grandiose site archéologique de Delphes, le spectateur devant une liaison sur le point de naître et faisant passer la situation politique au second plan. Ce reproche est sans doute entendable mais pour ce faire il aurait fallu faire appel à un autre cinéaste.
Pierre Granier-Deferre qui avait dirigé Romy Schneider trois ans plus tôt dans « Le train » ne pouvait sans doute pas l’imaginer autrement qu’en amoureuse passionnée, l’actrice ayant enchaîné à la suite avec « Le vieux fusil » de Robert Enrico qui marquera de manière indélébile le cinéma français. spoiler: Pour l’occasion, elle retrouve Philippe Noiret en industriel centré sans trop de scrupule sur la bonne marche de ses affaires mais aussi follement amoureux d’une femme qui se refuse et dont il a accepté par amitié l’humiliante mission de l’accompagner dans sa fuite avec un homme à mille lieux de son monde mais dont la virilité et la bravoure ont bouleversé l’ordre établi.
C’est ce trio amoureux « infernal » qui a retenu toute l’attention d’un Granier-Deferre qui lorsqu’il parlait de ce film confiait que lui-même avait un cœur d’artichaut. Dans ce registre le réalisateur aguerri est à son affaire n’omettant pas pour autant de souligner le cynisme et la décadence d’une haute bourgeoisie toujours dans l’insouciance car jamais très loin de la compromission tout comme le zèle du chef de la police chargé de faire régner le nouvel ordre prôné par Ioànnis Metaxàs interprété par le grand acteur polymorphe qu’était Gastone Moschin.
Granier-Deferre pensait que son choix de Victor Lanoux n’était sans doute pas le meilleur pour être à l’unisson de l’émotion qui traversait toujours le jeu de Romy Schneider. On peut ne pas abonder dans son sens, la brutalité latente qui émanait du jeu de Victor Lanoux était justement ce qui pouvait le mieux justifier cette attirance radicale qui émanait autant des sens que de la raison.
On peut donc dire que « Une femme à sa fenêtre » est un film parfaitement agencé par un réalisateur d’expérience qui savait mettre les acteurs en confiance dans une reconstitution d’époque comme toujours crédible et soignée avec ici le grand chef opérateur Aldo Tonti à la manœuvre. On notera aussi dans le rôle du mari un peu veule de Margot Satonrini le toujours suave et convaincant Umberto Orsini.
Un mélo romanesque sur l’histoire d’amour impossible entre une aristocrate et un communiste grec sur fond de montée du nazisme, terni par une narration déstructurée qui enlève toute émotion et un couple Romy/Victor Lanoux mal assorti. Ça fait bcp déjà ! 2,25
Ce film de Granier-Deferre (ce n’est ni son meilleur ni son plus mauvais) sort un peu moins de deux ans après la fin de la dictature des colonels en Grèce. Dans le supplément, le cinéaste nous révèle que lui et Romy n’aimaient pas du tout les films politiques et se défendaient bien d’en faire ... ben c’est raté. Je n’ai pas lu le roman de Drieu la Rochelle (paru en 1929), mais il doit quand même dégager une certaine force politique (l’amour entre une aristocrate et un communiste) au vu de ce qui transparait à l’écran. L’histoire est alambiquée, un peu ennuyeuse mais c’est un grand plaisir de voir Victor Lanoux (remarquable) en militant hostile au régime et Romy en aristocrate un peu perdue (elle est complètement magnifique comme toujours). Si Noiret n’éclabousse pas le film de son rayonnement habituel, un acteur sort du lot c’est l’italien Gastone Moschin, qui curieusement jouait aussi (et très bien) avec Noiret un an plus tôt dans le beau "Mes chers amis" de l’ami Monicelli. Gastone Moschin, habitué des giallo et des néo polars italiens est l’un des acteurs transalpins les plus sous-estimés hors de l’Italie. Dommage.
Un scénario plutôt bien construit autour du roman de Drieu la Rochelle, et qui rajoute une postface chronologique , bien après la fin du roman et quelques clin d'oeil à l'histoire. Le montage est intéressant avec des flash- backs astucieux.Et Romy Schneider est éblouissante de beauté , son visage irradie la pellicule , pleine de force et de fragilité, un vraie star , jamais remplacée. Mais la réalisation est tellement plate , sans saveur , des plans trop classiques , sans charme , Granier Deffere est vraiment un réalisateur sans grand talent créatif. Du coup le film parait long , poussif, et perd de son intérêt , dommage .
