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J31frites
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3,5
Publiée le 27 septembre 2025
Prenez tous vos rêves les plus loufoques, mélangez-les, enlever le peu de sens qu’il risque de rester et vous obtenez Yellow Submarine, un film d’animation déjanté plein de couleurs. L’absurde et l’onirique se marient pour donner un film plein d’imagination et qui reflète pas mal la mythologie des Beatles, même si ces derniers ont joué une part infime dans la production, n’étant même pas les doubleurs de leurs propres personnages. En plus des chansons des Beatles composées spécifiquement pour cet album, comme les comptines Yellow Submarine et All together now, ont été ajoutées plusieurs chansons de Sgt pepper mais aussi des micro références de quelques secondes dans des répliques ou des bruitages qui sont en fait des phrases musicales de leurs chansons. Ainsi le film est plein à ras bord de l’ADN des Beatles mais glisse aussi des clins d'œil extérieurs (le Nautilus, King kong, La mélodie du bonheur, Bach, Grieg, Les rolling stones, la Marseillaise). Le fait de finir par la chanson “It’s all too much” est hilarant au vu de tout ce qu’on a eu à digérer avant.
Etant fan des Beatles, impossible de ne pas donner la meilleure des notes à "Yellow Submarine". J'admets quelques longueurs et la déception que les Beatles eux-mêmes n'aient pas pris le temps de doubler leur alter ego animé (mais les doubleurs sont excellents et proches des voix des Fab Four), mais il s'agit néanmoins d'une oeuvre unique en son genre. Très innovante pour l'époque, remplie d'un humour totalement British et évidemment dotée de la plus belle bande originale qui soit. Le scénario est certainement très simpliste mais le voyage en sous-marin jaune vaut absolument le détour, pour les petits comme pour les grands.
Plus qu'une odyssée musicale à la BO exceptionnelle signée The Beatles avec des chansons tirées des albums et des compositions originales, Yellow submarine c'est un témoin parfait de son époque, un calibrage unique entre esprit hippie, animation psychédélique et rock n roll. Tout le monde peut être touché par les différents degrés de lecture, avec une animation expérimentale unique en son genre et une histoire qui dégage une vrai fresque sur le bien et le mal malgré son apparence simpliste de façade . Laissez vos aprioris hollywoodiens de coté pour découvrir un film inqualifiable, esthétique, musical et plein de bienveillance.
Il est dit que Heinz Edelmann est l'artiste qui a le plus contribué au film, et qu'il n'a usé d'aucune substance. C'est dur à croire, mais si c'est vrai, alors la force d'esprit dont l'Allemand a fait preuve pour imaginer le monde psychédélique est tout à fait remarquable. Il est dommage que les Beatles aient été doublés même en VO, car cela laisse flotter le film Yellow Submarine au-dessus de l'océan musical, sans amarres.
Mais du design à l'ambiance, tout réussit à la création de George Dunning ; c'est un des films d'animation les plus créatifs que j'ai pu voir, ayant su créer une sorte d' « humour graphique » inimitable puisant largement dans l'absurde – et j'aime l'absurde. Il y a une certaine gêne à se sentir totalement dissocié du monde réel par l'animation comme par le surréalisme discordant, mais l'œuvre ne lésine pas sur les chansons ni sur les jeux de mots (la plupart intraduisibles, hélas) pour rétablir quelque dimension tangible.
On est ainsi mis aux premières loges d'un fourmillement permanent multi-facettes légendaire qui laisse malheureusement voir la précipitation avec laquelle le film a été produit ; çà et là, l'image est ratée, et par ci par là, le doublage – quoique magnifiquement casté – dérape légèrement. Doit-on se réjouir que ses accrocs puissent de plus en plus être mis sur le compte de l'âge de la chose ? C'est à débattre, mais pas le déferlement multi-artistique jubilatoire qui tapisse le dessin animé !
Une œuvre passionnante drôle et poétique qui offre une animation et un humour très inspiré des Monty Python. Seul le dernier acte déçoit par sa simpliste opposition du bien et du mal.
