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bobmorane63
246 abonnés
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4,0
Publiée le 26 août 2025
Excellentissime comédie hilarante que ce "Héros malgré lui" réalisé avec inspiration et drôlerie par le cinéaste Stephen Frears en 1993 ! Ce metteur en scène est un touche à tout dans plusieurs genres et là, il nous signe une œuvre peut être banale sur le papier mais qui marche à l'écran par les compositions de ses interprètes comme le déluré Dustin Hoffman qui a la poisse dans la vie, devenant comme le titre l'indique "Héros malgré lui" sauvant par hasard des passagers d'un avion sur le point d'exploser mais qui lui coûte ensuite des problèmes de couple et de travail. A ses côtés, Geena Davis est superbe en journaliste à scoop, passagère de l'avion, qui propose 1 million de Dollars au sauveteur de s'identifier. Il y a aussi Andy Garcia , un clochard proche du Héros qui sait tout, prend l'identité du gagnant par mensonge. Grâce à ces comédiens, on passe un bon moment , sans oublier Tom Arnold, Joan Cusack, et des acteurs secondaires. Impeccable travail de mise en scène de Stephen Frears. A voir et revoir pour se changer les idées.
D'une part, une petite crapule sympathique, brave sans le vouloir (Dustin Hoffman); d'autre part, un clochard généreux qui usurpe sa gloire. Au-delà de la comédie qui s'ébauche -trop longuement sans doute- Stephen Frears dénonce la foire médiatique orchestrée autour d'un sauvetage pseudo héroïque. Ou comment, par un mercantilisme cynique, on fabrique un héros destiné à émouvoir l'Amérique profonde. L'originalité du film provient moins sans doute de cette charge contre le pouvoir des médias que de la remise en cause d'un manichéisme qui sert, dans toute société, à édifier un moralisme complaisant. Dans un dénouement spectaculaire, le meilleur moment du film, Frears se montrera plus explicite encore en relativisant la notion de courage. Sa conclusion rappelle étrangement les professions de foi morales et philosophiques de Capra, son humanisme. En revanche, le caractère des personnages est assez simpliste. Si Dustin Hoffman, en petite frappe bourrue et cupide, trouve un rôle assez étoffé, le personnage d'Andy Garcia restitue moins la bonté naïve d'un James Stewart (chez Capra) qu'une certaine mièvrerie; tandis que Geena Davis incarne une journaliste finalement touchée par la grâce de façon caricaturale. C'est une faiblesse du film, lequel sacrifie un peu trop aux conformismes d'un cinéma américain qui caresse volontiers le public dans le sens du poil.
Un film touchant auquel on pourra reprocher un certain angélisme et une crédibilité incertaine. Mais ce n'est pas ce qu'on en attend ni ce qu'on en retire. On sourit, on s'attache aux différents personnages avec tous leurs défauts et, pour moi, cela fonctionne, on en ressort un peu grandi, plein de foi en soi-même et en cette humanité si égoïste et si généreuse à la fois. Un beau portrait de nos travers et de notre grandeur.
Je suis très étonné de voir le peu de personnes à avoir compris le message de ce film sur la manipulation des médias américains et leur malhonnêteté . J'imagine que ce n'est pas un hasard qu'on y parle du Vietnam, tant toutes les guerres fomentées par les USA l'on été sur des mensonges largement relayés par la presse US depuis Cuba pris aux espagnols jusqu'à aujourd'hui .
Amateurs de bons sentiments, ce film est pour vous car ici ça dégouline. Certes l'histoire est débile mais à la limite on peut la regarder comme une fable, encore faut-il que la fable ait du sens. Le rôle que l'on fait jouer à Garcia est tellement déconnecté de la réalité de la vie que cet excellent acteur en perd ses moyens. Ajoutons-y spoiler: l'ex d'Hoffman, qui finit par regretter son premier amour en mode gnangnan (air connu) et le gosse véritable tête à claques , et on aura compris l'étendue des dégâts, c'est dommage parce que le fil du scénario pouvait donner tout autre chose, là où on aurait pu voir le triomphe du cynisme nous n'avons que de la niaiserie. La réalisation est sans risque, d'autant que le réal ne s'est pas appesanti sur spoiler: l'accident d'avion . Reste l'interprétation, Hoffman est excellent (sauf quand on le fait chialer), quant à Geena Davis, quelle belle femme !Et puis un mot sur la toute dernière scène, c'est quoi ça, Frears veut nous rappeler qu'on est au cinéma ? Non ? Heureusement qu'il nous le dit !
L'idée de départ est bonne mais une réalisation bien trop conventionnelle nous empêche d'en profiter pleinement et ce, malgré Dustin Hoffman qui essaie de se démener pour maintenir hors de l'eau le film à lui seul.
Ce film à quelques envolés qui feront sourire, mais il reste surtout bloqué dans une version très hollywoodien d'un asocial, absolument pas crédible. Les situations sont vraiment amenés très grossièrement, on peut deviner tout le dérouler, c'est vraiment très manichéen.