Magnifique film avec une Romy Schneider envoûtante, tous les hommes sont amoureux d'elle dans le film. Un festival d'acteurs splendides, Noiret, Lanoux, Orsini et même le chef de la police. Des décors et costumes splendides, scénario impeccable, et les dialogues de Semprun + Drieu la Rochelle, une réussite diablement romantique, sur fond politique très subtilement traité. Bravo !
Margot (Romy Schneider) est courtisée par un bourgeois, Raoul Malfosse (Philippe Noiret) mais elle tombe amoureuse d’un dissident politique recherché par la police, Michel Boutros (Victor Lanoux).
Le film démarre alors que la situation amoureuse des deux amants est bien installée, sous le regard désapprobateur de Malfosse. Puis, on bascule dans des retours en arrière pour comprendre l’origine de cette histoire. Le montage est extrêmement déroutant. Il n’y a parfois pas de repère temporel. Il n’y a pas non plus de présentation claire du contexte politique de l’époque. Certaines scènes sont trop longues, on regarde vraiment le temps passer.
C’est dommage car l’histoire aurait pu être prenante, les acteurs sont bons mais au final je n’ai pas vraiment accroché.
Le film démarre alors que la situation amoureuse des deux amants est bien installée, sous le regard désapprobateur de Malfosse. Puis, on bascule dans des retours en arrière pour comprendre l’origine de cette histoire. Le montage est extrêmement déroutant. Il n’y a parfois pas de repère temporel. Il n’y a pas non plus de présentation claire du contexte politique de l’époque. Certaines scènes sont trop longues, on regarde vraiment le temps passer.
C’est dommage car l’histoire aurait pu être prenante, les acteurs sont bons mais au final je n’ai pas vraiment accroché.
Très bon film !!! Romy Schneider déborde d'élégance et de beauté. Le couple qu'elle forme avec Victor Lanoux est sublime et doté de sincérité et de passion. Celui-ci, que j'ai découvert dans des comédies comme Retour de force ou Un éléphant ça trompe énormément, tombe le masque de comique et laisse éclater un charisme fou et une profondeur de jeu. Philippe Noiret apparaît comme le confident et l'ami loyal et amoureux du personnage de Margot. Pierre Granier-Deferre réussit à mettre en valeur les décors que sont la Grèce et l'Italie avec de belles lumières et couleurs, qui sont souvent naturelles. La scène d'ouverture place les trois personnages dans un stade panathénaïque, on peut le contempler sous un soleil éblouissant ; ce cadre idyllique pourrait même les placer aux rangs de dieux, vu la justesse des jeux qui se reflètent.
Le très beau roman de Pierre Drieu La Rochelle est adapté de manière très personnel. Jorge Semprun prend des libertés avec le texte original. A coup sur pour prendre ses distances avec l'idéologie mortifère communiste dont il fut l'un des cadres. Phillipe Noiret évoque avec sa lourdeur habituel les purges et procès kafkaïens des années 30 en Union Soviétique. Par bonheur, ses répliques sont déclamées dans la majesté des paysages et monuments grecs. Semprun ancien résistant déporté à Buchenwal réhabilite Drieu. L'écrivain apparaît à la fin du film pour mettre sur le même plan communisme et fascisme. Ces rajouts n 'alourdissent pas trop le film. Romy Schneider est lumineuse dans l'un de ses meilleurs rôle. L'acteur viscontien : Umberto Orsini lui donne la réplique de manière très élégante dans un rôle secondaire. A chaque vision de ce film datant de 1976 , je trouve dommage que pour le rôle du militant communiste ce ne soit pas Gérard Depardieu ou Patrick Dewaaere qui donne la réplique à Romy Schneider. Malgré cela, je prends toujours plaisir à revoir ce film. La reconstitution des turpitudes et vicissitudes de la haute bourgeoisie dans la période trouble des années trente est des plus inspirée.