En 1967, alors que la Beatlemania est parvenue à son apothéose avec ‘Sgt.Pepper’ , le manager des Fab Four, Brian Epstein, se laisse convaincre par les producteurs de la populaire série animée qui leur est dédiée aux Etats-unis, de transformer l’essai et de tenter un long-métrage animé. Conscient que le groupe doit sans cesse innover s’il souhaite rester au sommet mais déterminé à ne pas brader l’image des Beatles, Epstein négocie sans rien lâcher et refuse plusieurs propositions et scénarios avant d’accepter Erich Segal, futur auteur de ‘Love story’ et le poète Roger McGough, au poste de scénaristes. Les quatre musiciens sont évidemment consultés dès les prémices du projet mais, absorbés par l’Album Blanc et le film-documentaire-fourre-tout “Magical Mystery Tour� qu’ils sont en train de mettre sur pied, ils n’ont guère le temps de s’impliquer en profondeur dans la préparation du projet. Ils n’en ont d’ailleurs aucune envie : l’opinion dominante au sein du quatuor est que personne ne se préoccupe vraiment de leur opinion et que les producteurs du cartoon américain - qu’ils détestent - secondés par leur manager sont simplement en train de capitaliser sur leur succès et leur réputation pour faire rentrer les billets verts. Le fait qu’ils doivent contractuellement livrer une poignée de nouvelles chansons pour terminer la bande originale leur déplaît encore plus et ils se rendent chaque jour au studio avec des pieds de plomb. Une blague circule d’ailleurs entre eux, comme quoi chaque chanson indigne de figurer sur leurs albums sera réservée pour le film. Les Beatles refuseront même de doubler leurs avatars à l’écran, et ce seront des doubleurs professionnels qui s’en chargeront : le résultat n’en reste pas moins extrêmement monocorde et puis, franchement, quel intérêt d’entendre les Beatles avec des voix qui ne sont pas les leurs ? Bon gré mal gré, le film sort le 17 juillet 1968, prudemment en Angleterre, plus massivement aux Etats-Unis, et reçoit un excellent accueil dans ce dernier pays. ‘Yellow submarine’ réussit effectivement un grand-écart méritoire entre un scénario naïf et même puéril et des jeux de mots et un humour à froid typiquement britanniques, ce qui le rend susceptible d’être adoubé à la fois par les enfants et les adultes. Quant aux chansons, elles ont beau ne pas figurer aujourd’hui parmi les succès immortels du groupe (à l’exception de ‘Yellow submarine’ et ‘All you need is love’), elles n’en restent pas moins l’oeuvre d’un groupe alors à l’apogée de sa créativité, ce qui revient à dire que l’aspect musical de ‘Yellow submarine’ reste quand même de haute volée. Il est vrai qu’on n’a pas forcément l’impression de retrouver l’univers des Beatles au cours de ce voyage dans une Absurdie psychédélique et musicale, quoique des efforts évidents aient été consentis pour essayer de coller aux personnalités respectives de John, Paul, George et Ringo : on peut donc ne pas être tout à fait être d’accord avec ces derniers lorsqu’ils ne voyaient dans ‘Yellow Submarine’ qu’un produit d’exploitation cynique, totalement étranger à leur travail artistique. Il faut dire aussi que progressivement, les membres du groupe se sont radoucis face à une mouture finale plébiscitée par le public, au point d’accepter d’apparaître en personne en conclusion du film : ils tombèrent même sous le charme du travail visuel de l’artiste germano-tchèque Heinz Edelmann, qui mélange les courants picturaux et architecturaux du début du siècle avec les tendances propres aux années 60. Aujourd’hui, le résultat, qui semble parfois préfigurer les collages surréalistes de Terry Gilliam, reste intrinsèquement lié aux Sixties, mais c’est cette nature de “témoignage historique�, bien plus que son intérêt intrinsèque ou ses chansons que tout le monde a déjà entendues, qui lui permet de continuer à présenter un petit intérêt aujourd’hui. Il est même tellement emblématique de l’état d’esprit et des tendances visuelles de la fin des années 60 qu’on peut se demander comment l’idée même d’en tourner un remake (qui fut heureusement annulé) a pu germer dans l’esprit de Robert Zemeckis à la fin des années 2000.
