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wildcat_paris
1 abonné
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5,0
Publiée le 29 septembre 2006
A voir, pour la finesse du jeu des acteurs et l'approche sensible d'un thème universel où l'omniprésence de l'argent provoque un décalage: l'argent achète l'apaisement de la souffrance, est-ce le seul moyen ? Finalement, non. Le ton juste de la narration porte la bonne humeur et exorcise la fatalité.
A l'origine, j'étais un peu dubitatif au vu des diverses critiques qui étaient soit dithyrambiques, soit médiocres, mais je me suis décidé, et quel plaisir j'ai eu à regarder ce film. Il est fabuleux, il virevolte, et oscille allègrement entre humour magistral et émotions pures sans mièvrerie aucune. Pendant ce film, on passe par tous les sentiments et avec une virtuosité et une sensibilité absolument authentiques.
L'intrigue est simple, il s'agit d'un homme dans la cinquantaine qui est atteint d'un cancer et qui va mourir. C'est un épicurien, un vrai hédoniste totalement gauchiste et intello, doté d'une rare truculence et verve. Mais le personnage est aussi un salaud qui a facétieusement trompé sa femme à maintes reprises, ne s'entend pas avec son fils avec lequel il s'engueule au bout de trente secondes. Et justement ce dernier vient au chevet de son père, appelé par sa mère, et il se rend compte qu'il doit faire tout ce qu'il peut pour le soulager et l'aider à mourir dans les meilleures conditions, et surtout pour lui prouver son amour. Le lien père-fils est constamment évoqué avec beaucoup de finesse et, quand en particulier, on est un fils soi-même, on est directement touché.
Le jeu des acteurs est fabuleux, ils redoublent tous d'énergie et d'un oeil qui pétille, ils rebondissent de répliques en répliques et nourris d'une irrévérence irrésistible. Chacun est abordé avec beaucoup d'acuité, en quelques plans, quelques regards, une larme. On sent le poids des années, l'alacrité des souvenirs et la fatalité du présent qui les rassemble. L'histoire ne sombre jamais dans la morosité, et pourtant la narration aborde des situations vraiment tristes et que tout le monde a vécu (la perte d'un être cher). L'accent québécois est génial et contribue vraiment à mettre du piquant à des dialogues déjà finement ciselés.
Le seul bémol est peut-être dans la figure, au final, un peu conventionnelle du film, et dans la réplique manquant un brin de spontanéité. Mais je pardonne vraiment ces défauts, parce que le but ultime va au-delà d'une forme imparfaite, et il avait besoin d'être exactement comme ça pour distiller autant d'énergie, d'émotions et d'humanisme dans ces relations amicales, amoureuses, filiales et tout bonnement affectives.
Encore un film décevant. Le film est d'une longueur déconcertante. Le scénario n'est pas une franche réussite. En revanche, l'interprétation est plutot bonne. Un film donc très moyen dans l'ensemble.
Décidément, le vieux nanar démagogique social a ses adeptes... Loin du sommet d'émotion annoncée, le piètre cinéaste de "Jésus de Montréal" signe une guimauve démagogique, pleine d'aigreure post-soixante-huitarde, filmée en dépit de tout bon sens. Entre scènes mélodramatiques sursignifiantes, saynètes pseudo-comiques (grosso modo, "les Grosses têtes" revues et corrigées par des universitaires), petit discours sociologisant lourdaud (le fils trader dépasse la caricature...) et leçon d'épicurisme à quatre sous,on tient avec ces "Invasions barbares" pleines de mots d'auteur idiots le film le plus détestable de l'année - dont on ne sauvera guère que Marie-Josée Croze, qui a l'air d'être dans un autre film... L'antidote : "Elephant" de Gus Van Sant. C'est pour le 22 octobre.
C'est un film qui traite d'un sujet plutôt lourd avec une pointe de légèreté qui rend le film agréable à voir... Ne sombrant jamais dans le pathos il montre parfois des images graves (les premières minutes du film sont assez irritantes...)
J'aimerais voir plus souvent des films québécois de cette qualité sur nos écrans!
Des dialogues délicieux (assez chauds mais tout en finesse), plein d'amis formidables, le tout entrecoupé de réflexions très noires sur la mort et l'absence d'au-delà : un pur bonheur.
