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Un visiteur
0,5
Publiée le 17 novembre 2008
Calamité. On devrait interdire de gâcher de si grands auteurs. Vous verrez souvent un écran noir. Parfois des bandes blanches. Lorsqu'un personnage arrive dans le décor, c'est toujours du fond du couloir. On attend trois heures qu'il arrive et parle. Lent, lent, lent. On a envie parfois de donner des idées au réalisateur. Vous pouvez comprendre le film en visionnant en accéléré toute l'heure centrale du film. Mais je vous conseille surtout de prendre le roman direct.
Adaptation-trahison de Simenon, "Feux Rouges" est un étrange thriller à l'ambiance cauchemardesque, où la dispute d'un couple ordinaire va entraîner de sombres conséquences. La réalisation de Cédric Kahn est plutôt réussie, le tandem principal bien dirigé et l'ensemble, inquiétant, remue parfois le spectateur. Une curiosité à découvrir.
Un film inégal, après un début très réussi où Cédric Kahn fait monter la tension peu à peu, le film s'égare, comme son personnage, la faute à cette histoire prévisible d'évadé, le personnage est caricatural et en plus mal interprété, ce qui détonne particulièrement à côté d'un Darroussin magistral. La tension retombe alors comme un soufflet jusqu'à la scène du téléphone, simple et étourdissante, ultime soubresaut d'un film qui reprend assez vite la route des vacances, laissant la parole (trop écrite) prendre le dessus sur le cinéma et le spectateur de quitter la salle, soulagé que ça finisse enfin après s'être pourtant pris au film régulièrement.
Un couple. Un homme blasé de son train de vie, voulant quitter plus ou moins les rails, ne serait-ce que le temps d'un week-end et une femme pas assez proche pour comprendre la situation de "crise". Le mari prend donc sur lui, aidé des pleins d'alcool qu'il effectuera pendant le trajet, conscient de sa dégradation à chaque verre absorbé. Mais à un moment, cela ne peut plus durer et c'est la rupture. Intervient un troisième élément, plus que perturbateur (pas marquant dans son jeu d'ailleurs)... Ce qui est touchant dans ce film, c'est la réalité que l'on peut sentir en sortant de la salle. Au début, chacun se reconnaît dans le petit employé heureux de prendre sa voiture, pour aller rejoindre ses enfants à la campagne. Puis on restera dans la voiture, ce lieu intime où le couple restera enfermé à cause de traffic perturbé, traversant ainsi diverses étapes, divers paysages, divers façon de vivre et de penser. Quelqu'un a t-il noté le petit clin d'oeil à Kubrick ou mon imagination me fait défaut ? Et une question me vient à l'esprit, que nous arrivera t-il cet été pendant les chassés croisés....
Le film commence vraiment doucement, le temps de faire chauffer le moteur, et dès que le plein de "carburant" est fait par le conducteur, une course-poursuite à la recherche de sa femme et en passant par le suspens du tueur nous tient éveillé même si partiquement tout l'action se passe au volant la nuit. Cela nous livre aussi une petite leçon de morale qui peut être interprétée par chacun sa façon...
Jean-Pierre Darroussin est merveilleux dans ce rôle qu'il porte sur ses épaules. Le film repose vraiment sur lui. Ce qui montre qu'il fait partie des meilleurs acteurs français même si on ne le voit pas souvent au cinéma :( (des acteurs de la lignée de Jean-Pierre Bacri).
Un suspense haletant, une réalisation magistrale, Jean-Pierre Darroussin époustouflant, un excellent scénario de Simenon... Un film qui laisse des marques et qu'on n'est pas prêt d'oublier ! Mention spéciale à Carole Bouquet, sublime, qui marque chaque plan de son absence...
Une étoile. Et c'est déjà beaucoup pour un film sans intérêt comme celui-ci.
L'histoire, déjà, farfelue à outrance. Des images fortes d'évasion pour finir en duel ridicule dans la forêt ? Des coïncidences dignes d'une série B ?
La photo, ensuite, qui n'est vraiment pas réussie. On se demande s'il y a aussi eu un étalonnage de fait...
Même Darroussin semble ramer dans son rôle de pauvre alcolique, ce qui par ailleurs ne l'empêchera pas de faire 800 bornes en voiture avec 5 grammes dans le sang...
Rien ne vient rehausser le ton de ce film qui vraiment est de loin le plus médiocre de la semaine.
Film où il ne se passe pas grand'chose, ce qui crée finalement un petit suspens. Originale la longue scène du café où Daroussin appelle un peu tout le monde pour avoir des nouvelles de sa femme! Le seul bémol réside dans le peu de crédibilité du tueur évadé... Dans tous les cas j'ai bien flippé lorsque Darroussin rêve qu'il roule sur quelquechose, et qu'il regarde devant (très logique!!), derrière, puis sous la voiture (ah maman rien que d'y repenser...)
Au coin de la rue, l'aventure. Une chaude fin d'après-midi estivale, un départ qui se profile. Antoine Dunant attend sa femme Hélène dans un café. Un coup de fil, deux coups de fil, elle est encore à la maison. L'énervement se fait sentir. Quelques bières plus tard, elle arrive enfin. Jusqu'ici la tension est contenue. Après tout, ce sont les vacances et il faut rejoindre les enfants à Hendaye. Pour éviter le gros du trafic francilien, Hélène impose d'attendre encore un peu. C'est là qu'Antoine lance définitivement son marathon alcoolique (et ce soir-là, il sera au whisky). Enfin sur la route mais dans un climat électrique, Jean-Pierre Darroussin se livre à un grand numéro d'acteur face à une Carole Bouquet au bord de l'implosion. Guerre des nerfs, provocations, barrages routiers, haltes dans des bars, personnages étranges qu'on croirait sortis d'une fiction, bref, la nuit dans toute sa splendeur. Inquiétante et pesante, infinie et grisante. "Je continue en train", c'est ce que lira sur un billet Antoine en regagnant sa voiture vide. S'en suit une course folle au-delà des limitations de vitesse pour rattraper sa femme. Effectué en compagnie d'un auto-stoppeur bien singulier, le périple prendra des airs de mauvais rêve où toute inhibition se lève. Le film possède un rythme spécifique puisque certaines scènes s'étirent volontairement en longueur. Le récit n'en demeure pas moins très prenant. Cédric Kahn a su créer une ambiance. Un passage intéressant n'est cependant pas très réaliste pour les besoins du scénario, celui de l'enchaînement d'appels téléphoniques depuis le bistrot de campagne "Les touristes" (ou alors les services et temps d'attente se sont sensiblement améliorés !). "Feux rouges" est un formidable road-movie hypnotique. Une sorte de tunnel qu'on traverse avec ses personnages et dont on est soulagés de ressortir avec eux en pleine lumière. Feu vert pour le découvrir.
C'est pas sensas, ce n'est pas non plus une série B. Encore une fois, le cinéma francais a bien du mal a réussir un film d'ambiance... C'est vrai, qu'il y a de longs passages où l'on n'y croit pas une seconde -l'engueulade du couple au début-, mais il y a quelques minutes plutot réussies. Par rapport a ce qui se fait dans le ciné francais, c'est un film légèrement au dessus de la moyenne. Mais passé le début, la 1er heure de dérive darousienne est plutot décevante... On reprend un peu du poil de la bête à la fin, et puis... Bref, si Daroussin est bon, il est très mal guidé par le réalisateur.