Une comédie dramatique particulièrement émouvante du québécois Denys Arcand, sorte de suite indirecte du "Déclin de l'empire américain" (1986), dont sont issus une partie des personnages, plus âgés d'une vingtaine d'années. "Les invasions barbares" est centré sur la fin de vie de Rémy, brouillé avec son fils Sébastien depuis longtemps. Ce dernier débarque toutefois de Londres, quand il apprend l'avancée de la maladie de son père, bien décidé à lui offrir des conditions de vie décentes pour ses dernières semaines. Sébastien finit par prendre contact avec une jeune héroïnomane, afin que celle-ci permette à Rémy, par le biais du produit, d'apaiser ses souffrances. Ces 3 acteurs, respectivement Rémy Girard (bourru mais attachant), Stéphane Rousseau (épatant), et Marie-Josée Croze (bouleversante) sont pour beaucoup dans la réussite du film. Ils sont rejoints au casting par toute la bande d'anciens universitaires du "Déclin de l'empire américain", amis de Rémy, que Sébastien appelle à la rescousse pour offrir à son père quelques derniers moments de bonheur partagé. La réunion de ces anciens, esprits brillants et libertaires, est l'occasion de réflexions existentielles et de saillies verbales souvent hilarantes. "Les invasions barbares" brasse ainsi de nombreux thèmes, du sens de la vie à la relation filiale, en passant par l'euthanasie, l'amitié et le deuil, en alternant humour et gravité sans faute de goût. Petit chef d'œuvre!
Vraiment magnifique. Un film dont on sort remué. Le sujet est dense, presque lourd. Mais on se laisse porter par l'histoire et ses personnages. Assez bluffant.
Voici un très très grand film sur l'amitié, l'amour, la mort. Nous avons là un film avec des dialogues formidables, drôle, intelligent (on pense parfois que ça fera "trop" intello, mais au final, ça va très bien aux personnages). Trop méconnu malheureusement, il m'a ému et fait rire à la fois, j'adore !
Et puis quand même, des vieux qui parlent de culs, c'est un peu ça, le bonheur !
Tout ce qu'on peut faire et montrer de mieux au cinéma en termes de relations humaines face à la vie / et à la mort (.. et de "non violent", genre Blockbuster), est dans ce film !
Beaucoup plus grave, ces retrouvailles 20 ans après le déclin de l'empire américain prouve une grande maturité de la part de l'auteur et de ses interprètes! Un film sombre donc ponctué d'humour et de réflexions intéressantes. Un début fort en émotions, émotions malheureusement que la fin n'arrive pas à retrouver! Une étude de moeurs cependant aboutit même si le rapprochement invasion barbares n'est pas aussi justifié que dans le déclin... Un beau moment de cinéma malgré une mise en scène très classique
après avoir vu starbuck, je suis resté dans le nord américain et j'en ressors conquis une fois de plus! Une mise en scène classique mais soignée qui vous donne une très belle leçon d'humanité, solidarité, fraternité.... acteurs tous parfaits qui vous laissent émus bien après la séance... je ne l'oublierai pas celui là! a voir....
"Les invasions barbares" est un film réalisé par Denys Arcand, sorti en salles en 2003, qui constitue le deuxième volet d'une trilogie du même réalisateur. Ce film m'a laissé, une fois terminé, un drôle de sentiment. Il fait preuve d'un humanisme, d'une fraicheur incroyable. Catalogué entre autre comme une comédie, il ne l'est pas tant, si ce n'est par quelques dialogues croustillants et quelques situations cocasses, mais ce n'est pas forcément de l'humour à la De Funès ou autre, c'est plutôt un humour subtile qu'il faut trouver entre les lignes. En tout cas, ce film est certainement plus satirique qu'autre chose. Critique de la nationalisation des hôpitaux, de l'administration, tout ça en prend pour son grade entre la scène du début avec les malades dans le couloir, les ouvriers qui travaillent en même temps, les médecins qui se trompent de nom, les pots de vin. C'est très fin. Je comprends que ça puisse en ennuyer plus d'un, moi-même par moment j'ai commencé à trouver le temps long. C'est donc vrai qu'il y a quelques longueurs mal venues, mais il n'empêche que ça vaut largement le coup d'attendre jusqu'à la fin, magnifique en tout point, très touchant. Côté casting, on prend les même et on recommence avec Denys Arcand qui fait appel 17 ans après aux même acteurs que son premier volet avec un Remy Girard génial ! Un Stéphane Rousseau excellent également et très touchant (qui n'est pas un acteur à la base, et ça se sent quand même par moments) et des seconds rôles très convaincants. Pour l'anecdote, le film recevra l'Oscar du meilleur film étranger en 2003. Un film pas mauvais, très frais et qui fait plaisir à voir !
Que l’on ne s’y trompe pas, " Les invasions barbares " n’est pas un film mélodramatique. C’est le coup de poing dans le plexus, l’injection d’adrénaline en plein cœur : un choc cinématographique. Sans aucune des grosses ficelles du drame, Denys Arcand frôle la quintessence de la nature humaine. Au-delà de leur cynisme décapant, de leur optimisme forcené, dépassant frustrations et déceptions nées de la confrontation à la vie, ces "quinquas" demeurent sublimement humains, tour à tour féroces, tendres, impertinents, faibles, violents, subtils ou râleurs, à l’image de la construction du film qui alterne joutes verbales, émotions intenses, humour potache et interrogations existentielles. Parmi toutes ces doctrines en "isme" qu’ils ont partagées, maoïsme, déconstructionnisme, féminisme, séparatisme... pour reprendre les mots des personnages, il en est une à laquelle ils n’ont pas cédé : l’individualisme. Comme si, la seule valeur refuge, l’unique barrière au néant, c’était la solidarité, la famille, au sens large, qu’elle soit de sang ou non. Une petite comédie humaine qui nous rapproche de la vérité essentielle et nous rappelle gravement que, pour citer Socrate, nous ne nous en approchons, que dans la mesure où nous nous éloignons de la vie.
Beaucoup moins plat que Le Declin de l'Empire Americain, Les Invasions Barbares sa suite directe, 20 ans plus tard, reprend les meilleurs points conceptuels de son ainé, en ajoutant une dose d'émotion qui en était absente, et en décentrant légèrement le sujet du sexe, gagne en profondeur et intérêt. Mention Très Bien.
C'est un peu à contre cœur que j'ai commencé à regarder les invasions barbares après un déclin de l'empire américain qui ne m'avait franchement pas convaincu. Le virage pris par Denis Arcand est important. Le deuxième volet est peut être moins original, les dialogues ne sont peut être pas aussi cocasses et acerbes mais je trouve que celui ci trouve un sens. On connait déjà le thème du fils qui tente de se réconcilier avec son père sur son lit de mort, la réunion des amis autour du mourant mais il y a quelque chose d'assez juste ici qui fait que l'on peut se laisser toucher. Peut être qu'il est préférable de voir les deux films comme un tout, avec dans un premier tant la déconstruction des valeurs morales puis un retour sage vers des horizons plus optimistes.
Je n'ai pas tellement accroché, Les invasions barbares fait figure de téléfilm ; par contre le message qu'il fait passer est fort : que nous devons profiter de la vie car on ne sait pas de quoi demain est fait (bon rien de bien surprenant ), et surtout profiter de chaque instants avec sa famille, ses amis. La seule chose que j'ai aimé dans ce film ce sont les dialogues ; ils sont exquis et drôles.