« Yellow Submarine » semble être un film destiné au fan et aux passionnés du groupe anglais « Les Beetles », si cela n’est pas le cas, alors il s’agit sans aucun doute d’une grosse erreur industrielle, car le sujet n’a pas le potentiel pour s’adresser au plus grand nombre, loin de là. Pour ma part, je suis passé complètement à côté du scénario, un peu trop bizarre, et de l’ambiance hippie, qui dans une moindre mesure aurait pu me plaire. D’ailleurs, je n’ai pas eu le courage et la patience d’attendre la fin du film. En clair, je n’ai pas du tout aimé, mais je comprends que certaines personnes aient pu apprécier cette œuvre étrange.
Très bon animé absolument barré, tout comme l'est d'ailleurs l'album des Beatles. Le film nous amène droit dans un univers barré. Alors, cela ne pourra peut être ne pas plaire à tout le monde, c'est sur, mais ce film se voit plus comme un vaste trip qu'un film avec un scénario. Pourtant à bien y regarder de plus près, il garde une cohérence dans la manière de dénoncer plein de choses. De plus, il a beaucoup d'humour distillé et la BO des Beatles psychédélique a vite fait de nous faire planer. Après je lui reprocherais certaines facilités, quelques moments un peu répétitifs qui poussent à l'ennui. Mais au final je ne peux que lui reconnaître la grande qualité de son originalité.
C'est l'un des films d'animation que j'ai le plus vu dans mon enfance, même si je ne comprenais pas vraiment les sous-titres. Je dois dire que ce film est aussi délirant que fun, bien qu'un peu déstabilisant et parfois effrayant. Son esthétique de film psychédélique est tout à fait inhabituel et nous emporte dans un univers complétement fou où les chansons des Beatles s'enchainent de façons fluides. On accepte facilement les événements et retournements what-the-fuckesques et on rigole avec tout les blagues qu'on nous sert. L'animation est très bonne, parfois novatrice pour l'époque, et les personnages sont génialement fous (mention spéciale aux méchants, les Blueminies).
Rythmé par les chansons de Beatles, nous assistons ici à un festival d'images psychédéliques, kitsches à souhait et multicolores avec "Yellow Submarine". Même si l'ensemble a quelque peu vieilli, il reste bien dans l'esprit de la fin des années 60. D'ailleurs, le scénario improbable et simpliste n'est qu'un prétexte pour dérouler des morceaux de bravoure visuels parfois sans queue ni tête mais toujours avec un décalage bienvenu. A l'époque de sa sortie, le film avait du surprendre, et je pense pouvoir dire qu'aujourd'hui, plus de 45 ans après, l'effet de surprise est resté intact. Unique.
Un graphisme incroyable, totalement décalé et innovant pour l'époque, un petit bijou esthétique. La bande originale n'est pas en reste puisque les Beatles sont les Beatles. Malgré une bouffée d'originalité psychédélique qui fait plaisir, le film a pris un sacré coup de vieux et je pense que le seul public qui soit capable de l'apprécier à sa juste valeur aujourd'hui sont les fans des Beatles ou les mordus d'animation. D'un point de vue scénaristique, disons que c'est très acidifié (Lucy...) et bizarrement plutôt effrayant, on retrouve un peu le malaise qu'on avait dans 'Alice au Pays des Merveilles' de Disney, mais à la sauce anglaise. Particulier, donc, mais à ne pas manquer pour les accros du Sgt Pepper's Lonely Heart Club Band!
Du dessin animé 100% mythique. Bon ne vous attendez pas a des supers graphismes, les dessins restent basiques mais l'histoire complètement délirante et la BO composé des chansons de l'album Sgt Peppers, en fait un excellent anime. Et puis bon, les beatles dans un dessin animé, c'est pas tout les jours qu'on voit ça quand meme n'est ce pas?