La question suffit-il d'avoir une bonne distribution d'acteurs pour faire un bon film. Dans ce cas la réponse n'est pas facile et l'erreur fondamentale est le panier plein de bonnes intentions. Il y a un grand puzzle et beaucoup de problèmes mais chacun seulement sous forme de dessin. Donc en final un verdict pauvre pour l'un des derniers rôles pour Romy Schneider. Il y a de bons souvenir pour ses admirateurs et le regret des bons ingrédients dans un travail confus. Une femme à sa fenêtre n'est pas une histoire d'amour et pas une histoire crédible. Ce n'est pas une histoire politique parce qu'elle ne reste qu'une esquisse dans l'histoire pas très inspirée ce n'est pas sur le passé parce que les détails ne sont que de petits indices. Ce n'est pas un support pour des discours philosophiques parce que cet aspect est toujours faux. C'est seulement une promesse mais est ce suffisant peut-être mais pas exactement...
Le contexte politique gâche la relation passionnée.
Le charme de RS ne suffit pas. D’autant que Lanoux manque quand même d’envergure pour un héros romantique. Et nous on patauge dans les coups d’état et les pratiques douteuses de certains partis.
Ennuyeux et pas du tout attrayant.
Le charme de RS ne suffit pas. D’autant que Lanoux manque quand même d’envergure pour un héros romantique. Et nous on patauge dans les coups d’état et les pratiques douteuses de certains partis.
Ennuyeux et pas du tout attrayant.
Ce film présente quelques lenteurs mais l' interprétation en est excellente. Bonne reconstitution de la bourgeoisie d' avant guerre, lâche, veule, stupide, prétentieuse, parasitaire et oisive; bourgeoisie ne vivant que de ragots et de cocufiages. et qui se jettera dans les bras du fascisme pour se protéger de la révolution. L'histoire d' amour reste secondaire, quoiqu' en dise son réalisateur, et c' est une excellente chose. Le côté "romance" de ce film est en effet parfaitement ennuyeux.
Du cinéma de propagande............une poignée d'acteurs dont la belle et talentueuse Romy Schneider pour nous réciter le bréviaire conservateur et congelé du communisme....... autre époque autres mœurs, je préfère infiniment plus Philippe Noiret dans les paysages grecs de La cuisse de Jupiter nous délivrant un message d'humour.......
Pierre Drieu la Rochelle est un immense auteur, et j'ai beau avoir une certaine sympathie pour Pierre Granier-Deferre, il n'était manifestement pas l'homme de la situation. Car si Louis Malle avait réussi une œuvre majeure en réalisant « Le Feu follet », nous en sommes loin concernant « Une femme à sa fenêtre ». Pourtant on sent d'emblée les bonnes intentions : une période historique captivante, des personnages complexes, un montage qui l'est tout autant... Hélas, ça ne prend pas vraiment. D'abord, si vous n'êtes pas familiers avec l'époque, on ne comprend parfois quasiment rien, celle-ci étant souvent très mal expliquée. De plus, la construction, se voulant habile, nous embrouille encore plus, si bien que pendant un bon bout de temps nous sommes totalement paumés. Heureusement, le récit devient un peu plus lisible ensuite et on finit par avoir une idée plus nette des événements. Autre satisfaction : le réalisateur ponctue le film de plusieurs scènes où les personnages prennent le temps de se parler, de s'expliquer, donnant à celui-ci une humanité, une justesse plutôt convenable. Reste que l'histoire d'amour au cœur du récit n'est pas très crédible, malgré une Romy Schneider resplendissante face à un Victor Lanoux peu dans son élément, largement dominé par ses homologues masculins Philippe Noiret et Umberto Orsini. Bref, de belles choses et de beaucoup moins convaincantes, à l'image d'un dénouement mélodramatique à souhait manquant hélas de justesse et de clarté. Plutôt décevant.
j'avais vu ce film déjà dans le passé au moins 2 ou 3 fois, mais je viens de le redécouvrir, avec le temps il n'a pris aucunes rides, romy schneider est parfaite comme presque toujours, victor lanoux ( brève carrière de beau séducteur) est ecellent, juste un bémol, la lourdeur du jeu de philippe noiret qui essayait peut-être de faire oublier son personnage face à romy schneider dans "le vieux fusil"
Pas mal sans plus. Certes la belle Romy est toujours aussi formidable, Philippe Noiret encore une fois impeccable, mais le film souffre de son style terriblement ampoulé, maniéré à l'extrême, qui nuit finalement à l'histoire...
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