La vie et l'œuvre musicale, dans les années 50 et 60, du chanteur rock et country Johnny Cash, contemporain d'Elvis et de Jerry Lee Lewis.
Après un bref préambule sur l'enfance de Johnny, marquée par l'accident mortel de son frère et par la tyrannie d'un père indifférent, fondateurs, semble dire le réalisateur, de la personnalité de Johnny Cash, James Mangold fait le portrait classique, c'est-à-dire commun, d'un artiste passant de l'ombre à la lumière.
Dans la mise en scène chronologique comme dans la principale thématique abordée -celle de l'artiste parvenu puis déchu- "Walk the line" ressemble un peu à tous les biopics courants. En dépit de la prestation estimable de Joaquin Phoenix, soulignant la sensibilité et la fébrilité du chanteur. Pour ce qui de l'œuvre musicale de Cash, le profane que je suis sera peu convaincu de son originalité et de sa valeur.
Le scénario s'articule essentiellement autour des tournées du chanteur et de son amour passionné, quoique déjà marié et père de famille, pour la vedette June Carter. Et puis, il y a aussi, comme sur un chemin balisé, l'addiction aux drogue, les filles faciles. Le parcours de Cash n'est pas fait pour surprendre; il est celui de beaucoup de stars, fugitives ou non. Surtout, suivant le point de vue du réalisateur, l'existence Cash présente un intérêt relatif et un caractère dramatique peu singulier. D'où la tentation des scénaristes d'appuyer certains clichés, telle que l'épisodique et immorale liaison adultère de l'homme chargé de famille avec June. Ça ne se fait pas en Amérique.