6 189 abonnés
18 103 critiques
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2,0
Publiée le 19 avril 2021
Héros malgré lui a ses bons et ses mauvais moments. Mais malheureusement il y a plus de mauvais moments que de bons. La première moitié est assez drôle. Ce n'est pas particulièrement bien écrit mais c'est agréable et les acteurs sont amusants à regarder. Mais surtout pas Dustin Hoffman qui est ennuyeux. Dans la seconde moitié cependant les acteurs deviennent également ennuyeux et la réalisation de Stephen Frears devient bizarres. Un commentaire social est lancé dans le mélange mais quelle que soit la déclaration ou le commentaire qu'il essaie de faire je ne l'ai pas compris. Dans l'ensemble c'est un film alourdi par une écriture faible des messages contradictoires avec des personnages incohérents...
Un très bon film avec une excellente interprétation de Dustin Hoffman. Un film à la fois drôle et grave sur un homme ayant fait un acte héroïque sans le vouloir et sans vraiment s'en rendre compte, dont la vie va basculer après cet événement.
Une satire de la télévision qui reprend en quelque sorte la trame (et quelques effets de mise en scène) de L’Homme de la rue de Capra, mais évoque aussi, par sa cruauté, des films comme Network, Night Call ou Prête à tout. Ici, à travers les médias, c’est la question ô combien américaine de l’héroïsme qui est posée: sa définition, sa pertinence, mais aussi et surtout, sa viralité. C’est sur ce dernier point que le film a encore des choses à nous dire aujourd’hui et finit par retenir notre attention, parce que pour le reste, bien qu’efficace et porté par un Dustin Hoffman en grande forme, il reste les deux pieds bien ancrés dans son époque, très prévisible et plombé par quelques problèmes de vraisemblance et de rythme (chaque étape du récit, de la mise en place à l’épilogue, paraît trop longue).
Stephen Frears s'attaque aux effets pervers des médias et signe une une satire loufoque et divertissante portée par un super casting dont le génial Dustin Hoffman. Sympa malgré quelques longueurs.
J'ai beaucoup aimé cette comédie...En effet, j'ai trouvé le message très positif: un petit escroc, paraissant initialement cynique et sans grande envergure, peut se révéler courageux et finalement sauver des personnes, alors qu'il n'y a clairement aucun intérêt, au contraire...Le film parle cependant surtout de l'opposition entre ce que vivent l'antihéros, complètement marginalisé et traité comme un paria en dépit de (ou même en raison de) son comportement héroïque et celui que la presse, la télévision et même la société entière porte en vénération (alors qu'il est en réalité un usurpateur). Ce contraste, injuste, fonctionne bien, et montre d'ailleurs au passage le pouvoir exorbitant qu'ont acquis les médias dans notre société (mais est-ce qu'en fait ça n'a pas toujours été le cas?)..On est ici dans un film à mille lieues (et je trouve ça positif) de ce que peuvent être les films de super héros actuels, dotés de super pouvoirs, au charisme certain, qui sauvent la planète avec une volonté messianique (et la planète entière leur en est reconnaissante)...Et c'est finalement assez rafraîchissant (alors qu'on est dans un film qui a une trentaine d'années...)....Je m'identifie personnellement beaucoup plus à ce personnage incarné par Dustin Hoffman qu'à Captain America et autres Avengers!
Très bon film de Stephen Frears avec un Dustin Hoffman délicieusement horripilant, un Andy Garcia très touchant et attachant, et une Geena Davis très crédible en journaliste de plus en plus scrupuleuse ! L'intrigue est originale, pleine de rebondissements, et se termine de la façon la plus morale et logique pour ma part. Les conditions de tournage sous le blizzard de Chicago, l'incroyable chantier pour réassembler un Boeing 727 sur un pont, et d'autres imprévus n'ont pas empêché l'équipe du film de créer un décor auquel on croit fermement. On rit souvent grâce au cynisme ravageur de Bernard Laplante (Dustin Hoffman), les gags qui m'ont faite rire à en pleurer étant surtout dans la scène du sauvetage dans l'avion (spoiler: il prend le temps d'enlever ses chaussures et crie sur les victimes car ce sont des "chaussures à cent dollars" !!! J'ai adoré ! ) ou sur la façade de l'immeuble (spoiler: les deux "suicidaires" commandent des cafés ! ). On est également très touchés par l'altruisme naturel de John Bobbers (Andy Garcia, que l'on adore retrouver après son rôle excellent dans Les Incorruptibles !). Un sursaut à la fin : spoiler: lorsque John de peu de tomber dans le vide ... On est pris dans l'histoire et l'on suit les personnages sans voir le temps défiler ! Le réalisateur a su s'entourer, et le film en devient vraiment très plaisant ! On finit le film avec une impression d'avoir vu un film drôle, triste, cynique, et profondément humain.
Une histoire originale, un duo d'acteurs brillant mais le contenu est trop mièvre, caricatural et excessif dans l'absurdité.. Quelques rebondissements de trop également. Dommage car le final est interessant tout autant que le message sous jacent