Jusqu'à présent, je ne faisais que lire les critiques des autres. Mais là, pour ce film qui vaut un 4 étoiles j'ai décidé de faire la démarche de m'inscrire. Les Invasions barbares est un film A VOIR ABSOLUMENT: rire, émotion, réflexion. J'ai même envie de le voir une seconde fois, tellement ce film m'a plu. Quand on en sort, on se sent bien, et on se dit qu'il faut arrêter de se prendre la tête avec des petits riens de la vie et se concentrer sur l'essentiel. C'est vrai qu'une des morales est : avec l'argent, on peut tout acheter. En effet, en avoir, ça aide. De là à corrompre tout le monde ?!! Quant au film, il ne faut pas le prendre au 1er degré et retenir toutes les valeurs qui s'en dégagent.
Cette réunion de bobos friqués parlant de [Q] avec l'accent de Céline Dion peut énerver. Cependant le réel potentiel du film est dans ses dialogues souvent incisifs, parfois justes, malgré une tendance au pathos parfois génante. Par contre la réalisation ne mérite vraiment pas un César.
Malgré un début très lent, j'ai adoré ce film HUMAIN qui n'a pas peur de soulever des sujets toujours trop tabous. Quelle plus belle mort que celle de pouvoir choisir son heure !!
Autant "le déclin de l'empire américain" était très riche en dialogues mais peu mouvementé voire endormant, ce nouveau film de Denys Arcand marque une belle évolution et on y voit bien l'influence de cette époque-ci. C'est quand même différent des années 80. Ce qui fait que le film bouge légèrement plus. L'histoire est recherchée et tourne autour d'un thème qui suscite la réflexion. La fin, oui, la fin du film est émouvante, elle nous prend par les tripes et nous noue la gorge. C'est réaliste et bien tourné. 3 étoiles pour l'effet "gorfe serrée - début de larmes" à la fin. Ca ne m'est pas arrivé souvent.
Un film montrant une vraie émotion, une réelle tendresse, si rares dans le cinéma français! Même si la plupart des critiques "intellos" français ont détruit le film (une sorte de règlement de compte plutôt que des critiques sincères), ce film est digne d'être vu et revu tant par ses qualités scénaristiques,ses dialogues, que par le jeux des acteurs. Une vraie cure de jouvence (même avec ses "vieux") pour les journées grises.
J'ai DETESTE ce film. Dialogues pas terribles, acteurs médiocres, la fin est pathétique...pfffff...l'humour est vraiment nul, c'est ennuyeux, pour pas dire super chiant....j'ai vraiment pas compris l'intérêt de l'histoire...(qui est peu existante soit dit en passant) ça se veut intello, c'est lamentable, désespérant.... Cependant je comprends très bien qu'on puisse aimer... A juger par vous-même!
À la radio : «Encore un peu plus haut, un peu plus loin ».
Remy demanda que cesse ce refrain. En fait, pendant son toucher rectal, il supportait encore moins ce supplice quil considérait pire que les camps de rééducation de la Révolution culturelle chinoise. De toutes manières, ces amis aussi gloussaient à qui mieux-mieux au sujet de tous ceux quils appelaient des crétins, du mouvement crétinisme datant du 1er siècle. La voluptueuse bande duniversitaires ânonnaient leurs mépris comme ces déclinaisons quils avaient si péniblement apprises dans leurs cours de latin : Rosa, rosa, rosam...
Le déclin persiste et saigne dans lunivers dun lhôpital en folie ; non plus la fin de lEmpire mais de lHomo Erectus du moins, de la disparition de lÉrection de Remy, car cest essentiellement son propos tout au long de son agonie. Son seul sens à la vie aura été un chemin à sens unique. Ce train filant à toute vapeur vers nimporte lequel tunnel faisant orifice de complaisance évidente analité.
Mais, nen déplaise à Madame la marquise, pompeuse à la cour de ce Roi orgiaque, le salut palliatif viendra du fils, dit Prince des barbares, avec son sale argent sonnant pour linstant très accommodant. Parabole toute contemporaine où la Rédemption passe par la Bourse et où lhéroïne de lHistoire encense de nouveaux paradis perdus.
La sur avait peut-être raison : notre enfer sera peuplé des multiples oraisons des curs brisés que nous avons ignorés.
- « Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: "Et qui est donc mon prochain ?" ».